MARTIN ANCTIL
ET
PIERRE ROY
Histoire de l'éducation physique et de la profession
Kin 5070, gr.40
L'HISTOIRE DU BADMINTON
Travail présenté à :
MICHEL VIGNEAULT
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
JEUDI LE 15 MARS 2001
TABLE DES MATIÈRES
ORIGINE ET ÉVOLUTION DU BADMINTON
PRÉ-HISTOIRE
ANTIQUITÉ
MOYEN-ÂGE
LA
RENAISSANCE
JAPON
VIETNAM
ANGLETERRE
CANADA
QUÉBEC
CHAMPIONATS
DU MONDE
COUPE
THOMAS
COUPE
UBER
ANNEXES
RESULTATS
INTERNATIONAUX 1998
COUPE
THOMAS
COUPE
UBER
DIMENSIONS
ET NOMS DES DIFFÉRENTS PARTIES DE L'ÉQUIPEMENT ET DU
TERRAIN
INTRODUCTION
De nombreuses activités ont été pratiqués
par des gens de toutes les époques pour se divertir. La forme
de ces activités ont
beaucoup changé avec le temps, pour donner des sports modernes.
C'est le cas du badminton qui a beaucoup évolué depuis la
préhistoire. Nous allons élaborer sur l'histoire et
l'évolution du badminton. Nous allons commencé par
les origines et l'évolution du badminton en passant de la préhistoire
à aujourd'hui. Nous allons toucher au Japon, au Vietnam, à
l'Angleterre, au Canada et au Québec. Par la suite
nous allons traiter de l'évolution de l'équipement.
Ensuite nous allons parler de l'historique des coupes. Pour terminer,
nous allons parler de l'avenir du badminton.Cette recherche a pour but
de relever des notions historiques, c'est-à-dire de décrire
le sport et son histoire sans étudier toutes les implications.
Elle est donc uniquement descriptive et non analytique. La cause
majeure est le manque de temps et l'ampleur du travail.
ORIGINE ET ÉVOLUTION DU BADMINTON
Le badminton pourrait parvenir de l'âge des cavernes. À l'intérieur de certaines grottes, il y avait des dessins représentants deux équipes qui s'échangeaient un objet. D'une façon plus sûre, il y a 2000 ans, ce serait en Inde, au Japon et en chine que l'on aurait vu la première forme de badminton. On ne sait pas si les règles étaient les mêmes, mais le but principal, qui est de s'échanger un objet était le même.
Les deux formes de jeuqui sont à la base du badminton date de
1200 après Jésus-Christ. Ce type de jeu s'appelait
« Jeu de Paume », car l'objet qui était échangé
par les joueurs, se faisait en frappant avec la paume de la main.
Ces deux jeux de Paume pratiqués à cette époque se
nommaient le battledore et le shuttlecock. Les raquettes étaient
des palettes de bois et le volant variait selon l'imagination des joueurs.
Cela pouvait être des balles de laines ou des bouchons de liège.
Ce sport se pratiquait surtout par les enfants. Ils y jouaient sans
avoir de règles particulières(http://web.ukonline.co.uk/james.masters/TraditionalGames/index.htm
).
Le Moyen-Âge, période couvrant du 5è au 14 siècle,
a connu deux versions du shuttlecock. D'abord, la première
version du shuttlecock est un jeu qui ressemble au tennis mais, au lieu
de jouer avec une balle, on y joue avec un bouchon de liège ajouté
de plumes afin de mieux le diriger. Ce jeu, à l'origine, se
jouait avec une raquette de bois très solide. On a maintenant
remplacé le bois par de la fibre pour faire le cordage. La
façon d'y jouer est assez simple. Ils plaçaient tout
simplement un filet entre les joueurs pour diviser les équipes et
ensuite, il fallait faire tomber le volant dans le terrain adverse.Ensuite,
la deuxième version de ce jeu. L'objet du jeu était
une petite balle formée par du linge rembourré de sable et
qu'on attachait. Pour renforcir cette balle, ils l'entouraient de
lanières, c'est ce qu'ils appelaient le shuttlecock. Celui-ci
était lancé entre les partenaires soit de près ou
de loin. Le jeu consiste donc à effectuer des lancers
et des attrapers. Il ressemble à un jeu d'aujourd'hui qui
s'appelle le base-ball (DeLuca, Jeffrey A., Medieval Games,
Jeff DeLuca: 406 Valley St. Willimantic, CT 06226-2006, 1995).
À cette époque (16è siècle), ces jeux
devinrent celui des enfants. C'était pour eux un simple passe-temps
ainsi qu'un divertissement. Selon : http://web.ukonline.co.uk/james.masters/TraditionalGames/index.htm,
le battledore, ou jeu de volant, était un passe-temps pour les riches
des pays européens. Le nombre de joueur était de deux
et le jeu consistait à frapper le plus de fois possible le volant
à l'aide d'un bâton. Le volant avait le droit de faire
un bond au sol avant d'être frapper à nouveau. Le record
a été fait par la famille Somerset en 1830, il était
de 2117 coups
(http://web.ukonline.co.uk/james.masters/TraditionalGames/index.htm
). Les origines du volant demeurent incertaines. Il existe
une théorie qui dit que des personnes plantaient des plumes dans
du liège afin de les ranger. C'était probablement des
plumes avec lesquelles ils écrivaient et qui s'est ensuite transformé
en un objet pour être lancer et pour après devenir un objet
servant à être frapper. Ce n'est que vers les années
1870 que l'on a fusionné ces deux formes de jeu pour donner naissance
à ce qu'on appelle aujourd'hui, le badminton (http://www.intbadfed.org/history.html).
En Europe, au 17è siècle, la reine Christine de Suède
jouait à ce jeu ayant comme partenaire le savant Bochert qui dut
enlever son manteau et sa perruque pour y jouer. On retrouve également
en France, des gravures de cette époque. Le badminton s'y
retrouvait sous différentes noms selon les provinces, par exemple,
le badminton fut connu sous le nom de Grièche, Picandeau et
de Coquantin (http// : rpmfind.net/badminton/ffba/histoire.html
).
C'est vers le milieu du 19 ième siècle que le battledore
et le shuttlecock se retrouvent dans la région de Poona, située
en Inde. À cette époque, le terrain et le filet étaient
similaires de ceux que nous retrouvons au tennis. Les règles
étaient quelque peu différentes. Les équipes
étaient constituées de quatre ou cinq joueurs. Le volant
était constitué de quelques plumes de poule fixées
à un morceau de liège. Ils s'échangeaient le
volant entre coéquipiers jusqu'à ce que l'équipe soit
en position de placement. Nous pourrions comparer ce type de badminton
à la combinaison de quatre sports différents. La raquette
ressemblait à celle du tennis de table, le terrain et le filet au
tennis, le nombre de joueurs au volley-ball et le projectile au badminton.
