Contribution du Daudé à l'oeuvre



Merci aux initiateurs.

Un jour je me lève...Je prends aujourd'hui le train pour Clermont.

L'aventure?

Non!

Je la connais cette gare.

Le chef de gare de Brive s'appelle comme moi. C'est mon oncle. Avec mes cousins j'ai grandi dans ces rails.

Le train 1608 en direction de Tulle Clermont quai deux voie quatre en voiture .

Je le connais ce train.

Mon père conduit les trains , mes oncles conduisent les trains, la SNCF c'est leur fratrie .

Le trajet aussi je le connais ...

Enfin jusqu'à Ussel, après c'est un peu la Sibérie un paysage de taïga qui nous accompagne jusqu'à la capitale des Arvernes.

Ce que j'ignore , par contre c'est ce qui m'attend au dernier tour de roue de la loco, au dernier tatactatum des bogies, au dernier grincement des freins...Angoisse. Mais légère , porteuse.

Je suis là , tout seul, très sérieux , dix sept ans, ma valise d'une main, mon édredon rebondi-que comme ça tu n'auras pas froid parce que là-haut tu sais l'eau gèle dans les lavabos le matin mais maman arrête- et mon sac de classe dans l'autre main.

Seul , et affamé de connaître la suite.

J'ai failli en Juin louper mon premier Bac, sauvé par un 19 en Gym qui a comblé le gouffre assez abyssaleux creusé par un 3 en Maths coeff 5.

Je me rassure, ça fait deux ans déjà que je suis interne loin du cocon familial . Et puis le bizutage éventuel je connais déjà , et puis je suis grand et puis je suis beau dit maman et puis le train démarre, la rive briviste s'éloigne , cap sur le grand large...coeur coincé à fond de gorge.


Un jour je me lève...Jeunes gens vous êtes ici pour faire l'apprentissage de la démocratie .

Déplumé, costardeux, le Kagnus , c'est ainsi que les jeunes gens d'ici le surnomment , débite routoutounant son antienne de hussard grisâtre de la République. L'auditoire l'écoute assez peu , s'occupe à faire connaissance, sur fond de retrouvailles et de souvenirs de vacances.

J'ai retrouvé Gaston , nous essuyons les plâtres de locaux sans caractère qui ne demandent qu'à se faire à nous. Demain l'intendant qui met les petits plats dans les grands pour ce début nous sert à midi des pieds de cochon si avancés que même un boucher moulinois enrichi dans le marché noir oserait pas.

Demain c'est maintenant, j'y suis. Départ pour l'ENF. Air de déjà vu , à Tulle j'ai fait pendant deux ans le même aller retour ENG ENF.

Le groupe est sympa avec une volubile dominante moulinoise et apparemment pas de con de service... à moins que ce soit moi ?


J'entre en cours. Je suis assis au premier rang. Pas pour fayoter ni pour me sentir meilleur que les autres.Par gros souci de bien démarrer. Je n'ai pas assez travaillé l'année d'avant et l'avertissement sans frais du mois de Juin m'incite à en mettre un coup pour assurer cette année de philo.


Tout est beau . La salle peinte en jaune crème vitrée de partout , les filles , les garçons , Nelly , Platon , Socrate, Achille, la tortue , mon stylo neuf , Zhoun assis à ma droite qui me dit dans le tuyau de l'oreille mais qu'est-ce qu'elle a dit , fais voir ce que t'as écrit , elle va trop vite je peux pas noter . Je l'aime Zhoun , Achille et Bazo sont toujours à le charrier , il montre une patience de philosophe. Mais il faut dire que ça démarre sec...


Et Nelly parle ...elle ne parle pas Nelly , elle professe , elle expose , elle présente , elle disserte , elle historicise , elle discute , elle réfute , elle critique , elle divulgue , elle révèle , elle accessibilise , elle pèse de toute sa personne sur la matière philosophico-scolaire qu'elle s'est donnée pour mission de transmettre. C'est un respir puissant , une marée de savoir, la partie émergeante d'un iceberg d'héritage culturel qui surgit dans le flot de mon actualité .


