Histoire de mon père
Mon père Léo fils ainé de Joseph Charest et Odiana Fer
Mon
père Léo fils ainé de Joseph Charest et Odiana Ferland, marié à Germaine
Bergeron d'Issoudun,
à Saint-Apollinaire le 16 Août 1934.
Il
passe son enfance sur une terre à Saint-Apollinaire dans le rang du Bois de
L’ail, très peu d’étude malgré que l’école du rang était sur la terre
du paternel. À peine ses 10 ans,
il doit se mettre aux travaux de la terre pour aider le père face à une
famille de 12 enfants. Les produits
de cette terre doivent être vendus au marché Saint-Rock à Québec.
Sa mère doit se rendre difficilement au marché, prendre le bateau à
Saint-Antoine de Tilly. Un peu plus
tard, le grand-père achète une automobile dont mon père conduit sa mère au
marché toutes les fins de semaine pendant un certain temps.
C’est
à l’âge de 25 ans qu’il courtise une jeune fille du nom de Germaine
Bergeron qui habite dans le rang
Pointe Jour d’Issoudun. C’est
le 16 Août 1934 le grand jour, il s’installe à Saint-Apollinaire jusqu’en
1938. Trois enfants naissent de
cette union, la première Yolande, le deuxième meurt à la suite d’une fausse
couche et la troisième Denise. Entre
temps mon père travaille à l’extérieur pour subvenir à la famille.
Vu
la crise, le gouvernement donne du travail aux gens de l’Abitibi, papa s’engage pour construire la première
voie ferrée en Abitibi; ligne qui relirait l’Atlantique et le Pacifique,
Malartic est en pleine expansion. C’est
un petit village minier où il n’y a pas d’église encore. Croyant à un
avenir prometteur, il déménage à Malartic en septembre 1938.
Quelque mois auparavant, il construit sa propre maison sur la rue Laval,
là 6 enfants naissent; Jean-Guy, Patricia, Gérald, Françoise qui meure
quelque mois plus tard, Aurèle et
Lise.
Mon
père travaille dure comme mineur à la mine Malartic, souvent il revient blessé,
jambe cassée, bras en échappe et pouce coupé et beaucoup d’autres.
Il change de mine pour la East-Malartic.
Mais rien ne va, fatigué de travailler sous-terre, à l’humidité et
surtout ne voir le soleil quelques minutes par jour, alors il décide de quitter
le métier de mineur pour la menuiserie.
Voyant
que la maison qu’il habite est trop petite, il décide d’en construire une
autre. C’est en 1945, qu’une
belle maison finie en pierre des champs est terminée à temps
pour
accueillir la toute dernière Lise.
Comme
menuisier, il contribue à l’expansion de cette ville, construction d’école,
de nouvelles maisons, viaduc, pont etc. Papa
a travaillé à la construction de l’église qui avait brûlé cinq ans
auparavant. C’est lui-même qui a fixé
la croix en haut du clocher, personne
voulait y aller.
Il
doit s’expatrier encore pour le travail pendant que ma mère prend en main
l’éducation de ses 7 enfants. Elle
travaille dure également, elle
coud pour les autres et fait les réparations pour un magasin.
Ses sorties sont Les Fermières et les Filles d’Isabelle, mouvement où
elle s’est impliquée. Mon père
trouve du travail dans les villes avoisinantes, même à l’observatoire de
Senneterre et se rendre en Ontario, pour la construction du canal Welland près des chutes
Niagara. Tous les enfants
s’instruisent, étude primaire et secondaire à Malartic, d’autre école à
Amos et Montréal, Québec.
C’est
en 1962 que mon père décide de vendre ses propriétés à Malartic et
de retourner vers son patelin d’origine.
C’est pas facile de trouver un logement à la dernière minute, il
trouve pour 1 an un logement à Saint-Pascal dans la ville de Québec.
Ensuite, ils vont demeurer à Saint-Apollinaire dans la maison de sa mère.
Mon
père a une vue sur les maisons expropriées de la transcanadienne.
Il soumissionne sur une d’elle, achète et la transporte sur son
terrain à Saint-Rédempteur. Un an
après, il est lui-même exproprié, il déménage la maison 500 pieds plus loin
pour y demeurer au delà de 20 ans.
Maman
fait de l’angine, infactus. fatigués
de l’entretien, maison trop grande pour 2 personnes, il décide d’aller
demeurer dans une HLM à Saint-Rédempteur.
Là, il perd son permis de conduire, gros événement pour un homme.
De
Saint-Rédempteur, il déménage dans un ancien couvent à Saint-Nicolas;
chambre et pension ensuite Laurier Station.
Dans ses vieux jours à St-Nicolas et Laurier, en plus de marcher quotidiennement ses 5 milles par jour, il assiste fréquemment à la messe. Papa vit dans la tranquilité avec maman, mais malheureusement il meut le 21 décembre 1997 à l'age de 89 ans 9 mois. Maman a maintenant 92 ans, elle est logée à St-Flavien. Elle doit se battre contre l'alzheimer dans les 3 dernières années de sa vie. Elle meurt le 11 août 2004 à l'age de 94 ans 7 mois au foyer St-Flavien