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Chapitre 5 - Boss(e)
30-09-2008 � 22:07:37

Le mardi 30 septembre 2008,

Comme dans les films. Un amphith��tre g�ant. La dizaine de personnes d�j� pr�sente est compl�tement dispers�e dans la salle, je ne suis pas seul !
Pour la jouer studieux, je d�cide de me mettre � c�t� de celui qui m�a confirm� que j��tais bien en cours d�Anglais Civilisation Etrang�re. Au fond de la salle, �videmment.
Quelques minutes plus tard, pr�textant la clope obligatoire, celui ci se barre. Dommage, j�aurais rat� mon premier contact � l�Universit�.
La demi-heure passe, je suis arriv� un peu t�t. Puis l�amphi se remplit, de plus en plus. De plus en plus. Putain, �a ne s�arr�tera jamais�
Plus de 500 personnes plus tard, deux personnes montent sur le podium et prennent le micro. Comme dans les films. La premi�re, fait �tat de quelques informations. La seconde, c�est le professeur qui va nous lancer son cours magistral en pleine poire pendant une heure.
On parlera aujourd�hui de la cr�ation de l�Eglise Anglicane par Henry VIII, le chaud de la bite, et l�installation de sa digne h�riti�re, la Grande � Queen Elizabeth �.

Super int�ressant.
Un v�ritable sc�nario dict� � voix (tr�s) haute, les images d�filant dans ma t�te comme si je l�avais v�cu� Ou plut�t, comme si j�allais en r�aliser un film (qui a �t� fait cette ann�e d�ailleurs). Tr�s enrichissant.
La fin. Bordel monstre pour sortir pour aller voir mes salles de cours dont j�ignore tout. Apparemment, c�est �a la fac. En tout cas, pendant les quatre prochaines semaines seulement en ce qui concerne le monde.

� Ca se vide � selon les dires.
� Ah, je vous crois �. C�est ce que je r�ponds le plus souvent.

Verdict ? 90% de jolies filles, pour 10% de paum�s.
Je fais vite la connaissance de Victoria, une black � cheval dans les deux groupes pr�-cit�s. Perdue, � mon image, et dans mon m�me � bloc �, on parvient � trouver les salles de cours pour le lendemain. Mais le tout semble inexact. Bref, on verra demain.

Deuxi�me journ�e � l�Universit� pour cette Licence d�Anglais, l�g�rement � d�piteuse �. J�aurais tant aim� ma passion premi�re.
J�arrive, en avance, devant la salle de cours, qui ressemble cette fois-ci � celles que j�avais au lyc�e. Comme la veille, une dizaine de personnes attendent devant la porte avec moi, je ne suis pas seul !
Un homme barbu d�une cinquantaine d�ann�es arrive enfin � 8h p�tante pour ouvrir la porte., devant les yeux toujours pas tellement �carquill�s des �l�ves, que dis-je, des �tudiants arriv�s en plus grand nombre. Ce mec, c�est notre professeur de M�thodologie des langues, et pour le cours de Traduction. Tout un programme. El�gant quand il parle, il reste tr�s proche de nous, tout en nous mettant en garde sur de nombreux points. La Licence, on va pas nous la donner, et je dois avouer que �a commence � quelque peu m�effrayer lorsque je vois ce qu�ils attendent de nous.
Victoria, qui est aujourd�hui ma voisine de cours montre qu�elle est plus studieuse que moi. Par moments, je d�crochais. Au d�but, c�est un peu g�nant� Pourtant le tout est tr�s int�ressant, et tous les cours de cette journ�e l�auront montr�. Mais ils auront montr� aussi que ce d�calage de rythme et cet effroi du r�sultat existent aussi chez eux pour moi. Ce n�est pas que je n�ai pas envie de travailler, m�me si j�ai naturellement un immense poil dans la main (et pas que l� d�ailleurs), c�est juste que �a va demander �norm�ment de travail pour des objectifs que je n�arrive pas moi-m�me � cerner. Je vais apprendre, je vais �tre content d�apprendre, je vais m�enrichir, je vais �tre content de m�enrichir, mais apr�s ? Au niveau professionnel , �a ne risque pas plus de m�avancer� Disney est malgr� tous les remords toujours l�, mais cette fois-ci, en temps partiel, en 16h, m�incitant � go�ter encore � la remarquable ambiance d��quipe, et aux joies d�un CDI profitant d�un CE de malades.

