Quelle impertinence de la part de ce prof de gym québécois ! (Première rencontre)
Il avait le même gabarit que moi, mais plusieurs années de plus que moi au compteur. Je n’aurais jamais pensé qu’il aurait pu avoir l‘ambition de me provoquer … et pourtant, il m’avait contacté sur le web pour cette rencontre.
En tant que prof de gym, il avait accès aux infrastructures nécessaires, et avait réservé le gymnase. Il m’accueilla en jogging et referma la porte derrière nous.
Déjà, les tapis de sol étaient disposés.
Quelques minutes plus tard, nous étions échauffés, face à face pour l’assaut.
Nous profitions tous les 2 de cette phase pour nous observer. Il constata rapidement la puissance de mes jambes, ses épaules étaient larges, et semblaient redoutables. Après cette courte observation, nos corps se jetèrent l’un contre l’autre dans le but de déséquilibrer l’adversaire. Moins massif que lui, je tombais de tout mon long à ses pieds, et perdais ainsi l’occasion de bien commencer la rencontre. Dave profita de cet instant pour se jeter sur moi. Il riva un genou sur mon dos, et me saisit les 2 poignets. Le surfboard était bien placé, je gémissais sous son poids, et commençais à payer le fait de l’avoir sous-estimé. Les bras étirés en arrière, les pectoraux tiraillés, il profitait de sa position pour me faire hurler ma douleur. Il avait su saisir sa chance, et comme je l’aurais fait à sa place, il jouait avec moi. De temps en temps, il laissait un peu de mou, et me permettait ainsi de retrouver un peu de liberté, mais assez pour me donner espoir et trop peu pour que je puisse en profiter. Rapidement, il redressait mes bras et cette douleur insupportable m’enveloppait et me déchirai épaules et pectoraux.
Au bout d’un moment qui me parut une éternité, désireux de faire évoluer l’affrontement, il posa son autre genou sur le coté et bascula la prise sur le coté. Doucement, toujours sans me laisser aucune chance, il glissa ses deux jambes sous mes aisselles et les verrouilla sur ma nuque dans un legnelson terrible. A cet instant, il était un artiste il se faisait plaisir, j’étais sa marionnette. Il bascula a nouveau sur son dos, je me retrouvais assis, les bras toujours prisonniers, et la nuque nouée dans ses jambes.
A ce moment, je me sentis complètement perdu. L’ancien m’avait maté avec une rigueur qui ne m’avait permis de rien faire. L’avantage de mon age n’avait pas pu être exploité.
Toutefois, je parvins doucement et sans qu’il parvienne à  y faire quoi que ce soit à placer mes pieds sous mes fesses. J’étais à genou, mais Dave maintenait toujours sa prise. Sa prise immobilisante n’était pas douloureuse, ou du moins, il ne souhaitait pas à ce moment là qu’elle le soit. Il observa un peu paniqué ma méthode. Je pense qu’il ne s’attendait pas à la voir aboutir.
Au prix d’un effort qui me coûta beaucoup de réserve, je parvins à me relever toujours avec Dave sur le dos. D’un revers de poignets simultané, et avant qu’il ne lâche les miens, je me saisi à mon tour de ses poignets. Paniqué Dave dénoua ses jambes, craignant que je ne le laisse tomber sur sa nuque. La situation virait pour lui à la déroute. Rapidement, je tirai sur ses poignets, faisant venir entre mes jambes son corps massif. En quelques secondes, je chevauchai enfin celui qui m’avait fait sentir la défaite de près. A mon tour, je dominais la situation. Je comptais bien profiter de cette situation dominante jusqu’à l’issue finale. Mais je voulais aussi m’amuser avec lui. J’avais été une souris un instant, à moi de faire le chat.
