| L'anarchie r�gnait au Maroc et la France offrit au sultan de r�organiser son arm�e, il d�clina l'offre. Vers la fin de l'ann�e, Paris commen�a � requ�rir l'intervention fran�aise pour pacifier le Maroc. Abdul Aziz, apeur� � l'id�e de perdre son tr�ne aux mains des fran�ais se tourna vers l'Allemagne pour chercher de l'aide. Le chancelier Bernhard von Bulow souhaitait humilier la France et provoquer la chute de son ministre des Affaires �trang�res, Th�ophile Delcasse, le gouvernement allemand r�pondit donc � la requ�te du sultan en lui assurant qu'il continuait de reconna�tre l'ind�pendance de son gouvernement comme stipul� par le trait� de Madrid de 1880.
Von Bulow et Holstein craignaient qu'une politique d'encerclement contre l'Allemagne ne soit planifi�e par Edward VII et Delcasse et que la France n'en profite pour tenter de modifier la balance de pouvoir en Europe, de plus, ils croyaient qu'un protectorat fran�ais au Maroc nuirait aux int�r�ts commerciaux et au prestige de l'Allemagne. Wilhelm II appuyait son chancelier, ce dernier d�cida de d�fier la France et il choisit son empereur comme instrument de ce d�fi.
Wilhelm souhaitait visiter Tanger au Maroc, von Bulow et Holstein en profit�rent pour encourager l'empereur � aller voir le sultan pour lui assurer le support des allemands en regard de l'ind�pendance de son pays. Wilhelm accepta et le 28 mars 1905, il s'embarqua sur le Hamburg. Pendant le voyage, il changea d'id�e. Il r�alisa qu'une visite de Tanger pourrait s'av�rer dangereuse pour lui puisque cette ville �tait devenue le refuge de plusieurs anarchistes europ�ens qui saisiraient peut-�tre l� l'occasion de l'assassiner. Il envoya un t�l�gramme en ce sens � von Bulow mais le chancelier r�pondit qu'il �tait trop tard pour annuler sa visite puisque la presse allemande l'avait d�j� annonc�e. Le sultan n'assista pas � la r�ception de bienvenue en l'honneur de Wilhelm, il envoya un vieil oncle pour le repr�senter. Wilhelm pronon�a le discours pr�par� par von Bulow, assurant les marocains que l'Allemagne reconnaissait l'ind�pendance de leur pays. Il dit au premier ministre fran�ais que l'Allemagne acceptait que le Maroc devienne un pays ouvert au commerce avec toutes les autres nations. Quand le ministre tenta d'argumenter avec lui, Wilhelm le salua et quitta la pi�ce. La visite de l'empereur ne dura que quelques heures mais il eut peur pendant tout ce temps que des anarchistes ne tentent de le tuer. Plus tard, il allait s'en plaindre � von Bulow et bl�ma ce dernier pour l'avoir forc� � se rendre au Maroc.
Delcasse �tait persuad� que la visite imp�riale n'affecterait pas la politique fran�aise au Maroc mais le sultan, assur� du support allemand refusa de se soumettre � la domination fran�aise. On accusa Delcasse d'avoir donn� l'Egypte � l'Angleterre sans avoir au pr�alable assur� le protectorat fran�ais au Maroc. Le ministre fran�ais fut forc� de d�missionner. Le roi Edward, pour sa part, consid�rait que le comportement de Wilhelm �tait d�plorable et, il prit le parti de Delcasse.
Le 6 juin, lors du mariage du prince h�ritier Wilhelm � la grande-duchesse Cecilie de Mecklenburg-Strelitz, Wilhelm apprit la chute de Delcasse et s'empressa de conf�rer � von Bulow le rang de prince. Mais, von Bulow et Holstein n'�taient pas enti�rement satisfaits de la r�signation de Delcasse. Ils voulaient que l'entente anglo-fran�aise soit annihil�e et que le Maroc soit internationalis�.
Le meilleur ami de Wilhelm, Philip von Eulenberg, avait une grande influence sur son gouvernement. � une certaine p�riode de sa vie, von Eulenberg fut accus� d'homosexualit� et cette accusation impliqua �galement Wihelm en raison de son amiti� intime avec lui. Le sujet fut abord� en premier par un journaliste d'origine juive, Maximilian Harden qui justifia ses attaques contre von Eulenberg en s'appuyant sur l'antis�mitisme de ce dernier. Wilhelm et von Eulenberg ont toujours ni� ces accusations mais, une fois cette triste affaire termin�e, ils d�cid�rent de ne plus jamais se revoir.
