(liens du Bureau Français de
l'Epilepsie)
En hommage aux parents " surprotecteurs "
(par Anne-Marie)
Pour contacter Anne-Marie, envoyez un e-mail au siège du BFE[email protected] , qui transmettra.
Avant de vous livrer ce récit, j'adresse mes remerciements
au corps médical et à tout le personnel soignant pour
leur dévouement. A une ou deux exceptions près,
ils ne sont pas en cause.
Tout commence par une chute à Mortagne-au-Perche
; rien d'étonnant : il s'agit d'une épilepsie sévère.
Diagnostic : hématome sous-dural, nécessité
d'opérer d'urgence ; transport au CHU de Caen, logique puisque
le malade est affilié à la Caisse de Maladie
d'Alençon. Logique ! mais dommage, car (à distance égale)
la famille
demeure à Paris et à Rennes ; vraiment
dommage, mais sectorisation oblige ! L'opération est réussie.
Ë
l'instant du réveil, en réanimation, la
mère est là ; normal puisque l'adulte lourdement handicapé
n'a souvent
plus qu'un parent, il n'a ni conjoint, ni enfant.
Au douzième jour, les agrafes enlevées,
le séjour du malade en neurochirurgie ne se justifie plus ; mais,
suite au
choc opératoire et à une pneumopathie aigüe‘,
des troubles épileptiques graves s'installent. On prévoit
donc
un séjour, sûrement long, en service de
neurologie. Mais où ? à l'hôpital de Mortagne ? c'est
logique puisqu'il
s'agit d'une personne résidant au CAT de Mortagne
; c'est dommage cependant puisque la famille est
parisienne. Qu'importe, la mère (encore elle)
après 13 jours d'errance d'hôtels en chambres d'hôtes
et de solitude
à Caen, suit avec sa valise.
A l'hôpital de Mortagne, aggravation ; triste plongeon
vers un état proche de l'état de mal. Au bout de
quelques jours une décision sans appel est prise
et annoncée sans ménagement : " Je renvoie votre fils au
CHU de Caen ". La mère s'insurge : " Pourquoi
pas (à distance égale) à Paris ou à Rennes
? villes où le malade
sera entouré d'affection familiale et amicale
". La réponse est simple : " il y a un lit libre à Caen,
pas le temps
d'en chercher un autre ailleurs, d'ailleurs, c'est le
secteur ". La mère, toujours elle, suit avec sa valise.
Revient le temps du doute : nous sommes au trentième
jour de total isolement à Caen. Les progrès sont très
lents ; une nouvelle molécule va être expérimentée
; ce sera long. Des démarches sont alors entreprises pour un
transfert vers un hôpital de Paris ; un lit est
disponible, les médecins sont d'accord, le malade est heureux. La
mère, soulagée, consent à payer
les frais d'ambulance puisque le transfert se fait à la demande
de la famille
logique. (de toute façon, frais d'ambulance contre
frais d'hôtel.). Tout est prêt lorsqu'une voix avisée
s'élève : "
Avez-vous songé à la prise en charge des
frais de journée ? " Seule solution possible, la mère doit
payer la
différence entre le prix de journée en
neurologie à Caen et le prix de journée à Paris. Tout
compte fait ça ou les
frais de restaurant ? Mais le rêve s'envole : 2
750F à Caen et 4 286 F à Paris ! On restera donc seuls à
Caen.
Mais, direz-vous, que vient faire la mère dans
l'histoire de cette personne adulte de 40 ans ? Ah ! ces mères
abusives, coupables de surprotéger leur enfant
! Pour toute réponse, je vous soumets ces quelques réflexions
:
La réanimation, les soins intensifs, sont des services
remarquables, les infirmières et tout le personnel
confondu font preuve de dévouement ; mais "
pas le temps, pas le temps " de guetter les instants fugitifs où
le regard de l'opéré cherche une présence.
Qui d'autre qu'un parent peut alors apaiser l'angoisse ?
Plus tard, lorsque le malade n'a plus de perfusion, lorsqu'il
n'a plus de sonde et peut enfin, avec de l'aide, se
rendre aux toilettes, lorsqu'il peut enfin quitter les
blouses imprimées CHU Caen et remettre du linge
personnel, il retrouve sa dignité d'homme, si
importante pour le moral. Alors, si personne n'est à ses côtés
pour
l'assister, ce sera l'urinal et si le linge ne peut être
lavé, ce sera les blouses du CHU tant pis pour la dignité.
Plus tard encore, lorsque le malade va mieux ; il est
assis, sanglé dans son fauteuil, puis recouché jusqu'au
lendemain par des aides-soignantes attentionnées,
mais " pas le temps, pas le temps " Pourtant, quitter la
chambre en fauteuil roulant pour aller acheter dans le
hall de l'hôpital quelques gâteries, faire quelques pas
dans le couloir, autant de joies qui redonnent le désir
de se battre.
