�pisode 7 "La v�rit� Partie 1"
�crit par Espoir001


30 Avril 1848


Justine et Caila jouent � un jeu de d�s dans la noirceur de la cave. Caila rit sans retenue.

-Si j�ai un six, c�est moi qui gagne, d�clare Justine.

Elle lance les d�s et obtient un six. Caila souffle imm�diatement sur les deux d�s et puis le num�ro change � quatre.

-Tricheuse!

Caila rit comme une gamine, mais elle arr�te subitement lorsqu�elle voit une ombre qui se tient debout derri�re Justine. Cette derni�re se tourne vers la myst�rieuse silhouette et puis fait face � Tremblay.  Regard mena�ant, comme toujours.

-Mon dieu, Tremblay. Changez de t�te. Je ne dirai rien de votre petit man�ge.

Celui-ci ne r�pond pas. Elle regarde le sol, inconfortable et puis part.

-Je vous reverrai plus tard, caila.

-Oui, mademoiselle.

Rendue sur le quai principal, elle s�assure que personne ne la voit, mais il fait si noir que m�me s�il y avait quelqu�un � un m�tre d�elle, elle ne le verrait m�me pas. Elle d�cide de s�asseoir pr�s du bord. Elle regarde les �toiles dans le silence de la nuit. Une main se d�pose sur son �paule. Elle sursaute de telle sorte qu�elle bondit et puis vient pour crier. La m�me main se referme imm�diatement sur sa bouche pour bloquer le son strident qui allait en sortir. La fameuse main appartient � Justin.

-Ne criez pas, mademoiselle, ce n�est que moi, murmure la douce voix dans ses oreilles.

-Ne me faites plus jamais peur comme �a, idiot! lui dit-elle en lui donnant une petite tape sur le torse. Et puis, que faites-vous l�?

-Je surveillais le Capitaine et un autre des marins discuter sur le pont inf�rieur. Ils manigancent quelque chose. On arrive bient�t � terre et puis j�ai peur qu�il se passe quelque chose de terrible une fois rendu.

-Comme quoi? Je ne vois pas ce qui pourrait �tre si terrible.

-Je l�ignore, mais ils ont parl� d�un paquet sp�cial.

-Savez-vous o� il est ce paquet aussi sp�cial?

-Non, mais je vais tenter de le savoir. Vous, continuez � jouer les petites demoiselles sages.

-Je n�ai jamais jou� les petites filles sages, alors trouvez autre chose � me donner comme t�che.

-Continuez � jouer les pestes, alors.

-D�accord. Faites attention.

-J�y compte bien.

Il part aussit�t. Elle regarde l��toile polaire.

-�a fait plus de six mois que je suis sur ce navire. �a fait plus de six mois que j�endure toutes ces cruaut�s, ces �preuves, je devrais avoir h�te de quitter ce bateau de l�enfer, mais je ne veux pas. Je ne veux pas quitter les gens avec qui je me suis li�e d�amiti�. Nul ne sait ce qui arrivera avec Caila et ses amis lorsqu�on arrivera � terre. Par-dessus tout, je ne veux m�me pas penser aux impacts de ma vie si je ne revois plus jamais votre vie. Je crois que j�en suis follement amoureuse, soupire-t-elle.

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Le lendemain matin, Justine regarde l�horizon. On peut voir la berge � une tr�s grande distance d�eux. Le Capitaine arrive derri�re elle.

-Nous arrivons peut-�tre ce soir ou au plus tard demain matin. Avez-vous r�fl�chi sur ce que vous allez faire une fois sur le continent?

-Premi�rement, embrasser le sable et deuxi�mement courir pendant plus de cinq minutes sans revenir sur mes pas parce qu�il y a de l�eau qui m�entoure.

-Je voulais dire par rapport � votre famille, dit-il en riant.

-Oh. Je ne sais pas. Je crois qu�avec tout ce que j�ai vu et fait, je ne crois pas qu�ils me reconna�traient et qu�ils aimeraient ce que je suis devenue, donc, je ne crois pas. Je vais essayer de me trouver du boulot et puis me trouver une cabane o� vivre et puis on verra ensuite. C�est ce que j�aime de la vie. C�est impr�visible. On a beau �crire tous les passages de notre vie, mais il ne suffit que d�un �v�nement pour que tous nos r�ves ou tous nos projets soient balay�s en poussi�re. J�ai bien h�te de voir quelle surprise m�attendra lorsque nous serons l�-bas. Je n�ai jamais vu l�Am�rique. Ce doit �tre grandiose!