Wilhelm entretenait une correspondance suivie avec son cousin, le tsar Nicholas II de Russie, ainsi, l'empereur pouvait manipuler la politique de Nicholas au b�n�fice de l'Allemagne. Le 24 mai 1913, Viktoria Louise, la fille de Wilhelm, �pousa le prince Ernest August de Hanovre, l'empereur en profita pour inviter ses cousins, le roi George V et le tsar Nicholas II. C'�tait la derni�re fois que les 3 hommes allaient �tre r�unis.
Au matin du 28 juin 1914, l'h�ritier du royaume d'Autriche-Hongrie, l'archiduc Franz Ferdinand visitait Sarajevo, capitale de la Serbie quand un jeune serbe appel� Gavrilo Princip fit feu sur lui, l'archiduc fut tu� presqu'instantan�ment. Le gouvernement autrichien r�agit violemment devant cet assassinat et envoya un ultimatum � la Serbie, La Russie, alli�e de la Serbie, mobilisa son arm�e contre l'Autriche. L'Allemagne, alli�e de l'Autriche, d�clara la guerre � la Russie. La Premi�re Guerre Mondiale venait d'�tre d�clar�e.
L'Allemagne �tait cern�e par la guerre, sur le front est par la Russie et sur le front ouest, par la France et la Belgique. L'empereur Wilhelm et son chef d'�tat-major, Helmuth von Moltke, d�cid�rent d'adopter le plan Schlieffen en tant que strat�gie offensive. Ce plan consistait � sacrifier la Prusse orientale en construisant une offensive solide sur la fronti�re fran�aise, ceci pour d�truire l'Arm�e fran�aise. Une fois ce but atteint, il serait temps de s'attaquer aux russes, plus lents � mettre sur pied la mobilisation de leurs soldats.
Les nouvelles en provenance du front est, command� par le g�n�ral Prittwitz, �taient alarmantes. La sup�riorit� num�rique des russes for�ait l'Allemagne � se retirer au sud de la Vistule. Wilhelm �tait inquiet mais incapable de prendre une d�cision. Moltke d�cida de modifier le plan Schlieffen et de renforcer le front est en y envoyant des troupes provenant du front ouest. Les g�n�raux Erich von Ludendorf et Paul von Hindenburg remplac�rent le g�n�ral Prittwitz. . Ce changement affecta le front ouest mais r�sulta en une d�faite russe aux mains de l'arm�e de von Hindenburg � Tanneberg vers la fin du mis d'ao�t. Mais, les allemands n'eurent pas autant de chance sur le front ouest. En septembre, les troupes du g�n�ral Joffe interrompirent l'avance allemande sur la Marne, en octobre, les belges les arr�t�rent � Yser et, les anglais firent de m�me � Ypres en novembre. Le prestige de Moltke ne s'en releva pas et il fut remplac� par le g�n�ral Erich von Falkenhayn.
L'empereur aimait visiter ses troupes sur le front mais la plupart du temps, ses discours ne convenaient pas � la situation car, son id�e de la guerre ne cadrait en rien avec les exp�riences v�cues par ses soldats. Tous ses fils combattaient au front: le prince h�ritier Wilhelm �tait commandant de la 5e Arm�e et avait remport� une victoire impressionnante � Longwy, Eitel Friedrich �tait � la t�te du Premier R�giment d'Infanterie, Adalbert �tait officier maritime � bord du cuirass� Luitpold, August Wilhelm �tait officier sur le front, Oskar commandait les grenadiers de l'empereur � Liegnitz et, le cadet. Joachim, �tait officier de la cavalerie mais fut bless� durant la bataille de Masurian Lakes.