Les journées sont longues sans aucune visite. Le
premier jour où cela fut devenu possible, deux étudiants
en
médecine sont venus interroger la personne épileptique
sur l'histoire de sa maladie, le nombre et l'intensité de
ses crises, puis ils ont disparu. Journées ponctuées
de piqures, de prises de sang, d'examens mais si rarement
de dialogues.
Après 45 jours, l'amélioration s'étant
confirmée, l'opéré a pu retourner à l'hôpital
de Mortagne ou demeure sa
famille d'adoption (celle du foyer où il séjourne).
La mère, fière de n'avoir pas succombé à une
crise cardiaque
où à une dépression (ce qui aurait
grevé d'autant le budget de la Sécurité Sociale) est
repartie chez elle, un peu
épuisée, le porte-monnaie plus léger
mais la conscience en paix.
La page est tournée, mais les interrogations demeurent
: la sectorisation, le prix de la journée et enfin la notion
de l'intégrité du malade si indispensable
à sa guérison.
J'ai été opérée
(par Marie-Christine)
Pour contacter Marie-Christine, envoyez un e-mail à Gérard Rey Gerard Rey, qui transmettra.
Ce témoignage est le mien, mais n'est pas une généralité.
Chaque patient a son propre itinéraire, aussi bien dans
l'histoire de l'épilepsie que dans celle de l'aventure
chirurgicale.
AVANT
J'ai eu une encéphalite foudroyante virale à
l'âge de 13 mois (on en sauvait 1/1000). Toute mon enfance, mon
adolescence et après, j'ai été très
nerveuse avec des malaises qui me donnaient l'impression de me vider de
mon
sang, de mourir, j'avais peur de tout, en classe je perdais
tous mes moyens. Certaines fois, je voyais les images
autour de moi qui changeaient de couleur et finissaient
noires et blanches; J'avais des moments d'irritabilité
incontrôlable, des migraines atroces, des fatigues
oculaires, des malaises lors d'émotions tristes ou joyeuses.
Pour passer mes examens scolaires, je prenais des myorelaxants
plusieurs jours avant et, maman passait la
journée dans les environs pour me réconforter
entre les épreuves. Je peux dire que je lui en ai fait voir de toutes
les couleurs !
A 32 ans, je fais ma première crise tonico-clonique !
Auparavant, malgré tous ces malaises, aucun médecin
n'avait décelé d'épilepsie. Pourtant je crois que
l'on ne
peut mieux être suivi que je ne l'ai été
! Jusqu'à l'âge de 17 ans, maman m'amenait au moins une fois
par an chez
le neurologue, chez l'ophtalmologue et mon médecin
traitant me suivait de très près. Je suis sûre de leur
sincérite car quand le mot épilepsie a
été prononcé, mon médecin m'a dit: " Ma Pitchounette
dire que nous nous
sommes tant inquiétés pour toi et que nous
ne nous en sommes jamais rendu compte ! ". Mais la lésion
encéphalique était très profonde
et nous n'avions pas les moyens actuels de dépistage; Régulièrement,
on m'a
donné du Gardénal dont 3 années
ininterrompues dès mon encéphalite, puis du Neurocalcium,
du Lyxenxia, du
Tranxène ou de l'urbanyl en disant: " C'est nerveux,
ça va la calmer ! "
Lors de cette première crise, c'est un jeune interne
qui au vu de mon dossier a décelé que mon épilepsie
était
une conséquence de l'encéphalite et que
les malaises que je décrivais depuis mon enfance ressemblaient à
mes
crises partielles. Mon ophtalmologue aussi, avait décelé
qu'il y avait quelque chose d'anormal au cerveau. Lui,
qui m'a connu en 1983 avec un vision relativement correcte,
voyait mon champ visuel gauche se dégradait ainsi
que la vision. Aujourd'hui, je n'ai plus de champ visuel
et qu'1/10è . Mais je sais très bien m'accommoder avec
l'oeil droit qui lui, a appris à faire le travail
pour deux. Un autre petit problème, je n'y vois absolument rien
quand
j'ai le soleil en face. Mais j'arrive très bien
à me " débrouiller ". Après l'essai de tous les traitements
anti
épileptiques existants, il a fallu se rendre à
l'évidence, j'étais pharmaco-résistante. J'avais une
épilepsie partielle
complexe grave au temporal droit.
Je faisais des crises pluriquotidiennes sous différentes
formes: absences, crises partielles, tonico-cloniques
souvent, ces crises se généralisaient secondairement.
Avec le temps, la fréquence avait tendance à s'amplifier
malgré un traitement très lourd. Il m'arrivait
de faire 10 crises dans une journée. J'ai même fait une fois
un arrêt
cardiaque et trois autres fois un arrêt respiratoire.
