INTRODUCTION A L'APOCALYPSE

 par B. W. Johnson


Ap 1:1 " Révélation de Jésus-Christ: Dieu la lui donna pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt." 


       Lorsque nous ouvrons le livre de l'Apocalypse, nous

    découvrons, dans un premier temps, une différence flagrante   entre

    ce livre et les autres écrits du N.T.

    Ce n'est pas un livre historique comme les Actes, ou un ensemble

    de discussions et d'instructions pratiques comme les épîtres.

    C'est plutôt un livre qui, de prime abord, ressemble à ceux des

    prophètes Ezéchiel et Daniel. Ces prophètes ont eu des visions

    divines sur certains grands événements du futur, et ils les ont

    révélées par écrit, en employant des images symboliques.

    Jean a eu de merveilleuses visions, qu'il a enregistrées et

    laissées à l'Eglise pour leur interprétation.

    Ce livre est un livre prophétique.

 

     #Re 1:1

 

       Afin d'avoir la meilleure compréhension de ce livre, nous ne

    devons pas perdre de vue son objet, qui apparaît dès la première

    phrase.  Le but du livre est de révéler le futur, et non de

    révéler quelques événements limités, mais "les choses" qui doivent

    se réaliser.

       Autrement dit, son but est de révéler les grandes lignes de

    l'histoire future, dans la mesure où cette histoire concerne

    l'Eglise.

 

       Il n'y a aucune autre portion du N.T qui n'ait été autant que

     l'Apocalypse une source de désaccord ou d'incompréhension.

       Le plan établi pour l'exposé ne laisse pas beaucoup de place

     pour approfondir tous les points, et cet exposé sera limité à

     certaines parties essentielles pour la compréhension du texte.

       Parmi ces points se trouvent les questions sur l'Auteur, sur la

     date, sur le lieu de rédaction, et sur les principes

     d'interprétation.

 

   B. W. Johnson The People's New Testament (p. 405)

 

                           L'AUTEUR

 

    Il a été fait allusion, dans les introductions des épîtres de

    Jean, à la théorie de certains critiques rationalistes, qui

    pensent qu'un certain "Jean l'Ancien", contemporain de Jean

    l'apôtre serait l'auteur de l'Apocalypse.

    Il n'y a aucune preuve que cette personne ait existé, et il n'est

    pas étonnant que Jean soit appelé l'Ancien. Pierre aurait pu

    s'appeler également ainsi, et le fragment manuscrit de Papias

    montre que tous les apôtres et disciples de Christ peuvent être

    qualifiés d'Anciens. Irénée parla même de Papias en tant que

    disciple de Jean l'apôtre.

    Certains, toutefois, ont essayé de montrer que le Jean mentionné

    au premier verset de l'Apocalypse n'est autre que ce Jean

    mythique.

 

    Sans entrer dans la polémique concernant ce "Jean l'Ancien" ou

    "Jean le Presbytérien", il semble essentiel de signaler qu'il n'y a

    pas d'autre livre du N.T dont le témoignage historique concernant

    l'auteur ne soit plus clair.

    Seulement quelques années se sont écoulées entre la mort de Jean

    et les témoignages le concernant. Ces témoignages proviennent de

    personnes l'ayant connu personnellement ou de personnes ayant été

    instruites par d'anciens compagnons de Jean.

    Parmi les témoins directs figure Papias, né vers 70 Ap. J.C.

    Irénée le qualifie "d'auditeur" de Jean. Papias a écrit, dans un

    de ses manuscrits, dont il ne reste que des fragments, que Jean

    est l'auteur de l'Apocalypse.

    Irénée, né vers l'an 115 ou 125 Ap. J.C, a été instruit par

    Polycarpe, lui-même un ancien disciple de Jean. Il était donc

    relativement bien informé, et il a pu affirmer que Jean était

    l'auteur de l'Apocalypse.

    D'autres Pères du second siècle ont témoigné également que Jean

    avait écrit l'Apocalypse, et c'est ce que dit le Canon de

    Muratori, le premier canon des écrits du N.T, vers 170 Ap. J.C.

    Tous les doutes concernant l'auteur semblent être venus bien plus

    tard.

    Il est aussi historiquement bien établi que Jean a passé ses

    dernières années dans cette partie de l'Asie à laquelle le Livre

    de l'Apocalypse est associé.

 

   B. W. Johnson The People's New Testament 1889. (p. 405-406)

 

                LA DATE

 

    Seules deux dates de rédaction sont proposées:

    (1) Celle que l'église primitive avait reconnue. Elle correspond à

    la fin du règne de l'Empereur Domitien, de 81 à 96 Ap. J.C,

    (2) celle que les critiques modernes ont retenue. Elle correspond à

    la fin du règne de Néron, vers 65 à 68 Ap. J.C.

    La première date est confortée par le témoignage historique, la

    seconde se base sur des allusions, avec comme but l'appui de

    certaines interprétations.