Le nouveau chef d'�tat-major, Erich Falkenhayn, croyait que la Russie �tait extermin�e sur le front est et que l'Allemagne devait concentrer ses troupes sur le front ouest, contre la France et l'Angleterre pour gagner la guerre. Le 21 f�vrier 1916, il lan�a l'offensive de Verdun contre l'arm�e fran�aise, le prince h�ritier Wilhelm y prit part. M�me si les pertes fran�aises furent plus lourdes (440,000 morts ou bless�s) que celles des allemands (280,000) et que les troupes allemandes gagn�rent du terrain, les fran�ais maintinrent leur positions et conserv�rent Verdun. En juin, les allemands �taient �puis�s et les fran�ais avaient recouvr� une partie du territoire perdu. Le prince Wilhelm tenta de convaincre le chef d'�tat-major de mettre un terme � cette offensive inutile et meurtri�re mais, Falkenhayn pr�f�ra s'en tenir � son plan. En ao�t, il devint �vident qu'il �tait impossible de continuer l'offensive � Verdun, Falkenhayn fut forc� de se r�signer et fut remplac� par von Hindenburg. Le 2 septembre, on interrompit l'offensive contre Verdun.
L'Allemagne �tait assi�g�e par les troupes britanniques et la faim d�vastait la population. Les requ�tes pour une guerre sous-marine abondaient, en effet, les allemands souhaitaient que leur Marine utilisent de plus en plus les sous-marins afin de d�truire les vaisseaux charg�s d'approvisionner l'Angleterre et ainsi, mettre l'�le � la merci de l'Allemagne. Falkenhayn �tait partisan de cette id�e mais, le chancelier Bethman Hollweg, ainsi que l'empereur �taient contre. Tous deux craignaient qu'une guerre sous-marine sans restriction ne pousse les �tats-Unis � entrer en guerre aux c�t�s des forces Alli�es causant ainsi la perte de l'Allemagne. Wilhelm �tait convaincu qu'il fallait � tout prix �viter une rupture avec les nord-am�ricains. Les �tats-Unis avaient d�j� d�montr� leur m�contentement envers l'Allemagne quand en 1915, un sous-marin allemand avait coul� le transatlantique britannique Lusitania qui transportait entre autres passagers 124 am�ricains. La seule incursion en mer effectu�e par les allemands fut la bataille du Jutland en mai 1916, bataille qui endommagea s�v�rement la Marine britannique. Malgr� cel�, la victoire ne fut pas compl�te pour l'Allemagne.
L'Amiral et cr�ateur de la Marine allemande, Alfred von Tirpitz souhaitait aussi une attaque intensive en mer, il supporta donc l'id�e d'une guerre sous-marine. Il demanda m�me la d�mission du chancelier Bethman Hollweg mais, comme l'Amiral �tait un subordonn� du chancelier, c'est lui qui dut d�missionner. Wilhelm ressentit profond�ment la d�mission de von Tirpitz. Von Hindenburg et Ludendof approuvaient aussi la guerre sous-marine et le 9 janvier 1917, ils lanc�rent un ultimatum � l'empereur lui d�clarant qu'ils cesseraient d'assumer toutes responsabilit�s militaires si la guerre sous-marine ne d�butait pas d'ici le 1er f�vrier
Wilhelm finit par accepter et, le 31 janvier, la guerre sous-marine fut d�clar�e. L'Allemagne coula environ 5000 tonnes de bateaux marchands britanniques en f�vrier, laissant l'Angleterre au bord du d�sastre. Le 2 avril, les Etats-Unis d�clar�rent la guerre � l'Allemagne et, d�s l'�t� 1,700,000 soldats am�ricains combattaient sur le front ouest contre l'Allemagne. Von Hindenburg et Ludendof accus�rent Hollweg de sympathiser avec la r�solution de paix d�faitiste promue par le parti central catholique-romain de Mathias Erzeberger, ces accusations �taient fausses, Hollweg refusait cette solution. Le 26 juin, le chancelier re�ut le nonce papal Eugenio Pacelli (futur Pie XII) qui tentait de n�gocier la paix entre les nations en guerre. Wilhelm re�ut Pacelli 3 jours plus tard. La triste v�rit� �tait que Hollweg ne b�n�ficiait pas d'une tr�s grande popularit� et, von Hindenburg et Ludendof exig�rent sa d�mission, mena�ant de se r�signer eux-m�mes si celle-ci ne leur �tait pas accord�e. Le chancelier d�missionna et expliqua � l'empereur que la population perdrait sa foi en l'arm�e sans ces deux g�n�raux. Pacelli ainsi que l'ambassadeur am�ricain � Berlin �tait d'accord sur le fait que sans Hollweg, la paix serait beaucoup plus difficile � n�gocier.
