Delon
victime des facéties bandieriennes. Le farceur affronte
les foudres directoriales :
Je me souviens de la Directrice (un vrai cheval). Elle affichait à la récré les noms des jeunes
filles ayant reçu des lettres non contresignées ; sur cette liste, j'avais ajouté "Delon"
que j'aimais bien taquiner). Il s'était évidemment présenté au bureau à la grande stupeur
de la patronne qui aussitôt avait demandé qu'on relevât tous nos cahiers de brouillon (pour trouver
l'écriture du coupable). Je me suis immédiatement dénoncé, trouvant qu'on faisait beaucoup de
bruit pour rien ! Elle a dû me faire un sermon que j'ai oublié. Je lui ai signalé en tout cas
que si elle avait demandé le nom du coupable, je me serais dénoncé immédiatement estimant que
la plaisanterie était anodine (mais elle l'a un peu vécue comme un crime de lèse-majesté :
y'a des émeutes qui se sont perdues !)
Auteur : Alain Bandiera
Le gorille chez les paras :
Je
m'souviens du "gorille" (Delon), notre normiaud militariste,qui nous
rabâchait sans cesse les exploits de son père dans
la résistance, ce qui pour nous, à l'époque, se
confondait un peu avec les souvenirs de la grande guerre qui nous
saoulaient
un peu, ainsi que les cérémonies aux monuments aux morts
auxquelles nous étions obligésd'assister et les
récits des tranchées
entendus dans la famille. Nousavions tort, bien sûr, de ne pas
distinguer les poilus obligés d'allercombattre pour une cause
qui n'était pas la leur, et ceux qui avaitpris les armes contre
les nazis. Mais je soupçonne notre virilgorille, aimant exhiber
ses pectoraux devant la glace et montrer qu'ilnous terrassait
aisément à la lutte ou au close-combat appris à la
PM,d'être
habité plus par une fascination de la discipline militaire
quepar les motivations progressistes de ceux qui ont combattu l'occupant
et voulaient, pour certains d'entre eux, fonder après la guerre
unesociété plus juste. Mais je me trompe peut-être
et tu as
certainementchangé, comme moi cher gorille, et dans ce cas
accepte mes platesexcuses pour ces lignes un peu perfides auxquelles
tu ne peux répondre.....
Auteur : jcf