Et moi , petit Daudé , je bade du bec , envôuté il faut bien le dire. Dans ma petite tête de puceau culturel résonne une petite voix : Quand je sera grand je sera Nelly.

Elle entre tout à l'heure pour le premier cours , fière , la démarche assurée d'un enfant heureux qui monte sur l'estrade le jour de la distribution des prix...Elle balance la tête comme si elle chantonnait.

L'enseignement incarné. Au bout de son bras un bizarre petit sac atterrit sur le bureau dans un geste plein. De la porte à l'estrade sa trajectoire a été parfaite , pas un faux pas. Aucune chorégraphie ihuèfemesque ne pourrait mettre ça en scène . Aucune mise en scène. La trajectoire de Nelly ce jour- là ; et tous les autres d'ailleurs , commence ailleurs et toujours , pour s'achever ici et maintenant.

Elle aime ce qu'elle fait Nelly , elle s'aime , ce n'est pas madame Larousse mais elle sème Madame la Brune , et je dois reconnaître qu'en ce qui me concerne elle n'a pas perdu son temps.

Je dis , elle est belle Nelly...Ouais j'admets , elle présente un côté agressif et presque vulgaire dans son parfum et la violence de son rouge à lèvres. Parfois même sa jupe provoque les auditeurs du premier rang , mais surtout elle est puissante , tonique. Son énergie , son rayonnement (vertu chère aux zinspecteurs) sont tellement puissants que souvent leur souffle éteint les petites étincelles qu'elle a fait naître en nous. Dur dur de grandir à l'ombre d'un tel arbre.

M'écrase-t-elle?

Non , mais je suis écrasable.

D'autres résistent. Qui par force de caractère , esprit d'opposition , d'autres par rejet résistance à cette image féminine , d'autres encore car leur maturité leur esprit critique le leur permettent , quelques uns se défendent en étant ailleurs.

Le petit Daudé , lui , il est envoûté. Pas gourouisé sectaire , Nelly-est-grande-et-je-suis-son-prophète ; non , je comprends à quel point je ne suis rien mais que grâce à elle j'apprends et en même temps je sens qu'elle me respecte et ne se prend pas pour un être supérieur . Elle se souvient qu'elle a été moi .

Et quel contrat ses cours ! Parcours annoncé et tenu . Sa réputation la précède et la suit.

Le dressage dont elle a bénéficié dans ses études elle nous le ressert resserre? avec une constante tenacité renforcée par sa propre réussite d'enseignant chercheur .

Bien sûr son formalisme pédagogique me gêne souvent . Je n'ai pas en moi suffisamment de ressources pour remplir les I,II,III,A,B,C,α,β,γ...qui balisent le parcours . Mais je sens de ce fait que je dois lire , lire encore et je m'y jette comme un perdu que je suis. Et toute l'année je grandis.

Je me nourris , je baffre , j'engame , je dévore , une boulimie de savoir terrible. Et une cuillerée pour Platon...

Il faut dire aussi que Nelly profite de l'absence totale de concurrence.

La prof d'Histoire c'est la Dédé , intarissable robinet d'eau tiède qui sinistroserait un congrés de marchands de farce et atrappes.

En Snat Mlle Lalo alias la Lopette avec son Spallanzani et son Mendel aux petits pois. Je me souviens avoir avec Zhoun craché opiniâtrement des heures durant jusqu'à bouche sèche comme amadou pour exposer ensuite devant la classe émerveillée , ça se comprend , les subtilités enzymatiquement exaltantes de la digestion par l'amylase salivaire . Quel succès ! Je revois encore Mauran extatique grimper aux rideaux .

Les profs de maths , il me semble que nous en usâmes deux , dont une Mle Crétin ou Crétien , dans les deux cas vouée aux lions que nous étions lorsque l'occasion se présentait.