Pourtant, ces temps-ci, j�avais vraiment envie de laisser Disney au placard pour une autre exp�rience.
Mon voyage aux Etats-Unis m�a quelque peu sermonn�. La mentalit� am�ricaine, c�est juste g�nial, et �a marcherait du tonnerre � Disneyland Paris. Mais c�est sans compter que la mentalit� fran�aise est incompatible � une structure am�ricaine. R�sultat : D�ceptions et d�sillusions en pagaille.
D�sillusion, c�est aussi ce qu�Ileana a aim� me faire inconsciemment go�ter. Oh, je lui manquais aux Etats Unis. Alors que je criais � Viva Las Vegas �, la ville du vice et du p�ch�, et du p�ch�, et du p�ch�, que je r�vais devant les collines de Hollywood, tout en �tant d��u d�un L.A. finalement encore plus complexe et paradoxalement encore plus int�ressant que je ne le pensais, alors que je parvenais presque � l�effacer de mes pens�es (et par cons�quences, � anticiper son d�part-rupture vers l�Italie), la belle, et bien, je lui manquais.
A mon retour en France, elle s��tait presque pr�cipit� pour me revoir, et n�a pas manqu� de t�moigner beaucoup d�affection. Mais c��tait bien court. Surtout lorsqu�elle m�a annonc�, � deux heures du matin, la veille, que finalement, non, elle ne viendra pas dormir chez moi pour que je l�accompagne t�t � l�a�roport le lendemain.

� Je pr�f�re rester avec mes amis �

Elle aura oubli� pleins de choses, m�me de me dire � Au revoir �.

Aux derni�res nouvelles, elle va mieux, et tout va mieux avec son copain en Italie. Le monde est beau, il est magnifique. Enfin, au fond, pourquoi je devrais lui en vouloir ?
C�est de ma faute tout cela�

Retour sur Terre. La reprise avec Disney a �t� tr�s difficile. D�moralisante, jusqu�au bout. Les Etats-Unis ont beaucoup chang� ma fa�on de constater les probl�mes, tout au fond, tout au fond, r�solvables� En changeant la mentalit�, et en visant enfin l�efficacit�.

D�moralisante. M�mes les facs ne r�pondaient plus.

Alors, en pleine nuit, dans un geste un peu impulsif, j�ai d�pos� une candidature aux cin�mas UGC en pensant, de tr�s tr�s loin, � la tr�s c�l�bre Sarah qui aurait pu me faire go�ter � ses liquidit�s si elle n�avait pas eu, ce soir l�, ce qu�il ne fallait pas qu�elle ait.
Et ouais ? Et si je demandais un temps partiel � UGC ?

Le lendemain, un appel. Puis un deuxi�me, et c�est celui qui m�int�resse.

� Bonjour, UGC La D�fense, on aimerait vous rencontrer. �

Un dimanche o� j��tais officiellement malade, je me rends donc vers le p�le �conomique parisien o� je vais habituellement profiter des toiles.
Un homme barbu d�une vingtaine d�ann�es arrive enfin � 16h15 p�tante pour m�ouvrir les portes du complexe. Je l�attendais � l�accueil � Illimit� �.