À la nouvelle année chinoise, les enfants avaient l'habitude de jouer au battledore et au shuttlecock, ces jeux faisant partie des célébrités du nouvel an. Les filles étaient anxieuses à propos de leurs manches de kimonos, elles avaient peur que celles-ci s'enroulent. Nous pouvons reconnaître des enfants qui s'amusent au nouvel an par des sons de raquettes (battledore) qui frappent le volant (shuttlecock). Les enfants décoraient leurs raquettes avec des photos d'acteurs (kabuki actor's portraits) ce qui constituait pour les Japonais un trésor si important que lorsqu'ils ne servent plus à jouer, ils servent d'ornements (http://www.coara.or.jp/~mieko/play1.htm). Le shuttlecock était un petit morceau rond avec des plumes. Les Japonnais jouent à ce jeu comme suit : Si tu le manques (le volant ou le shuttlecock), ton adversaire te fait une marque de pinceau au visage avec de l'encre indien. Cependant, ce jeu à peu à peu disparu avec l'urbanisation à cause du manque d'espace. De plus, la façon de jouer à ce jeu par les enfants à aussi changée avec le temps (http://www.japanlink.co.jp/ka/ ). Or, on a trouvé deux photos de ces célébrités, les voici sur la page suivante :
Photos des célébrités :
(www.city.yokohama.jp/me/kyoiku/library/memory3-2.html
)
Le jeu shuttlecock, ou « da cau » en viet-namien, est différent de ce que nous avons exposé jusqu'à maintenant. C'est une deuxième version du jeu, c'est-à-dire qu'au lieu de jouer avec une raquette, ils y jouent avec les pieds. L'objet est le même, un volant. Ce jeu est très semblable au jeu qui a été très populaire lorsque j'ai fréquenté l'école secondaire, le Aki. Donc, l'équipement est un volant et les pieds. Ils y jouent soit seul ou en équipe.
À chaque matin à l'aube, dans la ville de Hoan Kiem Lake, la place centrale du centre culturel se transforme en un terrain de jeu. On y installe des filets et des experts y jouent aussi. Cela constitue leur routine du matin, juste avant d'aller travailler. Ce jeu de rue est leur sport national de rue.
Nguyen Van Nguyen, entraîneur depuis huit ans et directeur du centre de sport et de la culture physique de Hoan Kiem, a développé une véritable passion pour ce jeu. Il a même inventé des souliers afin de transformer son pied en raquette. Selon Nguyen, ce jeu demande énormément de concentration et aide donc positivement les jeunes ayant de la difficulté en mathématiques. Ainsi, le ministre de l'éducation à amené ce jeu dans les cours d'école.
Dans l'ancien temps, le shuttlecock était fait de monnaie métallique et de plumes. Dans les villes de Sumatra et de Java, le shuttlecock était fait avec un morceau de bambou dans lequel on y introduisait des plumes de poulet. Aujourd'hui, ils sont faits de caoutchouc et de plastic. Les plumes sont faites de papier cellophane de différentes couleurs pour mieux voir le volant et connaître sa vitesse. Ce jeu a disparu dans les années 1950, 60 et 70 fut réintroduit par le Dr. Nguyen Khac Vien .
Les règles du jeu : Les règles du shuttlecock sont très
semblables au tennis et au badminton. Le shuttlecock,ou le Volant
en français, est botté de l'autre côté du filet
avec les pieds, les genoux, la poitrine ou les épaules. Celui-ci
ne doit pas toucher aux bras ni aux mains. Les joueurs ont le droit
de toucher plus d'une fois le volant avant de le faire traverser.
La personne au service doit frapper le volant suffisamment loin afin que
celui-ci tombe à plus d'un mètre du filet. La partie
se joue en set et un set comprend trois parties.
Voici quelques photos d'un Viet-Namien pratiquant ce sport ainsi que des photos des équipements :

Volants
Souliers et volants
Joueur de shuttlecock


Source : http://www.thingsasian.com/goto_article/article.627.html
L'implantation du badminton en Angleterre s'est faite vers 1870. C'est un groupe d'officiers anglais qui était en mission aux Indes, qui ont été impressionné par la vitesse du « Poona ». Ce sport fut rapidement populaire .
L'histoire du badminton en Angleterre est assez particulière. Un jour d'été, dans la propriété du duc de Beaufort dans la ville de Badminton, un groupe d'Anglais jouait au « Poona ». Un moment donné, le jeu fut arrêté à cause de la pluie. Ils se regroupèrent à l'intérieur de la propriété et décidèrent d'installer un filet dans le hall d'entrée afin de continuer la partie. C'est dans cette demeure du nom de Badminton House, que nous retrouvons le badminton, tel que nous le connaissons. Il y a deux joueurs de chaque côté, mais il n'y a pas de règles strictes.
Le badminton retourna dans son pays d'origine, mais cette fois sous sa nouvelle forme, tel que pratiqué dans le Badminton House. Sauf que le Poona aux Indes avait évolué. Ils avaient commencé à réglementer le jeu. Ces premières règles furent officiels en 1877 à Karachi au Pakistan. C'est à ce moment que l'Angleterre s'est aperçu de l'importance de la réglementation. C'est par la suite qu'il fonda l'Association anglaise de badminton qui adopta les lois qui régissent ce sport aujourd'hui. Cela se passa en 1893 et c'est pour cela qua l'Angleterre peut se dire comme le père du badminton.
C'est en Angleterre que le premier tournoi de badminton eu lie,
ce fut en 1899, à Westminster. Ce tournoi est un peu comme
celui de Wimbledon au tennis. Par la suite, plusieurs pays eurent
leur propre tournoi. Ce fut le cas en Irlande en 1899, le tour de
l'Écosse et du Danemark en 1911. En 1932, il y a une grande
rencontre qui opposa ces quatre pays et bien entendu, ce fut l''Angleterre
qui remporta le tournoi. Après la deuxième guerre mondiale,
le badminton se développa rapidement. En 1930, il y avait
500 clubs de badminton. Ce nombre passa à 10000 en 1973, à
15000 en 1992.
Le badminton est pratiqué au Canada depuis 1890 par les officiers de l'armée et leurs familles. Ce n'est que plusieurs années plus tard que le badminton sort des édifices militaires pour se faire connaître un peu plus. C'est en 1922 que l'Association canadienne de badminton fut fondée. La première rencontre entre les Anglais et les Canadiens fut en 1925. Ce sont les Anglais qui donna une bonne leçon aux Canadiens. Les Canadiens vont avoir la chance de rencontrer les Anglais cinq années plus tard. Les Anglais remportent les doubles, mais ils rencontrent cette fois, une forte opposition en simple masculin. Jack Purcelle (champion canadien) qui donna une bonne performance contre les Anglais.
C'est en 1939 que le badminton canadien atteint enfin le championnat. C'est madame Dorothy Walton de Toronto qui remporta le tournoi « All-England ». Depuis, les performances du Canada ont été en quelque sorte comme les montagnes russes.
