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OM MANI PADME HUM...

Bouddhisme


"Aussi longtemps que l'espace perdurera, Aussi longtemps que les �tres y demeureront, Puiss�-je moi aussi y demeurer avec eux Pour dissiper leur souffrance."

Shantid�va, cit� par Sa Saintet� le XIV�me Dala�-Lama










Qu'est-ce que le Bouddhisme ?

Depuis pr�s d'un si�cle, par le biais des enseignements de grandes personnalit�s: v�n. Bouddhad�ssa, Dhammap�la, Nyan�ponika, Nyan�tiloka, W. Rahula, T. Deshimaru, Kalou rinpoch� et le XIV� Dala�-Lama... le Bouddhisme a fait de nombreux �mules en Occident et l'on voit progressivement se fonder des centres aux ob�diences multiples.

En Occident, le Bouddhisme, par la philosophie qu'il v�hicule, peut servir de plate-forme aux pratiques religieuses occidentales, telles Christianisme, Islam, etc. et co-exister avec celles-ci. Il incline particuli�rement � la tol�rance par la compr�hension correcte des �tres vivants, des ph�nom�nes et des choses.
Issu d'une tradition plus que bi-mill�naire, le Bouddhisme, bien qu'on puisse le consid�rer comme une religion regroupant presqu'un milliard d'adeptes, se r�v�le �tre une philosophie fondamentalement essentielle de la Vie.


Au VIe s. av.J-C, le prince Siddh�rta, confront� brutalement au spectacle quotidien de la souffrance, prit la ferme r�solution d'apporter � ses semblables les rem�des � celle-ci.

Ce faisant, apr�s avoir essay� diverses m�thodes, il parvint � l'Illumination et fut appel� Bouddha ou l'Eveill�.

"Si la corde du cythar est trop tendue, elle casse, si elle est trop l�che, elle ne produit aucun son.
Pour r�sonner au mieux, elle doit se trouver au Milieu". De l'Inde qui fut son berceau, le Bouddhisme se r�pandit du Cachemire au Japon, en passant par le Tibet et l'Indon�sie, couvrant ainsi toute la partie Est de l'Asie.


Ne pas oublier que le Bouddhisme n'est devenu une religion que vers le II� s a-p. J-C.

En effet, la tradition th�ravadine ou des anciens �tait bien plus une philosophie de vie, transmise par les moines et appliqu�e rigoureusement par eux dans les monast�res.
Elle �tait donc l'apanage unique d'un clerg� soucieux de perp�tuer les enseignements originaux du Bouddha, homme r�alis� qui n'�tait en aucun cas ni un dieu, ni une divinit�, s'en d�fendant bien au contraire.

Comme dans toute succession spirituelle, des dissensions dans l'ordre monastique ont commenc� � se manifester et, entre un certain laxisme et un int�grisme quasi fanatique tous les deux condamn�s par Bouddha lui-m�me, une tendance (celle des mah�sanghika) a vu le jour; tendance dans laquelle la Sangha, r�serv�e jusqu'alors uniquement aux moines, pourrait s'agrandir aux la�cs, la Mah�sangha.
Ceux-ci moins �volu�s spirituellement que les moines ont besoin de merveilleux, de prodiges, de superstitions pour croire, pour �tayer les mises en pratique des principes moraux et philosophiques, h�ritages de la vie monastique.


C'est � partir de ce moment, que le Bouddhisme, de philosophie initiale, de Voie vers la Sagesse qu'il �tait, va devenir religion.
Au fur et � mesure de son extension territoriale, il s'acclimate des croyances locales en �rigeant, en divinit�s, les tenants des r�ponses aux questions m�taphysiques �mises par le commun des mortels.
On voit alors se dessiner un panth�on bouddhique, fleurissant de divinit�s plus terrifiantes et courrouc�es que franchement paisibles, images destin�es � frapper l'imaginaire des fid�les.

1 - Petit V�hicule ou Th�ra-v�da (des anciens)


dit aussi Hinay�na, est l'enseignement direct du vivant du Bouddha. Il est consacr� au fait de parvenir, �gocentriquement soit dit en passant, au stade d'Arhat ou Saint.
Ayant ainsi acc�d� � la Sagesse ou l'Eveil, on est un Prateyka-Bouddha ou Bouddha pour soi.
Le Th�ra-v�da est r�pandu au Sri-Lanka, en Birmanie, au Cambodge, au Laos, en Tha�lande, un peu en Inde (plus hindouiste que bouddhiste, contrairement � ce que l'on serait tent� de penser). Parmi les grands so�tras du Hinay�na, se trouvent les Metta et le Mah�-mangala suttas. Il repr�sente, en pourcentage de la totalit� des populations bouddhistes autochtones, un 35 %


2 - Grand V�hicule ou Mah�y�na


post�rieur de plus de deux si�cles � la mort du Bouddha, est lui par contre, plus altruiste et vise � d�passer cette qu�te absolue, �gocentrique et solitaire de la Sagesse, pr�nant le fait qu'�tant parvenu � l'Eveil, on aide le plus grand nombre de ses prochains � y parvenir, en renon�ant � l'accession au Nirv�na (lib�ration d�finitive de la forme humaine) pour accepter une renaissance humaine, sous forme de Bodhisattva, dans ce but altruiste.


