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Dimanche 2 avril
M'assoir devant ce journal est parfois douloureux, le siège est toujours aussi inconfortable et à me tortiller ainsi je m'agace.
Je n'ai pas particulièrement envie de parler de mes problèmes, moins j'en parle, moins ils existent, c'est évidence, inconscience ou ignorance peu importe, tous ces mots là me vont.
Le goût des autres m'a replongé dans le souvenir de mon père, le raccourci est dans ma tête, impossible à transmettre, douleur vive encore. Il m'a appelé l'autre fois et d'avoir entendu sa voix m'a replongé dans des rêves désastreux. Il est malade et je ne sais pas si ça l'excuse ou le condamne.
Le site est en ligne, il est presque tout moi, à mon image. Je ne sais pas encore bien dans quel sens aller mais l'envie d'écrire (la manière surtout) se précise. Me mettre à chercher des piges, des lieux, des abris...
Et j'ai à nouveau ce désir que ceux qui me lisent ici me lisent ailleurs aussi... vue d'ensemble... dis tu crois que je suis incorrigible...
Mon téléphone va être coupé, les affres de l'indépendance à tout prix a un coût, je le savais déjà.
Je deviendrais donc cette invisible derrière l'écran, tentant de donner vie à ce que trop prennent pour des illusions.