J'ai rapidement pris conscience du danger qu'elles présentaient
pour mon entourage et moi-même. Toutes ces
crises journalières, je ne pouvais plus les supporter
tant j'étais une charge pour ma famille. Je ne pouvais plus
me déplacer seule en ville sans me retrouver dans
un SAMU, ni faire de sport, ni conduire, ni travailler (j'ai
même été licenciée à
cause de mon épilepsie). Certains jours, j'avais beaucoup de mal
à assumer ma maison et
mes 2 enfants. J'ai fait plusieurs chutes à vélo
et plusieurs crises en piscines, heureusement sans
conséquences.
Heureusement aussi qu'à cette époque j'avais
ma psychiatre qui, elle aussi, me portait à bout de bras; car il
m'est arrivé de penser au suicide. Mon neurologue
avait fait le bon choix en m'y adressant Ma mère et mes
enfants ont toujours été là pour
m'aider.
Un jour, le neurologue m'envoie consulter un professeur
neurologue-épileptologue qui, lui, me propose les
examens pré-opératoires.
Ma décision a été prise sur le champ, j'ai dit: OUI ! Enfin une solution !
L'exploration a duré deux ans avec trois hospitalisations
pour obtenir le feu vert. Bien entendu, il faut se
soumettre " le plus sereinement possible " a une série
d'examens pas très agréables, fatigants, mais
complétement indolores.
Quand on veut sortir de l'enfer, rien ne nous arrête !
Il faut qu'une relation de confiance réciproque
s'établisse avec l'équipe médicale, décrire
le plus précisement
possible les crises (les différents formes si
on en fait de plusieurs types), les symptômes, les fréquences
et la
durée. Mais pour cela, il n'y a que la présence
d'un proche pour donner au médecin toutes ces précisions
que le
malade ignore. Une chose importante aussi, est de faire
très attention à ce que nous dit l'équipe médicale
et
l'écouter ! Ceci est aussi valable après
l'opération. C'est une période très longue et dure
psychologiquement,
mais là encore, il y a l'équipe médicale,
la psychothérapie et les anciens opérés qui ont vécu
cette aventure.
OPERATION
L'intervention chirurgicale, pratiquée par un professeur
neurochirurgien spécialisé dans l'épilepsie au niveau
de
l'hippocampe et de l'amydale du temporal droit, a eu
lieu le 28/04/1997, et a duré, comme prévu, 9 heures avec
une journée en réanimation et une journée
et demie aux soins intensifs à titre préventif. Sortie un
mois après. Je
suis restée 15 jours de plus à l'hôpital
car j'ai fait une petite complication lors d'un effort. Mais après
4
ponctions lombaires qui, dans ce cas m'ont fait un bien
inouï, et un pansement compressif pendant 4 mois, tout
est rentré dans l'ordre.
Il est conseillé de ne pas être trop trépidant
les premiers jours qui suivent l'opération et d'écouter l'équipe
chirurgicale et médicale qui fait tout pour nous
guérir et nous soulager. Ensuite, je suis partie un mois en
maison de repos car je savais que je ne pourrais absolument
pas me reposer en rentrant à la maison. Mais cela
ne m'empêchait pas de faire tous les jours, 2 fois
une demie heure de vélo en salle, sous la surveillance du kiné
(en cas de chute bien sûr). J'avais un besoin réel
de me dépenser physiquement.
C'est une opération absolument indolore, je n'ai absolument pas souffert. J'en ai un très bon souvenir !
L'équipe médicale et chirurgicale a été très humaine et formidable. Je leur dois une reconnaissance inestimable !
APRES
Le rêve est enfin réalisé: plus de
crises; du moins dans mon cas pendant un an et demi. Ensuite il est vrai,
j'en ai
refait trois ou quatre, mais complètement différentes
d'avant et beaucoup moins importantes, et quelque aura.
Ces crises se sont déroulées dans des situations
de stress intenses. Une fois, dûe à une grosse frayeur et
les
autres fois, dûes au stress d'une mauvaise entente
conjugale, qui existait avant mon opération; mais que je
supportais mieux car j'étais complètement
" shootée ". Aussi, afin de remédier à cette situation
et de plus, je n'ai
absolument pas envie de mettre toutes les chances de
mon opération en péril, j'ai pris la décision de demander
le divorce. Je vis seule dans un appartement à
Toulouse depuis le 7 juin. Depuis cette date, je vais parfaitement
bien et suis très sereine.
J'ai bien accepté ces crises, je savais qu'elles
étaient dûes au stress. De plus, l'épileptologue et
le
neurochirurgien nous avaient bien averti, avant l'opération,
qu'il pouvait y avoir une petite récidive, tout
comme un état dépressif. D'où l'importance
de continuer à suivre le traitement anti-épileptique à
la lettre.
