Rondepierre

 

Alias Debré ou le K-sic (Moulinois de cacique : major de la promo)


 Le Debré au long cou emmenché d'un long..... bec ?:
Rondepierre...C'est vrai qu'il est beau ce con là ! Elles l'ont dit l'autre jour, je les ai entendues, le cou
un peu long peut-être mais tu sais ce qu'on dit des garçons qui ont un grand nez...pour le cou c'est pareil.

Heureusement pour moi il a de mauvaises notes , y fout rien et à la fin de l'année il sera bien attrappé.

En fait , à la fin de l'année c'est lui qui aura la plus belle.

La vie est malheureusement bien faite ou heureusement mal faite.

Auteur : JP Daudé

  Daudé confirme les souvenirs de jcf sur Rondepierre yéyé de service :
Je me souviens d'Alain et Rondepierre dalidant et twistant dans le couloir

Auteur : JP Daudé


  Nos petites amoureuses…   

 

Rondepierre yéyé  de service    

Je me souviens des classes d'à côté, du bonheur d’être un petit mec de 17 ans au milieu de toutes ces nanas,
qui m’ont fait oublier la solitude de cette année-là. Je me rappelle ces filles de 2e année qui nous trouvaient si géniaux,
- Jean-Claude dit ne pas s’en souvenirr, l’ingrat ! - qui me trouvaient si attirant quand j'imitais Eddy Mitchell ou Dick Rivers
près du juke-box au fond d'un bistrot entre Gaillard et Jaude. J’étais fan des « Chaussettes Noires » et non pas de
Johnny qui me faisait déjà ricaner (eh oui Jean-Claude, Eddy Mitchell c’était ‘ach’ment plus intello !).
Les copines trouvaient que je chantais bien, avec la même voix que… Dick Rivers quand j’imitais Eddy !

Auteur : Daniel Rondepierre

Rondepîerre aime... les contacts humains au cinoche :   

Je revois ce cinéma place Gaillard -comment s'appelait-il déjà ?- un grand et beau cinéma avec des volutes
de fer forgé où j'ai vu "Exodus" sur un super écran avec une petite blonde super de 2e année pendant une super
après-midi où je n'étais pas collé ! C’était franc et léger, je crois, et sincère aussi. On n’est pas sérieux, et sans doute
pas très malin, quand on a 17 ans. La passion et les problèmes sont venus plus tard, mais ça ; je n’en parlerai pas…

Auteur : Daniel Rondepierre

Rondepierre fait pleurer les filles :           

 Je me souviens aussi d’une « grande » -de 4e année je crois- blonde avec des cheveux très courts, à la Jean Seberg
 – ah ! Jean Seberg ! - mais avec un visage plus plein, plus rond, avec qui j’avais – nous avions - des discussions sérieuses…
Alain doit se souvenir d’elle, puisque Jean-Claude pense qu’elle a été nommée ensuite à Saint-Eloy les Mines…
bref, c’était un peu une  « star inaccessible » et je ne savais pas comment me faire remarquer. J’ai essayé de profiter
de mes « dons » en dessin et je l’ai dessinée –nue ou en maillot de bain- à partir d’une photo qu’on avait dû lui piquer…
Je crois que c’était ressemblant, parce qu’elle s’est mise à pleurer … je serais bien rentré dans un trou de souris ce jour-là !
Je m’en suis expliqué avec elle, après, et nous sommes restés...... bons amis, hélas !

Auteur : Daniel Rondepierre

Un grand succès populaire de Rondepierre               
Je crois me souvenir que Rondepierre, outre l'immense succès obtenu auprès de ses groupies normaliennes
grâce à ses interprétations magistrales de tubes d'Eddy Mitchell et de Dick Rivers, devait une partie de sa
 popularité chez les garçons à une chanson - improbable pour notre  rocker maison -
 que Tardif vient de me rappeler en m'envoyant les paroles en même temps que celles de Bambino..
Cette chanson, vous la connaissez bien sûr ..
Des stars comme Gloria Lasso et autres Dario Moreno ou Luis Mariano auraient pu la chanter eux aussi
Mais Dalida les avait grillés sur le poteau bien sûr
En tout cas, on ne peut que saluer l'éclectisme de notre idole (Rondepierre, pas Dalida..),
 capable d'exceller dans des répertoires aussi divers que la chanson yéyé
 et les airs franchouillo-espingouins
S'il avait 20 ans aujourd'hui, c'est sûr, il serait ....... Star académicien
Avez-vous deviné de quelle chanson il s'agissait ? 
Mais c'est bien sûr... "Le petit Gonzales",
Paroles ci-dessous..... (prononciation ... à l'espagnole exigée...)

