LAd & JOHNNY (3)
Johnny vs LAd (round III)

LAd vs Johnny : Round 3

Le Johnny m’avait eu sur une faiblesse passagère. Je ne comptais pas lui laisser ce sentiment de victoire longtemps, il accepta un nouvel affrontement en souhaitant secrètement me donner une nouvelle leçon. C’était mal me connaître. Après un entraînement muscu sérieux, un travail d’endurance correct, je le convoquais un matin pour conclure.
Un vieux ring ferait notre affaire. Pas d’arbitre, du réglementaire, en ce point nous avions mutuellement confiance.
Après une brève phase d’observation,  une prise de force nous opposa. Violente, sans merci, le plus fort l’emporterai. Plus agile que Johnny, je sus exploiter sa force par le principe le plus simple du judo. J’utilisais sa force pour le déséquilibrer. Bingo, le grand bonhomme s’affala au sol. Premier contact avec le tapis, il se redressa et renouvela son assaut. Cette fois plus méfiant, il ne répéta pas sa faute. Et ce fut mon tour d’être malmené. Il me saisit par la taille de mon maillot, me souleva de terre, et n’eut pas trop de peine pour m’allonger à ses pieds. Il m’accompagna rapidement et me saisit facilement dans la posture simple du double nels et ciseaux de jambes à la taille. L’étau m’avait surpris. Il s’était bien verrouillé sur ma nuque, et me serrait tel un constrictor. Je sentais son souffle tiède dans mon cou, et l’étau de ses jambes ne me donnait pas de liberté. Ce salopard m’avait eu trop rapidement. Johnny avait décidé d’être expéditif avec moi, et comptais me balayer rapidement. C’était sans compter sur ma résistance. Au bout d’un long silence pendant lequel j’analysais la situation, il eu le sentiment trop naïf de croire en sa victoire. A force de contorsions, je parvins à délier ses mains, je parvins à me retourner et nous voilà face à face, moi, toujours sous son ciseau. Johnny trop inquiet de me voir lui filer entre les pattes s’exténuait à serrer ses jambes.

