Discours, 23-IX-2001, n. 2

(Aux jeunes, à l'Université Eurasia ; Kazakhstan)

En préparant mon voyage, je me suis demandé ce que les jeunes du Kazakhstan voudraient entendre du Pape de Rome, ce qu'ils voudraient lui demander. Je connais les jeunes et je sais qu'ils s'intéressent aux questions de fond. La première question que vous voudriez me poser est probablement celle-ci : " Qui suis-je, Pape Jean-Paul II, selon l'Évangile que tu annonces ? Quel est le sens de la vie ? Quel est mon destin ? " Ma réponse, chers jeunes, est très simple, mais d'une grande portée : Voilà, tu es une pensée de Dieu, tu es un battement du cœur de Dieu. Affirmer cela revient à dire que tu as en quelque sorte une valeur d'une certaine manière infinie, que tu comptes pour Dieu dans ton individualité irremplaçable.

Vous comprenez alors, chers jeunes, pourquoi je vous rencontre, ce soir, avec respect et émotion, et je porte sur vous un regard empli d'une profonde affection et confiance. (...)

Soyez conscients de la valeur unique que chacun de vous possède et sachez vous accepter dans vos convictions diverses, tout en recherchant ensemble la plénitude de la vérité. Votre pays a fait l'expérience de la violence humiliante de l'idéologie. Ne soyez pas à présent en proie à la violence non moins destructrice du " néant ". Quel vide étouffant, si dans la vie, il n'y a rien qui compte, si l'on ne croit à rien ! Le néant est la négation de l'infini, que votre vaste steppe évoque avec force, de l'infini auquel le cœur de l'homme aspire de façon irrésistible.

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