Voici la liste de noms des joueurs canadiens de calibre international
:
|
|
|
| Jamie Paulson | Nancy McKinley |
| Bruce Rollick | Sharron Whittaker |
| Wayne MacDonnell | Mimi Nilson |
| Rolf Patterson | Judy Rollick |
| Bob McDougall | Wendy Clarkson |
| Mike Butler | Jane Youngberg |
| Bryan Blanshard | |
| Mike Bitten |
L'association provinciale de badminton a été créé
en 1921. Par la suite, l'association est devenue la Fédération
québécoise de badminton. Dans les années 1970,
le badminton du Québec se fait connaître au niveau nationale
et internationale grâce à Yves Paré. Au début
des années 80, c'est au tour de Denyse Julien, Linda Cloutier, Johanne
Falardeau et Denys Martin de performer durant ces années.
Au milieu des années 80, ce fut le tour de Élizabeth Houde,
Chantal Jobin, Marie-Hélène Loranger, Doris Piché,
Alain Knapp et de Marco Desjardins de bien performer pour le Québec.
Dans les années 90, le Québec est de plus en plus présent
sur la scène nationale et internationale. Les athlètes
de cet époque furent Milaine Cloutier, Caroline Thorn, Marie-Claude
Lachance, Patrice Flynn, François Dion, Frédéric D'Amours,
Patrick Doré et Jean-Philippe Goyette. Pour la première
fois au Québec, Frédéric D'Amours et Patrick Doré
se sont affrontés lors de la finale du championnat canadien junior
en 1990.
Voici la liste de noms des joueurs québécois de calibre
international :
| HOMMES | FEMMES |
| Yves Paré | Lesley Harris |
| Pat Tryon | Jean Miller |
| Paul Jonhnson | Pauline Delisle |
| Denys Martin | Johanne Falardeau |
| Marco Desjardins | Margot Mills |
| Pat Esplay Moody | |
| Denyse Julien | |
| Linda Cloutier | |
| Doris Piché |
L'ÉVOLUTION DANS L'ÉQUIPEMENT
Au tout début, le volant était une vulgaire balle de laine. Ils prenaient deux disques de carton de 5,7 cm et avec un trou de 2,5 cm. Ils enroulaient de la laine autour de l'espèce de beigne.
Un peu plus tard, ce volant fut remplacé par du liège. Ils inséraient des plumes de poule sur le morceau de liège. Les plumes étaient insérées aléatoirement, ce qui donnait des trajectoires pas toujours fiables.
Vers 1900, ils préféraient les plumes d'oie aux autres types de volailles. Ils commencèrent à placer les plumes d'une façon plus symétrique et recourbé vers l'intérieur. La vitesse du volant pouvait atteindre des vitesses 4 à 5 fois plus rapide.
Ce n'est que 9 ans plus tard qu'ils décidèrent de ralentir la vitesse du volant en plaçant les plumes droite. Le poids était de 5,7 grammes et ils avaient de 14 à 16 plumes d'oie. Mais pourquoi des plumes d'oie ? Tout simplement qu'à cette époque, l'oie était le seul oiseau qu'ils pouvaient plumer vivant. En moyenne, une oie fournit de 12 à 16 plumes correctes pour fabriquer le volant. Les plumes qui servent à la confection du volant se trouvent sur les ailes de l'oie.
Vers 1910, il y avait une pénurie de plumes d'oie. Certains ont essayés du carton et du papier mâché, sans avoir de résultat concluant. C'est la venue du plastique qui remplaça les plumes d'oie.
L'évolution de l'équipement en badminton est en bonne partie grâce à W.C. Carlton. Plusieurs problèmes sont survenus suite à la fabrication des volants en plastique. Par exemple, les volants avaient la forme d'un cône rempli. Ils étaient très lourds et très rapides. Ils ont décidé de faire des trous pour alléger le volant et raccourcir la trajectoire.
Aujourd'hui, nous utilisons le plastique, le polythène et le
nylon pour produire les volants. Par conséquent, les volants
coûtent beaucoup moins chères. Le seul problème,
c'est que ce ne sont que les volants de plumes d'oie qui sont acceptés
dans les compétitions nationales et internationales. Ces volants
coûtent chères et ils sont très fragiles. Ils
doivent conserver la même température, ne pas être à
l'humidité et être à une intensité de lumière
trop forte. À cette époque, c'était la compagnie
Carlton qui avait le monopole. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Il y a Yonex, Black Knight et d'autres compagnies qui ont percé
le marché.
Au début dans le jeu de battledore et du shuttlecock, la raquette était fait de bois comme une raquette de tennis de table. Les rebonds étaient très difficiles à contrôler et parfois, imprévisibles. Par la suite, ils décidèrent de mettre un coussin de velours sur la raquette. Les raquettes étaient de 4 à 5 fois plus lourdes et servaient à projeter une balle de laine ou un bloc de liège.
Après avoir amélioré les volants, il a fallu adapter
les raquettes. Nous avons passé des planches de bois aux raquettes
de bois avec le cordage fait de nerfs d'animaux. Ensuite, ce fut
le tour de l'acier, l'aluminium et du titane. De nos jours, l'acier
et l'aluminium sont toujours là, mais il y a de plus le graphite,
le boron, la céramique, le titanium et le kévlar. Il
y a même des nouvelles formes de raquettes. Le cordage est
encore composé de nerfs d'animaux ou de fil synthétique.
Ces raquettes peuvent peser de 90 grammes à 140 grammes et la tension
du cordage de 6,8 kilogrammes à 8,2 kilogrammes.
![]() |
Cette peinture date du 18 è siècle (1790), elle a été
faite par Circa d’une grandeur nature. Le jeune homme porte des vêtements
de sa classe sociale et tient une raquette de bois cousiné de velours
et le cadre est confectionné de peau de mouton.
http://www.usatt.org/rackets/#TAG3
|
![]() |
Cette photo représente l’équipement du jeu de battledore
et shuttlecock. Les volants sont faits de velours et de cuir.
Ceci est le seul exemplaire d’un très vieux ensemble d’équipement
de badminton qui date de très longtemps. Ces équipements
font parties des premiers instruments confectionnés pour ce jeu.
La cadre est recouvert de peau de mouton.
http://www.usatt.org/rackets/#TAG3
|
![]() |
Ce vitrail, confectionné en 1872 par Albert Joseph Moore, mesure
quatre pieds et demi de haut et son cadre est fait de bois. Nous
pouvons le voir au musée de Winbledon. Nous pouvons apercevoir
le personnage tenir une raquette (battledore). Cette pièce
est l’une des plus importante des souvenirs de ce jeu. Il est intitulé
« Battledore ».
http://www.usatt.org/rackets/#TAG3
|
![]() |
Cette photo représente une pièce de céramique
représentant deux joueurs de shuttlecock. Les raquettes sont
confectionnés comme les précédentes. Cette pièce
a été faite en 1883
http://www.usatt.org/rackets/#TAG3 |
![]() |
Cette peinture représente tout simplement un Japonais qui est
en train de jouer au battledore en kimono.
http://www.usatt.org/rackets/#TAG3 |
![]() |
| Ces raquettes sont faites de velours, d’or et de franges.
