Gladstone
Lord Salisbury
Disraeli
Disraeli et Gladstone

�� En 1868, Benjamin Disraeli forma le parti conservateur et devint Premier Ministre. Il �tait l'un des politiciens favoris de Victoria car, � la mort d'Albert il avait exprim� son admiration pour le Prince consort. La reine �tait certaine que Disraeli �tait le sul homem qui avait r�ellement su appr�ceir le Prince. Avant d'occuper le poste de Premier Ministre, Disraeli avait �t� Chancellier de l'�chiquier et leader de la Chambre des Communes. Il avait �crit quelques romans dans lesquels il exprimait sa philsophie politique selon laquelle l'aristocratie devrait user de ses pouvoirs pour aider et prot�ger les pauvres. Malheureusement pour Victoria, Disraeli ne demeura que 9 mois au pouvoir. En d�cembre 1869, le parti lib�ral remporta les �lections et William Ewart Gladstone devint Premier Ministre. Disraeli et Gladstone �taient des ennemis politiques depuis 1852 quand Gladstone attaqua le discours sur le budget de Disraeli � la Chambre des Communes alors que Lord Derby �tait au pouvoir. Quand le gouvernement de Derby perdit les �lections et que Lord Aberdeen forma un gouvernement de coalition, Gladstone succ�da � Disraeli en tant que Chancellier de l'�chiquier. La reine n'aimait pas Gladstone. Il la traitait de fa�on tellement c�r�monieuse et formelle que Victoria avait dit: 'Il me parle comme si j'�tais une assembl�e'. Elle savait qu'elle �tait la reine mais, elle �tait aussi une dame et d�sirait �tre trait�e comme telle. De plus, elle n'aimait pas les moyens d�tourn�s que Gladstone prenait pour imposer sa politique. Elle avait sur son bureau des milliers de papiers � r�viser et � signer et, elle ne comprenanit pas tr�s bien la plupart d'entre eux. Gladstone introduisit plusieurs r�formes pendant qu'il �tait en poste, les plus importantes �tant: la r�forme de l'�glise d'Irlande, la r�forme agricole en Irlande, la r�forme de l'�ducation, la r�forme des �lections parlementaires et la r�forme de l'administration judiciaire. Mais, la r�forme lib�rale que Victoria d�testait le plus �tait celle que Gladstone appliqua � l'arm�e. Pendant longtemps, le Chef Militaire Supr�me s'�tait rapport� directement au souverain; � partir de maintenant, il allait d�pendre du Parlement et du Minist�re de la Guerre. Victoria consid�rait cette innovation comme une attaque contre sa personne mais, elle ne pouvait rien faire pour contrer la d�cision du Premier Ministre. M�me si Victoria d�testait Gladstone, il faut admettre que ce dernier �tait un grand politicien qui a fr�quemment d�fendu la monarchie contre les courants r�publicains. Le m�contentement populaire provoqu� par le retraite prolong�e de la reine avait ressurgi et une vague de r�publicanisme balayait l'Angleterre. Sir Charles Dilke pronon�a un discours �loquent contre la monarchie lors d'une assembl�e r�publicaine � Newcastle. En 1872, Dilke proposa � la Chambre des Communes d'effectuer une enqu�te sur les d�penses de la reine afin de r�duire son budjet. Gladstone d�fendit la Couronne � la Chambre des Communes avec beaucoup d'�loquence et obtint un franc succ�s; pourtant, cette attitude n'am�liora pas sa position vis-�-vis la reine. En 1874, Gladstone fut d�fait aux �lections et, � la gende joie de Victoria, Disraeli reprit les r�nes du pouvoir. Contrairement � Gladstone, Disraeli traitait Victoria en dame et en amie. Il discutait des affaires officielles sur un ton familier et amical. Il la surnommait 'la F�e', ce qu'elle adorait. La politique de Disraeli �tait ax�e sur l'imp�rialisme. Il voulait amplifier le pouvoir et le prestige de l'Angleterre. En 1869, on inaugura le Canal de Suez; il connectait la M�diterrann�e � la Mer Rouge et repr�sentait une importante route maritime commerciale, surtout pour la Grande-Bretagne. Malheureusement, les actions du Canal se trouvaientdans des mains fran�aises et �gyptiennes, l'Angleterre n'en poss�dait aucune. En 1875, Disraeli acheta au Prince d'�gypte toutes les actions �gyptiennes, remportant ainsi une grande victoire politique. Disraeli croyait que si l'Angleterre souhaitait maintenir sa puissance sur la politique mondiale, elle devait chercher le support de ses colonies d'outre-mer, le colonialisme devint donc l'int�r�t principal de la politique de Disraeli. En 1876, il r�ussit � faire de Victoria l'imp�ratrice des Indes. La reine Victoria avait tendance � consid�rer tout �v�nement politique comme une bagarre personnelle. � l'�t� de 1876, quand les