Philosophes divers
On a placé ici, provisoirement,  les anecdotes concernant des normiaud(e)s pour lesquel(le)s un seul "je m'souviens" a été rédigé.
Nul doute que les tous autres auront bientôt droit à leur propre page



    Mauran feuillette le catalogue de la redoute :
Je me souviens de Mauran qui déballe son catalogue de la Redoute en étude et quelqu'un , moi peut-être (j'aimerais bien) , qui entonne façon Dario Moreno

Il s'habille à la Redoute tatatatatalatata

On l'appelle la..........

Ce n'est pas un apprenti mitron

C'est un joyeux vagabond tamtimtamtimtamtam

Au second vers une rime en ..oute , choucroute sans doute ou peut-être moumoute...Encore un oubli freudien de ma part .

Auteur : JP Daudé

     Daudé se souvient de "philosophes" divers en parcourant la photo de la classe :

- Mado cigogneusement campée sur sa jambe droite attend rêveuse le petit oiseau qui va sortir, ou le Prince charmant.
- Chaumeret , lui ,semble une fois encoree sortir d'un dessin de Chaval avec sa coupe et ses lunettes. Le sourire ironique
et mordant il vient de pousser une réflexion acide qui hilarise Georgette S.
- A l'arrière le Zhoun ignore que dans vingt ans Margerin copiera sa superbe banane.
- Sur sa droite Bazo ne peut s'empê;cher une fois de plus de le bouspilloculer. Il pourrait , le Jean Louis , s'appuyer vraiment
sur l'arbre , non ; il se met en porte à faux exprès , rien que pour asticoter un peu son Pageot de service.
- Au premier rang personnellement-mo&acirrc;mêmeje, je souris béatoniaisement fatisfait, limite allumé râvi devant cette fin
d'année qui s'annonce bien sur le plan scolaire -voui maman tu seras fière de ton fils- . Mais je n'ai pas conscience que
j'arborerai pour toujours sur la photo ce petit bout de mégot blanc , bistouquètement métaphorique de quelque chose que
j'ai dans la tête et qui va mettre encore des années à s'exprimer.
-  Alain enfonce un coude énergique dans l'épaule de Lucien . Son port de main , notons-le , renvoie dans sa grande
simplicité à une étude de Rembrandt . Des mains de noble italien qui se préparent au discours.
- Coco , mal perchée , se penche ppour ne pas tomber hors cadre et nous cache Denise. « As pas pur moussaillon »,
ça tangue mais le port est proche.
- Annie G porte un tee shirt rouge et unee jupe jaune, Annie B arbore une biaude, dirait Delon, du plus pur bleu EN,
 Mado aussi. Ma blouse est grise, mon polo bleu clair. Gilberte son corsage, un imprimé orange, marron , vert....
Rien qui renvoie aux hussards.
- Si je regarde cette photo une autre foiis ce sera comme quand je relis un Astérix. Toujours dans un coin un détail qui ne
m'avait pas arrêté précédemment . A qui appartient cette jambe qui se faufile à la droite d'Annie G ? Jacky Delon le beau gosse,
ou Bazo l'hypertrophié des adducteurs? Mystère .

Auteur : JP Daudé


Coco la timide :   

 Je m’souviens d’un certain Jean-Claude, assis juste derrière moi, en classe de philo. Il avait  de longues jambes qui lui
permettaient d’atteindre sans problème les pieds de ma chaise et comme  je ne pesais pas bien lourd  il s’amusait
régulièrement à me déplacer pendant les cours pour faire rigoler son voisin Rondepierre, complice de toutes ses déconnades
et ma voisine Bes , qui , connaissait bien ma personnalité timide et effacée et se demandait comment je le prenais .
Moi,  ça  m’amusait aussi, faisant tout de même en sorte que les profs ne remarquent rien.
L’exercice se révélait  très commode pendant les contrôles de matières à leçons : JCF pouvait, de cette façon, régler
confortablement son angle de vue sur ma copie. Comme j’avais la réputation d’être sérieuse et bosseuse (ce qui se révéla
être de moins en moins vrai au fil de l’année) j’étais censée savoir, ce qui était  parfois le cas, mais pas toujours !
Je me prêtais volontiers au manège, très flattée de la confiance qu’on m’accordait, d’autant plus que le JC, ayant récolté
les renseignements utiles, en faisait à son tour généreusement profiter les copains autour de lui. Je n’avais qu’à bien me tenir !
Malheureusement, comme  mon enthousiasme pour le travail faiblissait (il m’était venu d’autres préoccupations !)
il arriva une interro où je restai complètement sèche ! Embarras  de mon voisin de derrière, qui avait vue plongeante sur une
copie blanche ! Embarras de courte durée, l’ami Jean-Claude jugeant la prof pas trop vigilante (je ne souviens pas qui c’était)
calla  son bouquin sur ses genoux et pompa rapidement. Après quoi il secoua vigoureusement ma chaise pour m’indiquer qu’il
voulait me passer ses sources, je refusai ! Je n’avais pas l’habitude : je me serais faite repérer tout de suite  et lui avec, ce n’était
pas de l’honnêteté, j’étais simplement trouillarde ! Je l’entends encore marmonner : «  Qu’elle est con ! Mais qu’elle est con !!»
(Il avait bien raison) Fou rire feutré autour de nous ! Il fallait bien ça pour décontracter ma voisine Bes qui séchait autant que moi.
A la remise des copies  je ne me souviens pas de nos notes  mais seulement que JC en a remis une couche en me disant que c’était
bien fait pour moi si la mienne était aussi lamentable !

Auteur : Colette Lafont




















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