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Discours 4-XI-2000, n. 4 (Jubilé des responsables de gouvernements,
des parlementaires et des hommes politiques ) Les lois, quels que soient les domaines dans lesquels le législateur intervient ou est obligé d'intervenir, doivent toujours respecter et promouvoir dans la variété de leurs exigences spirituelles et matérielles, personnelles, familiales et sociales les personnes humaines. C'est pourquoi une loi qui ne respecterait pas le droit à la vie de la conception à la mort naturelle de l'être humain, quelle que soit la condition dans laquelle il se trouve qu'il soit sain ou malade, encore à l'état embryonnaire, âgé ou en phase terminale n'est pas une loi conforme au dessein divin ; aussi un législateur chrétien ne peut-il ni contribuer à la formuler ni l'approuver en séance parlementaire, bien que, là où cela existe, il lui soit licite de proposer des amendements qui en atténuent le caractère dommageable lors des discussions au Parlement. Il faut en dire autant de toute loi qui nuirait à la famille et porterait atteinte à son unité et à son indissolubilité, ou bien qui conférerait une valeur légale à des unions entre personnes, y compris de même sexe, qui prétendraient se substituer avec les mêmes droits à la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme. |