Initiation à Narbonne Plage
(Round 2)
Sauvé par le gong, Antony s'en sortait bien cette fois,
l'arrivée de l'homme d'entretien l'avait tiré d'une
défaite assurée. En sueur, je m'essuyais rapidement le
torse et le visage. Antony me présenta à ce
garçon. Stéphane faisait ce job d'été pour
se faire un peu d'argent. Il devait avoir une vingtaine
d'années. MAlgré son jeune age, son corps était
magnifiquement développé. assurément, sa forme
physique était au top niveau. Après nous avoir rapidement
observé, et après les mondanités d'usage sur la
météo et les présentations, il ne mit pas
longtemps avant de nous interpeller sur le sujet :
- Vous vous
entrainiez .. vous faites quel genre de sport ?
- Heu heu ..
embarrassé, Antony n'osait pas avouer l'objet réel de
notre rencontre.
Stéphane
comprenant son embarras devança le mensonge :
- Ne me dites
pas que vous faites de la lutte !!!
J'enchainai :
- Si justement,
j'étais en train de flanquer une raclée à Antony,
mais pour son premier combat, ma connaissance du domaine me permet de
croire qu'il peut devenir un adversaire redoutable. Pour l'instant, il
manque d'expérience et de technique.
Stéphane
intéréssé s'avança :
-
Accepteriez-vous que je vous regarde lutter ?
J'étais
plutôt favorable, un nouveau prétendant , c'est toujours
intéréssant. Je fus assez surpris d'entendre Antony
accepter ce "spectateur" surprise.
Nous descendimes
tous les trois au sous-sol.
Antony repris la
position de la garde rapidement, je le rejoignis au centre du tapis.
Nous tournions
l'un autour de l'autre, Antony étais vif et désireux de
porter la première prise. Hélas pour moi, ma
demi-victoire m'avait donné beaucoup trop de confiance, et
j'avais assez mal jaugé les capacités d'Antony. D'un
assaut bref et efficace, il se saisit d'un de mes poignets et enchaina
un bras retourné qui me fit atrocément mal. Il ne voulait
pas me laisser de chance, et affirmait sa prise, la douleur se
propageait doucement du coude vers l'épaule, et bientôt,
je fus contraint de mettre un pied à terre, essayant
d'atténuer la douleur. Antony tournait mon poignet doucement, il
me maitrisait, j'étais sa proie, et il prennait plaisir à
me dominer ainsi. Mon regard tomba sur Stéphane, il souriait, il
ne dit rien, mais je comprenais bien ce qu'il s'imaginait :
"regarde-moi cet imbécile qui se prennait pour le maître
de la lutte". Effectivement, ma situation était critique,
j'avais maintenant les 2 genoux à terre, et Antony me
contrôlait sans problème.
Difficilement,
et au prix d'une douleur encore plus vive, je parvins à me
remettre sur mes 2 pieds. Antony jubilait lui qui avait
été mené lors de notre premier affrontement
était maintenant victorieux avec un spectateur amateur.
Là,
j'effectuais une manoeuvre rapide mais assez traditionnelle, et je
parvins en 1/4 de seconde à retourner la prise, et appliquais
à mon tour la même clé à Antony. A mon tour
de le maîtriser, il me semblait que la douleur que je lui
infligeai était 10 fois moindre que celle que j'avais
enduré. Malgré tout, et par manque d'expérience,
Antony souffrait et criait sa doulaur. Je relâchais un peu ma
clé pour parvenir à le maîtriser sans le blesser.
Penché
sur l'avant pour tenter d'atténuer la douleur, Antony se frappai
l'épaule soumise, je ne pense pas qu'il souffrait, mais il
montrait bien le contraire. Et dans la mesure où il
n'abandonnait pas, j'estimais que c'était du chiqué, et
qu'il tentait une ruse pour profiter de la situation.
Profitant de sa
position (plié en deux vers l'avant), j'enfourchais son bras et
assurais ma soumission : Cette fois il était fait ! Foutu Antony
!
L'issue
était proche. Pour la beauté du combat, je me permis de
rouler sur l'arriere. Contraint d'accompagner mon mouvement, Antony se
retrouva allongé sur le dos, le bras gauche soumis à une
clé de bras dont l'issue est généralement fatale
sauf abandon.
La victoire
était à moi.
Soudain, alors
que j'attendais confiant l'abandon de mon adversaire souffrant,
Stéphane me tomba dessus, il avait rapidement enlevé ses
vêtements, et vétu de son seul speedo, il venait à
la rescousse de mon adversaire débutant.
La surprise me
fit lâcher Antony sur le champ. Stéphane me coinca dans un
étranglement parfait : il savait y faire et n'avait pas
cherché longtemps la meillaure position pour me faire
suffoquer.
Il me fallu au
moins une minute pour me remettre de ma stupeur. Je compris tardivement
la situation, et aàforce de debattements, je parvins à
faire passer Stéphane par dessus mon épaule. Il s'affala
au sol avec style, et se redressa sur ses pieds d'un coup de reins, il
embraya sans attendre sur une nouvelle clé de bras. A son tour,
Stéphane m'enfourcha, bascula en arrière de la même
manière que je l'avais fait moi-même, et me fit subir
cette même redoutable clé de bras que j'appliquais
quelques minutes auparavant. Cette fois, je compris que mon tour
était venu ...
Stephane me
lança un regard complice, un clin d'oeil, il plaça alors
mon bras comme il le souhaitait, appliqua une legere pression dans
l'axe de mon coude et tout naturellement m'arracha un abandon
inévitable ...
Rapide,
efficace, redoutable, je venais de recevoir une sale leçon
d'humilité, mais je devinais qu'une belle histoire allait
commencer entre nous trois.
Au final, je
reconnaissais que j'avais été le seul réellement
vaincu lors de cette rencontre.
Lad