turcs massacr�rent 12,000 bulgares chr�tiens, elle les d�crivit dans son journal comme �tant: 'd'horriblement cruels mutilateurs, avec de petites barbes pointues, sans uniformes et portant des couteaux � la ceinture'. � la fin de septembre, la responsabilit� des meurtres des bulgares �tait pass�e des turcs aux russes. Elle �crivit � Disraeli: 'Entendant, comme nous le faisons, tous les sous-entendus selon lesquels la Russie fut l'instigateur de cette r�bellion qui a caus� tant de cruaut� envers les turcs... le monde doit savoir que c'est sur leurs �paules, et non sur les n�tres, que repose le sang des bulgares assassin�s.' Quand la Russie d�clara la guerre � la Turquie en 1877, elle per�u que le d�fi lanc� par le tsar l'avait �t� � elle plut�t qu'au sultan. Une conf�rence, le Congr�s de Berlin, fut tenue � Berlin en juin pour r�soudre la crise est-europ�enne, cette conf�rence �tait pla��e sous la pr�sidence du chancelier allemand Otto von Bismarck. Disraeli y assista pour repr�senter sa reine et imp�ratrice. Un d�ner fut donn� par von Bismarck en l'honneur de Disraeli. Le chancelier avisa le Premier Ministre de ne pas accorder sa confiance aux princes, il lui confia que sa sant� avait �t� ruin�e par l'horrible conduite de l'empereur allemand. Disraeli lui r�pondit qu'il servait 'une personne qui �tait l'�me de la candeur et que tous ses ministres l'aimaient'. En 1878, la seconde fille de la reine Victoria, la princesse Alice, maintenant grande-duchesse de Hesse, contracta la dipht�rie et mourut le 14 d�cembre, le Prince Albert �tait mort le m�me jour, 17 ans plus t�t. Ce matin l�, la reine priait dans la Salon Bleu comme elle le faisait d'habitude au jour anniversaire de la mort d'Albert. En allant d�je�ner, elle rencontra John Brown qui lui remit un t�l�gramme annon�ant la mort d'Alice. Ce fut incroyable et terriblement douloureux pour elle de perdre une fille qui avait �t� de si grand support pour elle et son �poux et cel� en cet effroyable jour du 14 d�cembre. En avril 1879, la reine se rendit � Darmstadt visiter ses petits-enfants orphelins de m�re. Alors qu'elle se trouvait l�, elle re�ut un t�l�gramme de Disraeli lui annon�ant qu'il avait perdu les �lections g�n�rales et que Gladstone �tait de nouveau Premier Ministre. Ce fut un grand choc pour elle d'apprendre qu'elle venait de perdre le seul Premier Ministre, depuis Lord Melbourne, qui �tait aussi un ami et, il y avait pire encore, il �tait remplac� par un homme qu'elle n'avait jamais aim�. � son retour en Angleterre, elle eut un entretien priv� avec Gladstone, entretien qui fut bref, paisible mais tendu. Elle fit tous les efforts pour para�tre naturelle. Elle avertit le Premier Ministre que la politique �trang�re ne devait pas �tre modifi�e et Glasdstone sut la satisfaire en acceptant cet ordre avec humilit�. Si la reine fut choqu�e par la d�faite de Disraeli, un autre �v�nement allait bient�t survenir qui la peinerait encore plus. Pendant quelque temps, elle avait continu� � �changer une correspondance suivie avec Disraeli; l'ancien Premier Ministre �tait �g� et fatigu�, il mourut un an plus tard, le 19 avril 1881. Le reine offrit une plaque comm�morative qui fut pla��e au-dessus de son banc dans l'�glise de Hughenden, cette plaque portait l'inscription: 'Pos�e par sa souveraine r�connaissante et son amie. Victoria R.I.' L'�gypte souffrait d'une crise politique; en 1882, l'officier �gyptien Arabi Baja fomenta un coup d'�tat contre l'administration anglo-fran�aise, les investissemens �trangers � Suez furent mis en p�ril. Gladstone n'avait pas le moindre int�r�t � intervenir en �gypte. Il s'�tait oppos� � Disraeli quand celui-ci avait achet� des actions du Canal, pourtant, les investisseurs ne pouvaient �tre abandonn�s et l'Angleterre se devait d'agir. Un escadron britannique d�barqua � Alexandrie et mis un terme � la r�bellion lors de la bataille de Tel-el-Kabir � laquelle, Arthur, le fils pr�f�r� de la reine Victoria, participa. Arabi Baja fut exil� � Ceylan mais sa d�faite n'apporta pas la paix � l'�gypte. Une nouvelle r�bellion �clata au Soudan, un vaste pays situ� au sud de l'�gypte et pla�� sous administration �gyptienne, cette r�volte �tait men�e par Mohamed Ahmed qui se surnommait le Mahdi, 'Celui qu'on attend'. La reine Victoria envoya lettres et t�l�grammes exortant son gouvernement � �craser imm�diatement ce faux proph�te. Gladstone voulait faire �vacuer les troupes britanniques plut�t que de mater la r�bellion et, en