3 - Faisant partie int�grante du Mah�y�na de par sa finalit� bodhisattvique, mais se diff�renciant quand m�me nettement jusqu'au point d'en faire un troisi�me v�hicule distinct, nous trouvons le V�hicule adamantin (venant du diamant, destin� � trancher l'ego) et tantrique que l'on d�nomme principalement Vajray�na, accessoirement Tantray�na et m�me Mantray�na (se d�finissant comme le V�hicule qui, selon la tradition propag�e, permettrait par les Pratiques ou Tantras d'acc�der au Nirv�na en une seule existence).
H�ritier des pratiques de l'Hindouisme et des reliquats B�npo, pr�existantes localement et qui n'appartiennent pas au Bouddhisme originel �nonc� par Bouddha, pratiques s'accommodant facilement des multiples d�it�s d'un bouddhisme tardif, il est particulier au Tibet, avec quelques extensions au Bouthan, Zanskar, Ladakh, Mongolie;



Le Vajray�na dit " bouddhisme Tib�tain " est actuellement la forme la plus diffus�e, r�pandue et la plus courue du Bouddhisme en Occident, bien avant m�me le Zen.

Son pourcentage ne d�passe pas le 2 %, r�parti sur plusieurs pays et surtout divis� en 4 �coles et quelques sous-�coles, repr�sentant chacune d'entre elles qu'une partie infime du pourcentage total de la population bouddhiste indig�ne asiatique.

Comme le confirmait le tr�s v�n. Kalou Rinpoch�, et comme vient de le r�p�ter r�cemment le v�n. Dhagpo rinpoch�, tous deux �minents ma�tres authentiques:

" Il est imp�ratif d'avoir de solides notions de base du Bouddhisme, voire excellentes, que ce soit du Th�rav�da et du Mah�y�na, avant que de vouloir ou m�me d'arriver � s'immiscer dans le d�dale des pratiques tantriques tib�taines."



L'esprit du Bouddhisme s'exprime diff�remment selon les diverses aspirations des traditions Th�rav�da, Mah�y�na, Vajray�na dont il est issu et des pays o� elles sont pratiqu�es.
Pourtant, l'Enseignement bouddhiste fondamental: la Voie du Bouddha ou Bouddhay�na, de quelque �cole qu'elle soit, est immanquablement rattach�e aux Quatre Nobles Propositions Essentielles, principes m�me de la Loi de Causalit�, � savoir:

1 - Existence omnipr�sente de l'insatisfaction ou souffrance (terme plus compatible avec Dukkha) - tout est souffrance dans ce monde,
2 - Origine ou causes de l'insatisfaction due au d�sir/attachement - l'origine de cette souffrance est notre ignorance de son origine et de ses causes, � savoir le d�sir et l'attachement,
3 - Cessation de l'insatisfaction en se lib�rant des d�sirs/attachements - pour se d�livrer de cette souffrance engendr�e par le d�sir, un seul rem�de: combattre cette ignorance en acc�dant � la connaissance des m�canismes de celui-ci pour l'abandonner,
4 - Sentier menant � la cessation de l'insatisfaction par l'accomplissement des huit �tapes d�bouchant sur la Lib�ration totale ou Sagesse Ultime; c'est le Noble Octuple Sentier ou la Voie du Bouddha. - le chemin pour acc�der � la D�livrance de la Souffrance ou Nirv�na est l'application correcte des diverses �tapes spirituelles.

Selon cette immuable loi, l'effet est issu de causes dont nous sommes les acteurs. Il nous faut donc parvenir � l'Eveil ou Illumination pour agir sur les causes, si nous voulons changer la nature de leurs effets.

1 - En toutes choses, l'�l�ment primordial est le mental. Le mental est pr�dominant, tout provient du mental.
2 - Si un homme parle ou agit avec un mauvais mental perturb�, la souffrance le suit d'aussi pr�s que la roue suit le sabot du boeuf tirant le char.
3 - En toutes choses, l'�l�ment primordial est le mental. Le mental est pr�dominant. Tout se fait par le mental. Si un homme parle ou agit avec un mental purifi�, le bonheur l'accompagne d'aussi pr�s que son ombre ins�parable.
Voici les trois premiers versets du Dhammap�da, recueil de sentences (418) qui jalonnent la r�flexion de ceux qui aspirent � suivre la Voie "montr�e" par l'Enseignement que dispensa le Bouddha


L'enseignement bouddhique ou Dharma repose sur diverses notions essentielles dont:

