‘Improbabilités’ et
‘Retour aux Enfers’ : Pensées perso.
Je
tiens tout d’abord à préciser plusieurs points :
Tout ceci étant spécifié, je peux donc commencer à en venir au sujet qui nous intéresse.
J’ai lu les 7 paragraphes en ligne de Improbabilités et 8 chapitres de ‘Retour aux Enfers’ et je pense que le mieux est de les comparer sur plusieurs points :
Le style :
Les styles d’écriture de Zaboo et celui d’Esthézyl n’ont rien à voir et je crois que nous sommes toutes d’accord là-dessus.
Zaboo a un style beaucoup plus hésitant, que j’appelle plus naïf mais ceci n’a rien de péjoratif.
Esthézyl a un style plus recherché, aime les images complexes, les longues descriptions, les longues explications. Je trouve que c’est un style plus sensitif.
Quelque soit le style, soit on aime, soit on n’aime pas. J’avoue être plus sensible à celui d’Esthézyl mais celui de Zaboo est plus que lisible aussi.
Maintenant, en ce qui concerne les incursions d’humour directement dans l’histoire. Il est vrai que c’est dans Improbabilités que j’ai lu la première fois ce genre de petites remarquse… Mais comme je l’ai écrit en privé à Esthézyl, elle n’a pas le monopole de l’humour, nul ne l’a et quand bien même, il n’y a certainement pas à fouetter un chat pour ça.
Je crois aussi que sur ça tout le monde est
d’accord (Dîtes le moi si je me gourre, pas de problème de mon côté.) Pourtant
j’y reviendrai un peu plus tard dans : Les détails qui m’ont fait mal.
Le
caractère des persos :
Rhadamanthe… Rhadamanthe n’est pas Siegfried déjà à la base… Là, le Rhadamanthe de Zaboo et le Siegfried d’Esthézyl ont certes quelques points communs mais… Bah…
Bref, je relève juste que Rhadamanthe est un peu berserk, comme Siegfried… Je suis méchant mais je ris et suis attendri pour un rien… je suis zen mais je me fais des réflexions mentalement à mourir de rire… Bah.
Kanon… est, je pense, inspiré du Kanon d’Esthézyl. Un peu sauvage, un peu puéril, beaucoup attendrissant. C’est le Kanon d’Improbabilités mais en beaucoup moins creusé. Esthézyl prend beaucoup de temps pour poser le caractère de ses persos, ce que Zaboo ne fait pas. Bon, parce qu’il en est inspiré, pas de quoi crier au plagiat. On s’inspire toutes les unes des autres et en fanfictions françaises, Improbabilités est quand même la seule (du moins à ma connaissance) à tourner ainsi autour de Kanon… Je dirai donc que quelque part Esthézyl a posé le caractère de Kanon et que du coup il devient presque logique de s’en inspirer.
La
trame de la mise en place :
Pour moi, c’est là que le bas commence à blesser.
Kanon se retrouve sur le territoire de son ennemi. L’ennemi en question le ramène dans son domaine au sein duquel ils vont finalement apprendre à s’aimer.
Jusque là, il est certain qu’il n’y a pas de quoi pousser de grands cris d’indignation. Pourtant, c’est dans le détail que pour ma part j’ai réellement commencé à tiquer.
Le domaine, pour l’un comme pour l’autre, est dans le patrimoine familial. Certes, c’est pas la cata.
Siegfried a beaucoup de serviteurs, pourtant, on ne connaît le nom que de trois d’entre eux : Gréta (exubérante et toujours présente), Lorelein (plus retenue) et Brunehilde (mystérieuse jeune fille au passé trouble et aux dons paranormaux).
Du côté de Rhadamanthe, on retrouve la même dynamique. Il n’a que trois serviteurs, un couple de personnes âgées (dont seule la femme est vraiment exploitée) et une jeune fille, Mary, au passé triste et aux dons paranormaux.
Pour être franche, moi ici j’ai fait aïe.
Je retiens aussi que le château de Rhadamanthe est hanté. Là, j’accorde à Zaboo qu’un château en Ecosse est obligatoirement hanté.
Bref.
Comme je l’ai écrit à Esthézyl en privé, il est certain qu’il y a beaucoup de similitudes pour une simple mise en place, assez pour m’avoir donné l’impression que la mise en place d’Improbabilités avait été résumée en deux ou trois grandes lignes et reprise à une autre sauce. Pourtant, je me dis que l’on peut avoir le droit d’avoir du mal à démarrer une histoire et se nourrir d’une autre pour faire une variation sur le même thème. Zaboo peut très bien à partir de là s’approprier son histoire et ne pas en écrire une qui soit trop inspirée d’Improbabilités.
Jusqu’ici pour moi, il n’y a pas de quoi se mettre très en colère.