 

    Avant de s'intéresser aux éléments qui étayent la première date,

    (vers 95-96), voyons brièvement les raisons invoquées pour les

    partisans du règne de Néron.

 

    Il est dit que:

 

    (1) Le texte doit avoir été écrit alors que le temple existait

    encore,

 

    #Re 11:1

 

    et que les versets

 

    #Re 11:2 20:9

 

    montrent que Jérusalem n'était pas encore détruite, mais en état

    de siège. Il est étrange, pour des étudiants de la Bible,

    d'utiliser de tels arguments, car il est connu que le Temple et

    Jérusalem sont des symboles représentant l'Eglise, et que tous les

    livres du N.T comportent des symboles, du début à la fin.

    Il semble étrange que, dans une vision composée de symboles,

    certains soutiennent que Jean à Patmos, ait littéralement vu le

    temple de Jérusalem, à des milliers de kilomètres de là.

    De plus, lorsqu'il parle de la ville appelée "la Sodome et

    l'Egypte spirituelles",

 

    #Re 11:8

 

    il signifie qu'il ne peut s'agir littéralement de Jérusalem.

    Une ville sainte est le symbole de l'Eglise, une ville pécheresse

    est le symbole d'une église détournée de la vérité, une ville

    envahie par les païens symbolise une église influencée par le

    monde.

    Le langage de

 

    #Re 20:9

 

    exclut la capitale Juive du temps de Néron.

 

   Note: L'objection exégétique des critiques modernes au sujet de

 

    #Re 11:1

 

    montrant que le temple de Jérusalem était encore debout au moment

    de la rédaction de l'Apocalypse, prouve la profonde erreur de ces

    gens, fourvoyés dans une fausse interprétation trop littérale.

 

    (2) Il est soutenu que le verset

 

    #Re 17:11

 

    se réfère à Néron, et ceci amène une fausse idée sur la date.

 

    (3) Il y a également certains solécismes(*)dans le texte Grec

    original qui n'apparaissent pas dans l'évangile de Jean.

    Ce qui permettrait de montrer que l'Apocalypse aurait été écrite

    avant l'Evangile, alors que Jean ne maîtrisait pas encore la

    langue.

    Sur ce point, le Professeur Milligan, de l'Université d'Aberdeen,

    en Ecosse, grand érudit de Grec, a dit:

    "Les solécismes ne résultent pas d'un manque de connaissance du

    Grec, ils n'auraient pas été supprimés par une meilleure

    connaissance de la langue. Ils ont été utilisés dans un but

    précis. De plus, certains passages, par exemple le chapitre 18,

    montrent une parfaite maîtrise du Grec par l'auteur."

  ----------

   (*)solécisme: incorrection de langage comme en commettaient les

    gens de Soles, ville de Cilicie fondée par les Athéniens.

    Faute contre la syntaxe, par opposition à barbarisme.

    Ex: Je veux qu'il vient (Larousse)

 

   Note: Winer ("Grammaire du Testament Grec"), au sujet des

   solécismes de l'Apocalypse, dit que dans la plupart des cas ils sont

   des figures de style, dans d'autres cas dus à une négligence de

   l'auteur.

 

    L'Apocalypse n'est pas un écrit structuré, travaillé et élaboré

    comme l'évangile de Jean. Il a été écrit avec le feu et l'extase

    du prophète, ce qui en explique les différences de style.

 

    (4) Il est dit que l'imagerie Juive appartient aux premières

    années d'écriture de Jean, plus qu'aux dernières.

    On peut répliquer à cela qu'il n'y a aucun auteur du N.T qui

    montre un tel style Juif, une telle influence, que dans l'évangile

    de Jean.

    C'est Jean qui a écrit:

 

    #Joh 4:22

 

    et, en parlant de Jésus:

 

    #Joh 1:49

 

    Des pensées et des empreintes de l'A.T apparaissent constamment

    dans le quatrième évangile.

 

   B. W. Johnson The People's New Testament. 1889. (p. 406-407)

 

                  LA DATE REELLE

 

    En se basant sur les déclarations positives et définitives

    d'Irénée, il y a entente pour dire que cet écrit date de la

    persécution subie lors du règne de Domitien.

    Afin de bien apprécier le témoignage d'Irénée, il faut savoir

    qu'il naquit dans le premier quart du second siècle, qu'il fut

    disciple de Polycarpe, et fut évêque de Lyon en 178.

    Polycarpe fut martyrisé en 155. Dans une de ses lettres, Irénée

    parle à un de ses compagnons et explique combien Polycarpe lui

    était cher et intimement lié. Il explique aussi que Polycarpe lui

    parlait souvent de l'apôtre Jean, qui l'avait instruit.

    Par conséquent, Irénée devait être informé, par Polycarpe, des

    grandes lignes de l'histoire de Jean, et en particulier des

    circonstances qui l'amenèrent en exil à Patmos.