Elles date du l’ère napoléonienne, début 1800.
Elles sont petites, mais solides. Le cordage est intacte tourné
à chaque fois qu’il croise une autre corde. Cette technique
est disparue dans la fin des années 1850.
http://www.usatt.org/rackets/#TAG3 |
![]() |
| Voici l’évolution de la raquette au cours
du 20ième siècle. L’une date du début du siècle
et l’autre de la fin. Devinez laquelle correspond à la bonne
période ?
http://www.intbadfed.org/history.html |
Au début, la dimension du terrain n'était pas réglementée. Le court était proportionnel à la dimension du hall où les joueurs pratiquaient. Parfois, la dimension pouvait varier de 3 mètres par 6 mètres et parfois jusqu'à 15.2 mètres par 22.8 mètres. Autrement dit, le terrain pouvait être deux fois plus petit ou deux fois plus grand que la grandeur normale. C'est en 1873, que les 14 membres fondateurs de la Fédération internationale fixèrent les dimensions standards de 6.1 mètres par 13.4 mètres. Aujourd'hui, ce sont toujours ces dimensions qui règnent. La surface du plancher la plus répandue était le bois poli, tandis qu'aujourd'hui, il y a de plus en plus de matières synthétiques. Pour les compétitions nationales et internationales, la hauteur du plafond doit être de plus de 8.4 mètres et une aire de jeu autour de chaque terrain de 1.25 mètres. Le filet doit être fabriqué de ficelles fines, avec des mailles de 2.1 centimètres de côté, comparativement au poona dont le filet était seulement une corde.

![]() |
Nous voyons sur ces deux photos, que le terrain prend la dimension du hall dans lequel ils jouaient. Nous apercevons également que le jeu se joue avec une ficelle et pas encore un filet. Ces photos datent des années 1890. |
HISTORIQUE DES COUPES
Ce championnat a lieu tous les deux ans et confrontent les meilleurs
joueurs au monde. Les hommes qui ont représenté le
Québec furent Claude Tremblay, Pat Tryon, Paul Johnson et Ian Johnson.
Chez les femmes, il y a Denyse Julien, Doris Piché, Chantal Jobin
et Johanne Falardeau.
La fédération internationale de badminton fut créée
par l'Angleterre en 1931. Cependant, ce n'est que trois années
plus tard que la fédération devient vraiment internationale
(plus qu'un pays). Or, en 1934, on y comptait neuf pays, soient le
Canada, le Danemark, l'Angleterre, la France, l'Irlande, les Pays-Bas (Hollande),
la Nouvelle-Zélande, l'Écosse et le Pays de Gales.
La Malaisie, connue sous le nom de Malaya à l'époque (deviens
Malaysia), entra comme membre dans la fédération internationale
de badminton (FIB) en 1937. Aujourd'hui, selon http://www.bpkpenabur.or.id/seameo2/sltpk2/hist.htm,
il y a 65 pays membres de la FIB. Son premier président
fut Monsieur George Alan Thomas Baronet (ou Sir George Thomas Bart), champion
du premier tournoi créée par l'Angleterre, le All-England,
de 1920 à 1923. Ce n'est qu'en 1939 qu'il suggéra au
comité exécutif de la FIB de créer la première
compétition mondiale entre les pays membres de la FIB. Pour
attirer les membres à compétitionner, il offra une coupe
en argent au pays vainqueur, qui aura pour nom de son fondateur, la coupe
Thomas. Celle-ci mesure 70 cm de haut par 40 cm de large.
Elle est fait en trois parties, soient la base, le bol et le couvercle.
Le couvercle est surmonté d'une figurine représentant un
joueur de badminton et derrière le bol et la base y sont gravés
les noms des pays gagnants. Elle fut fabriquée par Atkin Bros
de Londres qui en fut récompensé le trois juillet 1940 (http://www.dillesport.dk/sportspc/ThomasUber2000/historie-uk.html).
Voici une photo de la coupe Thomas :

Le titre officiel de la compétition est le championnat international de badminton pour la coupe Thomas. Entre le moment de la création de cette compétition de la coupe Thomas et la première compétition, il s'écoula dix ans en raison de la deuxième guerre mondiale qui retarda la mise en œuvre du championnat international. Donc, ce n'est qu'en 1949 qu'eut lieu la première compétition en Angleterre, à Preston, qui fut remporté par la Malaisie. Ce pays a défendu son titre en 1952 pour l'emporté encore une fois en 1955. C'est en 1958 qu'elle concède son titre à un nouveau membre, l'Indonésie (1997, Asian Junior Badminton Championships souvenir book (April 7-13, 1997). Pages 46-47 "Badminton History"). À cette époque, la compétition a lieu à tous les trois ans, mais depuis 1982, elle a lieu à tous les deux ans (http://www.dillesport.dk/sportspc/ThomasUber2000/historie-uk.html).
Ce championnat (fonctionnant pratiquement de la même façon
que la coupe Davis au tennis), est réservé aux hommes
et se fait par équipe seulement. Une équipe est composée
de trois joueurs (1 en simple et deux en double). Pour déclarer
un pays vainqueur, celui-ci doit avoir gagné la majorité
des parties. C'est pourquoi il ne s'agit pas de proclamer le meilleur
joueur au monde mais bien le meilleur pays. Voici un exemple des
résultats de la compétition de 1998 à Hong Kong qui
affrontait la Suède à Hong Kong.
| Rencontre | Suède | Hong Kong | 4 - 1 |
| Simple 1 | Thomas Johansson | Tam Kai Chuen | 15-8 15-10 |
| Double 1 | FrederikBergstrom/Henrik Andersson | Liu Kwok Wa/Ma Che Kong | 17-14 11-15 4-15 |
| Simple 2 | Rikard Magnusson | Ng Wei | 9-15 15-4 15-8 |
| Double 2 | Henrik Bengtsson/Jens Olsson | Yau Kwun Yuen/Chow Kin Man | 15-7 17-16 |
| Simple 3 | Daniel Eriksson | Liu Kwok Wa | 13-15 15-9 15-6 |
Source : http://www.etud.insa-tlse.fr/~isimpson/resultats98.html
Comme nous pouvons le constater, un pays peut envoyer plus d'une équipe.
Pour remporter la partie, il faut gagner deux sets de trois. Un set
équivaut à 15 points et doit se gagner avec une différence
d'au moins deux points jusqu'à un maximum de 17 points (exemple
: 17-16). Les résultats complets de cette compétition
sont en annexe. De plus, le tournoi fonctionne par élimination
simple, c'est-à-dire que subir un revers équivaut à
ton élimination, les participants sont divisés en quatre
zones : l'Asie, les Amériques, l'Australie et l'Europe. Finalement,
les finalistes de chaque zone se rencontrent tour à tour.