D�apparence cool et d�contract�e, il part se changer dans le costume de la bo�te, pour revenir mes chercher et m�emmener dans les entrailles administratives du multiplexe. Nous nous asseyons dans une grande salle de r�union, o� quelques affiches de films connus et r�cents ornent les murs, avec au beau milieu un tableau o� des commerciaux se sont amus�s � gribouiller des chiffres me rappelant, non sans mal, mes cours catastrophiques de Marketing d�il y a d�j� deux ans.
L�entretien commence par une br�ve pr�sentation de moi m�me, et de mon interlocuteur, Samy, responsable chez UGC La D�fense, dont l�anciennet� est seulement de quatre ans, alors que chez Mickey, le m�me poste est souvent offert � des anciens ayant le double d�anciennet�, au moins (et copinage inclus).
Le reste fut des papiers tendus, des exercices de calcul, et un besoin pour Samy, de conna�tre mes disponibilit�s. Seulement, deux jours plus t�t, l�Universit� Paris Sorbonne-Nouvelle m�avait r�pondu positivement pour ma demande en Anglais, et UGC ne pouvait alors plus que compter que sur l�emploi du temps que la Fac allait me donner dans la semaine qui suivait.
Devant ces difficult�s, Samy relan�a alors subitement l�entretien pour me faire parler un peu : Comment je r�agirais dans telle situation, comment je consid�re le travail en �quipe, qu�est ce que le groupe UGC pour moi. Puis tout au long de l�entretien, je me suis rendu compte d�une chose. Disney m�a appris �pour le domaine, et peut �tre bien pour plus- �norm�ment de choses. Je sais presque tout faire, je sais presque g�r� toute situation. J�ai gagn� de l�assurance, j�ai travaill� mon sang froid, j�ai des comp�tences.

Poign�e de main d�adieu, Samy me � recontactera dans la semaine �.
Pourtant, le soir m�me, ce dernier avait d�croch� son t�l�phone pour me dire que � UGC avait tr�s envie de travailler � avec moi.
Acc�l�ration des sens, je fais face aux premi�res barri�res universitaires et au syst�me bord�lique fran�ais lors de la semaine qui a suivi cet entretien. On s�entendrait plus penser.
L�inscription d�finitive � l�Universit� en poche, j��tais pr�t � d�gainer mon portable pour rappeler UGC. C��tait sans compter tout le recul que je susi parvenu � obtenir cette semaine.

Et mes amis ? Et cette aventure ? D�j� termin�e ? Et eux, mes amis ? Les laisser tomber ?
Non, au fond Disney, c�est le pire m�tier du monde. Mais qu�est ce que c�est marrant, et original, et professionnalisant, et humainement fort, humainement tr�s fort. Peut �tre que vraiment au fond, les valeurs Disneyennes sont encore l� � Paris� Mais seulement dans leurs employ�s. Alors, �a vaut peut �tre le coup d�esquiver les pressions en prenant un 16h, tout en ayant un minimum de rentr�e d�argent. Et puis si la Fac marche pas, c�est pas grave, je pourrais le garder, c�est un CDI. J�aurais ainsi le temps de tenter des castings ou des conneries cin�matographiques du genre.

UGC pr�venus (ils gardent quand m�me ma candidature sous le coude), Disney aussi, la Fac, me voil� !

Le bilan, apr�s �tre revenu sur tout �a reste le m�me. Mais je vais quand m�me essayer d�aller au bout, juste pour voir. Peut �tre que je me trompe, et peut �tre que j�ai juste du mal � prendre le rythme.
Et c�est la belle Modestie qui me l�a dit �a. Ouais, peut �tre mon premier love interest de la Fac. Un pr�nom, euh� � Original �� Mais une fille d�apparence sympa.
Mignonne, 20 ans, fine, les yeux marrons clairs, le sourire facile, et une petite voix de Wall-E.
Une journ�e en voisine avec elle, en bin�me en demi-groupe, et en anti-s�che lorsque je ne suivais plus, ont suffi pour qu�on s��change nos adresses MSN et nos noms Facebook.