    Ce témoin déclare: "l'Apocalypse a été évaluée, du moins jusqu'à

    ma génération, comme ayant été rédigée sous le règne de Domitien

    (96 Ap. J.C.)."

 

    Les Pères de l'Eglise ont été d'accord avec cette déclaration, non

    seulement au second siècle mais également au troisième, sans

    variations dans les faits historiques. Toutes les déclarations

    supportent la conclusion que Jean a été exilé à Patmos par

    Domitien.

 

    Un écrivain du quatrième siècle fit l'erreur de placer le

    bannissement sous le règne de Claudius César, mais cette erreur

    n'a pas trouvé d'écho.

    C'est au sixième siècle que, pour la première fois, l'exil est

    placé à une autre époque, celle du règne de Néron, et, jusqu'au

    douzième siècle, il n'y a que deux auteurs qui soutiennent cette

    thèse. On ne peut les appeler témoins, puisqu'ils sont plus

    éloignés de la mort de Jean que nous de la découverte de

    l'Amérique par Christophe Colomb.

    Il est clair qu'on peut historiquement prouver que c'est la date

    la plus récente qui est la plus convaincante.

 

   B. W. Johnson The People's New Testament. 1889. (p. 407)

 

                   TEMOIGNAGE INTERNE

 

    La conclusion historique est corroborée par un témoignage interne

    convaincant. Si on résume le livre de Godet "Bible Studies",

    seconde série, certains points éclairent ce problème de date:

 

    (1) "La condition indiquée des églises", au deuxième et troisième

    chapitre rend improbable une date ancienne. Ces églises ne furent

    pas fondées avant les années 55-58. Paul a écrit à deux de ces

    églises, Ephèse et Colosses, en 62 ou 63; Pierre a écrit à chacune

    d'elles quelques années plus tard; Paul a écrit sa seconde lettre

    à Timothée, à Ephèse, probablement vers 67.

    Dans ces lettres il n'est pas fait allusion à la présence de Jean

    dans cette région du monde, ni d'allusions à la déchéance

    spirituelle révélées par les lettres adressées aux anges des

    églises d'Ephèse, Sardes et Laodicée.

    Toutefois, cette théorie implique que Jean ait trouvé, vers les

    années 68-69 des églises spirituellement mortes. Les chapitres 2

    et 3 de l'Apocalypse décrivent une situation qui n'a pu apparaître

    qu'une génération après que Paul ait fait sa seconde visite à ces

    églises.

 

    (2) Godet note le fait qu'une organisation ecclésiastique se

    trouve dans les sept élises, organisation qui n'existait pas avant

    la fin du premier siècle.

    Dans chaque église, il y a un homme, "l'ange de l'église", à

    travers lequel toute l'église est concernée. Il n'est pas fait

    allusion à une telle personne, ayant une telle distinction à la

    tête des églises, avant le début du second siècle.

 

    (3) L'expression "le jour du Seigneur" n'apparaît pas dans les

    premiers écrits apostoliques. Ces écrits mentionnent toujours "le

    premier jour de la semaine", et c'était encore le cas en 68.

    Le terme "jour du Seigneur" indique donc une période proche du

    début du second siècle.

 

    (4) L'expression qui se trouve dans les versets:

 

    #Re 2:9 3:9

 

    montre une séparation complète entre l'église et la synagogue.

    Cette séparation n'a pas eu lieu avant l'époque de la destruction

    de Jérusalem. Le langage peut s'expliquer par un événement très

    important, comme la dispersion de l'état Juif.

 

    Cette discussion pourrait être continuée, il est important de

    cerner correctement la date de rédaction, cet élément étant très

    important au niveau de l'interprétation.

    Ce que nous avons vu indique:

   -fin du règne de Domitien, vers l'an 96 Ap. J.C.

 

    Il peut être utile de préciser que la persécution de Néron était

    locale, le bannissement ne se pratiquait pas, Néron préférant tuer

    pour punir. Il est d'ailleurs improbable que Néron ait tué Paul et

    Pierre, et qu'il ait exilé Jean.

    Il n'y a pas non plus de preuves que Jean, dés l'an 68, ait visité

    la région des sept églises. Nous savons que la persécution de

    Domitien n'était pas seulement locale, et que Jean passa les

    dernières années de sa vie dans la région d'Ephèse.

 

   B. W. Johnson The People's New Testament. 1889. (p. 408)

 

                      LE LIEU

 

    L'auteur lui-même témoigne du fait que les visions de

    l'Apocalypse ont été reçues sur l'île de Patmos.

    L'église primitive témoigne unanimement que Jean a survécu à la

    destruction de Jérusalem. Lorsque la fureur guerrière s'est

    approchée de la ville sainte, Jean, obéissant aux mises en garde

    du Seigneur, s'est enfuit à Ephèse,

 

    #Mt 24:16

 

    et il s'est retrouvé au milieu des églises d'Asie, fondées par

    l'apôtre Paul.

