Narbonne-Plage  (Round 3)

J’étais furieux contre ce Stéphane. Je ne lui avais rien demandé. Il m’avait privé de cette initiation à la lutte en solo avec Lad que j’anticipais avec plaisir depuis plusieurs jours. Bien que Lad m’ait maté, j’étais convaincu que si le combat s’était poursuivi, le compte final aurait pu être différent sans ce jeune imbécile en mal de prouver sa vigueur. J’étais furieux et je le mis dehors dès le départ de Lad. Mon initiation avait mal tourné à cause de lui. Je le sommai de venir faire ses travaux le lendemain dimanche matin.

Je passai la soirée à ruminer ma défaite, à naviguer sur le Net à la recherche de prises. Gentilhomme, Lad m’accordait une revanche prévue pour le dimanche pm à 15h00. Puis je décidai de faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Inutile de ressasser des rancoeurs. Le lendemain quand se pointa le misérable Steph, j’avais revêtu mon maillot de lutte.

« Toi, tu m’en dois une », lui lançais-je avant de me jeter sur lui. Pendant une heure, peut-être plus, nous luttâmes avec acharnement. Tout compte fait, la vigueur de ce favori de mon copain propriétaire de la villa, sa jeunesse ardente me permit une séance de préparation qui valait bien un entraînement en règle. Face à Lad, cet aprem, je serais un peu plus prêt que la veille.

Après le match, j’enfourchai le vélo et me dirigeai vers la plage. Après le combat avec Steph, mes muscles étaient plutôt saillants, ce qui attirait, je le constatai, des regards intéressés et même quelques commentaires salés des beaux gars qui se dorait le muscle au soleil. Dans ma bulle, je traversai la plage et me plongeai dans la mer. Quelques longueurs de nage m’assoupplirent le corps trop tendu par le combat avec Steph. Au sortir de l’eau, je tombai face à face avec un Adonis qui me gratifia d’un sourire révélateur. A un autre moment, j’aurais plongé dans cette aventure qu’il me proposait, mais aujourd’hui je n’avais qu’une seule idée en tête, mon combat avec Lad.

Dès le moment où je l’avais vu retirer son T-Shirt affichant ce torse proportionné et la vigueur avec laquelle il m’avait pris à bras le corps, j’avais été séduit par cet internaute jusqu’alors inconnu. Le bel Adonis dut se contenter d’un léger coup de poing approbateur sur ces abs, et je poursuivi mon chemin. Je pris un peu de soleil, enfourchai ma bécane et retournai à la villa.

Une heure plus tard, Lad se pointait. Il descendit l’escalier qui mène au sous-sol et vint me rejoindre au centre du tapis. Aujourd’hui, pas de T-Shirt, une simple camisole blanche, laissant libre cours à ses épaules et bras musclés.

Moi, j’avais revêtu un moulant maillot de lutte. Lad sembla me voir sous un nouveau jour.
« Tu sais, l’habit ne fait pas nécessairement le moine » me lança le maître lutteur, ce mec capable de se taper deux adversaires dans un même combat. Je souris : une blague de ces Méridionaux qui aiment bien se payer la tête de leur entourage surtout s’ils ne viennent pas du même coin qu’eux. « Ton protecteur n’est pas avec toi » dit Lad, faisant mine d’inspecter les lieux.

Celui-là, je ne lui avais rien demandé, plaidais-je inutilement. « On dit ça, on dit ça » et il enleva sa camisole.

Trêve de bla-bla, le temps de l’affrontement, pas d’une demi-initiation, était arrivé. Chacun adopta la position de garde. Comme pour le premier échange, Lad m’empoigna solidement à la taille, m’appliquant une solide ceinture avant. Tel un taureau toulousain, Lad joignit ses mains dans le bas de mon dos, inclina sa tête sous mon menton, son front collé sur mes pecs qu’il tentait d’écraser, tout en me pressant les abs sur les siens.

