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pourquoi les mutants &
autres blob's
de la galaxie
sont-ils perplexes
quand l'ordr'dur
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Le fascisme au quotidien
Qui a pété ? A l’école gardienne ma maîtresse,
Madame Vanesprout, avait la sale
habitude de venir sentir nos pets pour déceler le péteur
et le punir.
Au coin !
De nouveaux gisements d’emplois : offrir des primes de dénonciation
et de délation.
Créneaux à surveiller : travail au noir, chômeurs-parasites,
ceux qui ont une tête louche
ou verdâtre, non respect des feux rouges, ceux qui regardent
de travers les délateurs.
En voyant un quidam pas tout à fait net, le chauffeur de bus
lance à la cantonade :
"attention, l’aimable clientèle est invitée à
surveiller ses portefeuilles".
Il se souvient de l’ordre de son chef.
A la caisse d’un supermarché, un pauvre type signale que le
client précédent n’a pas payé
le casier de bières placé sous la charrette. Le garde
Sécuritas attrape le voleur par le col
et le projette par terre. Les gens se rassemblent autour de la flaque
de sang.
Le pauvre type est content. Il a fait son devoir, il a aidé
la société et la bonne morale.
Mais le directeur du supermarché ne vient pas le féliciter,
cela montrerait trop bien
que son intérêt coïncide avec cette morale.
Le clochard (c’est son nom) cherche un banc. "Salauds ! Ils ont retiré
tous les lits."
Il s’installe sur une grille de métro, c’est moins froid.
Des cons (c’est comme ça qu’ils sont) passent et shootent dans
le clochard,
qui hurle de douleur. "Ah ! J’ai marqué un goal."