    Pendant son long séjour dans cette région, qui dura jusqu'à sa

    mort, il a été banni sous le règne de Domitien, qui persécuta

    l'église.

    Patmos, lieu de l'exil est une prison installée sur un rocher en

    pleine mer. Ce sont en fait trois masses rocheuses, reliées par

     des isthmes, sur une longueur d'environ 50 kilomètres.

     Ces îles se trouvent dans la mer Egée, et font partie d'un

     archipel appelé "les Sporades".

     Etant hors des lignes maritimes, ces endroits sont rarement

     visités. Les sommets de Patmos sont déserts, sur les coteaux

     paissent quelques troupeaux, et, à part quelques arbres

     fruitiers, c'est un lieu désert et de désolation.

     La mer est limpide, le ciel presque toujours sans nuages, et,

     depuis les endroits les plus élevés, Jean pouvait voir, à des

     kilomètres à la ronde, les îles voisines et les montagnes d'Asie

     au loin.

 

    Bien que Jean affirme avoir eu ses visions à Patmos, certains

    semblent penser que l'ouvrage a été écrit à Ephèse. Les arguments

    dans ce sens semblent bien faibles, il n'y a que des suppositions,

    non des preuves.

    Cet argument s'oppose d'ailleurs au fait que la première des sept

    lettres est adressée à "l'ange de l'église d'Ephèse".

 

    #Re 2:1

 

    Que Jean ait résidé à Ephèse à l'époque de la rédaction n'est pas

    prouvé, il est préférable de penser que les visions reçues à

    Patmos, ont été également enregistrées à Patmos.

 

   B. W. Johnson The People's New Testament. 1889. (p. 408-409)

 

      LES SYSTEMES D'INTERPRETATION

 

    L'Apocalypse est probablement le texte de l'Ecriture qui offre la

    plus grande diversité d'interprétations. Ceci a amené certains

    lecteurs à penser que ce texte n'est qu'un recueil confus, voire

    incohérent, écrit dans un état d'extase poétique. Ils pensent

    qu'il n'y a pas d'interprétation possible.

    Les différences d'interprétation sont dues à la différence des

    méthodes d'interprétation utilisées.

    Il y en a trois principales, qui contiennent toutes des vérités,

    mais qui ont toutes le danger de mener à des conclusions

    dangereuses.

    Tout interprète raisonnable, reconnaîtra une certaine valeur et

    une certaine qualité à ces différents systèmes d'interprétation:

 

    (1) Les Prétéristes. Selon ces interprètes, les visions

    successives de Jean se réalisent dans l'histoire de la nation

    Juive et de la Rome païenne, les événements s'étant passés il y a

    longtemps, et font partie du passé.

    Beaucoup de rationalistes soutiennent que tous ces événements

    avaient eu lieu avant que Jean ait reçu les visions, et ainsi le

    texte ne serait pas une prédiction.

    C'est la raison pour laquelle ces critiques sont appelés

    "Prétéristes". Cette thèse est soutenue par de nombreux

    commentateurs Catholiques Romains et certains Protestants.

 

    (2) Les Futuristes. Ils insistent sur le fait que les événements

    auront lieu dans le futur et s'accompliront dans l'histoire future

    d'Israël.

    Ils soutiennent qu'Israël va reconquérir la Palestine, que le

    Temple sera reconstruit, la ville sainte sera aux mains des

    Gentils pendant 1260 jours, etc...

 

    Le système Prétériste est valable dans le sens où certains

    événements ont déjà eu lieu, les Futuristes ont raison en disant

    qu'une partie des événements est encore à venir.

 

    (3) Le Système Historique. C'est le système qui semble le mieux

    adapté, mais en le modifiant et en conservant certains éléments

    des deux autres systèmes.

    Ce système pense qu'une succession d'événements historiques est

    présentée par Jean par l'intermédiaire d'une série de visions.

    Certains événements se sont maintenant déroulés, mais ils étaient

    pour Jean du domaine du futur.

    Evitons l'erreur de dire que ce livre est historique du début à la

    fin.

    Il est clair qu'il y a plus qu'une série de visions, que ces

    séries se suivent, avec synchronisme.

    Le résultat du système historique devra être clair, harmonieux, en

    accord avec les visions du prophète.

    De nombreux commentateurs Anglais sont de cette école.

 

    Il faut toujours garder à l'esprit que ce livre est un livre de

    prophétie, écrit pour "montrer les choses qui doivent arriver

    bientôt".

 

    #Re 1:1

 

    Jean était un témoin oculaire, il a raconté ce qu'il a vu. Le

    futur s'est révélé à lui par une série de visions.

    Chaque représentation symbolique parlait du futur, de ce qui a pu

    se passer depuis.