Le couronnement du pays gagnant a lieu lors de la dernière journée
de la finale entre les différentes zones, l'on remet alors au capitaine
de l'équipe la fameuse coupe Thomas. (Badminton Québec. Manuel
technique du 1er niveau. Éditeur Badminton Québec, 3è
édition, Montréal, 2000) et (http://www.dillesport.dk/sportspc/ThomasUber2000/historie-uk.html).
. Voir les résultats internationaux complets en annexe.
Cette compétition se déroule de la même façon que la coupe Thomas, c'est-à-dire par équipe (simple et double), il faut remporter deux sets sur trois et se joue avec les quatre mêmes zones. La seule différence est le genre. Or, cette compétition s'adresse aux femmes seulement, tout comme la coupe Thomas s'adresse seulement aux hommes. C'est à madame H.S. Uber (Betty Uber de son nom), que nous devons l'institution de cette compétition. Illustre joueuse britannique, madame Uber représenta l'Angleterre dans 37 compétitions internationales entre 1926 et 1951. C'est elle qui proposa la création d'un championnat féminin mondial par équipe à la fédération internationale de badminton (FIB) en 1950. Cependant, le conseil de la FIB, pour différentes raisons financières, lui recommanda de revenir les voir plus tard lorsque le moment sera venu et avec un trophée. En 1953, la Nouvelle-Zélande propose, eux-aussi, de créer une compétition internationale pour les femmes (http://www.bpkpenabur.or.id/seameo2/sltpk2/hist.htm). Leur proposition fut officiellement retenue par la FIB. En 1954, la FIB réglemente la compétition internationale de la coupe Uber et a convenu d'une date officielle pour la première compétition, soit en 1957, à Lytham St Anne`s, en Angleterre. Deux années plus tard, soit le 4 juillet 1956, Betty Uber se présente à la FIB et leur expose son trophée qui sera adopté par la fédération. Ce trophée à été conçu par un Anglais de Londres, soit leur plus grand forgeron : Mappin et Webb. Celui-ci mesure 50 cm de haut et a été façonné de la même façon qu'un globe terrestre, c'est-à-dire un globe terrestre, qui peut tourner, repose sur une base et qui a sur le soutien du globe, une joueuse de badminton sur un volant. C'est probablement le plus beau trophée de tous les trophées de badminton (http://www.dillesport.dk/sportspc/ThomasUber2000/historie-uk.html).
D'ailleurs, pour mieux l'apprécier, en voici une photo :

La coupe a été gagnée, en 1957, par les États-Unis grâce à leur fabuleux duo, les sœurs Devlin. Elles ont aussi remporté la coupe aux deux compétitions suivantes, soit en 1960 et en 1963. Les compétitions se déroulent aux trois ans, jusqu'en 1984, où elles se feront aux deux ans, comme la coupe Thomas. Ensuite, le monde connaît la triade japonnaise qui remporte la coupe trois années d'affilées (1966, 1969 et 1972). Les résultats des gagnants de chaque année sont en annexe.
En 1981, pour la première fois, l'équipe canadienne est composée de trois québécoises. Elles remporteront contre les États-Unis la finale de la zone des Amériques de la coupe par la marque de 8 à 1. Trois années plus tard, soit la prochaine compétition, en 1984, l'équipe canadienne est à nouveau composée de trois québécoises. Cette fois-ci, elles disputent la finale de la zone des Amériques contre Taïwan et l'emportent par la marque de 4 à 1. Puis, en 1986, l'équipe canadienne remporte à nouveau la finale des Amériques. Cette fois, cinq Québécoises sur huit sont sélectionnées dans l'équipe de la coupe Uber. Le Canada emporte la finale de la zone au compte de 3 à 2 devant Taïwan. Malgré tous ces beaux efforts, le Canada, jusqu'à ce jour, n'a encore remporté aucune coupe Uber (Badminton Québec. Manuel technique du 1er niveau. Éditeur Badminton Québec, 3è édition, Montréal, 2000). Quant au nombre de pays participants à la coupe Uber, il est de loin inférieur à celui de la coupe Thomas. Voir les résultats internationaux complets en annexe.
L'AVENIR DU BADMINTON
En 1972, à Munich, le badminton est inscrit comme un sport de
démonstration. En 1988, le badminton revient comme sport de
démonstration aux jeux de Séoul. C'est seulement en
1992, que le badminton devient une discipline olympique. Dans l'espace
de 10 ans, le nombre de pratiquants a augmenté de 584%. Aux
jeux de Barcelone, Denyse Julien et Doris Piché ont représenté
le Canada. Elles se sont rendu en huitième de finale pour
être classées parmi les 16 meilleures joueuses au monde.
Depuis ces jeux, l'avenir du badminton est assuré, d'autant plus
que 1.1 billion de personnes ont regardé ces débuts.
Le badminton est un sport intéressant, car c'est un sport aussi
bon pour le physique que pour le mental. Ce sport est accessible
à tous les niveaux, pour tous les âges et pour les deux sexes.
Ce sport demande peu d'espace, est peu coûteux et demande peu de
matériel. C'est un sport qui demande une bonne condition physique,
une bonne technique, une bonne tactique, sans oublier l'aspect motivationnel
du jeu. Contrairement à ce que nous pouvons penser, le badminton
est beaucoup plus exigeant que le tennis. Nous pouvons le constater
par le tableau comparatif qui suit :
|
TENNIS VS BADMINTON |
|
|
|
TEMPS DE MATCH |
|
|
| TEMPS EN JEU DE
L'OBET(BALLE/VOLANT) |
|
|
|
INTENSITÉ DU MATCH |
|
|
|
NOMBRE D'ÉCHANGES |
|
|
|
NOMBRE DE COUPS |
|
|
|
MOYENNE DE COUPS PAR ÉCHANGE |
|
|
|
TOTAL DE LA DISTANCE PARCOURUE |
|
|
Source : http://www.angelfire.com/tx2/birdie/know.html
CONCLUSION
Nous avons pu constater que le badminton a énormément évolué depuis ses débuts. Le badminton a évolué de façon considérable au niveau de l'équipement, des règlements, des dimensions du terrain , du nombre de personnes qui y jouent et du nombre de pays que nous retrouvons dans ce sport.
Après cette recherche, nous nous rendons compte que ce que nous
avons fait est bien peu. Or, nous trouvons sans cesse de nouvelles
sources sur internet ou chacune a un petit plus à ajouter à
notre recherche. Avoir le temps de faire une vraie recherche, nous
irions même jusqu'à vérifier l'exactitude des faits,
soit par les journaux ou les archives de l'époque parce que beaucoup
de sources se contredisent ou ont une différence de deux à
trois ans dans leur date. Pour faire une recherche idéale,
il aurait fallu vérifier par nous-mêmes les faits mais nous
manquons de temps. Tout de même, nous sommes fiers de ce que
nous avons produit.
