Johnny vs LAd (round IV)Le Johnny m’avait eu sur une faiblesse passagère. Je ne comptais pas lui laisser ce sentiment de victoire longtemps, il accepta un nouvel affrontement en souhaitant secrètement me donner une nouvelle leçon. C’était mal me connaître. Après un entraînement muscu sérieux, un travail d’endurance correct, je le convoquais un matin pour conclure.
Un vieux ring ferait notre affaire. Pas d’arbitre, du réglementaire, en ce point nous avions mutuellement confiance.
Après une brève phase d’observation, une prise de force nous opposa. Violente, sans merci, le plus fort l’emporterait. Plus agile que Johnny, je sus exploiter sa force par le principe le plus simple du judo. J’utilisais sa force pour le déséquilibrer. Bingo, le grand bonhomme s’affala au sol. Premier contact avec le tapis, il se redressa et renouvela son assaut. Cette fois plus méfiant, il ne répéta pas sa faute. Et ce fut mon tour d’être malmené. Il me saisit par la taille de mon maillot, me souleva de terre, et n’eut pas trop de peine pour m’allonger à ses pieds. Il m’accompagna rapidement et me saisit facilement dans la posture simple du double nels et ciseaux de jambes aux cuisses. L’étau m’avait surpris. Il s’était bien verrouillé sur ma nuque, et me serrait tel un constrictor. Je sentais son souffle tiède dans mon cou, et l’étau de ses jambes ne me donnait pas de liberté. Ce salopard m’avait eu trop rapidement. Johnny avait décidé d’être expéditif avec moi, et comptais me balayer rapidement. C’était sans compter sur ma résistance. Au bout d’un long silence pendant lequel j’analysais la situation, il eu le sentiment trop naïf de croire en sa victoire. A force de contorsions, je parvins à délier ses mains, je parvins à me retourner et nous voilà face à face, moi, toujours sous son ciseau. Johnny trop inquiet de me voir lui filer entre les pattes s’exténuait à serrer ses jambes. Il serrait fort, mais depuis ma position, cette prise ne présentait aucun danger pour moi. J’avais les mains libres, et je dominais notre etreinte. Il ne me fallut que peu de temps pour scotcher les épaules de Johnny au tapis. De là, je parvins à retourner la situation, et maintenais le Johnny dans un étranglement fait de ses propres bras, et coinçais son torse entre mes genoux. Empétré dans cette position, il n’avait même plus suffisamment d’espace pour manoeuvrer. Au moindre de ses gestes, je profitais du mouvement pour réduire encore sa capacité de mouvements. Au final, il était complètement paralysé. Hélas pour moi, cette position était assez épuisante pour moi, et je ne pouvais pas espérer son abandon. Tout juste un délai. Il ne fallait pas que je sois trop épuisé ! Soudain, je lachais tous mes contrôles. Avant qu’il ne s’en rende compte, je verrouillais ses 2 bras dans un superbe crucifix au sol : son bras droit coincé dans un ciseau de jambes, et son autre bras étiré sur mon torse. Sa tête s ‘appuyait sur mon ventre. Seules ses jambes étaient libres. Pour lui couper cette liberté, je basculais mon corps sur le coté. Johnny se retrouva contraint de s’appuyer sus ses jambes pour ne pas souffrir d’un brise-nuque. A partir de là, le calvaire du grand gars commença. Il soufflait, il faisait des essais, mais rien d’efficace. Nos comportements s ‘opposaient : j’étais confortablement allongé sur le coté, je maîtrisais le combat, Johnny etait contorsionné, il était à ma merci. Il s’éssoufflait, je me reposais. En résumé, plus il souffrait, plus je jubilais. Sa souffrance dura longtemps, mon bonheur aussi. Johnny était très résistant . A sa place, je crois que j’aurais craqué. Je prennais du plaisir à le faire souffrir. Je redoutais l’instant où il pourrait prendre le dessus. La situation ne devait pas s’inverser, je ne m’en serait pas relevé. Sa rancune aurait été redoutable. Après avoir pris mon pied, je décidais d’en finir avec lui. J’avais bien dominé ce match, et l’issue me semblait proche. Je forçais la prise, tirant sur son bras droit de toutes mes forces, appliquant un appui bien contraire à son coude, il n’allait pas résister bien longtemps. Malgré mon acharnement, Johnny ne m’accorda aucun abandon. Il assumais la souffrance, et ce que je croyais redoutable était acceptable pour lui. Il préférait la souffrance physique à la défaite.
Surtout, ne pas faire d’erreur, il ne me le pardonnerait pas, sa souffrance avait du être terrible. Délicatement, je parvins à faire évoluer ce crucifix en un double nels accompagné d’un surfboard : Johnny était maintenant assis, les 2 bras tirraillés dans le dos et me deux jambes sur sa nuque, exerçant une pression qui l’obbligeait à baisser sa tête. La position était moins confortable que la précédente, mais, je contrôlais toujours. Le moindre de ses mouvement recevait en réponse une traction de ses bras .. cette fois insupportable. Maitrisant toujours cette proie dangereuse, je relachais doucement la pression de mes jambes, et le contraignais à s’allonger, bras en croix. Je refermais mes jambes sur ses épaules, et le fixais au sol. Mon contrôle était total, son humiliation aussi. Il n’avait rien fait, et je ne comptais pas lui laisser faire quoi que ce soit. Une victoire sans bavure, c’était maintenant mon objectif. Au vu de ce qu’il avait enduré, je devais trouver le moyen de le faire abandonner, et de le laisser sur une agonie mémorable.
Mon manque d’expérience me perdra. De cette position, Johnny projeta ses jambes en arrière, et me coinça la tête dans un ciseau. La situation m’échappais. Il ne me fallait surtout pas lâcher la prise que je lui portais. Tant bien que mal, je parvins avec mes mains libres à détacher ce ciseau, non sans me faire arracher les oreilles, mais j’étais parvenus à me libérer . Il devenait urgent d’en finir. .. Mais comment ?
Je plaçais alors une prise en 4 sur la tête du malheureux Johnny. Il ne put rien dire, et se laissa emporter dans une fabuleuse prise du sommeil. Tout doucement, je sentis son activité baisser, sa nervosité tomber, pour finallement ne ressentir plus aucune résistance. Je l’avais liquidé, et il ne s’en était même pas rendu compte. Je libérais ce corps mort, et quelques instants plus tard, Johnny se redressa bien engourdi, comprenant que si la situation lui avait échappé, c’est qu’il avait été bel et bien vaincu. Sa défaite avait été sans appel.
Malgré la supériorité que je lui avais opposé lors de cette rencontre, je comprennais très bien que Johnny n’en resterait pas là. J’avais eu la chance de le coincer rapidement, et il n’avait pas eu la chance de se débarrasser de moi.
Sa revanche serait terrible ... je commençais à redouter le jour où nous nous retrouverions sur le tapis.LAd.