Edward VII, Roi de Grande-Bratagne et Irelande (1841-1910)
Version Anglais
English Versio
n
Rentrer Reine Victoria
Traduction francaise par Madelayne Robitaille
par Jes�s Ibarra
La Reine Alexandra
Edward VII, Roi de Grande-Bretagne
Le second enfant de Victoria, et son premier fils, est n� le 9 novembre 1841: la jeune reine venait de donner un h�ritier � l'Angleterre. Elle aurait pr�f�r� nommer le b�b� Albert comme son cher mari mais, le gar�on allait un jour �tre roi d'Angleterre, il lui fallait donc un pr�nom anglais comme Edward. Le petit Prince de Galles fut baptis� le 25 janvier 1842 dans la chapelle St-George � Windsor sous les noms de Albert Edward; sa famille allait le surnommer Bertie.
On a toujours compar� Bertie � sa soeur a�n�e, la Princesse Royale Vicky, toujours � l'avantage de la jeune fille, elle �tait brillante, Bertie ne l'�tait pas. C'�tait un rebelle � l'esprit �parpill�; il r�pugnait � �tudier et se sentait mal aim� par ses parents qui lui pr�f�raient nettement Vicky et exigeaient trop de lui. Malgr� tout, c'�tait un enfant tendre et sensible.
� 8 ans, il eut droit � un pr�cepteur priv�, Mr. Henry Birch. Victoria et Albert demeuraient inflexibles en ce qui concernait l'�ducation du Prince et comme on consid�rait Birch trop mou avec son �l�ve pour qui il �prouvait de l'affection, on le d�mis de ses fonctions et on le rempla�a rapidement. Bertie �tait vraiment d�sol� du d�part de Birch. Son nouveau pr�cepteur �tait Frederick Gibbs qu'il d�testait. � cause de son attitude rebelle, son p�re d�cida d'un horaire d'�tude extr�mement s�v�re (7 jours par semaine, 7 heures par jour). Tant de pression exerc�e sur un enfant allait produire de terribles acc�s de col�re pendant lesquels Bertie jetait � la t�te de son pr�cepteur tout ce qui lui tombait sous la main.
Bertie passa son enfance � chercher un peu d'amour. Quand il eut atteint 13 ans, en 1855, ses parents l'amen�rent en visite officielle � Paris pour y rencontrer la famille imp�riale fran�aise. Bertie tomba amoureux de Paris et, cet amour allait durer toujours. Ce voyage persuada Bertie que le vaste monde l'attendait au dehors et il n'eut de cesse de le d�couvrir par lui-m�me.
Au printemps de 1858, Victoria, Albert et son ancien pr�cepteur le baron Stockmar, d�cid�rent que Bertie devait aller habiter avec son tuteur Mr. Gibbs dans une maison isol�, White Lodge � Richmond Park afin qu'il se consacre enti�rement � ses �tudes. Avec eux � White Lodge, il y aurait aussi le r�v�rend Charles Feral Tarver, Lord Valletort et deux officiers de l'arm�e. Le Prince Albert ordonna aux gardiens de son fils de le soumettre � une discipline s�v�re. Le jeune prince r�agit � ce confinement par une r�bellion. Il d�testait Gibbs et toute suggestion venant de lui rencontrait les objections du prince. Victoria et Albert chang�rent d'avis � propos de Gibbs quand un des officiers en charge leur expliqua qu'une telle discipline ne b�n�ficierait en aucune fa�on au prince. Gibbs fut renvoy� et imm�diatement remplac� par le g�n�ral Robert Bruce qui prit le titre et les fonctions de Gouverneur de son Altesse Royale le Prince de Galles. Le nouveau tuteur s'effor�a aussi de faire de Bertie une copie conforme de son p�re Albert. On envoya d'abord le Prince de Galles � Edimburgh pour une p�riode d'�tude intense avant qu'il ne compl�te ses �tudes � Cambridge et � Oxford, toujours sous la surveillance s�v�re du g�n�ral Bruce.
En 1860, il �tait pr�vu que la reine visite le Canada afin d'inaugure le nouveau pont qui traversait le St-Laurent et aussi pour poser la premi�re pierre de l'�difice parlementaire � Ottawa. Mais, � 41 ans, les nerfs de la reine �taient en mauvais �tat et, elle ne se sentit pas capable de faire le voyage. Le Premier Ministre lord Palmerston sugg�ra que Bertie pourrait remplacer sa m�re pour cette visite. Victoria et Albert doutaient que Bertie se montre � la hauteur de la situation mais, ils d�cid�rent quand m�me de l'envoyer au Canada.
Le 10 juillet 1860, Bertie s'embarqua � bord du HMS Hero en direction du Canada. Le 23 juillet, le bateau arriva � Terre-Neuve. Le Prince de Galles et sa suite visit�rent Terre-Neuve, la Nouvelle-�cosse, l'Ile du Prince Edouard et le Nouveau-Brunswick. Dans la deuxi�me semaine d'ao�t, le HMS Hero descendit le St-Laurent pour s'ancrer � Qu�bec le 18. Le prince obtint un grand succ�s aupr�s de la soci�t� canadienne, il visita Qu�bec et Montr�al et posa la premi�re pierre de l'�difice parlementaire � Ottawa comme pr�vu. Quand il visita les chutes du Niagara, il eut droit � une performance de l'acrobate fran�ais Blondin qui traversa ces derni�res sur un fil de fer. Arriv� devant le prince, Blondin lui demanda de faire le chemin inverse avec lui, Bertie aurait accept� sans l'intervention �nergique du g�n�ral Bruce.