d�cembre 1883, son Cabinet annon�a l'�vacuation du Soudan mais, cette action fut retard�e jusqu'en janvier 1884. M�me si elle consid�rait cette �vacuation comme une humiliation, la reine dut s'y r�soudre. Le 8 janvier 1884, elle �crivit dans son journal: 'Les nouvelles du Soudan sont tr�s mauvaises mais, le minist�re ne semble pas s'en rendre compte. Je leur envoie continuellement des t�l�grammes et des lettres.' Finalement, le g�n�ral Charles George Gordon fut envoy� au Soudan � la fin de janvier. Il avait pour mission d'�tudier la meilleure fa�on de conduire l'�vacuation. Gordon entra dans Khartoum, la capitale du Soudan, le 18 f�vrier 1884 et, il rapporta la situation comme suit: 'Pour quitter l'�gypte en paix, il est n�cessaire d'�liminer le Mahdi'. Gordon croyait que le gouvernement britannique allait lui envoyer des renforts pour l'aider � �craser le Mahdi mais, le cabinet de Gladstone n'attendant de lui qu'une �vacuation ne lui envoya aucune aide. Gordon d�cida de rester et de combattre le Mahdi. La reine Victoria et le peuple appuyaient Gordon. Le 9 f�vrier, la reine �crivit � Gladstone: 'La reine tremble pour la s�curit� du g�n�ral Gordon. Si quoique ce soit lui arrive, le r�sultat en sera affreux'. Le 18 mars, le Mahdi assi�gea Khartoum. Dix jours plus tard, le fils cadet de la reine, le prince Leopold mourut � Cannes d'une h�morragie interne due � une mauvaise chute. � Khartoum, la situation empirait de jour en jour mais, Gordon �tait de plus en plus convaincu de ne pas se rendre. 'Je demeurerai ici et succomberai avec la ville' �crivit-il dans son journal. La derni�re entr�e de son journal date du fatidique 14 d�cembre: ' si la force exp�ditionnaire n'est pas arriv�e d'ici 10 jours, la ville tombera et j'aurai fait de mon mieux pour sauvegarder l'honneur de mon pays. Au revoir. C.G. Gordon.' Bien que Gladstone ait retard� jusqu'au dernier moment l'envoi de renforts � Gordon, il dut finalement c�der aux demandes de la reine et de l'opinion publique et, il envoya une exp�dition command�e par Lord Wolseley qui arriva � Khartoum le 28 janvier 1885. Il �tait trop tard. Deux jours plus t�t, le Mahdi avait pris la ville et tu� Gordon. Quand la reine Victoria apprit la mort de Gordon, elle envoya une lettre � Gladstone: 'Les nouvelles en provenance de Khartoum sont terribles et, de penser que cel� aurait pu �tre �vit� et que de nombreuses vies auraient pu �tre sauv�es par une action plus rapide est trop �pouvantable.' Gladstone devint tr�s impopulaire apr�s l'affaire du Soudan et fut battu aux �lections g�n�rales par le conservateur Lord Salisbury qui devint le nouveau Premier Ministre. La reine jubilait. Lors de sa derni�re entrevue avec Gladstone, elle lui offrit un titre de comte qu'il refusa. Elle se pr�para � souhaiter la bienvenue � Salisbury mais, elle fut rapidement d�sappoint�e quand le Premier Ministre conservateur fut d�fait en f�vrier 1886 et que Gladstone reprit son poste au minist�re. L'Irlande avait toujours repr�sent� un sujet d'inqui�tude pour le gouvernement britannique. Les irlandais souhaitaient depuis toujours obtenir leur autonomie et employaient le terrorisme et la violence pour parvenir � leurs fins. Gladstone �tait convaincu que le mieux �tait d'offrir aux irlandais un 'Home Rule Bill' (autonomie) et, il avait l'intention de convaincre le Parlement d'accepter cette mesure.Cette proposition s�para en deux le parti lib�ral et fut rejet�e par le Parlement. La popularit� de Gladstone �tait � la baisse et il fut de nouveau battu aux �lections de 1886, Lord Salisbury le rempla�a
Lord Salisbury

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Robert Cecil, troisi�me marquis de Salisbury est n� � Hatfield House en 1830, il fut �duqu� � Eton et � Christ Church (Oxford). Ce fut le premier des Premiers Ministres de la reine Victoria � �tre plus jeune qu'elle. Pour Lord Salisbury, la souveraine �tait l'incarnation m�me de la nation et, il consid�rait la Couronne comme �tant indispensable au bon fonctionnement du royaume et de l'empire et comme seule garantie de la stabilit� du pays. Il ne traitait pas la reine avec la gr�ce et la verve de Disraeli mais, il la servait avec chevalerie et d�votion, il croyait fermement que la reine devait �tre prot�g�e et ob�ie. Il avait l'habitude de dire � ses coll�gues, quand ceux-ci harcelaient la reine sur un sujet ou un autre: 'Je ne veux pas que la reine s'inqui�te'. Lord Salisbury occupa la t�te du gouvernement de 1886 � 1892.