Consuella disait:
La la la la
La la la la la la la la ...

1. Reviens donc ici petit Gonzalès,
C'est maman qui te dit ça
Sinon tu connais Papa,
Crois-moi il n'insistera pas
Si tu n'as pas fini tes leçons,
Ça f'ra du bruit à la maison
Tes devoirs sont très mal tu sais,
Il te faut les recommencer
{Refrain:}
Petit Gonzalès,
- Oui ?
Je t'en prie reviens
- Non, je ne veux pas
Petit Gonzalès,
- Oui ?
Pourquoi donc t'en vas-tu si loin ?
- Parce que j'ai rendez-vous avec la belle AAnna

La la la la
La
la la la
 la
la la la ...
2. Nous nous verrons à ton retour oui,
Surtout si tu reviens la nuit
Je vois déjà ton père et sa main
Et là crois-moi je te plains
Écoute-moi et ne dis pas non,
Voici ton livre et tes crayons
De moi n'auras-tu donc jamais pitié,

Entends je ne peux plus crier

Auteur : jcf


Rondepierre über alles :

Je me souviens avoir allumé par habitude un soir de printemps mon récepteur TV. Je ne prêtais pas
trop attention à l' émission lorsque j' entendis la phrase suivante:" Monsieur Rondepierre laissez
parler M. Malhuret!". Evidemment, j' observai immédiatement les protagonistes d'un débat
sur FR 3 Auvergne. Quelle ne fut pas ma surprise de reconnaître le Sire Rondepierre tout de vert
vêtu(symboliquement) déterminé en diable qui combattait verbalement le baron bleu-marine Malhuret
seigneur de Vichy afin de lui ravir pour 6 ans la mairie du dit lieu. Il y avait je crois 2 autres
affamés de pouvoir à espèrer le sacerdoce.
Je suivis le débat et ma foi je puis affirmer à tous et toutes que le Sire de Rondepierre
fut magnifique d'ardeur, de logique im
placable et de maîtrise de la langue qu'il n' eut pas de bois.
A mon avis il remporta le tournoi même si par la suite les Vichyssois ne le comprirent pas et
élirent un triste moustachu.

Auteur : Jean-claude Boutet
A Pélissier, prof de dessin…

Je me ressouviens du prof de dessin de philo, grâce aux souvenirs de Jean-Claude… pas de grand-chose, mais de sa dégaine
relâchée qui faisait tâche dans le corps professoral de l’Ecole Normale de Jeunes Filles, et de son arrivée, un beau jour :
« Je m’appelle Pélissier et je viens en pantoufles parce que j’ai mal aux pieds ! »
C’était un énergumène peu pédagogue mais j’ai toujours eu de la tendresse pour les énergumènes et il m’a redonné le goût du
dessin classique à une époque où je n’avais pas goût à grand-chose. Grâce lui soit donc rendue…

Auteur : Daniel Rondepierre

Rondepierre se découvre un don en dessin :

Je m'souviens des cours de dessin, mais pas très bien du prof. C'était un homme non ? En tout cas,
il avait une pédagogie très classique, nous faisant dessiner des statues et nos camarades de classe,
ce qui ne m'avantageait pas du tout, étant très mauvais... J'ai dû massacrer laborieusement quelques
visages pourtant harmonieux au grand désespoir de mes modèles (victimes ?)
Rondepiere en revanche, s'avéra être très doué dans ce genre d'exercice, ce que nous n'avions jamais
pressenti avant à Moulins, peut-être car il ne s'en était pas vanté, et aussi sans doute parce que
les profs de notre EN d'origine ne nous avaient jamais proposé de reproduire des modèles.
Il me semble même d'ailleurs que c'est à cette occasion, avec ce prof et pas avant, qu'il s'est découvert
(outre un physique de rêve dont il avait déjà conscience !)ce joli coup de crayon. Il infirmera si je me
trompe . Il était doué même en dessin ce saligaud !!!!
On comprend pourquoi il a fini prof d'arts plastiques ...
Comme quoi une pédagogie traditionaliste et dépassée (je crois bien qu'elle l'était, même pour l'époque..)
peut avoir parfois - et avec certains ! - des effets non nécessairement inhibants sur la créativité
présente et future des élèves.