Désemparé par ce revirement de situation, Dave hésita, et cette hésitation me permit de le coincer entre mes jambes, je posai mes fesses sur ses reins et glissai mes genoux sous ses aisselles. Enfin, je croisai mes mains sous son menton et portais l’estocade en cambrant toute ma personne. Le résultat ne se fit pas attendre. Malgré la puissance que j’avais mise pour verrouiller Dave entre mes « pattes », la douleur lui fut si insupportable qu’il parvint presque par ses soubresauts à me déstabiliser. C’est vrai j’y étais allé un peu fort, et le désir de vengeance ne m’avait pas permis de mesurer la douleur que je lui infligeais. Rapidement, je donnai un peu de mou à cette proie que je dominais entièrement maintenant.
Dave soufflait, et je profitais de ma position pour observer en détail la puissante musculature de ses épaules. Je pris alors conscience qu’il ne me fallait pas lui laisser la possibilité de contracter ses pectoraux, sans quoi, il retournerait sans trop de problème la situation. Enthousiasmé dans un premier temps par l’idée de jouer avec ma proie, je décidais sagement d’en finir rapidement, la situation avantageuse n’étant pas forcément durable….
Dave grimaçait. La salle de sport .. autrefois dédiée à la danse classique était tapissée de miroirs, et me permettait ainsi d’apprécier les grimaces de douleur de ce challenger.
Tantôt cambré en arrière sur ses reins, tantôt tirant sur mes bras pour lui retourner la nuque en arrière, je travaillais cette masse de muscle dans l’espoir de l’abandonner inerte sur le tapis. Au bout d’un long moment de travail au corps, ne sentant plus aucune réaction, je lâchais un peu de puissance. Dave ne réagissait plus. Il était out presque inconscient. Dédaigneux , je décidais de l’abandonner ainsi au sol. Je me relevai et jetais avec mépris ce qui me restait de ses bras.
Soudain, avec une vivacité incroyable, Dave se saisit d’une de mes chevilles, me tira au sol à ses cotés, et sans que je puisse prendre le temps d’analyser mes risques , et le danger de cette situation, il avait glissé un bras derrière l’un de mes genoux, l’autre sous ma nuque et refermait son piège en un cradle redoutable. La ruse n’était pas prohibée, et il avait su profiter de ma naïveté pour retourner de façon incroyable la situation. Je n’en revenais pas, piégé, comprimé dans cette prise par ses épaules larges, l’issue fatale du combat se profilait dangereusement. Dave ricanait.
« Coriace l’ancien n’est-ce pas ? »
Effectivement je m’étais laissé berner par cette ruse, et j’avais surestimé ma supériorité. Il n’avait abandonné à aucun moment, et je réalisais alors que le Camel clutch n’avait jamais mis aucun lutteur dans un état d’inconscience.
La partie semblait jouée définitivement. Alors que je me démenais furieusement dans son étau, je parvins après de nombreuses tentatives a passer par dessus son corps malgré sa clé. A  ce stade, il était sur les épaules, et moi toujours dans une position assez défavorable. Pourtant, cette position me permit dans un dernier effort désespéré de bander les muscles de ma cuisse prisonnière, ce bras de fer fut terrible, mes jambes puissantes contre ses épaules puissantes, lequel des 2 allait vaincre ?
A age égal, j’aurais très certainement été rétamé sur ce « bras de fer ». Son statut de prof de gym lui procurait une condition physique excellentes, mais il manquait un peu de puissance et le dernier « Han »  que je produisis rompit net sa clé libérant alors toute ma rage.
Rapidement, je le coinçais dans un ciseau de tête, le transformait en prise de tête en 4, et lui arrachais enfin un abandon final.
Épuisés tous deux par cet affront, nous reprîmes lentement  notre souffle.
D’un sourire, j’accueillais le sien .. conscient de sa supériorité, ma victoire n’était due qu’à un cheveu, Dans une catégorie d’age égale, il m’aurait très certainement scotché les épaules au tapis, et je redoutais déjà la revanche qu’il me demanda sans attendre …
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