| FAUX PARADIS, POPSICLE ET GOMME-BALLOUNE | |||||||||||||||||||||
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| Avril pose ensuite ses mains ouvertes sur les fesses de Martin qui rougit tellement que ses oreilles en chauffent. Martin n'en revient pas d'un tel cadeau. Il s'attendait � n'importe quoi mais pas � �a. Aujourd'hui l'amour, demain le mariage et hop! Il embrasse Avril en attendant qu'il se passe quelque chose qui le tire de son embarras. Il ne sait pas comment faire l'amour. Il gigote. Il a vu �a � la t�l�, dans un t�l�roman: un couple qui faisait l'amour sous les draps; �a brassait! <Y'a quelque chose qui marche pas!> pense Martin, car au petit �cran la femme se tordait de plaisir tandis qu'Avril ne fait que sourire parce que �a la r�chauffe. --Maintenant qu'est-ce qu'on fait? dit Martin qui n'en peut plus d'attendre qu'un ev�nement int�ressant se produise.. --Chut! murmure Avril qui n'a pas encore ouvert les yeux. Martin s'ennuie, allong� sur une fille nue qui va s'endormir. <Si c'est �a faire l'amour, c'est pas dr�le!>pense Martin, d��u du cadeau. En attendant qu'Avril mette fin au jeu ennuyant, Martin s'amuse avec une grosse fourmi: avec une brindille, il l'aide � escalader la chevelure blonde de la petite fille qui semble hypnotis�e. Enfin! Avril en a assez de faire l'amour.Elle donne une retentissante claque sur la fessse gauche de Martin et lui mord une oreille. Les enfants se chatouillent, rient aux �clats et la vie reprend son cours. Le spectateur, assis sur sa souche, sourit. C'�tait tellement dr�le de les voir s'amuser dans un bain de soleil, nus, beaux, sans geste ind�cent ou vulgaire. Comme si c'�tait normal de jouer nu-fesses au soleil. L'�tranger se l�ve et va se joindre aux enfants qui jouaient. Les petits se pr�cipitent aussit�t sur leurs v�tements m�lang�s et s'habillent comme s'il y avait le feu. --Bonjour! Je m'appelle Jean Beausoleil. Que faites-vous chez-moi? --On faisait rien de mal, r�pond Martin en sautant dans son pantalon. --On s'en va, l�! dit Avril qui finit tranquillemeent de se v�tir comme si elle �tait toute seule dans sa salle de bains. --Zut! dit Martin en constatant qu'il avait oubli� d'enfiler son cale�on. Avril rit, ramasse le sous-v�tement et le lance � Martin qui va finir de s'habiller dans les buissons. --Monsieur, nous faisions l'amour, avoue fi�rement Avril. --Ah oui? Eh bien! De loin �a avait plut�t l'air d'un r�glement de comptes, dit l'homme en retenant son envie de rire. |
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| Martin sort des buissons, correctement v�tu, et s'excuse du d�rangement: du brouhaha du cadeau de f�te. Jean Beausoleil s'asssoit sur la couverture grise, prend la main d'Avril qui s'assoit � sa droite et fait signe � Martin de venir s'installer � sa gauche. L'homme leur demande leur nom et propose de devenir leur ami. Il leur raconte qu'il est venu habiter ici pour cultiver le bonheur, pour oublier. Ensuite,comme si de rien n'�tait, il leur recommande de ne plus faire l'amour, d'attendre encore un peu. Parce que c'est trop important pour �tre fait n'importe comment. Martin est tout de suite d'accord, d'autant plus qu'il y a quelque chose qui n'a pas march�. D'apr�s les �motions t�l�vis�es, �a devait �tre mieux que �a.<Bof! Avril semble satisfaite, �a doit �tre correct comme �a!> pense-t-il. Avril acquiesse elle aussi mais � regret; �a s'est pass� exactement comme elle l'imaginait sauf qu'elle pense qu'il �tait superflu de se d�v�tir pour faire l'amour et un gar�on nu, c'est pas tr�s beau, c'est tellement dr�le! Les enfants se racontent. Jean Beausoleil les �coute. Avril habite chez sa grand-m�re. Elle est orpheline et doute que la vieille soit sa v�ritable grand-m�re. |
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| Mathilde radote un peu et passe son temps � confectionner des robes jaunes trop courtes pour sa petite fille que les enfants du village accable de sobriquets. Martin , lui, pr�tend qu'il est heureux malgr� tout. Malgr� que ses parents viennent de divorcer et que l'ami de sa m�re veuille tout r�genter. De toute fa�on, �a n'a pas d'importance. Bient�t il va �pouser Avril et ils vont �tre heureux pour toujours. Eux, ils ne se s�pareront jamais. JAMAIS! Ils vont mourir ensemble. Bien s�r, il faut qu'il apprenne � bien faire l'amour parce que <tel quel, c'est super-chiant! Bof! c'est certainement pas plus difficile que d'apprendre � tricoter, hein?>pense-t-il. Jean Beausoleil se l�ve: --Mes amis, j'ai besoin de vous. Vous allez m'aider � cultiver le bonheur. Pour commencer, je vous donne mon ch�ne. Ici vous �tes chez-vous. Faites-en votre paradis. Jean s'�loigne, pensif, les mains dans les poches, tandis que les enfants, fous de joie, se jettent dans les bras l'un de l'autre pour s'embrasser, pour s'aimer tout habill�s. |
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