La reine Victoria entour�e par quelques uns de ses enfants et par son petit-fills l'empereur d'Allemagne: de gauche a droit, Prince Arthur, Prince Alfred, l'Empereur Wilhelm II, le futur Roi Edward VII at Vicky, l'Imp�ratrice Frederik.
Le Jubil� d'Or

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En 1887, la Grande-Bretagne c�l�bra le 50e anniversaire du r�gne de Victoria. Pendant ce r�gne, le Royaume-Uni �tait devenu la plus grande puissance imp�riale et industrielle du monde et sa famille �tait apparent�e � presque toutes les maisons royales d'Europe. Le jour du Jubil�, le 21 juin 1887, la reine fut conduite � l'Abbaye de Westminster dans un carrosse ouvert tir� par six chevaux cr�me. Elle �tait accompagn�e par la princesse de la Couronne d'Allemagne et par la Princesse de Galles; son escorte �tait constitu�e de repr�sentants de la Cavalerie des Indes. La duchesse d'Edimburgh ainsi que les princesses Helena, Louise et Beatrice la suivaient dans un autre carrosse. Une procession venait ensuite compos�e de ces cavaliers: les trois fils de la reine (le Prince de Galles, le duc de Cobourg et le duc de Connaught), ses cinq beaux-fils (le prince de la couronne d'Allemagne, le grand-duc de Hesse, le prince Christian, Lord Lorne et le prince Henry de Battenberg) et huit de ses petits-fils (le futur empereur Wilhelm II, le prince Heinrich de Prusse, le prince Albert-Victor, le prince George de Galles, le prince Ernst Ludwig de Hesse, le prince Alfred d'Edimburg et, les princes Christian-Victor et Albert de Schleswig-Holstein). Fritz, le prince de la couronne d'Allemagne, �clipsait tous les autres avec sa barbe dor�e et l'aigle allemand qu'il portait sur son casque; m�me s'il �tait aphone � cause d'un cancer de la gorge, il avait insist� pour assister au Jubil�. Le lendemain, on servi des petits pains et du lait � 30,000 �coliers dans Hyde Park. Le 23 juin, la reine se retrouva propri�taire de deux serviteurs indiens: Abdul Karim, 24 ans mince et astu�ieux et Mohamet, gras et souriant.
Le Munshi

�� Des deux serviteurs de la reine, Abdul Karim, dont le p�re �tait m�decin � Agra, �tait son favori. La reine lui trouva un tuteur anglais qui en fut pas tr�s heureux de constater que son �l�ve �tait un serviteur et non un prince. Le 3 ao�t 1883, la reine �crivit dans son journal: 'J'apprend quelques mots d'hindoustani pour parler � mes serviteurs. Cel� repr�sente un grand int�r�t pour moi car je ne suis jamais vraiment entr�e en contact ni avec cette langue ni avec ce peuple avant aujourd'hui.' Victoria s'�tait toujours pos�e en protectrice des peuples � la peau fonc�e et cel�, malgr� les pr�jug�s raciaux. Abdul devint une sorte de substitut de John Brown, En 1889, il fut fait Munshi de la reine et en 1894, on le nomma secr�taire de la reine. Chaque jour, le favoritisme dont la reine faisait montre envers son Munshi s'intensifiait. On b�tit des cottages pour lui et presque toute sa famille vint le rejoindre. Un de ses amis mahom�tistes, Rafiuddin Ahmed, attira l'attention de la reine. La cour commen�a � murmurer que le Munshi �tait un imposteur qui fournissait des secrets d'�tat � l'Afghanistan par l'entremise d'Ahmed. La promotion du Munshi au poste de secr�taire indien de la reine in�ita quatre courtisans, guid�s par le colonel Biggs et le docteur Reid, � tenter de le discr�diter aux yeux de la reine en lui faisant parvenir un rapport sur les origines sociales de Abdul Karim dans lequel il �tait mentionn� que son p�re n'�tait pas du tout m�decin. Victoria, furieuse, d�fendit son favori. La plus grande erreur que commit le Munshi fut de faire pencher la reine en faveur des mahom�tistes pendant une p�riode assombrie par de nombreuses r�voltes hindoues et musulmanes. Il continua � servir de cible aux attaques de la cour et des ministres mais, la reine le d�fendit jusqu'� sa mort. Son successeur, Edward VII, ordonna que tous les papiers du Munshi soient br�l�s. Abdul Karim v�cut � Agra jusqu'� sa mort en 1909.