RÉFÉRENCES
1.
http://web.ukonline.co.uk/james.masters/TraditionalGames/index.htm
2. http://www.intbadfed.org/history.html
3. http://rpmfind.net/badminton/ffba/histoire.html
4. http://www.coara.or.jp/~mieko/play1.htm
5. http://www.bpkpenabur.or.id/seameo2/sltpk2/hist.htm
6. http://www.japanlink.co.jp/ka/
7. http://www.usatt.org/rackets/#TAG3
8. http://www.city.yokohama.jp/me/kyoiku/library/memory3-2.html
9. http://www.thingsasian.com/goto_article/article.627.html
10. http://www.dillesport.dk/sportspc/ThomasUber2000/historie-uk.html
11. http://www.etud.insa-tlse.fr/~isimpson/resultats98.html
12. http://www.usabadmionton.org
13. http://www.angelfire.com/tx2/birdie/know.html
14. Badminton Québec. Manuel technique du 1er
niveau. Éditeur Badminton Québec, 3è édition,
Montréal, 2000
15. DeLuca, Jeffrey A., Medieval Games,
Jeff DeLuca: 406 Valley St. Willimantic, CT 06226-2006, 1995
ANNEXES
http://www.etud.insa-tlse.fr/~isimpson/resultats98.html
Uber Cup:
| Rencontre | Chine | Hong Kong | 5 - 0 |
| Simple 1 | Gong Zichao | Koon Wai Chee | 11-1 11-2 |
| Double 1 | Qin Yiyuan/Tang Yongshu | Koon Wai Chee/Tung Chau Man | 15-8 15-10 |
| Simple 2 | Dai Yun | Ling Wan Ting | 11-6 11-4 |
| Double 2 | Qian Hong/Liu Lu | Ling Wan Ting/Chan Mei Mei | 15-6 15-10 |
| Simple 3 | Han Jingna | Ng Ching | 11-3 11-1 |
| Rencontre | Danemark | Japon | 5 - 0 |
| Simple 1 | Camilla Martin | Kanako Yonekura | 12-10 11-12 11-7 |
| Double 1 | Rikke Olsen/Marlene Thomsen | Yoshiko Iwata/Haruko Matsuda | 15-6 15-9 |
| Simple 2 | Mette Pedersen | Yasuko Mizui | 11-4 11-6 |
| Double 2 | Ann Jorgensen/Camilla Martin | Chihiro Ohsaka/Kanako Yonekura | 15-3 15-8 |
| Simple 3 | Mette Sorensen | Hiroko Nagamine | 11-4 11-1 |
| Rencontre | Chine | Japon | 4 - 1 |
| Simple 1 | Ye Zhaoying | Kanako Yonekura | 11-5 11-7 |
| Double 1 | Ge Fei/Gu Jun | Yoshiko Iwata/Haruko Matsuda | 15-2 15-6 |
| Simple 2 | Gong Zichao | Yasuko Mizui | 11-4 1-11 3-11 |
| Double 2 | Qian Hong/Liu Lu | Hiroko Nagamine/Satomi Igawa | 15-5 15-10 |
| Simple 3 | Han Jingna | Chikako Ohsaka | 11-4 11-0 |
| Rencontre | Danemark | Hong Kong | 4 - 1 |
| Simple 1 | Camilla Martin | Koon Wai Chee | 11-1 11-6 |
| Double 1 | Rikke Olsen/Marlene Thomsen | Koon Wai Chee/Tung Chau Man | 15-10 15-7 |
| Simple 2 | Mette Pedersen | Ling Wan Ting | 11-6 9-12 3-11 |
| Double 2 | Ann Jorgensen/Majke Vange | Ling Wan Ting/Chan Mei Mei | 18-13 15-9 |
| Simple 3 | Mette Sorensen | Ng Ching | 11-5 11-3 |
| Rencontre | Chine | Danemark | 5 - 0 |
| Simple 1 | Ye Zhaoying | Mette Pedersen | 11-2 11-1 |
| Double 1 | Ge Fei/Gu Jun | Ann Jorgensen/Majken Vange | 15-4 15-2 |
| Simple 2 | Gong Zichao | Mette Sorensen | 11-3 11-5 |
| Double 2 | Qin Yiyuan/Tang Yongshu | Helene Kirkegaard/Pernille Harder | 15-7 15-3 |
| Simple 3 | Dai Yun | Anne Sondergaard | 11-2 11-6 |
| Rencontre | Japon | Hong Kong | 5 - 0 |
| Simple 1 | Kanako Yonekura | Koon Wai Chee | 11-7 11-3 |
| Double 1 | Yoshiko Iwata/Haruko Matsuda | Koon Wai Chee/Tung Chau Man | 15-3 15-3 |
| Simple 2 | Yasuko Mizui | Ling Wan Ting | 11-7 5-11 11-1 |
| Double 2 | Chiriro Ohsaka/Akiko Nakajima | Ling Wan Ting/Chan Mei Mei | 17-18 15-6 17-14 |
| Simple 3 | Hiroko Nagamine | Ng Ching | 11-9 8-11 11-5 |
| Rencontre | Indonésie | Angleterre | 5 - 0 |
| Simple 1 | Susi Susanti | Julia Mann | 11-0 11-1 |
| Double 1 | Eliza/Rosiana Zelin | Donna Kellogg/Joanne Goode | 15-10 9-15 18-17 |
| Simple 2 | Meiluawatai | Rebecca Pantaney | 11-2 11-0 |
| Double 2 | Denyana Lomban/Indarti Isoliana | Joanne Davies/Sarah Hardaker | 15-8 15-4 |
| Simple 3 | Cindana | Tracy Hallam | 11-1 11-0 |
| Rencontre | Corée | Pays-Bas | 5 - 0 |
| Simple 1 | Kim Ji Hyun | Judith Meulendijks | 12-10 12-10 |
| Double 1 | Ra Kyung Min/Jang Hye Ock | Erica Van den Heuvel | 15-8 15-4 |
| Simple 2 | Lee Joo Hyun | Brenda Beenhakker | 11-3 11-5 |
| Double 2 | Kim Shin Young/Kim Mee Hyang | Nicole Van Hooren/Lotte Jonathans | 10-15 15-1 15-9 |
| Simple 3 | Lee Kyung Won | Caroline Glebbeek | 11-5 11-5 |
| Rencontre | Indonésie | Pays-Bas | 3 - 2 |
| Simple 1 | Mia Audina | Judith Meulendijks | 11-2 11-7 |
| Double 1 | Eliza Nathanael/Denyana Lomban | Erica Van Den Heuvel/Monique Hoogland | 15-7 17-15 |
| Simple 2 | Meiluwatai | Brenda Beenhakker | 12-9 5-11 7-11 |
| Double 2 | Finarsih/Indarti Isolina | Nicole Van Hooren/Lotte Jonathans | 15-18 15-3 9-15 |
