| Confession et profession de foi |
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| Je me tiens �cart� tant de la naivet� de l'homme pratique, qui prend sa r�ussite mondaine pour une preuve, que des pr�tentions m�tadoxologiques des professeurs de la tradition - r�p�titeurs, comme on le dit si bien - qui croient penser quand ils ne font que suivre et transmettre. Entre le trop simple bon sens et les hautaines vanit�s d'une pseudo-recherche qui prend ses mots pour des choses. Entre le savon (soluble) et le parti pris des avanc�es s�miologiques (insolubles dans la rh�torique froide). Entre l'�ponge et le frotteur ! C'est pourquoi je d�teste l'humour Plus jeune, j'ai trac� la ligne noire entre la STI (science-technologie-industrie) et le monde "culturel". Cette fronti�re subsiste, et je n'avais pas tort. Je constate qu'il est devenu courant - pr�s de trente ans apr�s mon effort - de parler de "techno-science" ou de contacts entreprise-universit�. C'est bien de la meme chose, ou presque, qu'il s'agit. Comprendre la situation respective dans l'etre (con�u par l'�tant qui le pense) de la STI et des "autres discours", c'est mesurer ce qui s�pare et ce qui relie la connaissance de l'action. Et c'est aussi, pour ceux qu'int�ressent la praxis, trouver le point v�laire o� se fondent toutes les exploitations. C'est pourquoi je pr�conise la m�taphysique floue Et j'en arrive aux grandes questions. La question de Dieu n'est pas de vocif�rer dans les manifestations � banderoles qu'il faut voter � droite ou � gauche. La question du R�el n'est pas de savoir si l'art abstrait est une mystification. Et la question d�finitive du Vrai n'est pas de choisir entre minervois et corbi�res. Mais c'est par la question du Vrai qu'il fallait, et que j'ai commenc�, voici quarante ans d�j�, pass�s dans les lectures et les d�sillusions. Comme quiconque, j'ai d'abord d�vers� ma production dans des revues, dans cette super-abondante production textuelle de Notre Temps, et j'ai mesur� la faiblesse du Savoir. C'est pourquoi j'�cris de tr�s beaux po�mes Et quelle est d'ailleurs l'importance (c'est le terme-cl� de ma r�flexion, la pierre angulaire de mon syst�me de pens�e, la cl� de voute de la cr�ation de mes philosoph�mes), l'importance de sept milliards d'hommes momentan�ment en vie ? Etant donn� la formule du volume de la sph�re et la chaleur des �toiles, je dois le confesser clairement et distinctement: tout ce qui est humain m'est fondamentalement �tranger. Voici venu le temps du Sous-Homme. Il faudra que je m'en contente. C'est pourquoi nous devons �couter Beethoven Jean C. Baudet |
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