-C�est vrai que c�est tr�s beau, mais �a s�arr�te l�. Il n�y a rien d�aussi extraordinaire comme vous le pensez.

-C�est parce que vous avez plusieurs endroits que vous pouvez comparer.. Moi, je suis all�e jusqu�� la maison des Pastors. Ce qui veut dire � plus d�une heure de chez moi. C�est tout.

-Alors, vous allez �tre agr�ablement �blouie par les paysages. Vous voyez les lignes turquoises, bleu clair? Et bien ce n�est pas seulement qu�une illusion. L�eau a vraiment cette couleur et plus on s�en  approche, plus elle est magnifique et dispers�e.

Elle regarde o� il pointe et sourit r�veusement.

-Moi je dois retourner au boulot.

Il part aussit�t. Tremblay arrive derri�re elle.

-Je peux vous parler en priv�, mademoiselle? lui demande-t-il toujours aussi rude.

-Bien s�r.

Il s�assure qu�ils sont � l��cart des oreilles trop curieuses.

-Je voulais vous demander conseil.

-Je vous �coute, dit-elle, �tonn�e.

-Comme vous le savez tr�s bien, depuis plus de cinq mois, je rencontre souvent Caila en cachette.

-Oui.

-Et bien voil�. Je ne sais que faire.

Elle le regarde un moment, ne sachant que dire.

-Que voulez-vous dire par l�? Je ne suis pas certaine de comprendre votre question.

-Nous venons de deux mondes diff�rents. Elle est esclave, je suis le marins qui est cens� la livrer aux acheteurs. Elle est noire, je suis blanc. Sa famille me d�teste et moi je me ferais probablement jeter � la mer s�il on savait que je fr�quente une esclave.  Nous n�avons rien en commun, mais la tristesse me d�chire le c�ur juste � penser que dans moins de vingt-quatre heures je ne la reverrai jamais plus. Mon monde n�est rien sans elle, mademoiselle, comprenez-vous? Je vais mourir de chagrin si elle s��loigne de moi. On peut discuter de tout et de rien pendant des nuits enti�res et �a, vous voyez, c�est le bonheur absolu pour moi.

Il se met � pleurer. Elle l�emm�ne imm�diatement pr�s de leur cabine.

-Reprenez-vous, Tremblay. Le Capitaine ne doit jamais savoir que vous portez cette femme dans votre c�ur. Du moins, pas pendant tout le temps qui nous reste sur ce navire. Si vous l�aimez au point d�en mourir, Tremblay, vous ne pouvez gu�re la donner en p�ture aux acheteurs. Vous devez partir avec elle. Tr�s loin. Quelque part o� personne ne pourra vous retrouver. Quelque part o� vous pourrez vivre paisiblement jusqu�� la fin des temps avec elle et avec vos milliers d�enfants.

-Mais comment?

Elle r�fl�chit un moment.

-Si c�est vous qui devez livrer les esclaves, ce sera facile. Vous n�avez qu�� ne jamais revenir au navire avec l�argent. Vous n�avez qu�� tous les lib�rer de leurs cha�nes et les laisser partir. Tout ce qu�ils veulent c�est la libert�.

-Si le Capitaine s�en rend compte, il me poursuivra et il me tuera. Il nous tuera tous, d�ailleurs.

-Je m�occupe du Capitaine. Il ne pensera m�me pas � vous ni � votre transaction. Je vous le promets. Maintenant, cessez de pleurer et pensez � tous les jours de bonheur que vous aurez. Je veux que vous leviez la t�te haute et que vous retourniez travailler comme vous le faites � chaque jour. Rien dans votre attitude ne doit �tre chang�, c�est clair?

Il acquiesce.

-Allez-y.

Il l�ve la t�te et part rejoindre les autres sur le pont sup�rieur.

-C��tait un magnifique discours, admet Justin derri�re elle.

-Vous �tiez l� depuis le d�but? Vous �tes toujours o� vous n��tes pas cens� �tre.

-C�est mon emploi, mademoiselle. Je suis un expert pour ce qui est de passer incognito. Je n�ai pas trouv� encore o�  le myst�rieux paquet est ou ce qu�il repr�sente.  Je commence � croire qu�il n�existe tout simplement pas ou il n�est pas sur ce navire.

-Je vais chercher de mon c�t� aussi.

-Mademoiselle, je voulais vous dire que lorsque nous allons arriver � terre, je ne vous emp�cherai pas de partir. Je n�ai aucune preuve, mais je sais que vous n�auriez jamais pu faire un tel crime. Lorsque je retournerai en France, je dirai � vos parents que vous allez bien et que vous n�avez commis aucun crime qui d�shonorerait votre famille.