La d�mission de son chancelier causa � Wilhelm une grande tristesse. Von Hindenburg et Ludendof l'encourag�rent � voyager, il en profita pour aller visiter ses soldats sur les diff�rents fronts. Au m�me moment, en Russie, le tsar Nicholas II avait perdu son tr�ne aux mains d'un gouvernement provisionnel. En octobre, apr�s s'�tre empar� du pouvoir, les bolch�viques offrirent une armistice. Le 3 mars 1918, la Russie sovi�tique signa la paix avec les Pouvoirs centraux � Brest Litvosk. Avec le retrait de la Russie, l'Allemagne put concentrer ses forces sur le front ouest. Le 21 mars, la grande offensive contre la France d�buta. L'Allemagne remporta plusieurs victoires et gagna beaucoup de terrain causant des pertes immenses � la France et � l'Angleterre. Mais, vers la fin de juillet, le vent tourna et les troupes fran�aises command�es par le g�n�ral Foch lanc�rent une contre-attaque. Les allemands furent d�faits � Amiens en ao�t. Wilhelm, qui jusqu'alors avait toujours cru � la victoire de son pays dut faire face � la triste r�alit�. Le 19 ao�t, il partit pour Wilhelmshohe avec sa femme Dona, qui �prouvait de probl�mes de sant�. Il y demeura jusqu'au 9 septembre. Le 28 septembre, von Hindenburg et Ludendof l'inform�rent de la n�cessit� pressante de faire la paix. Le 2 octobre, le nouveau chancelier, Georg von Hertling, d�missionna et Wilhelm appela son cousin, le prince Max de Baden, un monarchiste lib�ral, pour prendre la rel�ve. Le prince Max devint chancelier le 3 octobre.
Le pr�sident am�ricain Woodrow Wilson imposait � l'Allemagne un trait� de paix extr�mement s�v�re: il demandait entre autres l'abolition de la monarchie, donc, l'abdication de l'empereur. Au m�me moment, la r�volte commen�ait � gronder au sein de la nation allemande, elle aussi r�clamait l'abdication de Wilhelm II. Au gouvernement, on disait que Wilhelm devrait prendre la t�te de l'arm�e et �touffer cette r�volte dans l'oeuf. Hindenburg sugg�ra � l'empereur d'aller visiter les soldats sur le front et, malgr� l'opposition du prince Max � cette id�e, Wilhelm quitta Berlin pour se rendre au quartier g�n�ral � Spa en Belgique. Pour le peuple, le fait que Wilhelm ait quitt� Berlin pour rejoindre l'arm�e signifiait qu'il ne pensait aucunement � abdiquer. Le prince Max croyait que l'abdication de Wilhelm ne devait pas �tre forc�e mais que Wilhelm devarit s'y soumettre volotairement et que celle-ci �tait imminente. Il ne voualit pas quelapopulace force Wilhelm � abdiquer. Il devait quitter le tr�ne de lui-m�me et sauver son honneur. Le g�n�ral Wilhelm Groener, qui avait remplac� Ludendof comme g�n�ral en chef pensait que la question de l'abdication de Wilhelm ne devait m�me pas �tre soulev�e devant l'arm�e mais, le 5 novembre, les faits prouv�rent qu'il avait tort, la flotte allemande se mutina � Kiel et le jour suivant, la r�volte avait gagn� plusieurs villes.
