Achille


  Achille  aime les jeux de mots :
Achille , je partage avec lui le plaisir de jouer avec les mots, l'ironie et l'humour.

Auteur : JP Daudé

   Achille tortionaire du Zhoun avec Audoux:
- Je l'aime Zhoun , Achille et Bazo sont tooujours à le charrier , il montre une patience de philosophe.
Auteur : JP Daudé

   Le Zhoun alpiniste :     
Lors de notre petite réunion du 17 janvier à Montluçon, plusieurs personnes nous ont rappelé qu'Achille et Audoux s'amusaient à soulever
le Zhoun et à le percher sur une des armoires de la classe. Le pauvre Zhoun ainsi suspendu entre plafond et plancher des vaches, ne pouvait
alors descendre sans l'aide de ses bourreaux ou de ceux qui étaient trop hilares pour penser à lui porter secours. Toujours selon ces souvenirs,
une prof  (la Dédé semble-t-il) serait entrée dans la classe alors que le malheureux Pageot trônait encore sur son piedestal. L'histoire ne dit
pas quelle fut la réaction de la belle Dédée, dont le sens de l'humour était, on le sait, légendaire.... Si quelqu'un peut compléter l'anecdote,
il est le bienvenu.

Auteur : jcf, d'après les souvenirs entendus à Villebret


 Achille Pyromane
(Bien avant l'Olympique de Marseille, Achille nous met le feu...)
 
Je me souviens… mais vous saurez la suite tout à l'heure

Vous n'avez pas été sans remarquer la violence toute sarkozienne de
la dernière intervention d'Achille, ceci vous a peut être étonné
mais cette nature violente, il la possédait déjà en 61-62 à
Clermont.
Pour preuve, ce souvenir: Achille, ne vous en souvient-il pas ? a
voulu un jour mettre le feu à L'Ecole Normale de filles. Mais oui
parfaitement !
Nous étions entre les mains d'une assistante d'Anglais ;
Australienne je crois, qui faisait de méritoires efforts pour
améliorer notre connaissance de la langue d'outre manche (ce qui
n'était pas une priorité pour la majorité d'entre nous). Or le dit
Achille, lui, il s'amuse avec son pupitre ; il en soulève le dessus
et découvre à l'intérieur quelques pages d'un vieux journal
auxquelles il met le feu. Après quoi, consciencieusement, il
referme le tout et feint de suivre de très près la conversation. En
même temps, il place sa main sur le trou de l'encrier et de temps en
temps, il la retire laissant sortir un nuage de fumée.... ce qui finit
par intriguer le kangourou (on l'appelait Miss, je crois) qui
commence par m'engueuler en me voyant hilare, mais qui réalise
soudain qu'il s'agissait d'une des premières manifestations
violentes de mai 68 - Achille a toujours été un précurseur - ; que
l'affaire est sérieuse et qu'elle se trouve face à un dangereux
individu.

Très en colère, elle invectiva le scélérat (le mot racaille n'avait
pas encore été inventé, le petit Nicolas ,à cette époque était
encore tout petit et inoffensif). Elle l'invectiva donc en ces
termes :
"You are mad and dangerous; you want to put fire in the classroom *. I
will request from Madam a severe sanction against you.**"
Nobody is perfect; il y en a peut être qui sont devenus profs
d'anglais … qu'ils veuillent bien excuser l'approximation de la
traduction.
>Je ne me rappelle plus la suite ; y a-t-il eu sanction ? sous quelle
forme ? Achille pourra sans doute vous en dire plus sur le sujet.

Auteur : J.L. Audoux

* Pour les anglicistes et les autres, elle n'a pas pu dire cela évidemment.
Cela devait plutôt être : "you want to set the classroom on fire.."
** Bien que cela ne soit pas faux dans l'absolu, il est improbable qu'elle
se soit exprimée en ces termes très académiques. Elle a sans doute plutôt
dit quelque chose de ce genre : "I'll ask the headmistress to punish you".