Les
détails qui m’ont fait mal :
Comme je l’ai écrit plus haut, c’est dans le détail que s’est forgée mon opinion. Je tiens pourtant à préciser tout de suite que ce n’est pas la peine de prendre un détail pour me dire : ‘Oui, mais juste pour ça ?’ car ce n’est pas qu’un seul mais l’accumulation de tous qui fait que.
*Les trois serviteurs, les similitudes entre Brunehilde et Mary m’avaient déjà fait froncer les sourcils. Mais le problème pour moi vient du fait qu’ils sont loin d’être les seuls.
*Pour commencer, j’avoue avoir du mal à croire que le début de l’histoire de Zaboo :
‘Tout en traversant au pas de charge les Enfers, Rhadamanthe fulminait !’
n’est pas une reprise du début de celui d’Esthézyl :
‘Tout en ouvrant son manteau pour laisser le vent glacial de la course pénétrer ses vêtements, et avec l'espoir que cela le calmerait quelques peu, Siegfried dirigea le galop de son cheval vers le coeur de la tempête.’
On peut se dire que n’importe qui aurait pu commencer n’importe quelle histoire ainsi, je me le suis dit aussi après m’être dit qu’il y avait de l’abus. Alors pour être sûre de ne pas me fixer sur rien, j’ai lu la première ligne de toutes les histoires que j’avais écrite, ainsi que celle des 25 histoires étant à ce moment là présentes sur la première page FFnet française sur Saint Seiya. Je n’ai trouvé aucune façon similaire de débuter une histoire nulle part.
*Le château familial, le passage secret, les fantômes, pourquoi pas ? Qui dit château dit fantôme et passage secret, pour moi le problème ne vient pas juste de ça.
*Dans ‘Impro’ comme dans ‘RAF’, la première nourriture citée est une pomme. Quand on sait que le rongeur en robe de chambre d’Esthézyl est une blague récurrente, on hausse un sourcil… mais on ne va pas faire tout un fromage d’une pomme.
*La scène des cauchemars…
Kanon fait des cauchemars… c’est logique. Si on veut aller dans la psychologie des persos, Kanon et Saga sont ceux dont la rédemption est la plus douloureuse, dont les fautes sont les plus lourdes, les actes les plus terribles… Des trahisons, des morts… Kanon fait des cauchemars, pas de problème.
Pourtant :
Fin du chap 1, RAF :
‘Finalement, il se calma, s'abandonnant dans
les bras puissants qui se refermèrent sur lui. Une main lui caressait
distraitement les cheveux, sa tête reposait sur une épaule large et
accueillante, à son oreille une voix virile mais douce lui soufflait que tout
allait bien, qu'il était en sécurité, qu'il n'était plus seul…’
Chap 2, Impro :
‘Brusquement, il serrait un corps contre lui,
et chose étrange, il y avait une main qui caressait ses cheveux, et une voix
qui murmurait doucement a son oreille, comme une litanie apaisante. Il se
sentait bien, il était sorti du cauchemar...
Il ne risquait plus rien... Maintenant, il pouvait s'abandonner...’
… Ca se
ressemble drôlement, le cauchemar, la main qui caresse les cheveux, la voix qui
rassure, qui met en confiance, en sécurité, car si Kanon peut s’abandonner,
c’est qu’il est en sécurité, c’est que tout va bien, c’est qu’il n’est plus
seul…
Mais bon,
les scènes de cauchemars et de réveils se ressemblent souvent aussi toutes
fictions confondues.
Kanon, à bout de force, à bout de volonté, rattrapé par toutes ses fautes et ses remords, est dévoré par des cauchemars saisissant de souffrance et de réalisme…
à Ca passe.
Un ennemi potentiel y assiste et est touché par sa détresse, sa fragilité, sa beauté torturée…
à Ca passe aussi dans la grande lignées de ceux que tout oppose s’attirent… Oky.
Il le prend dans ses bras, le berce, lui caresse les cheveux, le réconforte par des paroles qu’il ne comprend pas lui-même, par des ‘tu n’es plus seul’, ‘tout va bien’, ‘tu peux t’abandonner’…
à Ca passe aussi comme une scène de transition qui peut être assez commune en soit.
Bon, certes, le tout quand on a lu Impro fait ‘déjà lu’, mais ce n’est pas pour autant que c’est choquant, juste interpellant…
*Dans les deux, Kanon est l’amante.
à Bah…
*Le passage secret ?
à Bah nossi si on accepte le château…
*Mary devient celle qui surveille et protège Kanon, comme Brunehilde mais ça, on s’en serait doutée. Bref, il fallait bien un serviteur pour s’occuper plus de Kanon que les autres, un avec lequel il serait plus lié… Que ce soit celle qui soit assimilable à la Brunehilde d’Impro est une coïncidence, certes, mais qui ajoutée au reste devient plus que dur à avaler.