    Lorsque le premier sceau est ouvert en

 

    #Re 6:1-2

 

    un guerrier est vu avec son arc, chevauchant un cheval blanc, cela

    peut être interprété comme une représentation imagée d'un

    événement futur pour Jean exilé à Patmos.

    Les images symboliques se succèdent rapidement, au fur et à mesure

    que les sceaux s'ouvrent, que les trompettes sonnent.

    L'interprétation correcte ne réside pas dans une interprétation

    littérale, mais dans les symboles utilisés pour transmettre les

    impressions et visions.

    Il est utile, pour aider à la compréhension du texte, d'avoir une

    explication des différents symboles utilisés habituellement dans

    les écrits prophétiques.

    C'est le but de la Table de Symboles qui suit.

 

   B. W. Johnson The People's New Testament. 1889. (p. 409-410)

 

                 TABLE DES SYMBOLES

 

    Dans cette table seront donnés les principaux symboles utilisés

    par Jean, avec leur signification. Les définitions proviennent de

    Mede, Elliott, Lange, Campbell, et autres sources.

 

   Adultère.--Idolâtrie ou apostasie, et plus spécialement la

    seconde. Christ est représenté comme étant l'époux de l'église, et

    l'apostasie ou l'infidélité à son égard est un adultère spirituel.

    Une église corrompue est considérée comme une courtisane.

   #Re 2:22

 

   Agneau.--Le symbole de la pureté, de l'absence de péché, du

    sacrifice. L'Agneau de Dieu, c'est Christ qui est mort pour

    sauver le monde.

   #Re 5:6

 

   Ange.--Tout agent ou messager de la volonté divine. Le terme

    peut être un symbole de tout mouvement des nations, ou de

    l'histoire qui renferme les buts divins.

   #Re 1:1

 

   Arc.--L'arc, arme de guerre, est un symbole de la guerre

    lorsqu'il est dans les mains d'un homme.

   #Re 6:2

 

   Babylone.--La ville qui a emmené Israël en captivité. C'est donc

    un symbole de tout ce qui peut rendre captif le peuple de Dieu. Ce

    peut être la Rome païenne, ou la Rome papale.

   #Re 14:8

 

   Balances.--Symbole de justice, mais, lorsqu'il s'agit de

    balances pour la nourriture, elles deviennent symbole de pénurie.

   #Re 6:5

 

   Bête.--Le terme traduit par "bête" signifie une bête sauvage.

    C'est donc un symbole de cruauté et de puissance tyrannique. Le

    terme employé au chapitre 4, traduit dans certaines versions par

    "bêtes" n'a pas le même sens. Au lieu de "quatre bêtes" il s'agit

    bien de "quatre créatures vivantes", ou "quatre êtres vivants".

   #Re 11:7

 

   Blanc.--Etre habillé de blanc, c'est être innocent, pur et

    triomphant.

   #Re 19:14

 

   Chaîne.--Un symbole d'esclavage ou d'affliction. Enchaîner

    signifie rendre impuissant. Attacher, lier Satan avec une chaîne,

    c'est détruire son pouvoir.

   #Re 20:1

 

   Chandelier.--Symbole de l'église, qui doit être la lumière du

   monde. Les sept chandeliers en or sont les sept églises. C'est le

   symbole de ceux qui apportent la lumière.

   #Re 1:12

 

   Cheval.--Utilisé seulement à des fins guerrières dans l'ancien

    temps. C'est donc un symbole guerrier. La couleur du cheval

    indique le caractère de son cavalier, et l'état d'avancement de

    la guerre.

   #Re 6:2

 

   Cheval Blanc.--Guerre glorieuse et triomphante. Voir Cheval.

   #Re 6:2

 

   Cheval Noir.--Dans l'antiquité, le cheval n'était pas utilisé

    comme une bête de somme, mais pour faire la guerre. Il est donc un

    symbole de guerre, et un cheval noir symbolise une guerre

    particulièrement dévastatrice.

   #Re 6:5

 

   Cheval Pâle.--Image d'une guerre de dévastation, du règne de la

    mort.

   #Re 6:8

 

   Cheval Roux.--Image de la cruauté, d'une guerre sanguinaire,

    caractérisée par un terrible carnage.

   #Re 6:4

 

   Ciel et Terre.--Le monde. L'univers politique et religieux. Un

    nouveau ciel et une nouvelle terre impliquent le remplacement de

    l'ordre ancien par un nouvel ordre.

   #Re 21:1

 

   Clef.--Le symbole du pouvoir de libérer ou d'emprisonner,

    d'ouvrir le paradis ou l'enfer, de sauver ou de détruire.

   #Re 3:7

 

   Cornes.--"La grande corne du premier roi" (Daniel). Un symbole

    des rois, des royaumes, du pouvoir. Sept cornes indiquent une

    puissance considérable.

 

   Couronne.--Le symbole de la majesté royale. Expérimenter

    l'honneur et l'exaltation. Recevoir la couronne de vie, c'est

    recevoir les honneurs de la vie éternelle.