| Simple 3 | Ellen Engelina | Lonneke Janssen | 11-2 11-7 |
| Rencontre | Corée | Angleterre | 4 - 1 |
| Simple 1 | Kim Ji Hyun | Julia Mann | 11-2 11-2 |
| Double 1 | Ra Kyung Min/Jang Hye Ock | Joanne Goode/Donna Kellogg | 15-9 15-7 |
| Simple 2 | Lee Joo Hyun | Tracy Hallam | 11-2 8-11 12-10 |
| Double 2 | Kim Shin Young/Chung Jae Hee | Joanne Davies/Sarah Hardaker | 14-17 2-15 |
| Simple 3 | Lee Soon Deuk | Tracy Dineen | 12-10 11-7 |
| Rencontre | Indonésie | Corée | 3 - 2 |
| Simple 1 | Susi Susanti | Kim Ji Hyun | 11-2 11-3 |
| Double 1 | Eliza Nathanael/Rosiana Zelin | Ra Kyung Min/Jang Hye Ock | 9-15 10-15 |
| Simple 2 | Mia Audina | Lee Joo Hyun | 11-5 3-11 11-5 |
| Double 2 | Indarti Isolina/Denyana Lomban | Kim Shin Young/Kim Mee Hyang | 15-10 7-15 15-7 |
| Simple 3 | Cindana Hartono | Lee Kyung Won |
| Rencontre | Angleterre | Pays-Bas | 4 - 1 |
| Simple 1 | Julia Mann | Judith Meulendijks | 12-11 11-6 |
| Double 1 | Sarah Hardaker/Joanne Davies | Nicole Van Hooren/Lotte Jonathans | 17-16 15-11 |
| Simple 2 | Donna Kellogg | Brenda Beenhakker | 3-11 7-11 |
| Double 2 | Joanne Goode/Donna Kellogg | Monique Hoogland/Erica Van Den Heuvel | 15-1 10-15 15-6 |
| Simple 3 | Tracy Hallam | Lonneke Janssen | 11-3 3-11 11-7 |
| Rencontre | Chine | Corée | 5 - 0 |
| Simple 1 | Ye Zhaoying | Kim Ji Hyun | 11-5 11-7 |
| Double 1 | Ge Fei/Gu Jun | Ra Kyung Min/Jang Hye Ock | 15-10 15-8 |
| Simple 2 | Gong Zichao | Lee Joo Hyun | 11-4 11-0 |
| Double 2 | Qin Yiyuan/Tang Yongshu | Kim Shin Young/Kim Mee Hyang | 15-1 15-8 |
| Simple 3 | Dai Yun | Lee Hyung Won | 11-8 11-8 |
| Rencontre | Indonésie | Danemark | 4 - 1 |
| Simple 1 | Susi Susanti | Camilla Martin | 7-11 11-5 11-4 |
| Double 1 | Eliza Nathanael/Rosiana Zelin | Rikke Olsen/Marlene Thomsen | 15-6 15-9 |
| Simple 2 | Mia Audina | Mette Pedersen | 12-11 11-4 |
| Double 2 | Indarti Isolina/Denyana Lomban | Ann Jorgensen/Camilla Martin | 6-15 15-8 15-7 |
| Simple 3 | Ellen Engelina | Mette Sorensen | 1-11 5-11 |
| Rencontre | Chine | Indonésie | 4 - 1 |
| Simple 1 | Ye Zhaoying | Susi Susanti | 11-9 10-12 11-5 |
| Double 1 | Ge Fei/Gu Jun | Indarti Isolina/Rosiana Zelin | 15-7 15-1 |
| Simple 2 | Gong Zichao | Mia Audina | 9-11 12-10 11-4 |
| Double 2 | Qin Yiyuan/Tang Yongshu | Eliza Nathanael/Denyana Lomban | 15-5 11-15 9-15 |
| Simple 3 | Dai Yun | Meiluawatai | 11-3 11-6 |
| Rencontre | Chine | Suède | 5 - 0 |
| Simple 1 | Sun Jun | Henrik Bengtsson | 15-7 15-0 |
| Double 1 | Liu Yong/Zhang Wei | Peter Axelsson/Henrik Bengtsson | 15-4 15-9 |
| Simple 2 | Luo Yigang | Thomas Johansson | 15-11 15-10 |
| Double 2 | Yang Ming/Zhang Jun | Jens Olsson/Frederik Bergstrom | 15-2 11-15 15-3 |
| Simple 3 | Dong Jiong | Daniel Eriksson | 15-10 12-15 15-10 |
| Rencontre | Danemark | Hong Kong | 4 - 1 |
| Simple 1 | Peter Gade | Tam Kai Chuen | 15-2 18-13 |
| Double 1 | Michael Sogaard/Jon Holst | Liu Kwok Wa/Ma Che Kong | 15-10 17-14 |
| Simple 2 | Poul-Erik Hoyer | Ng Wei | 15-9 15-7 |
| Double 2 | Jens Eriksen/Jesper Larsen | Yau Kwun Yuen/Chow Kin Man | 15-2 15-7 |
| Simple 3 | Peter Rasmussen | Liu Kwok Wa | 14-18 15-6 10-15 |
| Rencontre | Chine | Hong Kong | 5 - 0 |
| Simple 1 | Luo Yigang | Tam Kai Chuen | 15-6 15-4 |
| Double 1 | Liu Yong/Yu Jinhao | Ma Che Kong/Chow Kin Man | 15-9 15-6 |
| Simple 2 | Dong Jiong | Ng Wei | 15-9 15-6 |
| Double 2 | Zhang Jun/Zhang Wei | Tam Lok Tin/Yau Kwun Yuen | 15-2 15-9 |
| Simple 3 | Chen Gang | Liu Kwok Wa | 15-2 15-9 |
| Rencontre | Danemark | Suède | 4 - 1 |
| Simple 1 | Peter Gade | Henrik Bengtsson | 15-4 15-5 |
| Double 1 | Jon Holst/Michael Sogaard | Frederik Bergstrom/Henrik Andersson | 15-3 15-4 |
| Simple 2 | Poul-Erik Hoyer | Thomas Johansson | 15-5 14-17 6-15 |
| Double 2 | Jim Laugesen/Thomas Stavngaard | Jens Olsson/Rikard Magnusson | 15-6 15-7 |
| Simple 3 | Kenneth Jonassen | Daniel Eriksson | 15-6 15-3 |
| Rencontre | Chine | Danemark | 2 - 3 |
| Simple 1 | Sun Jun | Peter Gade | 3-15 16-17 |
| Double 1 | Liu Yong/Yu Jinhao | Jon Holst/Michael Sogaard | 18-16 15-11 |
| Simple 2 | Luo Yigang | Poul-Erik Hoyer | 6-15 17-16 15-10 |
| Double 2 | Zhang Jun/Zhang Wei | Jens Eriksen/Jesper Larsen | 2-15 18-15 17-14 |
| Simple 3 | Dong Jiong | Kenneth Jonassen | 6-15 15-2 8-15 |