- une pr�sence vigilante de l'esprit dans l'exp�rience des sens, afin d'abolir toute dualit� �gocentr�e,
- une lib�ration de tout attachement intentionnel, de toute volition engendrant le d�sir, la d�pendance ...
- la prise en consid�ration du r�le fondamentalement interrelationnel et sans discrimination de toutes les cr�atures vivantes, mobiles et immobiles, dans leur participation au Tout,
- la responsabilisation de chaque humain sur et dans le cours de sa vie
- l'impermanence des choses et des ph�nom�nes






Point de presse







Les interdits

1. Ne pas prendre la vie d'aucun �tre vivant.
2. Ne pas prendre ce qui ne vous appartient pas.
3. N'avoir aucune conduite sexuelle.
4. N'ignorez ni ne trahissez aucun de vos engagements.
5. Ne vous montrez pas arrogant � cause de votre pratique.
6. Ne soyez pas partial envers les autres.
7. Restez simple et naturel avec autrui, tout en transformant int�rieurement votre esprit.
8. Ne critiquez pas les d�fauts des autres.
9. Ne vous attardez pas au manquement des autres, m�me quand vous en �tes t�moin.
10. Combattez avec le plus d'insistance possible les illusions les plus fortes en vous.
11. Abandonnez tout espoir de r�compense personnelle pour votre pratique.
12. Ne laissez pas vos bonnes actions se polluer d'�gocentrisme et d'attachement.
13. Ne gardez pas rancune � ceux qui vous font du tort.
14. Ne r�pondez pas sur le m�me ton aux r�primandes des autres.
15. Ne vous vengez pas du mal que l'on vous fait.
16. Abstenez-vous de toute action qui ferait du tort pour le corps et l'esprit des autres.
17. Ne rejetez pas sur les autres, la faute de vos d�fauts et de vos �checs.
18. Abandonnez toute intention de vous approprier les biens des autres pour votre profit.
19. N'entreprenez pas la pratique de l'entra�nement mental dans le seul but de vous prot�ger des forces malveillantes.
20. Ne tirez pas d'orgueil de votre pratique.
21. Abandonnez l'arri�re-pens�e de laissez souffrir les autres pour votre bonheur.








"L'origine de toute joie en ce monde Est la qu�te du bonheur d'autrui ; L'origine de toute souffrance en ce monde Est la qu�te de mon propre bonheur."
Shantid�va.






"Le plaisir et le d�plaisir, le gain et la perte, la louange et le bl�me, le renom et l'opprobre sont les huit pr�occupations majeures qui conditionnent la vie dans le monde."
Sa Saintet� le XIV�me Dalai-Lama.



"Cette attitude altruiste et bienveillante d'amour et de compassion est souvent appel�e "pierre philosophale". Tout comme celle-ci transforme en or les m�taux ordinaires, bodhicitta (l'esprit d'�veil) transforme en pratiques vers l'�veil toutes les activit�s de la vie ordinaire, quelles qu'elles soient."

Kalou Rinpotch�.



"La compassion n'a de force que port�e par l'amour. Aimer au point que la souffrance d'autrui vous est intol�rable, au point de trouver du charme � chacun, d'avoir � coeur son bonheur comme une m�re celui de son unique enfant."

Sa Saintet� le XIV�me Dalai-Lama.



"C'est la d�couverte de la bont� fondamentale, la relatin � celle-ci dans une confiance absolue en cette bont� fondamentale, qui permet justement de se l�cher et d'aller au del� de la peur."

Lama Denys, extrait de l'Assembl�e de Gu�sar.



"Il est fait r�f�rence � trois types de Gourous: le ma�tre spitituel au niveau ext�rieur, le ma�tre spirituel au niveau int�rieur, et le ma�tre spirituel au niveau secret. Le Gourou ext�rieur est le ma�tre dont vous recevez les enseignements et les instructions. Le Gourou int�rieur est la compr�hension de la nature de l'esprit ou nature des ph�nom�nes. Le Gourou secret est la r�alisation".

Sa Saintet� le XII�me Gyalwang Droukchen



"L'esprit, il est vrai, existe un peu comme celui qui est le narrateur, mais en m�me temps, si on le cherche, on ne le trouve pas. C'est la m�me l'indication du Mahamoudra; c'est � dire � la fois cet aspect d'existence r�v�l� par celui qui raconte, et l'aspect de non-existence, puisqu'il n'existe rien sur quoi on puisse mettre le doigt et dire: c'est �a l'esprit".

Sa Saintet� le XII�me Gyalwang Droukchen



"Les �tres humains passent leur vie enti�re � se pr�parer, se pr�parer, et encore se pr�parer... Pour se retrouver non pr�par�s lorsque arrive la prochaine vie".

Drakpa Gyaltsen







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"Gautama �akyamouni disait :
"En parfaite joie nous vivons, nous � qui rien n'appartient. En parfaite joie nous vivons, sans ennemis dans le monde de l'inimiti�. La ga�et� est notre nourriture, comme aux dieux rayonnants". ."


Merci � tous ceux qui m'ont aid� � rassembler des informations pour ces pages.
Meilleurs souhaits pour eux et tous les etres sans aucune exception.
Svaha !



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