(Excuse Jean-Louis, j'ai pas pu m'empécher...le réflexe du prof qui dégaine
son stylo rouge vengeur....) jcf

    L'incendiaire avoue son méfait :   

A propos de la tentative d' incendie dénoncée par Audoux, c' est vrai,
j' avais enflammé une demi-page du journal l' Equipe que mon camarade dénonciateur
lisait pendant les cours du Kangourou. Je me rappelle de ce surnom parce que
les Moulinets* lui posaient toujours la sempiternelle question en début de cours:
" Is * there kiwis in Australia?"
Elle répondait invariablement: "There is * no kiwis in Australia, only kangaroo *!"
Pour en revenir à mon incendie, je voulais simplement envoyer quelques signaux de
fumée tel un Mohican en fermant et ouvrant alternativement le trou de l' encrier
avec ma paume à plat. Elle me vit et m' expédia au bureau de Madaaaame. Je sortis
de la classe en emportant le résidu mi calciné de la feuille de journal.
Je suivis quelques couloirs, jetai le débris dans une poubelle, évitai soigneusement
la rencontre de quelque autorité et revint à la sortie du cours me montrer à
l' assistante qui voulut savoir immédiatement ce qu' avait dit Madâââame.
Je répondis que j' avais été condamné à ne pas aller chez moi jusqu' au prochaines
vacances. Elle parut satisfaite et ne dut pas parler de l' affaire à la directrice
car je n' eus plus jamais de nouvelles de ce méfait.

Auteur : Jean-Claude Boutet

*Pourquoi les profs d'anglais se sont décarcassés avec Achille ? si c'est-y pas une honte....
Et le pluriel alors .....

Signé : un ancien prof d'anglais qui a les boules de voir à quoi ont servi ses efforts........


    Achille et Audoux font de l'auto stop :  

Je me souviens d' un voyage de Clermont à Guéret. 
Comme vous le savez tous, la Creuse a toujours été abandonnée, mal desservie que ce soit
par la route ou la voie ferrée. D' ailleurs les corbeaux volaient et volent toujours sur le dos
lorsqu' ils migrent pour ne pas voir la misère au sol. Je n' invente rien : Fournier est témoin.
Or sachant cela, et après concertation, nous entreprîmes Jean-Louis Audoux et moi-même
de rallier Guéret en auto-stop afin de nous rendre au bal annuel de notre école normale d' origine.
Nous partîmes en direction de Riom le pouce en l' air et l' espoir chevillé au corps.
(Pour les bons en géographie qui ne comprendraient pas pourquoi nous prîmes la direction de
Riom -> Montluçon et non celle de Limoges, je précise que la route Clermont-Limoges était peu
fréquentée et traverse entre le col des Goules et les environs de Limoges une zone dépeuplée
sans localité importante: la Creuse éternelle quoi!).
Nous atteignîmes rapidement Riom et nous postâmes sur la route qui par le pont de Menat
rejoint Montluçon.
Une D.S.19 s' arrêta. Au volant un chauffeur bronzé à l' ondoyante chevelure noire demanda:
" -Où c'est que tu vas tous les deux ?
  - Montluçon!
  - Monte, on y va."
Et nous voilà embarqués à l' arrière du carrosse. Ils étaient deux devant, de même type sud
américain très prononcé, le foot ball en moins.
Dès les premiers tours de roues, nous ressentîmes une atmosphère étrange. Des relents fades,
douceâtres nous envahissaient les narines, persistaient tenaces. Je traduis pour les intellos :
"çà cocotait grave!" Sous nos pieds une couverture sale et grise recouvrait une caisse allongée
en travers du véhicule. Durant tout le trajet, nous essayâmes de repousser du pied ce linceul afin
de savoir ce qui pouvait être dissimulé dessous. Nous ne le sûmes pas. Et encore aujourd' hui je
ressens l' odeur écoeurante qui nous accompagna jusqu' à la sortie de Montluçon, sur la route de
Guéret car nos hôtes poussèrent la charité gitane jusqu' à nous amener hors la ville pour nous
faciliter la suite du voyage.
Un peu plus loin à Gouzon les gendarmes locaux nous aperçurent au bord de la route.
Comme nous étions jeunes ils nous demandèrent nos papiers. Nous les avions.
Ils nous questionnèrent pour savoir où nous allions mais ne nous proposèrent point de profiter de
leur véhicule qui prit pourtant la bonne direction.
Aujourd' hui quand nous voyons les pandores tracasser les gitans, nous avons une petite sympathie
pour ces derniers.

Achille

Achille tape du pognon pour rentrer à la maison : 
Je ne me rappelle pas de souvenirs particuliers; j'avais passé une année plutôt triste,
non pas à cause de vous les un(e)s ou les autres mais parce que je ne me suis jamais senti
à l' aise dans le travail que l' on me demandait d' accomplir... ceux qui aiment Camus
comprendront si je leur dis que je me sentais "étranger", ...
à cette philosophie du moins.
Si, l' une d' entre vous m' a prêté 5 F. afin que je puisse prendre le train jusqu' au bout
du trajet et ce le dernier jour de ma présence à Clermont. Je ne sais plus qui m' a prêté
les 5 F. (une fille j' en suis sûr) et je ne sais plus si je les ai rendus.
Auteur : Jean-claude Boutet ,"Achille"

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