En physique j'ai un vague souvenir d'un visage masculin qui nous parlait de sa famille.

Pas d'anglais pour moi . Sorry JC ! Mais Espagnol Olé!!

Un type extraordinaire sorti tout droit d'un tableau du Greco , une espèce de Christopher Lee déplumé dont j'avais été l'élève dans une vie antérieure au Lycée de Brive où il était alors « bordélisé pire que Boris à Moulins » expression que je puise dans les pages jaunies de mon Petit Fournier illustré édition de 1960 revue en 2006. C'est le premier cours , je remplis ma fiche avec tout mon parcours. Il , lit , arrive à la ligne Brive , me regarde...je ne dis rien. L'année sera pour nous très agréable. Nous ne sommes que trois ou quatre en cours ça fonce....


Un jour je me lève...le téléphone sonne-

Allôh?? , JP Daudé? Oui!?... Le JP Daudé qui était en Philo à l'EN de Clermont en 1961??? Oui!!

Ici c'est JC Fournier...

Quelle piqûre de rappel !



Je me souviens , ...les filles... , toujours les meilleures notes et les plus bûcheuses , mais surtout - lumières sur leur visages , leurs voix , présences dans mon dos .


Je dis...Pourrais-tu me prêter ta gomme?

Je pense........à ça!

Je dis...que penses-tu de l'affirmation de Nelly selon laquelle Descartes a bien montré que le souverain bien d'Epicure n'est que la simple redite des idées de Platon dans le Banquet?

Je pense............................à ça!

Je dis ...Tu trouves combien à la question trois................

Je pense............................au reste!!!!!

J'ai pensé toute une année . Aucun Gotlib , aucun Tex Avery ne peut m'exorbiter l'oeil ou dérouler ma langue en vistavision à la mesure de ce que j'ai « pensé » cette année-là!


Je me souviens aussi ...les garçons -

Rondepierre...C'est vrai qu'il est beau ce con là! Elles l'ont dit l'autre jour , je les ai entendues , le cou un peu long peut-être mais tu sais ce qu'on dit des garçons qui ont un grand nez...pour le cou c'est pareil.

Heureusement pour moi il a de mauvaises notes , y fout rien et à la fin de l'année il sera bien attrappé.

En fait , à la fin de l'année c'est lui qui aura la plus belle.

La vie est malheureusement bien faite ou heureusement mal faite .

Bazo , son passement de jambe dans la cour , à chaque fois je me fais prendre...il m'énerve , j'ai toujours été mauvais au foot.

Achille , je partage avec lui le plaisir de jouer avec les mots , l'ironie et l'humour.

Zhoun , ressemble à un de mes oncles et cette familiarité qu'il ignore me le rend cher. Nous faisons équipe pour les exposés . Je me souviens d'un compte rendu de lecture sur Le Dialogue des Carmélites et je ne suis pas sûr qu'on a tout compris , mais nous étions si zélés à l'oral que l'auditoire , totalement passionné par les thèmes , ne remarqua pas cette incertitude fondamentale.

Fournier – Il est mieux que moi ; il court les filles , et ma maigre consolation c'est que j'ai de meilleures notes.


Je me souviens d'Alain et Rondepierre dalidant et twistant dans le couloir ; de Tardif à la piscine: c'est Moïse domptant la Mer Rouge , Tarzan Johnnyweissmulérant , comment qu'y fait le salopiaud pour flotter comme ça?

Bruno et son duffle coat , sa barbiche méphistophélique , sa maturité rassurante et d'interminables causeries dans les douches calfeutrées où se prolongeaient les études du soir pour ceux qui n'avaient pas fini leur travail dans les délais .

Je me souviens de Mauran qui déballe son catalogue de la Redoute en étude et quelqu'un , moi peut-être (j'aimerais bien) , qui entonne façon Dario Moreno

Il s'habille à la Redoute tatatatatalatata

On l'appelle la..........

