LAd vs Chris (Round 3)


Le premier round m’avait donné la victoire, au prix d’une humiliation terrible. Le second round m’avait lassé sur le carreau, mais Chris avait été très bon, je ne lui discutais pas la victoire qu’il avait mérité. J’étais très frustré. Mon seul salut devait venir de la troisième reprise.

Après un bref repos qui m’avait permis de reprendre un peu de confiance, et j’en avais besoin, nous revoilà sur le tapis face à face, Chris affichait un sourire moqueur, d’une part parce que sa confiance était entière, d’autre part parce qu’il se moquait encore de moi au vu des 2 humiliations qu’il m’avait infligées, et enfin, parce qu’il avait à nouveau détecté dans mon short une nouvelle preuve de mon excitation. Je ne la cachais pas, Chris était hyper bien taillé, et la seule idée d ‘en découdre avec lui dans un corps à corps m’excitait. Toutefois, afin de ne pas me retrouver une fois de plus ridiculisé, je décidais de ne pas m’en préoccuper, et de rentrer à fond dans le combat.

Après une traditionnelle et rapide prise de contact, nos deux corps roulèrent rapidement au sol. Chacun de son coté, nous essayons de placer nos clés là où nous pouvions. Chris parvint à me chevaucher, et je me trouvais alors ventre à terre, frappant le sol et essayant de m’agripper à l’un ou l’autre de ses membres. Il était parvenu à me scotcher rapidement au sol, mais n’avait pas forcement plus de mérite que moi, puisque dans ce premier assaut, seule la chance lui avait proposé cet avantage dont il s’était emparé.

Alors que j’étais empêtré face contre terre, il pivota sur ses fesses et sur mon dos, se saisit de mes chevilles, les ramena à lui, puis enfin souleva mon corps pour passer ses genoux sous mes mollets. En clair, il venait de me placer de manière à m’infliger un boston crab dont mon dos se souvient encore. Il s’arc-bouta en arrière et me fit hurler tant la prise était douloureuse. Cette douleur si vive éveilla mon instinct de survie si rapidement que Chris en fit les frais. Je me saisit de ses chevilles si rapidement, qu’il en fut déséquilibré et que à son tour, il bascula en avant. Dans sa chute, il lâcha mes genoux, et se retrouva à son tour face contre terre. A mon tour, je relevai mon buste et toujours en possession de ses chevilles, lui infligeai le même boston crab. A mon tour, la chance m’avait sourit.

Je n’eus pas le temps d’appliquer de savourer ma pose : Afin d’éviter de me faire piéger de la même manière que Chris, je dégageai mes jambes …. Pas assez rapidement. Chris s’empara d’une seule de mes chevilles, et je basculais sur le coté.

Rapidement, avant que la situation ne m ‘échappe, je me relevai et réalisais que nos jambes avaient été nouées. Je m’emparais immédiatement de la cheville droite de Chris, et la verrouillai à son autre cheville. Je retournai Chris sur le Dos, me redressai et lui fit à nouveau subir une prise de l’indien, celle là même qui m’avait apporté la victoire du premier round. Chris était fou. Cette clé, pour y avoir moi-même été piégé était terrible car la posture dominant dominé est humiliante, le confort de celui qui la porte est maximum, alors que la douleur de celui qui est dominé est terrible : cette douleur part de l’avant de la cuisse qui est tiraillé, en passant par un effort au niveau du genou, et s’achève par un travail de cambrure du dos que la victime ne peut supporter que peu de temps.

L’issue de la manche approchait, et la victoire brillait. Que se passa-t-il : je décidais d’en rajouter à ma supériorité, et pour cela, m’emparer des 2 bras de Chris pour les ramener vers moi, provoquant ainsi une flexion de son dos encore pire pour lui. Profitant de ce mouvement, Chris me saisit la tête et la nuque et avec une force époustouflante, me fit une prise à la nuque qui ne me permettait plus de maîtriser la clé que je lui appliquais à la jambe. Comme moi, la douleur qu’il venait d’endurer décuplait ses forces, et j’en fut la principale victime. Il m’asséna une manchette sur la nuque qui m’assomma, et se releva. Là, il me ramassa, comme si je ne pesais plus rien, et me souleva sur ses épaules. Il balança mon corps à terre. Je retombais sur la nuque et les épaules … assommé, groggy. Un regard sur le visage de Chris, et je compris que j’avais rapidement intérêt de me défendre. Il avait dans ses yeux une haine, une colère et un tel désir de vengeance qu’il aurait du mal à maîtriser. Le jeu était terminé pour lui, c’était de survie qu’il s’agissait maintenant. Il aurait été capable de blesser et de faire mal par simple esprit de conservation, il n’était plus lui même.

Conscient alors du danger qui menaçait, je n’eus aucun mal à me relever. A nouveau face à face, et la présence de ce nouveau danger avait décuplé ma vigilance. Je m’emparais de Chris, le ceinturais par derrière, et le bloquais ainsi un instant. Il fallait qu’il reprenne ses esprits afin que cette joute amicale ne vire pas au massacre. Amis nous étions, amis nous devions rester.

Il se débattait. Il était costaud, et je commençais à m’épuiser, mais je ne pouvais pas le lâcher. Immobilisé dans cette ceinture arrière, petit à petit, il récupéra son calme. Cette étreinte, et les efforts fournis nous avaient excités, et comprenant enfin ce qu’il s’était passé, je ressenti enfin ses épaules noueuses se relâcher, ses soubressauts s’espacer, et enfin, docilement, il lâcha sans rancune qu’il avait perdu son contrôle, et qu’il ne serait capable de le récupérer que lorsque j’accepterais de le lui rendre …

Je relâchai lentement mon étreinte, essouflés, écroulés à terre, nous reprîmes ensemble notre souffle. Au bout d’un instant, allongés tous deux au sol, J’avançais … « On reprends .. ?? » Chris répondit :  « Non, cette fois t’as gagné ».

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