| Rencontre | Suède | Hong Kong | 4 - 1 |
| Simple 1 | Thomas Johansson | Tam Kai Chuen | 15-8 15-10 |
| Double 1 | Frederik Bergstrom/Henrik Andersson | Liu Kwok Wa/Ma Che Kong | 17-14 11-15 4-15 |
| Simple 2 | Rikard Magnusson | Ng Wei | 9-15 15-4 15-8 |
| Double 2 | Henrik Bengtsson/Jens Olsson | Yau Kwun Yuen/Chow Kin Man | 15-7 17-16 |
| Simple 3 | Daniel Eriksson | Liu Kwok Wa | 13-15 15-9 15-6 |
| Rencontre | Indonésie | Pays-Bas | 5 - 0 |
| Simple 1 | Heryanto Arbi | Jeroen Van Dijk | 15-10 15-10 |
| Double 1 | Ricky Subagja/Rexy Mainaky | Quinten Van Dalm/Dennis Lens | 15-7 15-1 |
| Simple 2 | Hendrawan | Gerben Bruijstens | 15-5 15-3 |
| Double 2 | Chandra Wijaya/Budiarto Sigit | Jurgen Van Leeuwen/Norbert Van Barneveld | 15-5 15-3 |
| Simple 3 | Indra Wijaya | Joris Van Soerland | 15-5 15-6 |
| Rencontre | Malaisie | Corée | 4 - 1 |
| Simple 1 | Ong Ewe Hock | Hwang Sun Ho | 15-6 15-10 |
| Double 1 | Cheah Soon Kit/Yap Kim Hock | Lee Dong Soo/Yoo Yung Sung | 14-18 15-8 15-12 |
| Simple 2 | Yong Hock Kin | Ahn Jae Chang | 15-9 15-7 |
| Double 2 | Lee Wan Wah/Choong Tan Fook | Ha Tae Kwon/Kang Kyun Jin | 5-15 6-15 |
| Simple 3 | M. Roslin Hashim | Kim Dong Moon | 15-13 15-4 |
| Rencontre | Indonésie | Corée | 4 - 1 |
| Simple 1 | Heryanto Arbi | Hwang Sun Ho | 17-14 15-0 |
| Double 1 | Ricky Subagja/Rexy Mainaky | Lee Dong Soo/Yoo Yung Sung | 15-9 15-4 |
| Simple 2 | Marleve Mainaky | Jang Chun Woong | 15-2 15-1 |
| Double 2 | Chandra Wijaya/Budiarto Sigit | Ha Tae Kwon/Kang Kyung Jin | 15-6 9-15 15-18 |
| Simple 3 | Joko Suprianto | Jun Jong Bae | 15-2 15-1 |
| Rencontre | Malaisie | Pays-Bas | 5 - 0 |
| Simple 1 | Ong Ewe Hock | Jeroen Van Dijk | 15-3 15-6 |
| Double 1 | Cheah Soon Kit/Yap Kim Hock | Quinten Van Dalm/Dennis Lens | 15-5 15-9 |
| Simple 2 | Yong Hock Kin | Dicky Palyama | 15-6 15-6 |
| Double 2 | Choong Tan Fook/Tam Kim Her | Norbert Van Barneveld/Joris Van Soerland | 15-7 15-12 |
| Simple 3 | Wong Choon Hann | Gerben Bruijstens | 15-4 15-12 |
| Rencontre | Indonésie | Malaisie | 4 - 1 |
| Simple 1 | Hendrawan | Yong Hock Kin | 9-15 15-7 15-2 |
| Double 1 | Ricky Subagja/Rexy Mainaky | Cheah Soon Kit/Choong Tan Fook | 15-7 15-13 |
| Simple 2 | Marleve Mainaky | Roslin Hashim | 11-15 6-15 |
| Double 2 | Chandra Wijaya/Budiarto Sigit | Lee Wan Wah/Tan Kim Her | 15-6 15-7 |
| Simple 3 | Indra Wijaya | Wong Choon Hann | 15-10 15-10 |
| Rencontre | Corée | Pays-Bas | 3 - 2 |
| Simple 1 | Hwang Sun Ho | Jeroen Van Dijk | 15-3 6-15 5-15 |
| Double 1 | Yoo Yung Sung/Lee Dong Soo | Quinten Van Dalm/Dennis Lens | 15-5 15-9 |
| Simple 2 | Jang Chun Wong | Dicky Palyama | 13-15 9-15 |
| Double 2 | Ha Tae Kwon/Kang Kyung Jin | Norbert Van Barneveld/Joris Van Soerland | 15-6 15-9 |
| Simple 3 | Ahn Jae Chang | Gerben Bruijstens | 15-7 15-10 |
| Rencontre | Danemark | Malaisie | 2 - 3 |
| Simple 1 | Peter Gade | Ong Ewe Ock | 15-7 15-10 |
| Double 1 | Jon Holst/Michael Sogaard | Cheah Soon Kit/Choong Tan Fook | 11-15 15-12 14-18 |
| Simple 2 | Poul-Erik Hoyer | Yong Hock Kin | 11-15 18-14 11-15 |
| Double 2 | Jens Eriksen/Jesper Larsen | Yap Kim Hock/Tan Kim Her | 17-16 15-12 |
| Simple 3 | Kenneth Jonassen | Roslin Hashim | 18-15 5-15 8-15 |
| Rencontre | Indonésie | Chine | 3 - 2 |
| Simple 1 | Heryanto Arbi | Sun Jun | 18-17 4-15 1-15 |
| Double 1 | Ricky Subagja/Rexy Mainaky | Liu Yong/Zhang Wei | 15-6 15-2 |
| Simple 2 | Hendrawan | Luo Yigang | 15-9 15-4 |
| Double 2 | Chandra Wijaya/Budiarto Sigit | Yang Ming/Yu Jinhao | 15-3 15-6 |
| Simple 3 | Indra Wijaya | Dong Jiong | 10-15 15-17 |
| Rencontre | Indonésie | Malaisie | 3 - 2 |
| Simple 1 | Heryanto Arbi | Ong Ewe Hock | 14-18 11-15 |
| Double 1 | Ricky Subagja/Rexy Mainaky | Cheah Soon Kit/Yap Kim Hock | 15-3 18-15 |
| Simple 2 | Hendrawan | Yong Hock Kin | 18-14 10-15 15-5 |
| Double 2 | Chandra Wijaya/Budiarto Sigit | Choong Tan Fook/Lee Wan Wah | 15-11 15-12 |
| Simple 3 | Joko Suprianto | Roslin Hashim | 10-15 15-11 2-15 |
Équipe championne de chaque année
http://members.tripod.com/~tangkis/
http://goe.net/~bbrahms/tc-winners.htm
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
http://members.tripod.com/~tangkis/
http://goe.net/~bbrahms/tc-winners.htm
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
DIMENSIONS ET NOMS DES DIFFÉRENTS PARTIES DE L'ÉQUIPEMENT ET DU TERRAIN