Ce n'est pas un apprenti mitron

C'est un joyeux vagabond tamtimtamtimtamtam

Au second vers une rime en ..oute , choucroute sans doute ou peut-être moumoute...Encore un oubli freudien de ma part .

Je me souviens de ma premiere partie de tarot à l'ENG . Je suis invité par notre Felu à rejoindre la table sacrée. A la fin de la partie je demande naïvement si on compte les points et on me répond avec gentillesse : « Pourquoi...? , tu n'as pas compté en jouant ? » J'ai compris qu'à Tulle je n'avais pas joué dans la même division et j'ai ensuite choisi des partenaires à la mesure de mes forces.

Je me souviens....mais j'en garde pour quand qu'on se verra.


Un jour je me lève .......je regarde cette photo depuis des années.

Dans le désordre de mes archives ou les archives de mon désordre , je ne sais jamais bien par quel bout ça se prend , j'en ai d'autres , de photos de classe . De la maternelle à la retraite , tout un album.

Mais cette photo-là possède un charme particulier, elle chante , elle bruisse , elle musique .

Comme un concert , quand les instruments s'accordent , se cherchent , se rencontrent , se heurtent puis s'apaisent harmonieusement dans le silence qui précède l'attaque.

Et c'est exactement ça.L'instant du déclic et du départ. Parce qu' avant d'être rangés là sur l'étagère de la postérité il a fallu se croiser , trouver sa place dans une bousculade de désirs inconscients , de frôlements ,d'acceptations et de refus , dans un tourbillon de rires , de regards , bref chacun est là « tel qu'en lui-même enfin la camera le fige ».

Au premier rang plein centre est planté le Felu , fièrement pondéré du sourire. Mais dans la main cachée coquinement derrière le dos il abrite une double poignée en prévision du tarot du soir .

Mado cigogneusement campée sur sa jambe droite attend rêveuse le petit oiseau qui va sortir, ou le Prince charmant.

A l'arrière le Zhoun ignore que dans vingt ans Margerin copiera sa superbe banane.

Sur sa droite Bazo ne peut s'empêcher une fois de plus de le bouspilloculer. Il pourrait , le Jean Louis , s'appuyer vraiment sur l'arbre , non ; il se met en porte à faux exprès , rien que pour asticoter un peu son Pageot de service.

Au premier rang personnellement-moâmêmeje , je souris béatoniaisement fatisfait , limite allumé râvi devant cette fin d'année qui s'annonce bien sur le plan scolaire -voui maman tu seras fière de ton fiils- . Mais je n'ai pas conscience que j'arborerai pour toujours sur la photo ce petit bout de mégot blanc , bistouquètement métaphorique de quelque chose que j'ai dans la tête et qui va mettre encore des années à s'exprimer.

Chaumeret , lui ,semble une fois encore sortir d'un dessin de Chaval avec sa coupe et ses lunettes. Le sourire ironique et mordant il vient de pousser une réflexion acide qui hilarise Georgette S.

Alain enfonce un coude énergique dans l'épaule de Lucien . Son port de main , notons-le , renvoie dans sa grande simplicité à une étude de Rembrandt . Des mains de noble italien qui se préparent au discours.

Coco , mal perchée , se penche pour ne pas tomber hors cadre et nous cache Denise. « As pas pur moussaillon » , ça tangue mais le port est proche.

Si je regarde cette photo une autre fois ce sera comme quand je relis un Astérix. Toujours dans un coin un détail qui ne m'avait pas arrêté précédemment . A qui appartient cette jambe qui se faufile à la droite d'Annie G? Jacky Delon le beau gosse , ou Bazo l'hypertrophié des adducteurs? Mystère .


Elle est sur le côté droit.

Pas au centre.

Modestie? Choix délibéré? Non! La bousculade amicale de la prise de vue plutôt. D'ailleurs qui tient l'appareil?