   #Re 2:10

 

   Dragon.--L'ancien empire païen de Rome. Le dragon était à

    l'origine le symbole d'un monarque. Dans l'Apocalypse, il est la

    monarchie persécutrice de Rome.

   #Re 12:3

 

   Ecarlate.--Cette couleur, celle du sang, symbolise une cruauté

    sanguinaire. Une femme écarlate est une église persécutrice.

   #Re 17:4

 

   Egypte.--L'endroit de l'esclavage spirituel. Symbolise l'état de

    péché, l'opposition à Christ.

   #Re 11:8

 

   Encens.--Les prières des saints.

   #Re 18:13

 

   Epée.--Symbole du massacre, et également de la conquête. Une

    épée, dans les mains de quelqu'un, indique un massacre opéré par

    des armes charnelles. Une épée qui sort de la bouche de quelqu'un

    montre les conquêtes de la parole de Dieu.

   #Re 1:16

 

   Epouse.--L'Eglise, l'épouse de Christ, la Nouvelle Jérusalem.

   #Re 19:7

 

   Epoux.--Jésus-Christ.

   #Re 21:2

 

   Etoiles.--Des lumières brillantes dans le monde. Des hommes qui

    se démarquent, soit dans l'église, soit dans les nations.

   #Re 6:13

 

   Euphrate.--Le symbole du pouvoir Turc. "Etre attaché à

    l'Euphrate" c'est être lié près de ce fleuve.

   #Re 9:14

 

   Femme.--La "femme enveloppée de soleil" est l'église pure et

    fidèle.  La Grande Prostituée est la fausse église, apostate et

    sans foi.  L'église est souvent représentée par une femme mariée

    ou une femme enceinte. Une femme pure représente une église

    fidèle, une "courtisane" est une église fausse et apostate.

   #Re 12:1

 

   Feu.--Destruction féroce. Jamais le symbole d'une bénédiction,

    mais d'une malédiction.

   #Re 8:7

 

   Feu du Ciel.--Destruction divine; le feu venant du ciel par le

    dragon à deux cornes représente l'excommunication et l'anathème

    d'une fausse puissance spirituelle.

   #Re 13:13

 

   Fleuve de Vie.--Christ est la fontaine de vie. La vie

    abondante, qui coule en permanence, que Christ fait couler est

    symbolisée par un fleuve. Ce fleuve et l'arbre de vie sont les

    mêmes symboles.

   #Re 22:1

 

   Fouler la cuve du vin.--Symbole d'une effusion de sang et de

    détresse.

   #Re 19:15

 

   Front.--Une marque sur le front est une profession de  foi

    publique.

   #Re 7:3

 

   Grêle.--Ravages et destruction.

   #Re 8:7

 

   Iles.--Etats Européens. Pour les prophètes, les "îles de la

    mer" sont les pays méditerranéens, et par extension l'Europe.

   #Re 16:20

 

   Jérusalem.--La capitale de Judée et le siège du temple sont les

    symboles de l'Eglise de Christ. La "ville sainte" est opposée à

    la "grande ville", Jérusalem à Babylone, la vraie et la fausse

    église.

   #Re 21:2

 

   Jézabel.--Une femme non sainte symbolise une mauvaise influence

    pour l'église.

   #Re 2:20

 

   Jour.--Une révolution de la terre sur son axe est le symbole de

    la révolution terrestre annuelle dans son orbite. "Douze cent

    soixante jours" représentent autant d'années.

   #Re 11:3

 

   Lion.--Un symbole de pouvoir royal.

   #Re 4:7

 

   Livre.--La trace écrite de la volonté divine. Sceller un livre

    consiste à garder secret son contenu. Dans l'ancien temps, les

    rouleaux ou livres scellés ne pouvaient être lus. Enlever un sceau

    permet de révéler le contenu du livre. Dévorer un livre, c'est

    devenir maître de son contenu. Le livre aux sept sceaux est celui

    de la destinée humaine, l'exposé des grands événements qui auront

    lieu avant le triomphe final de l'église. L'ouverture de ces

    sceaux est la révélation de l'histoire future.

   #Re 5:1

 

   Lune.--Symbole des autorités et des pouvoirs qui ne sont pas

    suprêmes. Une lumière qui brille en reflétant une autre lumière.

   #Re 21:23

 

   Main.--Une marque sur la main symbolise la manière de vivre, la

    pratique.

   #Re 13:16

 

   Manne.--Le pain de vie. La vérité de Christ.

   #Re 2:17

 

   Marchands.--Symbole de ceux qui tirent profit de la religion et

    de ses privilèges.

   #Re 18:3

 

   Montagne.--Personnes ou pouvoirs qui se distinguent des autres.

    Elévation suprême parmi les hommes. Grand prince ou gouvernement.

    Une montagne qui brûle représente un pouvoir destructeur ou

    changeant.

