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Homélie, 24-IX-2000, nn. 1-2 (Messe en conclusion du Congrès mariologique-marial international et du Jubilé des sanctuaires mariaux) " Prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux " (Mc 9,36). Ce geste singulier de Jésus (...) se situe immédiatement après le conseil avec lequel le Maître avait exhorté les disciples à désirer non pas le primat du pouvoir, mais celui du service. (...) On dirait que le Maître ressentait le besoin d'illustrer un enseignement aussi exigeant grâce à l'eloquence d'un geste riche de tendresse. (...) Dans le baiser à l'enfant, le Christ révèle tout d'abord la délicatesse de son cœur, capable de toutes les nuances de la sensibilité et de l'affection. Il y a tout d'abord la tendresse du Père, qui depuis l'éternité, dans l'Esprit Saint, l'aime et voit dans son visage humain le " Fils bien-aimé " qui a toute sa faveur (cf. Mc 1,11 ; 9,7). Il y a ensuite la tendresse toute féminine et maternelle dont l'a entouré Marie au cours des longues années passées dans la maison de Nazareth. (...) " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous " (Mc 9,35). Dans l'icône du baiser donné à l'enfant apparaît toute la vigueur de ce principe qui, dans la personne de Jésus, et ensuite également en Marie, trouve sa réalisation exemplaire. |