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Audience générale, 30-XI-1988, n. 3
En entendant Jésus prononcer son "pourquoi", nous apprenons aussi que les hommes qui souffrent peuvent le prononcer, mais dans ces mêmes dispositions de confiance et d'abandon filial, dont Jésus est le maître et le modèle. Dans le "pourquoi" de Jésus, il n'y a aucun sentiment ou ressentiment qui porte à la révolte, ou qui donne lieu au désespoir. Il n'y a pas l'ombre d'un reproche adressé au Père, mais l'expression de l'expérience de la fragilité, de la solitude, de l'abandon, que Jésus fait à notre place : en devenant ainsi le premier des "humiliés et des offensés", le premier des abandonnés, le premier des "desamparados" (comme le disent les Espagnols), mais qui, en même temps, nous dit que sur tous ces pauvres fils d'Eve veille l'œil plein de douceur d'une Providence secourable. |