J’avais le même niveau que Johnny, aucun de nous ne pouvait s’estimer supérieur à l’autre. Lui était plus fort que moi, et j’étais plus agile. Toutefois, nous nous entendions et nous respections, de là, nos rencontres nous permettaient d’évoluer chacun de notre coté.
Notre dernière rencontre m’avait laissé une certaine amertume. Il m’avait dominé et j’avais un besoin de revanche. J’étais là pour regagner mon honneur. Des restes de douleurs me le rappelaient.
Johnny, en vainqueur de notre précédente rencontre, avait accepté de m’affronter de nouveau. Toujours chez Marc, l’endroit nous convenait.
Nous étions debout, nous commencions à bien nous connaître. Je n’avais jamais l’avantage lors du premier clash. Et Johnny le savait mieux que moi. Par jeu, il se mit à genoux devant moi, de la provoc, il savait que je n’apprécierais pas cette attitude : il se la jouait jobber. Il n’en fallut pas plus pour m’énerver. Je me jetais sur lui, et le coinçais dans une prise de tête. Je le coinçais bien, et il ne parvenait pas a se dégager. C’est sûr, cette fois, il ne faisait pas de la simulation. Je décidais de jouer le jeu à fond. Je basculais sur le coté pour l’allonger sur le tapis, tout en maintenant cette prise de tête. Il gigotait désespérément. Tant pis pour lui, il avait voulu me provoquer, il récupérait ce qu’il méritait. J’attrapais un bras à la volée et le lui retournais dans le dos. J’enfourchais son dos. Il était maintenant face contre terre, un bras paralysé, et immobilisé par mon enfourchement. A ma merci, il comprenait son erreur. En maître de la situation, je m’emparais de son autre bras et le plaçais en position de surfboard.. La rencontre avait été brève, je tenais ma revanche, et je n’éprouvais pour lui aucune pitié. Ce qu’il m’avait infligé méritais bien cette humiliation. Il mordait la poussière, il soupirait. Comme je ne forçais pas sur la prise, il n’éprouva pas le besoin d’abandonner le combat. Tant pis pour lui.
Je lui infligeais cette position au moins 10 minutes, le temps pour lui d’être bien humilié. De temps en temps, il me narguait : « On finit ? Tu en a pas assez ? terminé ? Tu penses que cette victoire est trop simple ? » il me demandait ce que j’envisageais de faire, allait-on y passer la nuit ? Non ce n’était pas le but. Il s’était soumis dès le début de la rencontre, son attitude m’avait humilié. Je décidais de lui rendre la pareille. Je relâchais violemment ses 2 bras, lui rendant ainsi sa liberté.
Personne n’ayant abandonné, le combat n’était pas terminé. Johnny se releva, et d’un tour de hanches m’envoya au tapis. Il avait enfin décidé de se donner vraiment. J’étais allongé sur le dos. Il s’agrippa à mes poignets, s’assit derrière ma tête, plaça ses deux pieds sur mes épaules et s’attela à tirer sur mes bras. Mes deltoïdes me brûlaient :
«
(LAd)- Ahhh ! Arrête ça !
(Johnny)- C’est une soumission ?
(L) - Non, Tu me fais mal !
(J) - Abandonne !
(L) - Non, arrête ça je te dis !
(J) - OK si tu veux pas abandonner, alors souffre ! »
Ce salopard ne relâchait pas ses efforts. Je n’en pouvais plus. Il me travailla ainsi un moment, et je compris que l’humiliation que je lui avait fait l’avait vraiment touché. Après m’avoir bien usé au niveau des bras, il lâcha tout, et m’infligea la même soumission à une jambe, puis l’autre. Il avait décidé de me donner quelques centimètres et m’étirait dans tous les sens. Les seuls moments de répits étaient lorsqu’il changeait de membre. Je n’avais alors plus aucune force, ni la volonté de me mettre en garde. Il m’infligeait la plus radicale des raclées. Enfin, Il repassa derrière moi, et cette fois m’offrit une belle prise du sommeil. Il l’appliqua avec soin, et petit à petit, toutes mes forces me quittaient. Il me serrait dans ses bras, et n’avait pas l’intention de me laisser fuir. Je ne comprenais plus rien à ce combat. J’étais à sa merci. Il avait pris un tel avantage sur moi ! et avait décidé de me travailler jusqu’au bout. J’étais incapable de me défendre. Il m’avait vidé, et s’en donnait à cœur joie. J’étais un pantin entre ses mains. Les prises de soumission maintenant ne me faisaient même plus mal, il ne les portait pas, mais savait les placer. En expert, il enchaînait les clés aux bras, boston crab, et autre sharpshooter. Finalement , il me jeta littéralement au sol, je gisais sur le dos, épuisé, complètement soumis, il me regarda avec dégout :
« (J) - t’abandonnes ? » Je n’étais même pas sous une prise de soumission et pourtant, il avait raison, je ne pouvais plus lutter, il m’avait vidé. Je décidais de ne pas me soumettre de cette façon, et au prix d’un gros effort, je tentais de renverser Johnny. Il ne bougeait pas, il était inébranlable, il me souleva sur ses épaules, me jeta au sol, et m’acheva sur un « Indian lock » Il exerça une légère flexion. A ses pieds, j’agonisais, la mise à mort était proche. J’étais exténué. Honteux, je profitais de cette occasion pour me soumettre. Vaincu, Terrassé, Maîtrisé, Dominé, Humilié :
« (L) - Ok je me rends, arrête là, j’abandonne, tu m’as eu ! »
Johnny ne me libéra pas de suite. Il jouait. je l’implorais. Enfin, au bout de cette longue soumission, il me dit :
« (J) - T’as eu ton compte. J’ai vaincu, sois meilleur la prochaine fois, je te louperai pas ! »
En fait Johnny s’était pas mal acharné dans des salles de muscu. Moi de mon coté, je n’avais pas fait grand chose, et il en avait découlé une différence de puissance. Aujourd’hui, Johnny était vraiment beaucoup plus fort que moi. Nous n’étions plus dans la même catégorie. Il était bien supérieur. Ça je l’avais trop bien compris.
Si je voulais revenir dans la course, il fallait que je me remette à niveau. Cette supériorité m’avait tellement humilié que j’étais bien décidé à rattraper mon retard. J’avais déjà réussi à le vaincre une fois, et je savais que je pouvais regagner ma supériorité.

- Maintenant Johnny, fais gaffe à toi, cet incident ne se renouvellera plus, LAd va revenir te rétamer très bientôt. Souviens-toi bien de cette victoire, tu n’en connaîtras pas d’autre ! Tu m’as fait goûter à la pire des humiliations, ta prochaine défaite risque de te faire regretter ce que tu viens de m’infliger.

LAd.

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