Ouais, �a peut �tre �a aussi l�aventure universitaire : Jouer, faire semblant de bosser, �couter, apprendre, et rencontrer.
On verra demain, je ne suis pas le seul !
Chapitre 5 - Boss(e)
30-09-2008 � 22:07:37

Le mardi 30 septembre 2008,

Comme dans les films. Un amphith��tre g�ant. La dizaine de personnes d�j� pr�sente est compl�tement dispers�e dans la salle, je ne suis pas seul !
Pour la jouer studieux, je d�cide de me mettre � c�t� de celui qui m�a confirm� que j��tais bien en cours d�Anglais Civilisation Etrang�re. Au fond de la salle, �videmment.
Quelques minutes plus tard, pr�textant la clope obligatoire, celui ci se barre. Dommage, j�aurais rat� mon premier contact � l�Universit�.
La demi-heure passe, je suis arriv� un peu t�t. Puis l�amphi se remplit, de plus en plus. De plus en plus. Putain, �a ne s�arr�tera jamais�
Plus de 500 personnes plus tard, deux personnes montent sur le podium et prennent le micro. Comme dans les films. La premi�re, fait �tat de quelques informations. La seconde, c�est le professeur qui va nous lancer son cours magistral en pleine poire pendant une heure.
On parlera aujourd�hui de la cr�ation de l�Eglise Anglicane par Henry VIII, le chaud de la bite, et l�installation de sa digne h�riti�re, la Grande � Queen Elizabeth �.

Super int�ressant.
Un v�ritable sc�nario dict� � voix (tr�s) haute, les images d�filant dans ma t�te comme si je l�avais v�cu� Ou plut�t, comme si j�allais en r�aliser un film (qui a �t� fait cette ann�e d�ailleurs). Tr�s enrichissant.
La fin. Bordel monstre pour sortir pour aller voir mes salles de cours dont j�ignore tout. Apparemment, c�est �a la fac. En tout cas, pendant les quatre prochaines semaines seulement en ce qui concerne le monde.

� Ca se vide � selon les dires.
� Ah, je vous crois �. C�est ce que je r�ponds le plus souvent.

Verdict ? 90% de jolies filles, pour 10% de paum�s.
Je fais vite la connaissance de Victoria, une black � cheval dans les deux groupes pr�-cit�s. Perdue, � mon image, et dans mon m�me � bloc �, on parvient � trouver les salles de cours pour le lendemain. Mais le tout semble inexact. Bref, on verra demain.

Deuxi�me journ�e � l�Universit� pour cette Licence d�Anglais, l�g�rement � d�piteuse �. J�aurais tant aim� ma passion premi�re.
J�arrive, en avance, devant la salle de cours, qui ressemble cette fois-ci � celles que j�avais au lyc�e. Comme la veille, une dizaine de personnes attendent devant la porte avec moi, je ne suis pas seul !
Un homme barbu d�une cinquantaine d�ann�es arrive enfin � 8h p�tante pour ouvrir la porte., devant les yeux toujours pas tellement �carquill�s des �l�ves, que dis-je, des �tudiants arriv�s en plus grand nombre. Ce mec, c�est notre professeur de M�thodologie des langues, et pour le cours de Traduction. Tout un programme. El�gant quand il parle, il reste tr�s proche de nous, tout en nous mettant en garde sur de nombreux points. La Licence, on va pas nous la donner, et je dois avouer que �a commence � quelque peu m�effrayer lorsque je vois ce qu�ils attendent de nous.
Victoria, qui est aujourd�hui ma voisine de cours montre qu�elle est plus studieuse que moi. Par moments, je d�crochais. Au d�but, c�est un peu g�nant� Pourtant le tout est tr�s int�ressant, et tous les cours de cette journ�e l�auront montr�. Mais ils auront montr� aussi que ce d�calage de rythme et cet effroi du r�sultat existent aussi chez eux pour moi. Ce n�est pas que je n�ai pas envie de travailler, m�me si j�ai naturellement un immense poil dans la main (et pas que l� d�ailleurs), c�est juste que �a va demander �norm�ment de travail pour des objectifs que je n�arrive pas moi-m�me � cerner. Je vais apprendre, je vais �tre content d�apprendre, je vais m�enrichir, je vais �tre content de m�enrichir, mais apr�s ? Au niveau professionnel , �a ne risque pas plus de m�avancer� Disney est malgr� tous les remords toujours l�, mais cette fois-ci, en temps partiel, en 16h, m�incitant � go�ter encore � la remarquable ambiance d��quipe, et aux joies d�un CDI profitant d�un CE de malades.

