P�che p�cheur


Ocre.jpg


Le pr�sage jeunesse, la mar�e qui m�ne quand le flot des r�surgences nous assi�ge, avant de partir, un jour, comme un gar�on lev� t�t le matin, � une heure inhabituelle pour rejoindre le p�re, dont l�absence exigeait cet extraordinaire matinal. Un extraordinaire qui pousse � la marche d�une demi-heure, le long d�un sentier, bois�, rares les for�ts, mais ce bois�, comme � chaque fois qu�il le traversait, lui apparaissait telle l�Amazonie, non en grandeur, plut�t alv�ole d�un poumon. Il y a aussi des fra�cheurs qui restent sur les os pendant de longues ann�es, celle de la ros�e, larmes de racines sylvestres. Rejoindre le p�re, sur le quai, et pour cela marcher dans ce bois�, pr�s des falaises, ce bois� sur les terres du grand-p�re maternel, ce bois�, ce quai, ce point de rencontre plein de la notion de d�part, de retour peut-�tre ; ce quai, le dernier jour de la p�che. Cinq heures le matin, aller chercher les cages � homard, la richesse qui pince, pour terminer la saison, et rapporter tous les agr�s, ces cages qu�il faudra r�parer. Il, � l�invite du p�re, devait y aller, mais le voulait-il ? Pouvait-il, loin de l��le partir, comme il le ferait plus tard ? Il ose, donc le chemin, le bois�, la fra�cheur, la propri�t� du grand-p�re, le quai, l�attente, et le p�re revenant du large, les oiseaux marins qui en fantasias qu�tent, pillent les restes du butin des hommes, lesquels oiseaux crient : " Ne f�t-ce qu�un d�chet de cage s�il vous pla�t! ". Sur le quai, tant d�action, car le temps pressait, le vent serait fort, si fort qu�il e�t pu compromettre le final de la p�che. � bord du bateau, apr�s que tous l�eurent vid� de ses cages, ils repartirent, lui � bord, le p�re, le grand-oncle, d�j� combien de bi�res bues ? � la bonne. Ce vent qui augure le tangage, mais lorsque rendus sur l�estran de l�Est, le roulis s�en m�le, le bateau voulant �tre immobile qui ne le peut, le roulis le tangage l�absence d�ancrage et l�obligation de retirer et de remonter les cages, le mouvement qui annule l�acte, sur le pont, chaque cage qui retombe, libre de toutes attaches, qui coule � pic, vers ce fond qui ne nous vient que sous forme de crustac�s, ou poissons, mollusque souvent. Le capitaine, ce grand-oncle, qui s��nerve et prend peur : perdre ses cages�

Retour � Liber
Hosted by www.Geocities.ws

1