1891-1895

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Le 14 janvier 1892 (toujours cette fatidique date du 14), la reine Victoria re�ut une terrible nouvelle; son petit-fils, le prince Albert-Victor, le fils a�n� du Prince de Galles, venait de mourir des suites d'une pneumonie. Il �tait sur le point d'�pouser la princesse Marie de Teck. La reine �crivit dans son journal: 'Pauvres, pauvres parents. Pauvre May dont l'avenir brillant s'est r�v�l� n'�tre qu'un r�ve. Pauvre moi qui, dans ma vieillesse, voit cette jeune vie fauch�e.' Le 13 mars de cette m�me ann�e, une autre mort allait endeuiller la reine, celle de son beau-fils, le duc Ludwig de Hesse, veuf de la princesse Alice. 'C'est trop atroce' �crivit-elle ' de l'avoir perdu aussi. Encore ce terrible num�ro 14'. En juillet 1892, Lord Salisbury, � la consternation de la reine, dut d�missionner. Il fut remplac� par Gladstone qui �tait maintenant �g� de 82 ans. � sa premi�re audience avec le ministre, le 15 ao�t 1892, quand elle le vit prendre appui sur une canne, comme elle, la reine lui dit: 'Vous et moi, monsieur Glastone, sommes plus faibles que nous ne l'�tions jadis'. Puis, elle agit avec le vieux ministre aussi froidement que toujours. La premi�re friction entre la reine et Gladstone survint quand celui-ci tenta d'emmener dans le Cabinet un vieil ennemi de la reine, Henry Labouchere dont le journal 'Truth' ('V�rit�') avait publi� plusieurs articles attaquant la famille royale. Elle mit les choses au clair avec Gladstone lui affirmant qu'elle n'accepterait Labouchere que s'il fermait le journal et s'il occupait un poste qui ne fasse pas partie du Cabinet afin qu'elle n'ait aucun contact personnel avec lui. Mais Labouchere n'abandonna pas 'Truth' qui �tait une v�ritable mine d'or. Il critiqua plut�t la reine sans merci dans son journal, affirmant qu'elle agissait inconstitutionnellement en le rejetant. La reine r�pondit que ce qu'il disait n'avait aucune importance. En fait, elle avait parfaitement le droit de s'objecter mais, finalement, elle n'eut pas � le faire puisque le nom de Labouchere ne fut m�me pas soumis au Cabinet. Gladstone proposa de nouveau son 'Irish Home Rule' (autonomie de l'Irlande), cette fois, la proposition fut accept�e par la Chambre des Communes mais refus�e par la Chambre des Lords avec une remarquable majorit�. La popularit� de Gladstone subit un important recul en 1893 quand il refusa de renforcer la Marine britannique qui, en juin avait souffert un grand d�sastre; le HMS Victoria �tait entr� en collision avec le MHMS Camperdan et avait sombr�. L'Allemagne, de son c�t�, am�liorait sa Marine aussi, le Cabinet de Gladstone le pressa-t-il d'accepter le r�enforcement de la flotte. Victoria lui envoya m�me un message dans ce sens. Mais, le Ministre refusait toujours. Son attitude fut s�v�rement critiqu�e pendant l'automne et l'hiver de 1893 et, en d�cembre, sa position s'�tait singuli�rement affaiblie. En f�vrier 1894, il pr�senta sa d�mission � la reine, all�guant la surdit� et la c�cit� dues � son grand �ge, ces raisons �taient valables mais, la reine savait bien que la cause r�elle de sa d�mission �tait son �chec politique dans l'affaire de la Marine. Le vieux Ministre souhaitait que le reine d�montre quelque signe d'�motion en entendant la nouvelle de sa r�signation mais celle-ci ne tenta m�me pas de cacher son bonheur. Le 1er mars, il informa officiellement le Cabinet de sa d�mission et s'adressa � la Chambre des Communes pour la derni�re fois. Il avait �t� Premier Ministre 4 fois et avait si�g� 61 ans au Cabinet. Le jour suivant, le reine l'invita � d�ner avec elle. Madame Gladstone, entre deux sanglots, lui affirma que son mari 'avait toujours �t� d�vou� � la reine'. La reine Victoria d�signa le successeur de Gladstone sans l'en informer. C'�tait Lord Roseberry. Victoria l'avait choisi parce qu'elle planifiait se rendre � l'�tranger pour les vacances du printemps afin d'assister au mariage de ses petits-enfants Ernst Ludwig de Hesse et Victoria Melita de Cobourg et qu'elle avait besoin de 'quelqu'un qui puisse diriger le gouvernement de Gladstone sans cassure'. Elle jugea que Roseberry �tait le candidat ad�quat. William Ewart Gladstone v�cut encore 3 ans pour s'�teindre le 19 mai 1898. La reine commenta ainsi sa mort: 'Je n'aimais pas l'homme. Comment pourrais-je dire que je suis d�sol�e quand je ne le suis pas?' Elle envoya quand m�me un message � Madame Gladstone la remerciant de la loyaut� de son mari: 'Je me rappelerai toujours avec gratitude comment il �tait empress� � m'aider et � me servir pour tout ce qui concernait mon confort et mon bien-�tre... autant que ceux de ma famille... croyez-moi, affectueusement v�tre, V.R.I.'