*Mais par contre, LE fantôme, seul et unique sur la ribambelle habitant le château qui veille Kanon comme celui aux cheveux rouge semble commencer à le faire dans Impro…
LA fille aux pouvoirs psy qui se retrouve immanquablement liée à Kanon comme Brunehilde l’est dans Impro…
Ca, ça pèse et si le reste donnait une impression de réchauffé sans être choquant, ça pour moi donne une nouvelle fois l’impression d’avoir résumé Impro dans les grandes lignes pour en reprendre les ingrédients essentiels afin de les écrire à une sauce nouvelle…
*Maintenant, si sur le chap 2 je me suis presque dit : Oh, elle s’est inspirée beaucoup sur le chap 1, certes, mais par la suite elle s’approprie réellement son histoire, sur la chap 3 je me dis : ‘STOP ! Elle va aussi reprendre la foudre sur l’arbre ? Elle va le changer en remous sur le lac ?’
Rien que pour ce chap, on retrouve les chevaux (dont le noir se retrouve immédiatement lié à Kanon), la future arrivée d’un palefrenier, un combat comme première rencontre avec un Rhada gauche car trop impulsif et un Kanon maladroit qui se casse la margoulette enchevêtré dans les couvertures !
Faut-il parler en plus de la servante, docile, toujours présente, cachée dans les ombres du château ? Une vraie Gréta en puissance !
*A partir du chapitre 4, il me faut avouer m’être fâchée et avoir arrêté la comparaison. Je vous copie-colle ma réaction à chaud, celle que j’ai envoyée à Esthézyl, car même si je n’y mets pas les formes, je dis l’essentielle et y ai le mérite d’être sincère :
‘
‘
‘’ ‘Il allait finir dans quel état son
joli château tout neuf ?’
ARGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG !!!! Mes yeux !!!! Ils brûlent !!!!! Heu, là, vraiment, désolée mais, pourquoi écrit-elle ça ?
D’accord, Rhada, fâché, idiot aussi, a envoyé Kanon voler dans une porte.
à Résultat : Porte et Dragon HS.
Kanon se réveille, tout est calme, avec Rhada qui lui dit de faire dodo et Kanon fait dodo. Mainant tout porte à croire que Rhada va lui expliquer qu’Athéna a gagné et que la guerre est finie et donc point barre…
Pourquoi est-ce que ce Rhada là se demande comme Siegfried dans quel état va finir son château ?
Siegfried a toutes les raisons de le faire. Après tout, quand il se le demande, ils ont foutu en l’air une vitre, volé une autre dans une autre chambre pour la remplacer tout en laissant cette autre chambre moisir au gré du vent… Kanon est une vraie furie et il n’y a pas de ‘tout va bien la guerre est finie’ qui compte ! Le dragon des mers est sur le territoire d’Asgard ! C’est encore un mauvais bougre qui n’a pas fait son mea culpa alors OUI ! Siegfried est en droit de se demander comment sa demeure va finir en sachant très bien qu’avec Kanon ça va être les douze travaux d’Hercule plus la garderie d’une école réunis !
Mais pourquoi, POURQUOI ?, ce Rhada là se pose cette question si ce n’est pour copier honteusement un héros légendaire qui lui avait toutes les raisons de se la poser ?
Grrrrr…
‘Monseigneur
m'a fait savoir que vous étiez à moitié aphone, alors je vous ai préparé un thé
citron avec du miel’
Oki…
Impro V partie 2 :
‘Sa
gorge blessée par le froid n'était plus en état de formuler un seul son.’
Je passerai pour le thé même si c’est une blague importante et récurrente dans Impro dans le sens où quand on est aphone, c’est un remède souvent utilisé par tous… N’empêche que ça plus ça plus ça rend le tout gonflant.
‘Kanon
regarda la servante qui s'affairait comme une abeille dans la ruche pour leur
servir un petit déjeuner on ne peut plus copieux […] Kanon ne faisait plus du
tout attention au spectre et commandait à l'aide d'un langage des signes
improvisé ce qu'il désirait à Margaret qui obéissait de bonne grâce… Le juge
des Enfers finit son déjeuner bien avant son invité qui dévorait absolument
tout ce qui se trouvait à sa portée, il avait même bu le thé sans rechigner, et
semblait même avoir apprécier… […]’
D’acc, je ne te ferai pas l’affront de faire la parallèle entre cet épisode et le repas gargantuesque de Kanon sous les yeux ahuris de Siegfried et de sa mère… je ne vois même pas l’utilité de souligner que dans ce passage d’Impro, Gréta s’activait comme une abeille pour réussir à servir tout en même temps les quantités de nourritures que Kanon commandait…
Pis non, je ne dirai pas non plus que Rhada, comme Siegfried, n’aime pas le thé… que Zaboo a tenté d’en faire une blague comme tu l’as fait avant elle… Tu imagines ? Kanon avait même bu le thé sans rechigner… Yeeha comme dirait l’autre… J’imagine que toi tu l’as fait dans Impro par rapport à ce que tu dois vivre où tu es (aimes-tu le thé Esthé ?) mais pourquoi Zaboo le fait-elle ?