Invit� par le pr�sident James Buchanan, Bertie visita ensuite les �tats-Unis. � Washington, le pr�sident organisa une r�ception en son honneur � la Maison-Blanche. � New-York, le prince fut acclam� par la foule. Son voyage en Am�rique fut un grand succ�s. Buchanan �crivit � la reine Victoria: 'Il a remplit une t�che tr�s difficile pour une personne de son �ge et son comportement a �t� en tous points digne de sa position. Il s'est montr� honorable, franc et affable, il s'est gagn� le respect des gens sensibles et sages'. � la fin de ce voyage, Bertie avait gagn� en maturit� et en confiance.
Le Prince Albert refusa de croire au succ�s de Bertie. Pour lui, les joyeuses acclamations des canadiens et des am�ricains n'�taient pas destin�es � Bertie mais devaient �tre consid�r�es comme un signe de loyaut� envers la reine. Bertie souhaitait entrer dans l'arm�e mais son p�re refusa et lui intima l'ordre de retourner aux �tudes. Mais, en mars 1861, le couple royal changea d'id�e et permit � Bertie de s'engager. On d�cida que Bertie passerait 10 semaines � Curragh Camp en Irlande avec les Grenadiers afin de se familiariser avec les devoirs inh�rents � tous les rangs de l'arm�e. M�me s'il lui �tait d�fendu de fraterniser avec ses confr�res (il avait sa propre r�sidence � part de celles des autres cadets) Bertie fut enchant� de la vie qu'il menait � Curragh Camp. Son inexp�rience en mati�re de sexualit� amusait ses coll�gues qui d�cid�rent de lui faire une farce. Ils persuad�rent une jeune actrice, Nellie Clifton, de se glisser dans le lit du prince. Bertie appr�cia le moment mais le baron Stockmar mis au courant en informa imm�diatement ses parents par lettre.
Le Prince Albert fut sid�r� quand il apprit la nouvelle. Il �crivit une longue lettre de r�criminations � Bertie au sujet de son comportement. Les jours p�c�dant l'�v�nement, le Prince Albert avait souffert de douleurs musculaires et d'insomnie, il tra�nait aussi un mauvais rhume. Malgr� son �tat de sant�, il alla inspecter la construction de l'Acad�mie Militaire de Sandhurst. � son retour, il �tait compl�tement tremp� et tremblait de froid. Deux jours plus tard, il se rendit � Cambridge afin de tenter une derni�re fois de r�former son fils. Le p�re et le fils firent une longue marche dans le froid et sous la pluie pendant laquelle ils eurent une conversation plut�t anim�e. � son retour � Windsor, Albert souffrait de douleurs dans le dos et les jambes, il �tait atteint de la fi�vre typho�de. Le 14 d�cembre, il �tait mort. Pour Victoria, Bertie �tait reponsable de la mort de son p�re et, elle ne le lui pardonnerait jamais.
Avant sa mort, Albert avait commenc� � envisager des possibilit�s de mariage pour son fils a�n�. Sa fille Vicky avait sugg�r� quelques candidates dont la princesse Hilda de Dassau et la princesse Elizabeth de Wied (future reine de Roumanie) mais, celles-ci ne satisfaisaient pas Bertie. � l'instar de ses parents, Vicky souhaitait que l'�lue soit une princesse allemande afin de consolider l'alliance avec ce pays. Vers la fin de 1860, Vicky sugg�ra la princesse Alexandra du Danemark, fille de l'h�ritier au tr�ne danois, le prince Christian de Gluckburg (futur Christian IX).M�me si une alliance avec le Danemark allait d�go�ter l'Allemagne, Vicky dut avouer qu'Alexandra �tait tr�s belle. Quand Victoria vit sa photo, elle ne put qu'aquiescer. La princesse danoise plut �galement beaucoup � Bertie.
Vicky rencontra Alexandra � Strelitz le 2 juin 1861. Dans une lettre � la reine Victoria, elle la d�crivit comme �tant charmante, d�licate, ayant une belle peau, des dents r�guli�res, de beaux grands yeux et des mani�res irr�prochables. Victoria et Albert se montr�rent satisfaits d'Alexandra et d�cid�rent qu'elle ferait une parfaite �pouse pour Bertie. Ils demand�rent � Vicky d'organiser une rencontre entre Bertie et la princesse danoise. Il fut pr�vu qu'ils se rencontreraient pendant des vacances dans le Rhineland. Alexandra accompagnait ses parents lors d'une visite de la cath�drale Spayer quand, 'par hasard', elle se trouva face-�-face avec Vicky et son mari accompagn�s par Bertie. Le prince fut charm� par l'apparence et les mani�res d'Alexandra. Malgr� tout, Bertie �tait r�ticent � l'id�e de se marier. Le Prince Albert tenta de le convaincre et finalement, il accepta. On en �tait � pr�parer une seconde rencontre quand Albert mourut.
Apr�s la mort d'Albert, Bertie fut envoy� au Moyen-Orient pour un voyage protocolaire qui allait durer 5 mois. Pendant ce temps, il se fit � l'id�e d'�pouser Alexandra et, � son retour, il se montra anxieux et press� de se marier. Le Prince Christian et son �pouse �taient enthousiastes de cette union entre leur fille et le Prince de Galles.
Bertie, Alix et leur premier enfant, le Prince Albert-Victor
La reine Victoria rencontra sa future belle-fille le 3 septembre 1862, en Belgique, o� le roi L�opold avait invit� la famille du Prince Christian.. La reine fut enchant� d'Alexandra et Bertie fut encore plus impressionn� par elle que lors de leur premi�re rencontre. Ils discut�rent et rirent tous les deux et, un peu plus tard, Bertie demanda au Prince Christian la main de sa fille. On d�cida d'une date pour le mariage: le 10 mars 1863.
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