Le raid de Jameson

�� En juin 1895, Lord Salisbury reprit son poste. � la fin de cette m�me ann�e, un important conflit se d�clara en Afrique du Sud. Cecil Rhodes �tait un magnat britannique qui avait fait fortune en exploitant les mines de diamants d'Afrique du Sud. En 1891, sa compagnie, 'DeBeera Diamond' contr�lait toute la production de diamants du pays. Il �tait persuad� que la Grande-Bretagne �tait la plus grande nation du monde et r�vait de cr�er un immense empire sud-africain pla�� sous la gouverne de la Couronne britannique. En 1890, il �tait devenu Premier Ministre de la colonie du Cap et, il avait annex� deux territoires africains: Bechaunaland et Matebeland, � l'empire britannique; il les appela modestement Rhod�sie (maintenant la Zambie et le Zimbabwe). La reine Victoria re�ut Rhodes en audience priv�e en 1894 et lui demanda: 'Qu'avez-vous fait depuis la derni�re fois que je vous ai vu, monsieur Rhodes?' Il lui r�pondit: 'J'ai ajout� deux provinces � l'empire de Votre Majest�'. Au nord-ouest de la colonie du Cap se trouvait une r�publique de Boers d'origine hollandaise appel�e Transvaal qui avait obtenu son autonomie de la Grande-Bretagne en 1881 lors de la Convention de Londres, Paul Kruger �tait devenu son pr�sident. En 1886, on d�couvrit de l'or au Transvaal et les chercheurs d'or britanniques envahirent la r�publique Boer; Cecil Rhodes devint un des plus importants investisseurs dans ces mines d'or. Afin de maintenir le contr�le politique des Boers contre les britanniques, le pr�sident Kruger �tablit que 14 ans de r�sidence �taient requis pour obtenir la citoyennet� et le droit de vote, il leva aussi des imp�ts discriminatoires contre les mineurs �trangers. La politique de Kruger envers les �trangers constituait un obstacle aux int�r�ts de Rhodes au Transvaal. En 1895, il commen�a donc � comploter contre le gouvernement Boer. Avec son ami Leander Starr Jameson, il planifia d'envahir le Transvaal avec une force polici�re command�e par Jameson. Le 29 d�cembre, sans en informer le gouvernement britannique, Jameson entra au Transvaal avec 500 hommes dans le but de d�poser Kruger. Mais, les Boers repouss�rent l'attaque et Jameson dut se rendre. Le petit-fils de la reine, l'empereur Wilhelm II, envoya un t�l�gramme de f�licitations � Kruger, ce qui lui gagna une grande impopularit� en Angleterre ainsi que la d�sapprobation de la reine. Apr�s le raid de Jameson, la guerre �tait imminente au Transvaal.
La Reine Victoria
Quatre g�n�rations de manarques britanniques: La reine Victoria, le futur Roi Edward VII, le futur Roi George V et le futur Roi Edward VIII
Le Jubil� de Diamant
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�� Le 23 septembre 1896, la reine Victoria devint le monarque britannique dont le r�gne fut le plus long, d�passant les 59 ans et 96 jours de r�gne de son grand-p�re, le roi George III. En juin 1897, la nation toute enti�re c�l�bra le 60e anniversaire de l'accession au tr�ne par une f�te de grande envergure, le Jubil� de Diamant. Il fut d�cid� qu'aucune t�te couronn�e ne serait invit�e � la c�l�bration. Le mercredi 23 juin, la reine fut conduite en carrosse jusqu'aux marches de la Cath�drale St-Paul o� furent tenus un service d'Action de Gr�ce et un Te Deum. On avait d�cid� que la c�r�monie aurait lieu � l'ext�rieur car la reine �prouvait de grandes difficult�s � gravir des escaliers. La reine d�crivit ainsi ses impressions � propos du Jubil�: 'Personne, je crois, ne m'a jamais salu�e avec une telle ovation, celle-ci se prolongeait sur 6 milles de rues... La foule �tait indescriptible et son enthousiasme vraiment merveilleux et extr�mement �mouvant. Les cris de joie �taient assourdissants et chaque visage semblait rempli d'une joie v�ritable.'
