200 mots, c'est peu pour témoigner de la fin d'un monde et de
l'avènement de la nouvelle humanité.
Le " wake up call " du 11 septembre nous a fait approcher, réellement
ou virtuellement,
la mort de trop prés pour ne pas en être transformé
à tout jamais.
Cette date, maintenant mondialement mythique, marque une bifurcation
importante du cours
de l'humanité et le renouvellement de la conscience. Une fois
passé le mutisme du choc,
les examens de cette conscience ont rempli médias et chaumières,
jusqu'au silence du recueillement
et du non-sens. Puis ce fut la guerre.
Les 06 décembres et 06 aoûts, les 11 novembres et maintenant
les 11 septembres.
La fin de l'humanité sera sans doute le jour où son calendrier
ne deviendra
qu'une suite de commémorations moroses.
Comment éviter la pernicieuse accumulation? Débloquer
nos sociétés des archaïsmes conceptuels
dépassés et en complets décalages avec notre réalité
psycho-historique actuelle.
Que ce soit les nouvelles conceptions de la famille et la redistribution
des rôles en son sein,
que ce soit les nouvelles réalités de la géopolitique
mondiale et celle des marchés
internationaux ou encore des modèles alternatifs de développement
et de coopération,
les mentalités changent et parfois pour le meilleur; il s'agit
alors pour l'humanité
qui se renouvelle de maintenant poser les bases saines et solides du
prochain cycle
civilisationnel. Là réside tout le défi.
© Gilles Portenseigne, 2002