Les nouvelles formes de fascisme ou les nouvelles
formes de sélection. Du non-homme, de l’homme ou du surhomme
Les nouvelles formes de fascisme ou les nouvelles formes de sélection.
Du non-homme, de l’homme ou du surhomme
· réduire la fonction de l’intelligence et des sciences
à la seule rentabilité économique
· traiter les enfants comme des clients adultes et
les adultes comme des enfants idiots
· exclure systématiquement ceux qui ne sont pas utiles à la
logique de guerre économique
propre, ordonnée, précise et structurée
· traiter les exclus comme des animaux domestiques,
des handicapés mentaux, des déchets embarrassants
· programmer l’éducation pour fabriquer des individus drillés
à la production,
facilement stimulables à la consommation
et jetables une fois usés ou inutiles
Nous sommes tributaires de gros porcs pour qui l’idéal est d’écraser,
de violer, de massacrer les humains, la nature et la vie ...
C’est manifestement le pouvoir d’achat, baromètre suprême, qui
détermine la place de l’individu dans la société.
Ce n’est plus son statut professionnel - mais bien le « pouvoir
à consommer » (le client n’est-il pas roi ?) Les dérives fascisantes découlent
de cet état de fait. De ces appréciations conformes à l’homme générique
et propre à la pensée unique.
On consomme de la liberté, on achète des doses de démocratie. Plus
le pouvoir d’achat est conséquent, moins on est soumis aux contraintes
domestiques (quotidiennes), moins on risque d’etre inquiété par la justice,
moins on risque d’être froissé par le mauvais temps, etc.
Les nouvelles formes du fascisme ne sont jamais que des injustices
sociales de l’ancien régime que l’on aurait cru dépassées.
A l’inverse, la route paraît bien tracée.
Sans pouvoir d’achat : L’acces a la culture est interdit. Les vacances
sont interdites . Les transports en commun sont interdits. La télécommunication
est interdite. Les rencontres sont interdites, etc. La dictature de fin
de mois (est la pire ? )
Le fascisme ordinaire ne persécute pas l’individu physiquement,
il le nie
- excepté bien entendu les cas extrêmes -car si nous sommes bel
et bien dans un état de Droit - c’est à condition que chacun reste à sa
place.
Si cette loi fondamentale est transgressée, le capitalisme sauvage
montrera son vrai visage et aura recours à ses bon vieux principes autoritaires.
Journal de bord:
PASS WORD : sidéral >
au jour le jour sur un écran volé - remplis de déballages incertains,
de faits, de méfaits - 1 mélange de fictions mémorisées & défragmentées
back up
>
Snooker d’Avroy
arriver ici par hasard dans le but premier de fuir la pluie et
réchauffer ma carcasse avec un peu d'alcool brun jette un rapide coup d'oeil
- pas fort l'impression d'être sur une bonne place trop mouillé dans tous
les sens pour interagir sinon étaler une mare liquide contrariée sous la
table la question subsidiaire arrive avec le préposé au plateau en me retournant
entre dans mon champ de vision 1 grand blond qui entretient sa mécanique
devant un billard - déjà vu quelque part - genre beau gosse sûr de lui
comme si c'était son zinc - un vrai gland à l'autre bout de la table
un petit être teigneux tape du pied en le fixant sec sans cligner
des yeux - un jaloux sans doute le préposé au plateau enregistre la commande
sur son électrobloc-note avec un air narquois et le sourire en coin du
gars qui doute de mes moyens à payer du Chivas le préposé au plateau demande
par deux fois des fois qu'il n'aurait pas bien compris au comptoir les
quidams étaient tous soûls et parlaient plutôt fort arriver derrière le
bar à hauteur des quidams le préposé au plateau leur glisse deux mots à
l'oreille en me désignant de son menton trop bien rasé les quidams se sont
retournés violemment et de façon quasi synchronisée - c'est sans doute
à ce moment préçis qu'ils ont décidé qu'ils ne me m'aimeraient pas mon
regard courait dans tous les sens histoire que les quidams m'oublient -
sale boite même pas un journal pour se donner la contenance du type qui
s’intéresse au monde dans lequel il vit mon champ de vision revenait sans
arrêt sur le grand blond, roi du billard qui joue comme un jeune paon en
chaleur - le petit teigneux en face de lui se rapprochait dangereusement
- un peu le profil du gars qui doit faire une sale besogne - sûr qu'il
va mal finir le grand blond au bar le brouhaha des quidams s'intensifiait
- quelques mots lancés à peine trop fort ont accroché mon oreille - des
remarques méprisantes sur les neuromantiques les gens aux cheveux verts
ou ceux qui se percent la tronche - le tout laissait croire que les quidams
parlaient de moi - en brouillant suffisamment les pistes pour que le doute
plane alterner le regard entre 1 grand blond et des quidams idiots aux
certitudes trop bien accrochées devenait un sport assez périlleux #
insert coin : ça me revient subitement comme une illumination -
le grand blond à la queue efficace est chauffeur de bus sur la ligne 27
- un vrai trou du'c'
un soir avec des cama's je suis monté sur son zinc - le grand blond
s'est empressé de nous demander nos titres de transport - persuader qu'on
voulait le doubler - pour de la canaille de resquilleurs il nous matait
mais sûr que le grand blond il a eu l'air plutôt con quand est sortie la
carte collective après la bande - même qu'il a douté de la validité de
la carte et du nombre de titres disponible nous pouvons pointer à tour
de rôle qu'on a suggéré - le grand blond il a pas trouvé ça très drôle
- à 200 mètres les feux d'arrêt du runaway track clignotaient alors le
grand blond s'est vengé sur le quidam de l'arrêt suivant - qui a fait mine
de chercher un hypothétique abonnement - comme si ça poussait quand on
en a besoin - le fils à papa qu'est monté plus loin était tellement propre
sur lui qu'il devait être transparent - et pour les transparents pas de
contrôle sur le droit de prendre les communs qui roulent - un petit plok
sur la table m'a sorti de ces tristes souvenirs sûr que ça arrivait directe
du bar - là bas les remarques allaient bon train comme on dit et les vannes
de pires en plus pires le franc tombé du ciel venait en fait d'un charmant
garçon aux cheveux bien coupés qui s'est levé fier de ses pompes aux pointes
renforcées - l'avait envie de me les montrer - sûr près de moi le sourire
dévastateur - le quidam aux pointes renforcées aboie qu'il ne m'a jamais
aimé -"et baisse les yeux quand je te parle, baisse les yeux!" qu'il m'a
dit aussi sec - parce que paraît-il, j'ai une gueule de parasite - que
si ça dépendait de lui - il m'arracherait la tête les autres quidams du
bar se rapprochaient dangereusement de ma table - le préposé au plateau
- qui a du paniquer - est venu me dire de lever le camps - que je provoquais
- que je faisais pas beau dans le décor - désordre pour la couleur
si je suis en vie - je le dois à la baston générale qui s'est déclenchée
quand le grand blond s'est pris la canne du petit teigneux dans la narine
droite - en sang il m'a bousculé avant de s’effondrer - le petit teigneux
feint d’aller gerber aux toilettes - j'en profite pour lever le camp et
le suivre
dehors - dans le crachin - il s'est vaporisé - sans rien dire mine
de rien - 2 gusses le teint verdâtre passe en courant dans la rue - la
tête de "pas d'ici" voire plutôt "d'ailleurs" ces espèces de verts devaient
probablement rejoindre le runaway track le plus proche... petit merdeux
de plutoniens!
j'ai pris le 27 pour oublier
attraction/back
to intersiderale
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