Le 8 novembre, Hindenburg et Groener r�alis�rent qu'il ne servait � rien de tenter de mater la r�volte et que la seule solution pour l'emp�cher de devenir une r�volution consistait � requ�rir l'abdication imm�diate de Wilhelm. Le 9, ils en inform�rent l'empereur: 'L'arm�e doit retourner chez-elle en paix, men�e par ses chefs et ses g�n�raux mais, pas sous la commande de votre majest� car l'arm�e ne supporte plus votre majest�'. On avait demand� � 39 g�n�raux et chefs de r�giment de s'informer de l'attitude de leurs troupes envers l'empereur, une seule vota en sa faveur, 15 gard�rent le silence et 23 vot�rent contre lui. Wilhelm refusa d'accepter la v�rit�; il affirma qu'il demeurerait avec son arm�e jusqu'� la fin. Hinderburg le supplia d'abdiquer et de se r�fugier en Hollande. Sans attendre l'autorisation de l'empereur, le prince Max annon�a publiquement � Berlin la nouvelle de l'abdication de Wilhelm. Il voulait sauver l'honneur de la monarchie. Le 10 novembre, Wilhelm traversa la fronti�re hollandaise. Le jour suivant, il �crivit � sa femme qui �tait demeur�e � Postdam: 'Mon r�gne est termin�, ma mis�rable vie est termin�e et les seules r�compenses que j'ai re�u sont la trahison et l'ingratitude'. Dona avait d�cid� de demeurer dans la maison de son �poux m�me si on l'avait exort�e � partir. Quelques jours plus tard, son fils Eitel Friedrich l'amena chez-lui � Ville Ingenheim. Le 27 novembre, Dona rejoignit Wilhelm � Amerogen en Hollande
Les Alli�s demand�rent � la Hollande de leur livrer Wilhelm qu'il consid�rait �tre un criminel de guerre afin qu'il soit jug� par une comission sp�ciale compos�e de 5 juges repr�sentant les 5 pays impliqu�s: les �tats-Unis, la France, l'Italie, le Japon et l'Angleterre. En d�cembre 1918, la Hollande fit savoir qu'en tant que pays neutre, elle n'extraderait pas Wilhelm. Le gouvernement hollandais demanda toutefois � Wilhelm de s'abstenir de toute intervention politique pendant son s�jour dans le pays. Wilhelm accepta et demeura � Amerogen 18 mois. Au d�but de 1920, il acheta une maison � Doorn, situ� � 8 kilom�tres de Amerogen. Avant de quitter Amerogan, il donna � la ville un petit h�pital financ� par ses propres deniers. Il �crivit �galement 2 livres r�sumant l'histoire de l'Europe entre 1878 et 1914.
Wilhelm et Dona d�m�nag�rent � Doorn le 15 mai 1920. Le 15 juillet, leur fils cadet Joachim, s�par� de sa femme Marie Auguste de Anhalt, se suicida. Joachim �tait incapable d'accepter le nouveau statut de son p�re apr�s son abdication et il souffrait de d�pression, il se tira une balle dans la t�te dans son cottage pr�s de Postdam. Ses parents furent grandement affect�s par cette mort tragique, en fait, Dona ne s'en remit jamais, son �tat de sant� empira et elle mourut le 11 avril 1921, moins d'un an apr�s son fils. Wilhelm �tait d�vast�, il avait perdu son pays, sa couronne et maintenant, sa femme, sa fid�le compagne venait de le quitter. Avant sa mort, Dona avait exprim� le d�sir d'�tre inhum�e en Allemagne. Le gouvernement allemand accepta la requ�te mais refusa � Wilhelm le droit de franchir la fronti�re du pays. La mort de Dona laissa un grand vide dans la vie de Wilhelm. 'Elle me manque tellement' �crivit-il 'rien ne peut la remplacer... Je m'assois parfois pr�s de son lit pour parler � son esprit.'
En 1922, il re�ut une lettre de f�licitations lors de son 63e anniversaire, celle-ci provenait d'u jeune gar�on, le fils du prince Shoenaich Carolath mort sur le front pendant la guerre. Wilhelm invita le jeune gar�on et sa m�re, la princesse Hermine � la visiter � Doorn. Hermine �tait la fille du prince Henry XXII de Reuss, elle avait 34 ans, �tait veuve et m�re de 5 enfants. Elle arriva � Doorn le 9 juin 1922. Wilhelm �tait enchant� de sa compagnie et elle lui paraissait �tre une jeune femme tr�s attirante. Il d�cida de l'�pouser en d�pit de l'opposition de ses fils et de quelques supporters monarchistes. La c�r�monie eut lieu le 5 novembre 1922. Wilhelm avait toujours bl�m� Max de Baden pour son abdication et Hindenburg pour son exil, exil qu'il avait accept� seulement pour �viter une guerre civile � son pays, il �tait aussi en d�saccord avec la fa�on dont Marshall avait r�organis� la r�publique allemande. Aussi, quand Hermine visita Hindenburg � Hanovre en 1924, cette visite fut-elle per�ue comme un signe de r�conciliaton entre Marshall et l'empereur. Quand Hindenburg fut �lu pr�sident de la r�publique, Wilhelm garda le silence.