   #Re 8:8

 

   Mort.--Un symbole de la destruction.

   #Re 1:18

 

   Noir.--La couleur du deuil, donc symbole de calamité et de

    peine.

   #Re 6:12

 

   Nuée.--Emblème de pouvoir et de majesté. Etre enlevé dans les

    nuées, c'est apparaître dans la gloire, et être exalté.

   #Re 10:1

 

   Prostituée.--Communauté idolâtre. La grande prostituée est

    l'église apostate. Voir Adultère.

   #Re 17:1

 

   Roi.--Symbole du pouvoir suprême, gouvernement, royaume

   #Re 15:3

 

   Roseau de Mesure.--Le standard auquel est soumise l'Eglise, la

    Parole.

   #Re 21:15

 

   Sang.--Le symbole du carnage de la guerre.

   #Re 6:5

 

   Sauterelles.--Race particulièrement dévorante et dévastatrice

    dans les déserts d'Arabie, symbole des armées Arabes

    "dévorantes", les Arabes sous Mahomet.

   #Re 9:3

 

   Sept.--Le nombre parfait. La plénitude.

   #Re 1:12

 

   Sépulcre.--Mettre au sépulcre signifie condamner à l'oubli.

    Ne pas permettre que les cadavres soient mis au sépulcre signifie

    que l'on se souviendra d'eux.

   #Re 11:9

 

   Soleil.--En tant que grand diffuseur de lumière, c'est le

    symbole de Christ. C'est aussi une autorité supérieure. La lune

    et les étoiles indiquent les grandes lumières de la société, mais

    elles sont inférieures au soleil.

   #Re 1:16

 

   Témoin.--Les deux témoins sont les deux testaments, et c'est le

    sens réel du mot.

   #Re 11:3

 

   Temple de Dieu.--L'église dont le tabernacle et le temple

    étaient des types. Le temple de dieu dans les cieux est ouvert,

    il est la demeure de Dieu, c'est l'église céleste.

   #Re 11:1

 

   Temps.--Le temps, des temps et un demi-temps, sont la révolution

    annuelle de la terre, une année, deux ans, une demi-année, ou

    trois ans et demi. "Sept temps" se sont écoulés pendant le règne

    de Nebucadnetsar, soit sept ans.

   #Re 12:14

 

   Ténèbres.--Symbole bien connu de la calamité et de l'affliction.

   #Re 16:10

 

   Terre.--L'ancien monde civilisé, qui correspond, à l'époque de

    Jean, à l'Empire Romain. Symbole de pouvoirs politiques.

   #Re 1:5

 

   Tremblement de Terre.--Révolutions morales et politiques, et

    convulsions de la société. Secousses dans l'ordre établi.

    Subversion des états et des fortunes.

   #Re 6:12

 

   Trompette.--Le son de la trompette signifie la marche en avant

    d'une armée, charnelle ou spirituelle. C'est également la

    proclamation de la guerre ou de la paix.

   #Re 8:7

 

   Trône.--Un symbole d'autorité.

   #Re 3:21

 

   Vents.--Symbole du tumulte, grands mouvements. Les "quatre

    vents" sont quatre invasions de l'Empire Romain.

   #Re 7:1

 

   Verge.--Symbole de l'autorité, de la règle. Le bâton de fer est

    le symbole d'une autorité forte.

   #Re 2:17

 

   B. W. Johnson The People's New Testament 1889. (p. 410-413)

 

       VUE GENERALE DE L'APOCALYPSE

 

    Jean dit que son livre rassemble les choses "qui doivent venir

    bientôt". Il a vu, à l'époque, des événements qui étaient encore

    futurs, et dont certains font maintenant partie de l'histoire

    passée.

    Personne ne supposait que Dieu pouvait avoir l'intention de

    dévoiler l'histoire fluctuante des nations, des races, des

    royaumes sur les siècles qui nous séparent de Jean.

    On peut donc se poser la question: à quels pays, à quelles séries

    d'événements, cette prédiction est elle applicable?

    Si nous considérons les prophètes de l'A.T, nous pouvons trouver

    une réponse satisfaisante. La pensée centrale de toutes les

    prédictions est l'histoire future du peuple de Dieu.

    Tout ce qui est annoncé se réfère, directement ou indirectement

    aux destinées d'Israël, temporelles et spirituelles, la nation

    physique aussi bien que spirituelle. En d'autres mots, les

    destinées des Juifs et de l'Eglise.

    Avec cet objectif devant eux, ils ont aussi prédit le destin des

    grandes nations païennes avec lesquelles les Juifs ont été en

    contact, qui ont influencé leurs fortunes, ou sont devenues leurs

    oppresseurs.

    Ainsi nous découvrons l'Assyrie, Babylone, Tyr, l'Egypte, etc...

    qui furent sujets de prophéties.