Cette pression contradictoire me força à ouvrir les bras. Pendant quelques instants, je laissai forcer le taureau, puis j’appliquai la parade de circonstance qui consistait à plaquer mes avant-bras sur sa gorge et à repousser sa tête vers l’arrière. Lad dut ramer deux fois plus fort pour me tenir dans son étau. Ses mains peinaient à tenir la pression dans mon dos. Puis plaçant mes bras à hauteur des coudes, je pressai vers l’intérieur. Lad abandonna la prise.

Sans attendre, je plaçai un croc-en-jambe qui expédia le maître lutteur au tapis. Excité par ce début de combat où je menais, je lui sautai dessus et m’assis sur ces reins. Je m’emparai de ces jambes à hauteur de ces genoux et m’amuser à lui faire subir une prise du scorpion qui faisaient mon bonheur sur le Net. Après les jambes, pourquoi pas les bras, me demandais-je. J’abandonnai la prise et pivotant sur moi-même, je m’apprêtai à me saisir de ces poignets pour une séance d’élongation des bras.

Mal m’en prit, Lad était un vite. Il m’en avait fait une rude démonstration tant dans le combat avec moi que celui avec Steph. En un tournemain, il se souleva, me soulevant par le fait même, me faisant tomber, puis c’est lui qui s’empara de mes poignets. Du coup le maître lutteur réapparut. A genoux, sa victime, c’est-à-dire moi, hurlait. Un pied stratégiquement placé entre mes omoplates, Lad remontait lentement mes bras vers le haut.

« Alors tu croyais vraiment me mater ? » Le néophyte ne savait quoi dire tant la douleur me faisait mal. Toujours Lad appuyait du pied sur mon dos, toujours il étirait mes bras en les ramenant vers lui. Dans ce mouvement contradictoire, j’étais déchiré vers l’avant et l’arrière. Lad augmenta la pression de son pied, pendant que mes bras faisaient pratiquement un contre-naturel 90 degrés. Pour compenser, et pour suivre le mouvement du pied de Lad, je descendis lentement vers le tapis. A genoux, je devins étendu comme un cadavre, les fortes cuisses de Lad enserrant maintenant ma tête.

Manifestement, je n’avais plus rien à faire en lutte. Je n’étais qu’un épave. Lad joignit ses mains sous mon menton, le tirant vers l’arrière, faisant nanmoins attention à ne pas me démancher la machoire. C’était un pro, moi un pauvre amateur.

Malgré tout, je me refusais à faire entendre le traditionnel cri d’abandon. Je me savais assez résistant et malgré les prises douloureuses de mon adversaire, je sentais que je n’avais pas épuisé toutes mes forces.

Un peu étonné par cette résistance d’un néophyte, Lad voulut amplifier la prise. Tout en tirant toujours mon menton vers l’arrière, Lad changea de posture, d’accroupi sur mes épaules, il se leva, me tirant le mention vers l’arrrière, me forçant à me relever aussi. Une ouverture se présentait, je la saisis. Rapidement, je me mis à quatre pattes, profitant du fait que je n’avais plus Lad sur le dos, puis d’un coup sec je me relevai.

Mon dos heurta l’entrejambe de Lad, envoyant ce dernier au sol. Vif comme un chat, Lad tenta de retrouver l’équilibre en se mettant à quatre pattes, cherchant à s’emparer des miennes. Mais la chute l’avait un peu sonné et pour une fois, je le pris de vitesse : je lui appliquai une ceinture à rebours. Je joignis mes bras sous le ventre de Lad, puis je le soulevai, le pressant autour de la taille. Lad était maintenant tête en bas, les bras ballants pointés vers le sol, les jambes au-dessus de mes épaules pendant que je le ceinturai à la taille. Je le tenais. Et solidement. Mais je ne pouvais maintenir cette pose très longtemps.

Une idée machiavélique me traversa l’esprit : et si je le déculottais ? Je le tenais à la taille, je n’eus aucun mal à détacher sa ceinture qui retenait ses jeans, puis agrippant le bord de ses jeans, je le laissai choir au sol. Lad se retrouva dos au sol, revêtu d’un simple et caleçon moulant qui lui allait à mi-cuisse, pendant que je me retrouvais avec une paire de jeans entre les mains. Je les lançai au loin.