Les enfants survivants de l'empereur �taient tous mari�s, certains �taient m�me divorc�s. Le prince h�ritier Wilhelm avait �pous� la princesse Cecilie de Mecklenburg-Strelitz, il avait ruin� ce mariage � cause de ses innombrables infid�lit�s et depuis le d�but des ann�es 20, tous deux vivaient s�par�s. Wilhlem suivit son p�re dans son exil et �vita par la suite toute implication militaire. Eitel Friedrich avait �pous� la princesse Sophie de Oldenburg, ils avaient divorc� en 1920 � cause de l'homosexualit� de Eitel Friedrich. Adalbert maria la princesse Adelheid de Saxe-Meiningen, il poursuivit une carri�re militaire et apr�s la guerre, lui et sa femme v�curent paisiblement en Suisse o� on les connaissait comme le comte et la comtesse de Lingen. August Wilhelm embrassa le nazisme en mars 1930, il d�clara que Adolf Hitler �tait 'le cadeau que Dieu faisait � l'Allemagne'. Mari� � sa cousine Alexandra de Schleswig-Holstein, il �tait persuad� comme son fr�re, le prince h�ritier et sa belle-m�re, l'imp�ratrice Hermine, que Hitler remettrait les Hohenzollern sur le tr�ne d'Allemagne. M�me Wilhelm avait quelques espoirs d'une possible restauration. Quand Hindenburg mourut, le 1er ao�t 1932, Hitler prit le pouvoir et re�ut le serment d'all�geance de l'arm�e, � ce moment, Wilhelm r�alisa qu"il allait passer le reste de sa vie en exil. Quand August Wilhelm r�alisa quelle genre de politique raciale poursuivait Hitler, il fut grandement d��u. Des ann�es plus tard, il allait �tre exclus des SS, d�pouill� de son uniforme et plac� sous arr�ts. Apr�es la guerre, en 1948, il allait �tre jug� et condamn� � deux an et demi de prison, il mourut 1 an plus tard.
Oskar, le 5e fils de Wilhelm, �pousa morganatiquement la comtesse Ina von Bassewitz. Quand la deuxi�me guerre fut d�clar�e, il servit comme lieutenant dans le 51e r�giment d'infanterie, il fut tu� en Pologne en septembre 1939. La fille de Wilhelm, Viktoria Luise avait �pous� Ernest August de Brunswick.
En mai 1940, Doorn fut envahie par les troupes de la reine Wilhelmina. Celle-ci offrit � Wilhelm de d�m�nager dans un endroit plus s�r mais, il refusa gentiment cette offre. Apr�s la mort d'Oskar, Wilhelm fut frapp� par une autre trag�die, son petit-fils Wilhelm, fils du prince h�ritier fut gravement bless� au combat dans le nord de la France et mourut quelques jours plus tard. Il se faisait aussi du souci pour Frederika, sa petite-fille pr�f�r�e (elle �tait a fille de Viktoria Luise) qui avait �pous� le prince h�ritier de Gr�ce et qui dut fuir le pays devant l'avance allemande.
M�me s'il d�plorait cette guerre, Wilhelm ne put que se r�jouir quand en juin 1940, les troupes allemandes prirent Paris. Il envoya m�me un t�l.�gramme de f�licitations � Hitler. En mai 1941, la sant� de Wilhelm commen�a � d�cliner, son coeur �tait en mauvais �tat et il souffrait de pneumonie. Il mourut le 4 juin 1941. Neuf ans auparavant, il avait �mis le souhait que si jamais il retournait en Allemagne, il soit enterr� � Postdam mais, que s'il mourait en exil, il soit inhum� � Doorn. M�me si Hitler voulait que le corps de Wilhelm soit rapatri�, ses derni�res volont�s furent respect�es et, il fut enterr� � Doorn au son de la Marche de Yorck de Beethoven. L'imp�ratrice Hermine surv�cut 6 ans � son mari, elle fut captur�e poar les russes � la fin de la guerre et emprisonn�e dans un camp de r�fugi�s o� elle mourut en 1947
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