Il fut une fois à
Villebret ...
Je m’ en doutais ... Jusqu’
à ce jour, seuls Jako Etarra de St Jean de Luz et
Paupiet’ de Courcouronnes
ont eu le courage d’ informer les absents sur les agapes de
Villebret.
Et alors, les autres, paresseuses et paresseux, je dénonce
Bandiéra qui pourtant possède un incontestable talent
de chroniqueur cinématographique, Pageot Zoun qui s’
adonne aux joies de l’ écriture de documentaires
historiques hauts de gamme, Anita Lamy qui sut lutter par le verbe et
la plume contre la bourgeoisie Louis XV
des banlieues à risque de Royat et Chamalières et enfin
Maryse dont les yeux bleu-baltique nous ont fait rêver
longtemps des walkyries de Rhénanie.
Rien ne venant, j’ ai décidé de raconter avec ma
mauvaise foi naturelle et même pas de foi du tout la
journée épique.
Je fus le premier ( que personne ne mette en doute l’
affirmation!) sur la place de Villebret, et j’attendais depuis 5
ou 6 minutes quand arriva tel un sénateur calé à
l’ arrière de son véhicule de service, le sieur
Fournier conduit par
Daniel Peynot ( çui là vous ne le connaissez pas mais il
a bonne trogne et Maryse l’ aime bien ... alors il est deesss
nôôôtres )
au côté duquel siégeait Maryse
elle-même telle qu’ en 1962.
“ - Ouais! Achille bon dieu, t’ as pas changé! ( dixit Fournier)
- Si, 15 kilos! ( frais réels), toi non plus
t’ as pas changé. Oh! Maryse, t’es toujours jeune, comment
tu fais ?
Je te fais deux bises, la deuxième, c’est à cause
d’Audoux qui me l’ a demandé.
- Tu vois que t’as pas changé! (toujours Fournier)
- C’est Daniel... mon ami.
- Et le mien aussi mais c’est pas pareil ( encore
Fournier).”
Installés devant l’ apéro chacun résuma l’
essentiel de sa vie en attendant les commensaux du sud retardés
par un
dentiste riomois acharné à la destruction des maxillaires
de “Fleur de Pissenlit”.
Un bonne heure plus tard ils débarquèrent du
carrosse basco-béarnais.
Naturellement les effusions se répétèrent ...
Bandiéra volubile et disert ...Tardif du lointain sud heureux
et tranquille ...
le Zoun resplendissant et Annie alors si vous aviez vu comme elle
était belle elle aussi, alors je lui ai fait 2 bises
malgré
les sarcasmes de qui vous devinez.
Maintenant, je devrais faire le plan de la table mais je vais
simplement expliquer :
imaginez un rectangle avec sur le même grand
côté : Fournier, Bandiéra, Maryse Walch, Peynot
et en face Tardif, Annie Guillaume -Thalamy, Boutet, Pageot. Vous
remarquez que Pageot et Fournier se sont sacrifiés
en acceptant de ne point voisiner avec l’ une ou l’ autre de ces dames.
Nous les en remercions du fond du coeur.
Evidemment le repas fut copieux:
- Pâté aux pommes de terre : Fournier et Tardif amoureux
de la patate en croûte philosophèrent longuement en latin
classique
“potato ergo sum!” sur cette entrée en matière
masticatoire.
- Pavé de Limousin ( le Charolais eest moins rouge)
Là, j’ ai bien aimé mais y avait pas de rab parce que
tout le monde a aimé même Annie et Maryse qui auraient pu
charitablement nous abandonner leurs parts.
Y avait des légumes sans doute ... plusieurs sortes de fromage
...et on avait le droit d’ en prendre moult morceaux
différents ;
Pageot qu’ avait encore faim en a pris sept ( j’ ai compté).
Je ne connais pas le nom du dessert (une spécialité
locale à faire damner un séminariste) alors imaginez moi
le groin dans la tarte...
Ah! j’ oubliais Bandiéra a bavardé constamment avec l’ un
puis l’ autre et il n’ a pas encore fini son repas.
Achille