Auteur : jcf


Rondepierre se prend pour un yéyé :




Je m'souviens, en regardant la photo où quelques affolés twistent avec Annie Guillaume dans la
cour de l'ENF, que Rondepierre, particulièrement excité sur ce cliché un peu flou, se prenait
déjà pour Johnny Halliday à Moulins, et se déhanchait dans les couloirs dans une sarabande
pelvisienne digne de "Elvis the Pelvis" comme les conservateurs américains appelaient le "King"
pour critiquer ses mouvements de hanches qu'ils jugeaient indécents.
Il le faisait en entonnant un air de notre faux rebelle national, j'ai nommé Johnny.
Je crois savoir qu'en musique, il s'est plutôt reconverti dans Brassens et la chanson engagée.
Heureusement pour lui et pour nous ... et aussi pour ses électeurs .....

Auteur : jcf


Pourquoi les moulinois appelaient-ils Rondepierre "Debré" ? :  
Je m'souviens de Michel Debré, qui avait fait un discours enflammé à la téloche lors du coup d'état
d'Alger pour exhorter les Français à se rendre au Bourget et dissuader ainsi les paras d'y atterir.
Notre K-sic, sentant déjà monter en lui l'appel d'une brillante carrière politique, s'était mis en tête
d'imiter le premier ministre et son fameux discours. Il le faisait, en se gaussant bien sûr, avec une
certaine efficacité d'ailleurs, et bien que sur le fond, on ne pût que souscrire à une demande de front
anti putschiste. Ces prestations lui valurent le surnom provisoire et heureusement pas définitif de
"Debré". Sinon comment aurait-il pu devenir candidat écologiste d'une ville Bourbonnaise avec ce
sobriquet peu connoté à gauche ?
Auteur : jcf



Rondepierre et jcf "se la pètent" critiques de cinéma :


Je m'souviens du ciné club, créé par le biziot et animé, à notre arrivée par des anciens.
Le premier film qui nous fut proposé était un film de John Ford, dont j'ai oublié le nom français,
mais qui s'appelait "Stagecoach" en anglais.
Avant la séance, un ancien présentait le film, le réalisateur, et ensuite, un débat, animé par le
présentateur, s'instaurait entre ceux qui restaient pour échanger. A cette occasion, je découvris
avec émerveillement qu'un film - y compris un simple western - pouvait faire l'objet d'un analyse
des procédés employés, tout comme un texte. Avec mon compère Rondepierre, nous nous pénétrâmes
rapidement du jargon cinématographique et bientôt il ne fut question entre nous que de contre-plongées,
travelling, plans américains, gros-plans, plans séquence, etc.... Les copains se moquaient de nous
évidemment et pensaient qu'on "se la pétait" comme disent les "dddjjjjeunes" maintenant, ou qu'on
fayotait le biziot.
Nous, on se foutait de ces critiques, on lisait des revues spécialisées, on parlait des films vus
dans les salles commerciales en se prenant pour des critiques des cahiers du cinéma. On parlait de
passer le concours de l'IDHEC et de devenir réalisateurs... (Faut ben rêver quand on est jeune...)
En tout cas, bravant les quolibets de certains dans la promo, on est devenus nous mêmes présentateurs
de films et animateurs de débats aux séances du ciné-club, ceci dès la 2ème année je crois.
Il me semble que le K-sic a commencé. Je me demande même s'il n'a pas tenté de faire un film en guise
de mémoire de 4ème année, oeuvre qui ne vit jamais vu le jour, ce qui lui valu d'être ajourné au CFEN.
Il confirmera ou infirmera mes souvenirs si je me trompe...
A Clermont-FD, il y avait une excellente salle d'art et essai de la FOL,où nous avons continué à
découvrir des classiques du 7ème art.
Avec Rondepierre et les autres "philosophes" (dont Bandiera en particulier et peut-être d'autres
dont j'ai oublié le nom), nous refaisions le monde de l'art et de la politique en commentant les films
vus dans cette salle et ailleurs.
On peut se moquer, mais je garde de cette expérience et de cette découverte un souvenir bien plus
déterminant pour ma formation intellectuelle, que la plupart des apports qui m'ont été transmis par
les profs de Moulins et de la plupart de ceux de Clermont (à l'exception de la prof de philo).

