Ce texte avait été envoyé par e-mail avec la recommandation d'aider à la diffuser.

Envoyé : lundi 14 février 2005 10:03
À : xxxxxx
Objet : TR: un ministre de l'Éducation valable... ailleurs

Comme quoi il existe un ministre de l'Éducation valable... ailleurs


Superbe réponse du ministre brésilien de l'Education  interrogé par des étudiants  aux Etats-Unis...
C'est à faire suivre... Car la presse nord-ricaine a refusé de  publier ce texte.

Internationalisation- Discours du ministre brésilien de  l'Éducation aux États-unis.

Pendant un débat dans une université aux États-unis, le  ministre
del'Éducation  Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de  l'internationalisation de l'Amazonie. Le jeune étudiant ricain commença sa  question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un  Brésilien.

Voici la réponse de M. Cristovam  Buarque.

En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout  simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit  l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est  nôtre.

En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation  du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité.

Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser  l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du  monde entier.Le  pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre  avenir.

 Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son  prix. De la même manière, on devrait internationaliser le  capital financier des pays riches.

Si l'Amazonie est une réserve pour tous les  hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un  pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les  décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale.

Nous ne pouvons  pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.

Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation  de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule  France.

Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites  par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même  titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la  fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays.

Il y a quelque temps, un  millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître.  Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau. Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire,  mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause  de difficultés aux frontières des États-unis.

Je crois donc qu'il faudrait que  New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins  Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise,  Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté  particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

Si  les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait  courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce  que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait  une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.

Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence  des États-unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves  florestales du monde en échange d'un effacement de la dette.

Commençons donc par utiliser  cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de  manger et d'aller à l'école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier.Davantage  encore que l'Amazonie.

Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants  pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.

En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre  l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera  comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à  nous!

>>Ce texte n'a pas été publié. Aidez-nous à  le diffuser.

NDLR.: Les Ricains veulent s'emparer du pétrole nord vénézuélien en décrétant cette zone "patrimoine international" [c'est-à-dire réservé exclusivement aux ricains]. Qu'on autorise aussi à l'Irak d'aller exploiter librement ce pétrole vénézuélien.



 

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