La guerre des Boers

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Depuis le raid de Jameson, le pr�sident du Transvaal, Paul Kruger, s'�taient procur� des armes et avait renforc� son arm�e. Il demanda une indemnit� de 677, 930 livres pour les dommages mat�riels subis lors du raid et, un million de livres pour dommages moraux et intellectuels. Le gouvernement britannique r�pondit en envoyant des renforts aux troupes britanniques stationn�es dans la colonie du Cap. Le 10 octobre 1899, Kruger fit parvenir un ultimatum au gouvernement britannique lui demandant de cesser l'envoi de troupes en Afrique du Sud et de retirer les troupes install�es � la fronti�re du Transvaal. Le Cabinet de Lord Salisbury rejeta l'ultimatum, la guerre devenait in�vitable. Le 11 octobre, la cavalerie Boer envahit le Bechuanaland, la colonie du Cap et le Natal. Les troupes britanniques furent assi�g�es � Ladysmith, Kimberley et Mafeking. Le 15 d�cembre, des renforts britanniques, en route vers Ladysmith, furent d�faits � Colenso et 1,100 hommes furent tu�s, bless�s ou manquants. Durant la m�me semaine, une autre troupe britannique fut battue � Stormberg et � Magersfontein. On donna � ces journ�es le surnom de 'Semaine Noire'. La reine Victoria dit � Arthur Balfour, le leader gouvernemental � la Chambre des Communes: 'Je vous dirai une chose. je ne veux aucune d�pression dans ma maison. Nous ne sommes pas int�ress�e par la possibilit� d'une d�faite'. Mais, les entr�es dans son journal �taient br�ves et tristes: 'Pas de nouvelles aujourd'hui. Que la liste des victimes.' Malgr� son �ge avanc�, elle d�pensait beaucoup de son temps � passer les troupes en revue et � visiter les h�pitaux. Le vent tourna en janvier 1900 avec la nomination de Lord Roberts et de Lord Kitchener aux commandes des troupes britanniques en Afrique du Sud, nomination que la reine avait press� le gouverment d'accorder d�s la d�but. Ladysmith fut lib�r� le 28 f�vrier. Encourag�e par la bravoure des troupes irlandaises en Afrique du Sud, la reine d�cida de se rendre en visite en Irlande. Elle envoya aux irlandais un message sp�cial de f�licitations et leur donna la permission de porter le shamrock le jour de la St-Patrick. Pendant sa visite (4 au 26 avril), elle cr�a un nouveau r�giment de Garde irlandaise. Cinq jour avant que la reine ne c�l�bre ses 81 ans, le 19 mai, Mafeking fut lib�r� par Baden-Powell qui, plus tard, allait cr�er l'organisation internationale des scouts. Lors de la lib�ration de Mafeking, la reine se trouvait en visite au coll�ge Wellington, on y pla�a une inscription sur laquelle on pouvait lire: 'Bienvenue � la reine de Mafeking'. Le 24 mai 1900, Victoria f�ta son 81e et dernier anniversaire. 'Encore mon anniversaire' �crivit-elle 'Dieu a �t� tr�s mis�ricordieux et m'a support� mais, mes soucis et mes mis�res ont �t� nombreux et je me sens fatigu�e et boulevers�e par tout ce que j'ai travers� cet hiver et ce printemps'. Deux �v�nements allaient attrister la reine dans les mois suivants. En juillet, son second fils, Alfred duc de Saxe-Cobourg et Gotha mourut d'un cancer de la gorge et en octobre, son petit-fils, le prince Christian-Victor de Schleswig-Holstein qui servait sous les ordres de Lord Kitchener et de Lord Roberts en Afrique du Sud, mourut de la fi�vre � Pretoria. M�me si les britanniques avaient �cras� les Boers et que le pr�sident Kruger s'�tait r�fugi� en Europe, des r�bellions ne cessaient d'�clater partout dans le pays. Le conflit allait survivre � la reine jusqu'en 1902 alors que la paix serait sign�e � Vereeniging.
