Discours, 18-II-2000, n. 3

(lors du Jubilé des artistes)

Le Jubilé nous demande d'accueillir cette grâce de résurrection pour qu'elle pénètre en tous les plis de notre vie, la guérissant non seulement du péché mais aussi des scories qu'il laisse en nous, même après notre réconciliation avec Dieu. Il s'agit, en un certain sens, de " sculpter " la pierre de notre cœur, pour qu'y apparaissent les traits du Christ, l'homme nouveau.

L'Artiste qui peut faire cela en profondeur est l'Esprit Saint. Il exige cependant notre coopération et notre docilité. La conversion du cœur est, pour ainsi dire, l'œuvre d'art commune de l'Esprit et de notre liberté. Vous, artistes, habitués à modeler les matières les plus diverses selon l'inspiration de votre génie, vous savez combien l'effort quotidien pour améliorer sa propre existence ressemble à la fatigue artistique. Comme je l'ai écrit dans la Lettre qui vous était consacrée : " Dans la 'création artistique', l'homme se révèle plus que jamais 'image de Dieu', et il réalise cette tâche avant tout en modelant la merveilleuse 'matière' de sa propre humanité, et aussi en exerçant une domination créatrice sur l'univers qui l'entoure " (Lettre aux artistes, n. 1). Il y a une singulière analogie entre l'art de se former soi-même et celui qui s'exerce dans la transformation de la matière.

Hosted by www.Geocities.ws

1