Tout un d�but de voyage! Il y a un hangar en feu � l'a�roport de Qu�bec, regarde par le hublot, ils sortent les avions � la queue-leuleu.Quel contraste! Il faisait -30 degr�s quand nous sommes partis et voil� qu'en d�barquant de l'avion � San Jos�, 30 beaux degr�s nous enveloppent le visage! Tu es comme moi, nous nous sentons comme des enfants devant un plat de bonbons. Comment trouver le sommeil quand nous sommes si pr�s du but?
A la gare d'autobus, as-tu remarqu� comme cet homme a le visage rouge? Visiblement, il ne parle pas espagnol et il est pris de panique. Il s'agit d'un am�ricain qui veut aller � Arenal, le meme village que nous. Arriv�s � destination, nous lui trouvons un confortable hotel, reconnaissant, il nous invite au restaurant. Il nous parle de sa Cadillac et de sa Mercedes mais notre esprit est ailleurs, ce soir, pour la premi�re fois de notre vie nous allons visiter un volcan. Quelle bonne id�e de visiter ce volcan de nuit! Le groupe s'amuse, rit et tout � coup survient une explosion. D'un coup sec, tout le monde se tait et assiste au spectacle merveilleux de cette coul�e de lave incandescente qui coule sur les flancs de la montagne.Le bruit de la lave d�valant la pente nous remue le ventre. Nous nous sentons vuln�rables face � tant de puissance!
La soir�e n'est pas termin�e, il est minuit mais on va s'arreter � la rivi�re qui serpente au pied du volcan. Une baignade dans ces eaux chaudes, au pied d'une chute qui nous masse gentiment le dos, restera grav�e dans nos m�moires � jamais. Les millions d'�toiles qui scintillent au-dessus de nos tetes nous accompagnent.
Dans la r�serve de Monteverde, on se croirait dans une cath�drale: l'humidit�, l'impression de grandeur et le son qui voyage diff�remment...Quelle chance! Regarde en haut de cet immense arbre: un couple de quetzals!!! Ses couleurs rouge et verte m�talliques ne trompent pas, c'est le plus bel oiseau que j'ai vu de ma vie et tu es l� pour partager ce moment avec moi.
Aujourd'hui, dans le parc Santa Rosa, le paysage est compl�tement diff�rent d'hier, c'est une foret tropicale s�che. Le sol est couvert de feuilles mortes comme chez-nous � l'automne. Il fait pr�s de 40 degr�s mais notre marche dans le petit sentier n'est quand meme pas trop p�nible. Les groupes de singes dorment sur les branches, les bras et les pieds pendants, notre pr�sence ne semblant nullement les pr�occuper. � chaque fois, qu'un petit l�zard s'enfuit devant nous, le bruit des feuilles remu�es nous fait penser � un serpent mais cette fois-ci c'est du s�rieux, les craquements de branches sont persistants et les herbes hautes sont �cras�es. Il n'y a pas de doute, il s'agit d'un animal de grande taille qui s'approche! Meme si nous parlons fort, il ne s'�loigne pas, j'ai �t� bien heureux de te connaitre, l'ami! � la vue du premier p�cari du groupe, je fais semblant de ne pas etre surpris mais tu n'es pas dupe.
Pour terminer la journ�e, un peu d'auto-stop sur la piste rocailleuse nous permet de relaxer sur une longue plage sauvage avec une dizaine de touristes et quelques iguanes somnolentes comme compagnons.Penses-y, quelle chance nous avons d'etre ici!
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