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Pour une action éthique ou
une éthique de l’action?
Sam Eklert
Les
deux. Cela vient dans l’ordre. D’abord l’action éthique puis une éthique de
l’action. Une grève mondiale d’un jour ou même d’une heure et, si les vents
nous sont favorables, un véritablement engagement de la part du haut de la
pyramide….Les négociations promettent d’être fascinantes.
Est-ce
donc le Grand Soir, une fois encore ? Ou est-ce le moment de s’arrêter un
peu…beaucoup et de réfléchir, tout simplement? Rodin nous a superbement
sculpté une des possibles positions à adopter pour pratiquer la dite
activité neuronale….
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Il faut
être fou ou inconscient – cela revient-il au même d’ailleurs? Nous avons
donc de brefs moments de folie mais dans le cas de notre situation globale,
nous sommes, en permanence en état de démence! Nous sommes de moins en moins
tranquillement occupés à scier la branche sur laquelle nous sommes assis.
Intéressant comme idée!
Je
propose donc, afin d’éviter de choir lamentablement sur nos séants
respectifs, de penser une façon de reprendre le contrôle de nos destinés
individuelles mais aussi collectivement de changer la configuration de notre
kaléidoscope « civilisationnel ». |
Bien des
auteurs de renoms dont je ne commencerais pas la liste, tant je ne rendrais
pas justice et grâce aux absents, ont dénoncé la spirale périlleuse et
pernicieuse, dans laquelle nous sommes pris. Que dire de plus, si ce n’est
que le temps de l’action est venu, sans clairons ni trompettes, juste
tranquillement, commencer à ne plus se conformer aux systèmes de
contraintes. Comment?
Que
faire qui puisse être assez pratique à organiser, symbolique, puissant et
opérant?
Bien des
choses possibles : voter blanc ou s’abstenir –ce qui comporte toutefois des
effets secondaires majeurs, boycotter des produits (merci Ad Buster ), faire
une grève générale mondiale semble être le choix rationnel et
raisonnable en l’état. |
Simultanément, partout sur la
planète, des citoyens inquiets pour la planète,
son avenir et
donc le leur,
s’arrêteront de faire ce qu’ils font machinalement, pour ne pas dire comme
des machines, et se mettront à faire ce qu’elles ne peuvent pas
(encore) faire au sens propre du terme : penser. Je n’ai pas dis
réfléchir, mais bien penser. Réfléchir sous-tend l’idée de structure; nous
voulons une pensée libre. Pensons d’abord et réfléchissons ensuite,
serais-je tenté de dire.
Ils et elles seront
alors écoutés par leurs interlocuteurs locaux, responsables politiques et
officieux… Les médias pourrAIENT enfin et aussi se transformer (pour un
temps) en humanistes; le lendemain, ou l’heure suivante en fait, puisque le
dit jour, l’idéal serait que eux aussi pensent. Pensez-y aussi! |