La fin d'unne �poque

�� Pendant l'ann�e 1900, la sant� de la reine commen�a � d�cliner. Sa vue �tait devenue mauvaise. Elle portait des lunettes pour lire depuis 1877 mais, elle n'accepta de les utiliser en public qu'en 1899. Un voile �tait apparu sur ses yeux qu'on traitait avec de la belladone. Elle demanda � ses secr�taires d'employer des caract�res plus gros et plus fonc�s afin qu'elle puisse lire ce qu'ils �crivaient. Pendant les vacances de printemps qu'elle passa en �cosse, elle fut afflig�e par la fatigue et par des probl�mes de digestion. En septembre, son �tat de sant� avait empir�, elle avait perdu du poids, elle ne pouvait plus dormir et elle devait faire des efforts mentaux additionnels en raison de sa m�moire d�faillante. Malgr� tout, elle se rendit � Balmoral en octobre et � Windsor en novembre pour y inspecter la Garde et les troupes canadiennes. Pendant ce temps, en Allemagne, la fille a�n�e de la reine, Vicky l'imp�ratrice Frederick, se mourait du cancer. Ses douleurs �taient telles qu'elle ne pouvait m�me plus �crire; elle envoyait des messages � sa m�re par l'interm�diaire de sa fille Margaret. Le 9 d�cembre, la reine Victoria �crivit: 'Je ne me sentais pas bien, m�me s'ils ont dit que j'allais mieux'. Elle insista quand m�me pour assister � l'exposition des Industries Irlandaises tenue � Windsor. Ce serait sa derni�re apparition en public. Elle quitta ensuite Windsor pour se rendre Osborne et y c�l�brer No�l. Elle passait des nuits enti�res �veill�e pour ne s'endormir qu'au petit matin et ne se r�veiller qu'� midi, ce qui la rendait furieuse. Sa petite-fille, la princesse Helena Victoria entreprit d'�crire son journal pour elle et la princesse Beatrice se chargea de sa correspondance. Le premier de l'an, la reine Victoria, accompagn�e de son fils le duc de Connaught, alla visiter les soldats convalescents � Whippingham Church. Le jour suivant, elle re�ut Lord Roberts. Parler avec les gens �tait devenu une corv�e pour elle, elle pr�f�rait demeurer dans sa chambre et �couter de la musique. Son petit-fils, le prince Leopold de Battenberg, jouait du violon pour elle, accompagn�e pas sa m�re, la princesse Beatrice. Le 13 janvier, la reine inscrivit sa derni�re entr�e dans son journal: 'J'ai pass� une bonne nuit mais je n'ai pas dormi beaucoup. Je me suis repos�e plus tard, puis, j'ai appos� quelques signatures et j'ai dict� � Lenchen'. Le mercredi 16 janvier, la reine Victoria sortit pour faire une promenade sur la pelouse d'Osborne House. Ce fut sa derni�re. Peu apr�s, le docteur Reid informa officiellement le public que la reine �tait malade. Le jour suivant, elle �prouvait des difficult�s � parler et elle �tait confuse. Randall Davidson, l'�v�que de Winchester fut appel� pour prier � son chevet. Elle demanda � voir Turi, son pom�ranien, qu'on lui amena imm�diatement. Le samedi 19, presque toute sa famille �tait pr�sente � Osborne: ses fils, le Prince de Galles et le duc de Connaught, ses filles, Helena, Louise et Beatrice et son petit-fils, l'empereur Wilhelm II. Le mardi 22 janvier, son petit-fils, le prince Alexander de Battenberg, lui parla � 11:00 heures et elle le reconnut mais, � 2:30 heures de l'apr�s-midi, elle entrait en agonie. Sa famille se rasembla autour de son lit. L'empereur Wilhelm la ber�a dans ses bras pendant pr�s de trois heures. � 5 heures, elle murmura le nom de ses enfants, Bertie, Lenchen, Louise, Arthur, Beatrice. Elle mourut juste apr�s 6:30 heures. Le Prince de Galles �tait agenouill� pr�s de sa m�re et le duc de Connaught, assist� de l'empereur, la tenaient dans leurs bras. L'�v�que de Winchester, qui �tait pr�sent, �crivit: 'Les derniers moments ressembl�rent � ceux d'un noy� qui remonte trois fois � la surface avant de s'enfoncer dans l'eau. Elle r�lait et cherchait � respirer, reconnaissant les gens, les appelant par leur nom puis, elle fermait les yeux et sombrait dans l'inconscience. Le dernier mot qu'elle pronon�a fut 'Bertie'. Puis, un grand changement survint dans son apparence et ce fut le calme complet'. Dix minutes plus tard, on lut un message � la foule mass�e devant Osborne: 'Sa Majest� la reine a expir� � 6:30 heures entour� par ses enfants et ses petits-enfants'. Ses fils, le nouveau roi Edward VII et le duc de Connaught d�pos�rent son corps dans son cercueil, celui-ci fut amen� � Portsmouth � bord du yacht royal Alberta. De Portsmouth, il fut transf�r� � Paddington par train. Une foule dense s'�tait rasssembl�e sur la route menant de Victoria Station � Paddington. La reine Victoria avait r�gn� presque 64 ans; presque personne ne se rappelait un autre souverain. Les fun�railles eurent lieu dans la chapelle St-George � Windsor. La reine Victoria fut ensuite enterr�e dans le mausol�e de Frogmore. Finalement, apr�s 42 ans, elle reposait aupr�s de son bien-aim� Albert.
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