Elle est là non par raccroc ni parce qu'elle est le prof principal mais parce que la photo lui rend hommage.Nous sentons tous qu'il est important d'être là , à ses côtés . Elle est là , spontanée et vivante . La vigueur du regard planté dans l'objectif , le sourire non apprêté , l'équilibre du bras blanc qui compense le désiquilibre du sac. Elle est concentrée . C'est sa force . Le pied gauche en avant dynamise le groupe vers le retour en classe.

Nous sommes heureux , dans la parenthèse savourée d'une escapade ensoleillée de Juin 1962 . Ce n'est pas n'importe quel jour , n'importe quel lieu , n'importe quelles personnes. Nous ne sommes pas des élèves lambda d'une Philo quelconque d'un Lycée de province. Le caractère extraordinaire de cette photo de classe c'est que tout le monde est enseignant . Nous avons déjà été selectionnés avec ce que cela suppose de certitudes et d'angoisses . Et pourtant , nos visages ne reflètent aucune méditation pédagogiquement prospective . Hussards noirs?

Ce que je vois surtout c'est le sourire , la joie , les couleurs qui m'ensoleillent la mémoire .

Annie G porte un tee shirt rouge et une jupe jaune , Annie B arbore une biaude , dirait Delon , du plus pur bleu EN , Mado aussi.Ma blouse est grise , mon polo bleu clair . Gilberte son corsage , un imprimé orange , marron , vert....Rien qui renvoie aux hussards.



Un jour je me lève.............je t'obéis , Jean Claude , . Je nous écris .

Moi , une personne équilibrée, superbement réalisée , entourée de la tendresse des siens , reconnue par ses amis et collègues , saluée avec respect dans toute la France quand je passe à la caisse la carte visa à la main , un vrai être humain quoi , avec des morceaux entiers de souvenirs dedans. L'émotion monte en moi. Oui , j'avoue , j'ai nellysé pendant toute une année sans bien comprendre ce qui m'arrivait . Quand je rentre à la maison , la famille , anxieux qu'ils sont , les cheminots , de savoir si l'ascenseur social va les hisser un cran au-dessus par rejeton interposé , la famille donc ; me demande « Alors c'est quoi cette philo? ». Bien en peine que je suis de répondre , à cette question. Va leur dire que tu ne fais pas de Philo mais que tu nellyses ?

Aujourd'hui je sais ce qui s'est passé.

Ce que j'ai été cette année-là , cette partition ténue mais bien présente qui fut la mienne dans ce groupe , je l'entends en moi et je la chéris et je la revendique encore et toujours comme j'entends et chéris la vôtre , la nôtre , celle de la photo ;et m'accorde avec elle lorsqu'elle me parvient aujourd'hui quand sonne le téléphone et que JCF: « Allôô??? JP Daudé? le JP Daudé qui ? », et que je m'ouvre à nous tous.

Oui, j'ai nellysé cette année-là.

Plus tard aussi . Dans ma vie de prof pas une heure de cours où je n'ai pénétré dans la salle sans ressentir la vibration que Nelly m'a transmise ce jour-là .

Depuis , je me suis introspecté , palpé , sondé , miré , gratté , je suis devenu le meilleur spécialiste mondial du JPDaudé vu de l'intérieur. Eh bien , dans le jus daudéen , surnage une poutre solide, figure un amer précieux : l'estampage du choc nellyen , cicatrice originelle qui explique beaucoup de mes comportements ultérieurs. Et en particulier si je ne suis pas bigbrotherable , si je résiste spontanément aux virus de la pensée unique qui nous emphagocyte dans la citoyenneté mielleuse de ses valeurs douceureusement consensuelles c'est à elle que je le dois.

Mais je m'excite , et ce n'est pas le propos. Si ça continue je vais parler de moi et je ne voudrais pas ennuyer . Aussi JC et vous tous qui êtes depuis toujours une part de moi je vous serre sur ma poitrine hélas moins virile que celle de Bruno mais qui n'en respire pas moins l'amitié.

Et je nous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.

Jean Pierre Daudé
Hosted by www.Geocities.ws

1