 

    La même chose est vraie dans les prophéties du N.T.  Les

    prophètes parlent du futur d'Israël et de l'Eglise, et par

    conséquent révèlent beaucoup de choses concernant les nations

    opposantes et persécutrices.  Il n'était pas dans la pensée de

    Christ de donner, à travers l'Apocalypse tout le plan de

    l'histoire, mais les grandes lignes des destinées, tribulations

    et triomphe de l'Eglise.  L'Eglise était, dans les premiers

    siècles, sous l'emprise totale de l'empire Romain, persécuteur.

    Ce pouvoir opposant est indiqué dans la vision prophétique, et le

    symbolisme se réfère souvent au pouvoir de Rome.  Gardons à

    l'esprit que Jean était victime de la persécution Romaine, et

    qu'il écrit pendant son exil à Patmos. Il n'était jamais allé en

    dehors de l'Empire Romain, et il n'y a aucune preuve qu'un apôtre

    ne soit allé en un lieu qu'un citoyen Romain aurait pu appeler

    étranger.  Du fait que ce puissant empire affecte tant les

    intérêts de l'Eglise, il n'est pas extraordinaire qu'il devienne

    le sujet de la vision prophétique.  Tous les interprètes sont

    d'accords pour reconnaître que la Rome païenne est, plus ou

    moins, le sujet des prédictions. Cette entente générale se

    manifeste également au niveau de la Rome Papale, le grand despote

    spirituel vers lequel aboutira l'empire païen.  Une étude

    approfondie et impartiale du texte nous amènera à la conclusion

    d'une grande apostasie, d'une église faussée, d'un pouvoir

    spirituel persécuteur qui influencera énormément le destin des

    saints de Jésus-Christ. Cette puissance a des caractéristiques

    que l'on retrouve très fortement au cours de l'histoire de la

    Papauté. Il semble possible d'affirmer que la portée du livre de

    l'Apocalypse est similaire à celle des écrits des prophètes de

    l'A.T.

    En plus du but principal du livre, il y a la description de deux

    grandes puissances, la Rome Papale et la Rome païenne. Les

    destinées changeantes de l'Eglise sont dessinées comme un filet

    d'or sur un panorama historique assez sombre.

    Finalement, lorsque le temps favorable de Dieu viendra, la

    bataille aura lieu jusqu'à sa fin, la victoire sera remportée, et

    l'Eglise triomphante se réjouira des fruits de ses souffrances et

    de ses labeurs, et elle bénéficiera des gloires de la Nouvelle

    Jérusalem.

 

   B. W. Johnson The People's New Testament. 1889. (p. 413-414)

 

                  DIVISIONS

 

    Afin de comprendre, le lecteur doit se rappeler qu'il y a plus

    qu'une série de visions, qu'elles se superposent, révélant

    différents points de la même période.

    Le livre entier peut être divisé ainsi:

 

    1 ère PARTIE. Chapitres I-IV.--Cette partie contient

    l'introduction, la vision du Fils de l'Homme, les Lettres aux

    Sept Eglises, la Vision du Ciel ouvert, et du trône de Dieu.

 

    2 ème PARTIE.Chapitres V-XI.--Cette partie commence avec

    une vision d'un livre scellé avec sept sceaux. Le livre est dans

    les mains de Celui qui est sur le trône, c'est le Livre de la

    Destinée, dont le contenu est caché par les sceaux.

    L'Agneau de Dieu est chargé de les ouvrir, donc de révéler le

    futur. A chaque sceau apparaît une vision qui représente un

    symbole concernant une période de l'histoire de l'humanité.

    Six sceaux sont ouverts d'affilée, puis vient une pause avant

    l'ouverture du septième sceau.

    Quand celui-ci est ouvert, on découvre sept fléaux et sept

    trompettes. Les trompettes sonnent les unes après les autres, et,

    après chaque sonnerie survient un grand événement.

    Lorsque la dernière trompette sonne, la Fin arrive, et Christ

    triomphe de tout.

    Nous sommes amenés à la fin des temps.

 

    3 ème PARTIE. Chapitres XII-XVIII.--Cette partie commence

    avec la vision d'une femme, symbole de l'Eglise. Un ennemi de la

    femme paraît, c'est une bête à sept têtes et dix cornes, symbole

    de la Rome païenne.

    Il y a aussi une femme qui est assise sur une bête à sept têtes,

    représentant la fausse église. Les personnages changent et se

    réunissent, pour former "Babylone".

 

    4 ème PARTIE. Chapitres XIX-XX.--Ces chapitres décrivent la

    grande victoire remportée sur les puissances ennemies. La période

    de mille ans, et la défaite finale de Satan.

 

    5 ème PARTIE. Chapitres XXI-XXII.--Ces chapitres décrivent

    la Maison Glorieuse des Saints rachetés, et contiennent les

    exhortations finales.


   B. W. Johnson The People's New Testament. 1889. (p. 414)


 INDEX

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hosted by www.Geocities.ws

1