Cet état dépressif, je l'ai eu aussi, dû
à la raison ci-dessus. Mais là encore, j'en ai beaucoup parlé
avec l'équipe
médicale et la psychiatre et, une fois de plus,
je m'en suis sortie.
De toute façon, dès que mon opération
a eu lieu, la vie a été merveilleuse, j'ai eu envie de la
croquer à pleines
dents ! L'opération a changé ma vie et
celle de mes enfants.
L'épée de Damoclès que j'avais en
permanence sur la tête a enfin disparue ! C'est une renaissance complète,
c'est merveilleux !
Comme me l'ont dit mon médecin traitant et ma psy:
" je suis un bel exemple pour la médecine " ; et j'en suis
fière ! Car elle a vraiment besoin d'être
reconnue et mieux considérée qu'elle ne l'est actuellement;
surtout ces
hommes qui se donnent corps et âmes pour nous guérir
et nous sauver !
Je continue à prendre un petit traitement mais
déjà, beaucoup d'effets secondaires ont disparu (plus de
gaz, ni
de mauvaise haleine, ni de bouche sèche, transit
normal, plus de bouffées de chaleur ou de froid intense, plus
de problème de poids et surtout plus de migraines).
J'ai repris une réinsertion professionnelle en
septembre 98, en contrat insertion emploi dans un cabinet
comptable, à mi-temps afin que je puisse réapprendre
mon métier. Bien sûr là aussi, ce n'est pas facile
de se
retrouver au niveau professionnel le plus bas. Mais il
faut l'accepter et se dire que nous avons beaucoup de
chance de pouvoir retravailler. Il est vrai que ceci
me demande beaucoup de concentration et de mémoire , alors
que c'est notre point faible.
Pour la mémoire, je note tout afin de ne rien oublier.
Lorsque j'en ai besoin, je recherche dans mes notes. Ceci
me permet de ne pas angoisser, ni de m'énerver
si je ne trouve pas de moi-même. Je sais que cela agace
quelques collègues qui ne comprennent pas. Mais
ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent, je m'en fiche
complètement. Pour avancer, il faut que nous ayons
nos propres moyens de mémorisation.
Ce que je fais, cela me sert aussi pour la concentration,
et c'est une grande détente, ce sont : des mots fléchés,
mélés et des anagrammes. Je peine à
cause de ma vue. Mais grâce à mon ophtalmologue, au médecin
du travail
et aux aides faites pour les travailleurs handicapés,
mon employeur a pu bénéficier d'un aménagement de
poste
de travail qui m'aide énormément. Il est
vrai que quand je quitte le travail à midi, j'ai certains jours,vraiment
besoin de me reposer. Donc, en arrivant chez moi, je
fais une petite sieste d'une demie heure et je retrouve la
forme.
Tout ceci fait parti de la règle du jeu pour s'en sortir.
CONCLUSION
De toute façon, après l'opération,
il faut que l'entourage et nous même apprenions à vivre autrement.
Les
relations sont très différentes, avant
et après. Il faut avoir de l'énergie et nous n'en avons pas
tout le temps. Il
est vrai que ce n'est pas toujours facile ! Mais quand
nous y croyons, nous y arrivons !
Et là encore, le psychiatre est une aide très
importante ainsi que la relation avec l'équipe médicale et
chirurgicale
qui eux seuls, savent de quoi nous parlons. N'oublions
pas non plus le B.F.E. ! Personnellement, je ne
remercierai jamais assez tous mes médecins qui
m'ont suivie, guérie et redonné une envie extraordinaire
de
vivre, de m'insérer socialement et professionnellement
!
Cette opération est la plus belle des choses qui
me soit arrivée, malgré les petits problèmes qui ne
sont rien à
côté de notre vie d'épileptique antérieure.
Mais pour que ces petits problèmes ne soient rien,
il faut en parler,et parfois penser à ce que nous avons été
et
vécu, et nous nous rendrons compte que nous avons
beaucoup de chance. N'ayez pas peur !
Il ne faut surtout plus se refermer sur nous même
! Mais parler de l'épilepsie autour de nous afin de la
démythifier, que ce ne soit plus une maladie taboue
et honteuse, et que nous ne soyons plus seuls au monde,
isolés. Je vais même aller plus loin et
sûrement vous surprendre.
Il m'est arrivé de dire après l'opération,
et avec la plus grande sincérité à des futurs opérables
qui me posaient la
question: - " Vous feriez -vous opérer une seconde
fois , s'il le fallait? " J'ai répondu: Oui, tout de suite !
Si vous avez la chance d'être opérable, n'hésitez pas, profitez-en et foncez !
C'est une merveilleuse aventure qui vaut vraiment le coup
d'être vécue !
Ces pages sont maintenues par Gerard
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