| R�guli�rement les accidents d�usagers d�ascenseurs font la Une de la presse. Moins m�diatis�s les accidents de salari�s sont �galement tr�s nombreux. Ceci illustre l��tat du parc d�ascenseurs et la r�alit� des conditions de travail des techniciens. La v�tust� d�une grande partie du parc n�est pas contestable.
La mise en �uvre de la loi Urbanisme et Habitat qui rend obligatoire la r�novation de la plus grande partie du parc pose des probl�mes insolubles de charges de travail aux entreprises notamment parce qu�elles avaient, depuis des ann�es, abandonn� recrutement et formation. Dans le m�me temps propri�taires, g�rants, gestionnaires ont pratiqu� la politique du � moins-disant � en mati�re de prix en faisant semblant de ne pas voir la d�gradation du parc. La recherche du profit maximum conduit les entreprises d�ascenseurs, qui ont l�assurance d��tre r�mun�r�es au travers de contrats d�entretien obligatoires, � ne pas fournir pleinement la maintenance des appareils que les clients et usagers seraient en droit d�attendre. Les pouvoirs publics refusent de contraindre employeurs et bailleurs pour des raisons politiques. Les techniciens assurent tout juste le d�pannage ; la maintenance, partiellement d�laiss�e, aggrave la d�gradation du parc justifiant des r�parations payantes ou des modernisations bien plus rentables. Les repr�sentants des salari�s se retrouvent souvent seuls dans la d�fense de la s�curit� des techniciens et des usagers et sont la cible des employeurs qui freinent l�activit� des syndicats, des CHSCT et les alertes des salari�s. Les quatre grands groupes (Kone, Otis, Schindler, Thyssen et leurs filiales) se partagent les march�s, imposant leurs prix, technologies, m�thodes de travail et normalisation pour leur plus grand profit. La s�curit� devient essentiellement un argument commercial. Profitant de cette pseudo concurrence les grands groupes font pression sur les salaires, les embauches, les conditions de travail. Les charges de travail des techniciens ont �t� multipli�es par deux ou trois en vingt ans. La mise en place de la r�duction du temps de travail s�est faite sans embauche et les conditions de travail et les salaires contribuent au d�part de nombreux techniciens qualifi�s. Le turn-over des techniciens et les changements permanents de prestataires de maintenance aggravent la d�sorganisation de la profession. Le d�veloppement de la sous traitance dans tous les secteurs d�activit� p�se sur les salaires et permet d��chapper � la r�glementation sur la s�curit� au travail. Tous les secteurs des entreprises sont touch�s : agents de ma�trise, techniciens sup�rieurs, cadres, personnels administratifs, formateurs croulent sous les charges de travail et sont victimes des r�organisations successives. Les salari�s, solidaires des usagers, se battent pour des conditions de travail qui assurent la s�curit� de tous. Nous exigeons : � le travail � deux dans les services de maintenance, r�paration, montage et modernisation, �l�ment essentiel de la s�curit� des salari�s et des usagers, � des embauches dans tous les services de maintenance, r�paration, montage et modernisation, administratifs et commerciaux, � une baisse des charges de travail avec une moyenne de 80 ascenseurs par technicien effectivement pr�sent, � la suppression de la sous-traitance dans tous les m�tiers pour assurer la qualit� et la s�curit� de tous les travaux. La profession doit embaucher 1500 techniciens par an pendant 10 ans. Ceci est impensable sans une politique de salaires et de formation qui r�pondent aux besoins et permettent d�enrayer le turn-over qui d�sorganise la profession : � Pas de salaires inf�rieurs � 1700 �uros au coefficient 170 � 170 �uros d�augmentation imm�diate pour tous � Mise en place d�une grille de salaire permettant les d�roulements de carri�res et l�am�lioration du pouvoir d�achat |
| Nos revendications |