Pourtant, ces temps-ci, j�avais vraiment envie de laisser Disney au placard pour une autre exp�rience.
Mon voyage aux Etats-Unis m�a quelque peu sermonn�. La mentalit� am�ricaine, c�est juste g�nial, et �a marcherait du tonnerre � Disneyland Paris. Mais c�est sans compter que la mentalit� fran�aise est incompatible � une structure am�ricaine. R�sultat : D�ceptions et d�sillusions en pagaille.
D�sillusion, c�est aussi ce qu�Ileana a aim� me faire inconsciemment go�ter. Oh, je lui manquais aux Etats Unis. Alors que je criais � Viva Las Vegas �, la ville du vice et du p�ch�, et du p�ch�, et du p�ch�, que je r�vais devant les collines de Hollywood, tout en �tant d��u d�un L.A. finalement encore plus complexe et paradoxalement encore plus int�ressant que je ne le pensais, alors que je parvenais presque � l�effacer de mes pens�es (et par cons�quences, � anticiper son d�part-rupture vers l�Italie), la belle, et bien, je lui manquais.
A mon retour en France, elle s��tait presque pr�cipit� pour me revoir, et n�a pas manqu� de t�moigner beaucoup d�affection. Mais c��tait bien court. Surtout lorsqu�elle m�a annonc�, � deux heures du matin, la veille, que finalement, non, elle ne viendra pas dormir chez moi pour que je l�accompagne t�t � l�a�roport le lendemain.

� Je pr�f�re rester avec mes amis �

Elle aura oubli� pleins de choses, m�me de me dire � Au revoir �.

Aux derni�res nouvelles, elle va mieux, et tout va mieux avec son copain en Italie. Le monde est beau, il est magnifique. Enfin, au fond, pourquoi je devrais lui en vouloir ?
C�est de ma faute tout cela�

Retour sur Terre. La reprise avec Disney a �t� tr�s difficile. D�moralisante, jusqu�au bout. Les Etats-Unis ont beaucoup chang� ma fa�on de constater les probl�mes, tout au fond, tout au fond, r�solvables� En changeant la mentalit�, et en visant enfin l�efficacit�.

D�moralisante. M�mes les facs ne r�pondaient plus.

Alors, en pleine nuit, dans un geste un peu impulsif, j�ai d�pos� une candidature aux cin�mas UGC en pensant, de tr�s tr�s loin, � la tr�s c�l�bre Sarah qui aurait pu me faire go�ter � ses liquidit�s si elle n�avait pas eu, ce soir l�, ce qu�il ne fallait pas qu�elle ait.
Et ouais ? Et si je demandais un temps partiel � UGC ?

Le lendemain, un appel. Puis un deuxi�me, et c�est celui qui m�int�resse.

� Bonjour, UGC La D�fense, on aimerait vous rencontrer. �

Un dimanche o� j��tais officiellement malade, je me rends donc vers le p�le �conomique parisien o� je vais habituellement profiter des toiles.
Un homme barbu d�une vingtaine d�ann�es arrive enfin � 16h15 p�tante pour m�ouvrir les portes du complexe. Je l�attendais � l�accueil � Illimit� �.

