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Lettre aux prêtres, 25-III-2001, n. 8
Chers prêtres, ce mystère est grand : le Christ n'a pas eu peur de choisir ses ministres parmi les pécheurs. N'est-ce pas là notre expérience ? Il reviendra encore à Pierre d'en prendre plus vivement conscience dans son dialogue émouvant avec Jésus après la résurrection. Avant de lui conférer la charge pastorale, le Maître pose la question embarrassante : " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? " (Jn 21, 15). Celui qui est interpellé est celui-là même qui quelques jours plus tôt l'a renié à trois reprises. On comprend bien le ton humble de sa réponse : " Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime " (Jn 21, 17). C'est en fonction de cet amour conscient de sa fragilité, amour professé avec autant de tremblement que de confiance, que Pierre reçoit le ministère : "Sois le berger de mes agneaux ", " sois le pasteur de mes brebis " (ibid., vv. 15.16.17). C'est en fonction de cet amour, fortifié par le feu de la Pentecôte, que Pierre pourra accomplir le ministère reçu. |