‘Kanon
s'exécuta, en le fusillant du regard (il se retenait de frapper, voulant en
effet éviter de subir une nouvelle fois son attaque favorite), et comprit la
réaction de l'anglais : il avait réussi à se mettre du nutella partout sur le
visage, avait des miettes de pain dans les cheveux et comble du ridicule de
magnifiques moustaches blanches !’
Cette histoire c’est… c’est du pillage, tout simplement et tout bonnement du pillage. Tout, elle reprend tout, même un Kanon incapable de manger proprement, tout ce que tu as écrit, expliqué longuement, rendu plausible… Elle te vole tout en le posant n’importe comment, sous forme de blagues qui n’ont pas grand-chose à voir, qui n’ont aucune profondeur… c’est écoeurant.
‘Eh
bien, Saga avait fait bien des dégâts sur son jumeau pour avoir une si haute
opinion de lui-même…’
Non, là il faut arrêter ! En quoi ce qu’a dit Kanon permet à Rhada de penser ça ? Zaboo s’embrouille elle-même entre ton histoire et la sienne. Kanon n’a dit que la vérité. Saga est le chevalier des Gémeaux et si Kanon a eu cette place quelques instants, celle-ci est et reste belle et bien celle de son frère Saga. Cela ne veut en aucun cas dire que Saga a fait quelque chose de mal à Kanon pour que Kanon pense ça ! Où Rhada a-t-il vu ça ?... Enfin, où ailleurs que dans Impro ?
D’autant plus que Kanon est heureux d’apprendre que son frère est en vie ! Rien, mais rien d’autre qu’Impro ne permet à Rhada de penser ça…
Il faut arrêter là, vraiment, ça en devient pathétique en plus d’être bel et bien écoeurant.
La suite est belle, Zaboo s’est appropriée cette partie qui pour une fois est totalement elle, 23 lignes sur un chapitre, c’est mieux que rien. C’est beau, simple, bien trouvé et ça a pour mérite de m’avoir calmé.
‘
‘
‘’
Maintenant et ce bien sûr, il y a des dissemblances, tout
n’est pas tiré de Impro et je n’en disconviens pas le moins du monde. Pour
preuve, je renvoie au début du chap 3 avec les emplettes de Rhadamanthe (bien
loin, très loin de Siegfried) et la fin du chapitre 4 avec les pensées du juge
des Enfers soufflantes de beauté.
Bref, je crois que même
fâchée, j’ai réussi à exprimer ce qui m’a le plus choqué, le fait que Zaboo
s’embrouille elle-même entre son histoire et celle d’Esthézyl.
Certaines des réflexions de
son histoire n’ont pas grand-chose à y faire et ne s’expliquent que par
‘Impro’.
Du coup, encore plus que les similitudes qui
sont pourtant légion, c’est cela qui me fait dire que ‘Retour aux Enfers’ de
Zaboo est bel et bien un plagiat de ‘Improbabilités’ d’Esthézyl.
C’est bien sûr mon opinion
et comme je l’ai dit au départ, je ne fais pas référence en la matière.
De la même façon, je dis que
‘Retour aux Enfers’ est un plagiat. JE
NE DIS PAS ET CE EN AUCUN CAS que Gaëlle cautionne ce plagiat.
A chacun ses opinions, la
mienne c’est celle-là, la mienne est que RAF devrait être retiré du net.
Pour
finir…
Une
chose…
QUE
FAIT ZABOO ?
Il me
semble qu’au lieu de s’entredéchirer, de se balancer des noms d’oiseaux et de
se fâcher, il vaudrait mieux demander à Zaboo de s’expliquer avec Esthézyl
non ?
Je
crois que c’est le minimum parce que Zaboo est quand même la grande absente de
l’histoire.
Esthézyl
a fait une page pour parler de son problème et se faire entendre.
Gaëlle
a fait une page pour s’expliquer et avoir son droit de réponse.
Et
Zaboo ?
Pourquoi
est-ce que personne n’entend parler d’elle ? Pourquoi est-ce qu’elle ne
s’explique pas ? Je trouve particulier, pour ne pas dire troublant, que
cette demoiselle laisse une autre personne (et ce ici, Gaëlle) avoir les
problèmes à sa place sans lever le moins du monde le petit doigt.
Je ne
le ferai pas à sa place…
Bref.
Courage
et j’espère que quelque soit la solution, elle conviendra à tous…
Zorca.