D�apparence cool et d�contract�e, il part se changer dans le costume de la bo�te, pour revenir mes chercher et m�emmener dans les entrailles administratives du multiplexe. Nous nous asseyons dans une grande salle de r�union, o� quelques affiches de films connus et r�cents ornent les murs, avec au beau milieu un tableau o� des commerciaux se sont amus�s � gribouiller des chiffres me rappelant, non sans mal, mes cours catastrophiques de Marketing d�il y a d�j� deux ans.
L�entretien commence par une br�ve pr�sentation de moi m�me, et de mon interlocuteur, Samy, responsable chez UGC La D�fense, dont l�anciennet� est seulement de quatre ans, alors que chez Mickey, le m�me poste est souvent offert � des anciens ayant le double d�anciennet�, au moins (et copinage inclus).
Le reste fut des papiers tendus, des exercices de calcul, et un besoin pour Samy, de conna�tre mes disponibilit�s. Seulement, deux jours plus t�t, l�Universit� Paris Sorbonne-Nouvelle m�avait r�pondu positivement pour ma demande en Anglais, et UGC ne pouvait alors plus que compter que sur l�emploi du temps que la Fac allait me donner dans la semaine qui suivait.
Devant ces difficult�s, Samy relan�a alors subitement l�entretien pour me faire parler un peu : Comment je r�agirais dans telle situation, comment je consid�re le travail en �quipe, qu�est ce que le groupe UGC pour moi. Puis tout au long de l�entretien, je me suis rendu compte d�une chose. Disney m�a appris �pour le domaine, et peut �tre bien pour plus- �norm�ment de choses. Je sais presque tout faire, je sais presque g�r� toute situation. J�ai gagn� de l�assurance, j�ai travaill� mon sang froid, j�ai des comp�tences.

Poign�e de main d�adieu, Samy me � recontactera dans la semaine �.
Pourtant, le soir m�me, ce dernier avait d�croch� son t�l�phone pour me dire que � UGC avait tr�s envie de travailler � avec moi.
Acc�l�ration des sens, je fais face aux premi�res barri�res universitaires et au syst�me bord�lique fran�ais lors de la semaine qui a suivi cet entretien. On s�entendrait plus penser.
L�inscription d�finitive � l�Universit� en poche, j��tais pr�t � d�gainer mon portable pour rappeler UGC. C��tait sans compter tout le recul que je susi parvenu � obtenir cette semaine.

Et mes amis ? Et cette aventure ? D�j� termin�e ? Et eux, mes amis ? Les laisser tomber ?
Non, au fond Disney, c�est le pire m�tier du monde. Mais qu�est ce que c�est marrant, et original, et professionnalisant, et humainement fort, humainement tr�s fort. Peut �tre que vraiment au fond, les valeurs Disneyennes sont encore l� � Paris� Mais seulement dans leurs employ�s. Alors, �a vaut peut �tre le coup d�esquiver les pressions en prenant un 16h, tout en ayant un minimum de rentr�e d�argent. Et puis si la Fac marche pas, c�est pas grave, je pourrais le garder, c�est un CDI. J�aurais ainsi le temps de tenter des castings ou des conneries cin�matographiques du genre.

UGC pr�venus (ils gardent quand m�me ma candidature sous le coude), Disney aussi, la Fac, me voil� !

Le bilan, apr�s �tre revenu sur tout �a reste le m�me. Mais je vais quand m�me essayer d�aller au bout, juste pour voir. Peut �tre que je me trompe, et peut �tre que j�ai juste du mal � prendre le rythme.
Et c�est la belle Modestie qui me l�a dit �a. Ouais, peut �tre mon premier love interest de la Fac. Un pr�nom, euh� � Original �� Mais une fille d�apparence sympa.
Mignonne, 20 ans, fine, les yeux marrons clairs, le sourire facile, et une petite voix de Wall-E.
Une journ�e en voisine avec elle, en bin�me en demi-groupe, et en anti-s�che lorsque je ne suivais plus, ont suffi pour qu�on s��change nos adresses MSN et nos noms Facebook.

Ouais, �a peut �tre �a aussi l�aventure universitaire : Jouer, faire semblant de bosser, �couter, apprendre, et rencontrer.
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