Ce moment d’inattention suffit à Lad pour reprendre l’initiative.
« Tu vas me payer ça, l’apprenti ! » Avant même que je ne sûs ce qui se passait, Lad comme un bélier enragé, me bouscula contre le mur et me tapa les abs. Je pliai en deux face à l’impact du coup. Puis Lad me passa un bras à la tête, un autre entre les jambes, me souleva, mis un genou à tête et me plaqua les reins contre ce genou. Le maître avait retrouvé ses habitudes. J’étais ferré. Mes efforts avaient été vains, Lad, d’un simple tranchant de la main sur les abs, s’apprêtait à me mettre hors de combat.

Toutefois, un mouvement dans mon maillot attira son attention. « Ton arme secrète » rigola-t-il. Il se mit à me palper l’organe. « Un peu mou, non ? » Cette manipulation provoqua un raidissement immédiat. Que se passa-t-il ? Un afflux d’adrénaline et de testostérone m’envahit et réveilla un vieux fantasme.

Pendant que Lad me farfouillait l’engin avec une main, l’autre me pressant la gorge, mes jambes se retrouvèrent libérés. Rapidement, j’en ramenai une en direction de Lad, lui accrochant sa tête au passage. Bref, le mouvement réussit et força Lad à lâcher la prise. Je pivotai derrière lui, et sans attendre lui appliquai cette prise qu’il venait de me montrer. L’apprenti apprenait vite. Maintenant, c’est Lad qui se retrouvait le dos contre mon genou.

Je plaçai ses reins sur ma cuisse, et de ma main droite, j’appuyai sur sa gorge, sa tête reposant sur le tapis. A ce moment, je pus admirer son remarquable torse : ventre plat, pecs étirés, cuisses musclés, le tout légèrement tendus et étirés par ce brise-reins.
Ébloui par ce que je voyais, d’un geste sec et brutal, je lui retirai son caleçon moulant, un peu inutile dans les circonstances. D’un coup, le pont-levis toulousain rebondit et se déploya au grand jour.
Je rapprochai ce corps du mien, pressai légèrement la gorge de Lad, faisant attention pour le laisser respirer. Pendant ce temps, mon membre viril, excité par ce maître lutteur maîtrisé, se gonflait et heurtait le dos de Lad.
Ouf. Mon self control habituel était mis à rude épreuve à la vue de ce corps d’athlète qui reposait sur ma cuisse.
Étiré, tendu, les muscles à fleur de peau, le pont-levis de Lad poursuivait son déploiement, s’érigeait avec fierté et splendeur. Désireux de lui donner un coup de pouce, je fis le tour de cette machine de guerre, de cette tour qui s’exhibait sans gêne. Délicatement, je fis rouler dans le creux de mes mains ses couilles, puis je cernais, entre pouce et doigt, la base de son membre qui continuait, grâce à mon aide, son ascension.

Le souffle de Lad se fit court. Ses mains suppliantes, entouraient maintenant mon avant-bras, celui qui pressait sa gorge. De ma main gauche, j’enserrais maintenant fermement le pieu de Lad. Son sexe se gonfla encore plus, se transforma en une masse solide, ferme. Me servant de son membre comme d’un bras de vitesse, je lui fis exécuter quelques mouvement d’avant, arrière, droite, gauche. Docile, ce bras répondait à toutes mes inflexions. Pendant ce temps, mon membre se frottait au dos de Lad dans des mouvements de plus en plus frénétiques.
La tour de Lad était maintenant érigée : je la décapsulai, découvrant un gland fier, puis je me mis à secouer le pieu de bas en haut qui transforma ce château-fort en une fontaine jaillissante. Lad poussa un gémissement de satisfaction, je fis de même quant mon membre se mit à dégorger un jet dru dans le dos du maître lutteur maîtrisé.

Satisfait par cet effort commun, je libérai Lad de ma poigne, je le fis asseoir entre mes jambes, tentant de reprendre ensemble notre souffle.
Pas de vainqueur, pas de vaincu… du moins pour cette fois !

Antony

Note de l’auteur : dans Chris Geary, section Wrestling , tu retrouveras au pic no 4 illustrant un brise-rein, l’image qui m’a servi d’inspiration a la finale de ce récit. Rendons à César ce qui appartient à César…
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