Petit lexique à l'usage des non-moulinois :
Le biziot : le directeur de l'EN de Moulins
Le K-sic : orthographe très moulinoise de Cacique : le major de la promo, Rondepierre en l'occurrence pour la 59 63

Auteur : jcf



Rondepierre, jcf et le prof de musique :

Je m'souviens du prof de musique, LENOBLE, alias Boris, qui venait de Moulins, comme nous.
Il pensait sans doute que sa mutation le mettrait à l'abri de trublions comme moi et mon acolyte
Rondepierre... Z'auriez vu la tronche qu'il tirait quand il réalisa qu'il allait devoir nous
supporter encore une année,lui qui pensait naïvement qu'il n'aurait désormais à faire,
dans une ENF, qu'avec de gentilles normaliennes sérieuses et disciplinées. Son nez s'allongea
comme un tupolev à l'atterrissage..... Il en a chié encore pendant un an. Je m'souviens
en particulier d'une leçon où il a essayé de nous faire écouter et peut-être chanter
(il était un peu suicidaire non ?) la truite de Schubert (ou c'était peut être le roi des aulnes...)
C'est un peu comme si l'on essayait, aujourd'hui, de faire chanter en RAP, du Père Duval,
la "calotte chantante" comme dit Brassens dans les trompettes de la renommée, à des élèves d'une
section CAP d'un lycée professionnel de ZEP. Je ne me rappelle plus les détails, mais je crois
bien qu'il a dû arrêter la leçon au bord de la crise de nerfs. Il me semble également que nous
avons été collés avec Rondepierre et convoqués chez madame la Directrice.
ah bien sûr, si Boris nous avaient fait chanter du rock, Rondepierre eût donné toute sa mesure..

Auteur : jcf
Rondepierre et l'Anschluss:

Je m'souviens que Rondepierre, qui dormait la plupart du temps en Histoire comme ailleurs,
et avait cessé depuis longtemps de prendre des notes, nous avait tous estomaqués en répondant
avant tout le monde à une question de la prof.
Elle nous avait demandé comment s'appelait l'annexion de l'Autriche par Hitler, et comme même
les bons en Histoire restaient muets, Rondepierre, avec un petit temps de retard et dans le
silence général, répondit "l'Anschluss"...
On était tous très admiratifs. Il suivait donc quand même de temps en temps le bougre..
Il faut dire que son père était résistant, avait été déporté, et que le fiston avait baigné dans
une culture familiale militante qui avait laissé de bonnes traces.

Auteur : jcf

Rondeperre fait le mur de l'ENG avec jcf pour aller voir Brassens:

Je m'souviens avoir fait le mur plusieurs fois à Clermont, mais pas aussi souvent qu'à Moulins
où cet exercice était devenu une institution, un véritable art de vivre, un rite de passage
obligatoire pour tout normiaud se respectant, l'administration fermant pudiquement les yeux
sur nos escapades en ville et dans la campagne bourbonnaise...
A clermont, c'était beaucoup plus compliqué et on risquait assez gros je crois, mais comme
il fallait bien se faire peur et montrer qu'on en avait, j'ai tenté l'aventure plusieurs fois,
et cela ne s'est pas avéré aussi périlleux que les normiauds de Clermont nous l'avait annoncé.
En tout cas, on s'est pas fait "pécho"......
A une occasion, nous l'avons fait avec Rondepierre, un jour de semaine, pour aller voir
Brassens dans une salle près des Sablons je crois...
Pour la bonne cause donc, les raisons étant, pour cette fois au moins, d'ordre cul...turel
et pas seulement, vulgairement... bon enfin bon......je n'insiste pas...
Et puis bien sûr, comme on nous avait vanté les mérites de la clermontoise, censée être
beaucoup plus délurée que la bourbonnaise de base, et surtout de l'étudiante, denrée inaccessible
et source de fantasmes illimités pour les potaches que nous étions, car vivant seule en ville,
il nous est arrivé plusieurs fois de rester le weekend à Clermont lorsqu'un bal de la Fac était
annoncé, et de braver l'interdit pour tenter notre chance dans le monde merveilleux des baloches
estudiantins de la capitale auvergnate.
Malheureusement, je ne me souviens pas avoir "pécho grave" (comme disent les dddjjjeunzz maintenant)
lors de ces raids nocturnes fleurant bon le danger et l'interdit....... Enfin, peut-être "pécho"
un p'tit peu, mais pas "grave", si vous voyez ce que je veux dire.....
Les dames, qui ne sont plus des oies blanches (l'étaient-elles d'ailleurs toutes à l'époque..)
comprendront ce que cette expression en verlan des cités ("pécho grave")signifie.
Inutile de traduire je suppose.....
On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans..........

Auteur : jcf


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