La prof d'Histoire Géo, alias la "Dédé"

     


 

  La Dédé endort son monde :   La prof d'Histoire c'est la Dédé , intarissable robinet d'eau tiède
 qui sinistroserait un congrés de marchands de farce et atrappes.

Auteur : JP Daudé

La prof d'histoire perd son dentier :  
Je m'souviens avoir eu devant les yeux la face blafarde et figée de la prof dhistoire qui, après avoir farfouillé dans
ses cheveux pleins de bigoudis, remettait d'un coup sec sur le menton son dentier du haut qui claquait sur ses dents *
de vieille jument...[*du bas].....

Auteur : Michèle vollet




  Fastoche ou pas de Pomper en Histoire ?  

  Michèle, pas si innoncente que ça :
Je m'souviens qu'elle [la prof d'histoire] m'avait fait passer en conseil de discipline avec ma si gentille voisine qui m'avait
laissé pomper...

Auteur : Michèle Vollet


Coup de pouce ou de pompe pour Fleur de pissenlit ?

 

Ma voisine… encore elle, était très mignonne et agréable, très sage en cours, très douée en tout et,
de surcroît, de bonne compagnie. Toujours d’humeur égale, aimant à rigoler chaque fois qu’elle
le pouvait, « Fleur de Pissenlit », notre squaw, était pétrie de qualités.

Mais comme la lumière ne serait rien sans l’ombre… il fallait bien qu’il y eût une ombre à ce charmant
tableau. Fleur de Pissenlit, un jour, pompa !

C’était par un de ces matins glauques où cet épais brouillard d’Auvergne éteignait les couleurs et semblait
engluer toute vie. Tout était gris, donc. Sinistre et gris. Et triste.

Notre prof d’histoire était sinistre, grise et triste aussi. Elle semblait porter son masque mortuaire de son
vivant. C’est bien cela. Quant à sa coiffure, n’en parlons pas ! Ni de sa chevelure qui était comme
poudrée pour la rendre plus grise encore, ni de sa coiffure vieillotte. De sa voix non plus, la pauvre, ni
de l’insipidité de son discours immuablement monocorde.

De cette voix légèrement chevrotante et d’un autre temps, elle nous avait dicté le sujet de notre
composition d’Histoire. Un truc sur le retentissement de guerre de 14-18 sur l’économie mondiale,
je crois bien. Un thème qui avait suscité en nous un élan effréné frisant l’hystérie et l’exaltation…
Après avoir rapidement aéré ses bandelettes en arpentant la salle de classe une ou deux fois, pas plus,
notre momie s’était installée derrière le bureau et demeurait tapie derrière la pyramide que formait son énorme
cartable.

Chacun séchait plus ou moins. Nous nous efforcions, pour la plupart, de rassembler le peu que nous
savions pour faire semblant de ne pas être totalement démunis. Nous brodions et délayions tout cela
pour remplir notre quota de pages … Quelle désolation, ces cours d’histoire ! Par bonheur il existait déjà
le « Mémento Bordas »… pour mettre les idées en place.

Dans notre salle « mythique » nous étions installés sur des pupitres. Comme tous pupitres, les nôtres étaient
équipés d’un abattant qui se fermait sur un grand casier où nous pouvions remiser nos documents.
Les jeunes filles remplissaient le leur vraiment, puisqu’elles résidaient sur place, avenue de Bergougnan.

Ma voisine, donc, s’était attelée elle aussi à la rédaction de son devoir. Très vite elle avait soulevé l’abattant
de son pupitre pour en retirer des feuilles de brouillon … Des feuilles de brouillon, c’est vrai. Je n’avais pas
contrôlé, mais je voulais me persuader que c’était vrai. Le doute m’est venu peu de temps après lorsque
le pupitre se souleva encore, un peu plus que la fois précédente : Fleur de Pissenlit en ressortit son gros
cahier de 200 pages sur lequel elle prenait ses cours… d’Histoire. Danger ! Je commençai alors à
m’inquiéter vraiment. Je n’avais pas du tout l’expérience de semblables pratiques.

L’abattant se souleva de nouveau, encore plus haut, et un autre cahier, plus modeste, genre cahier de
brouillon en fut extrait… Puis un classeur ! Le pupitre de la squaw finissait par être très encombré.
Mais la momie ne bronchait toujours pas. Celle-ci sortit enfin de sa léthargie lorsque l’abattant se souleva
une nouvelle fois si haut que tout son chargement bascula vers l’avant dans un  bruit inconcevable !
Tous les regards convergèrent instantanément vers nous, cependant que, profitant du léger brouhaha,
certains échangeait de précieuses informations…

 « Mademoiselle… Ramassez vite tout cela, et ne dérangez pas vos camarades ! »

Cependant que j’étais totalement paniqué à l’idée que ma voisine venait de se faire prendre en flagrant délit
de fraude, Fleur de Pissenlit, à peine confuse, se mit à quatre patte pour ramasser tout son fourbi,
souleva de nouveau l’abattant pour en ressortir son livre d’histoire… et s’installa, sereine, pour achever son devoir !

La momie, quant à elle, s’assoupit de nouveau.

Si j’en crois ce que j’ai déjà pu lire parmi nos souvenirs exhumés… l’art de la pompe était une pratique usuelle.
Mais tout de même, là, pour ce qui est de la « pompe », je crois pouvoir affirmer que ma voisine détient
bien « le  pompon » !

Pour cette occasion seulement, je veux m’en persuader.

Auteur : Jacques Tardif.

En cours d'histoire :  

Je m'souviens que Rondepierre, qui dormait la plupart du temps en Histoire comme ailleurs, et avait
cessé depuis longtemps de prendre des notes, nous avait tous estomaqués en répondant avant tout le
monde à une question de la prof.
Elle nous avait demandé comment s'appelait l'annexion de l'Autriche par Hitler, et comme même les
bons en Histoire restaient muets, Rondepierre, avec un petit temps de retard et dans le silence
général, répondit "l'Anschluss"...
On était tous très admiratifs. Il suivait donc quand même de temps en temps le bougre..
Il faut dire que son père était résistant, avait été déporté, et que le fiston avait baigné dans
une culture familiale militante qui avait laissé de bonnes traces.

Auteur : jcf

La prof d'histoire, elle aussi troublée par Jacquin :

Je m'souviens de Bruno Jacquin, bel éphèbe viril et sûr de sa force tranquille, qui affolait les
femmes avec sa chemise ouverte en un décolleté vertigineux offrant des perspectives plongeantes
sur son poitrail velu. Certaines profs (notamment celle d'histoire) et même la Directrice,
ne devaient pas être insensibles à ce système pileux arboré fièrement, car les deux dames citées
- toutes les deux "vieilles filles" au demeurant (comme on avait encore le droit de le dire à
l'époque avant la déferlante féministe) - lui demandèrent, en des occasions différentes,
de boutonner son col, ce qu'il fit chaque fois avec un sourire ironique et quelque peu provocateur....

Auteur : jcf




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