-Merci.

Il se rapproche un peu d�elle.

-Et puis, je voulais aussi vous dire que les journ�es sur ce quai auraient �t� longues si vous n�aviez pas �t� l� pour nous d�sennuyer avec vos jeux et vos blagues.

Il vient pour partir,  h�site, puis se tourne vers elle.

-Je voulais aussi vous dire que votre pr�sence f�minine allait probablement manquer � tous ces marins. Vous allez probablement me manquer. Cassandre, je�

Elle d�pose gentiment son doigt sur sa bouche et puis sourit.

-Moi aussi.

Ils s�embrassent. Un baiser rempli de passion. Un baiser rempli de chagrin. Un baiser rempli d�amour. Un baiser qui n�en fini plus. Elle pousse la porte de sa cabine avec son pied et tous les deux entrent, prenant soin de ne pas �loigner leur deux bouches l�une de l�autre.

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Justine dort paisiblement dans son lit pendant que Justin s�habille. Il la regarde un moment, lui enl�ve la m�che de cheveux qui lui tombe dans la figure et puis il part. En marchant vers la petite �chelle qui m�ne au pont sup�rieur, il croise un des marins.

-Justin! Mais o� �tais-tu pass�? Le Capitaine te cherchait il y a moins de trente minutes.

Il se d�p�che. Le marin attend qu�il ait disparu sur le pont sup�rieur pour frapper � la porte de la chambre de Justine. Celle-ci se r�veille en sursaut et se d�p�che � enfiler sa robe par-dessus son jupon.

-Un instant s�il-vous-pla�t.

Elle va imm�diatement ouvrir.  L�homme la menace � l�aide d� un revolver.

-Le Capitaine voudrait avoir un mot avec vous.

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Justin est sur le pont et dirige les voiles en direction du vent. Robitaille est avec lui.

-Je me demande ce que mademoiselle Justine fabrique. Elle avait dit qu�elle voulait voir les bancs de coraux.

-Tu sais, mon ami, je crois bien que tu avais raison.  C��tait l�amour au premier regard. Je crois m�me que je vais lui demander de m��pouser. Enfin, peut-�tre pas tout de suite, mais dans quelques mois, enfin�je ne sais pas.

-Vous �tes rapide !

-Non. Au contraire, je suis lent. Trop lent. D�ailleurs, je crois bien que je vais y aller de ce pas.

Il marche en direction des cabines. Il descend et frappe � la porte de la cabine de Justine.

-Justine! C�est moi, Justin! Ouvre!

Il n�y a aucune r�ponse derri�re la porte. Il frappe une deuxi�me fois. Pas un son. Tremblay sort de sa cabine.

-Tremblay, avez-vous vu Justine?

-Non. Le Capitaine m�a dit qu�elle ne se sentait pas tr�s bien et qu�elle souhaitait ne pas �tre d�rang�e d�ici notre arriv�e � terre, r�pond-il calmement. J�esp�re qu�elle va mieux aller lorsqu�on mettra le pied sur le sable du Br�sil, parce qu�elle est cens�e m�aider.

-Mais � quoi donc?

-C�est entre elle et moi, sourit ce dernier.

Justin l�observe un moment, surpris de le voir sourire, et puis frappe plus violemment � la porte.

-Justine! Ouvre! Je t�en prie!

-Elle veut �tre seule, Justin.

Justin d�fonce la porte d�un coup de pied. Il n�y a personne dans la chambre.

-Mais qu�est-ce que cela veut dire? demande, Tremblay, stup�fait.

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Justine a les jambes et les bras encha�n�s au mur.  Le Capitaine marche devant elle. L�autre marin est assis dans le fond de la pi�ce.

-Vous voyez l�arme qu� il tient � la main? Et bien, si vous criez ne serait-ce qu�un peu, il ne se g�nera pas pour  l�utiliser.

Elle lui crache sur le bottillon. Il s�approche d�elle, lui tire les cheveux par derri�re et approche sa figure de la sienne.

-Vous savez, dans d�autres circonstances, je vous aurais coup� la langue, mais aujourd�hui je vais le tol�rer, parce que vous allez me valoir une jolie petite somme d�argent, dit-il en riant.

Elle tente de se lib�rer.

-Vous �tes toujours aussi surprenante, mademoiselle. Chaque jour que je vous vois, vous �tes de plus en plus t�m�raire et stupide. Vous n�avez pas froid aux yeux, �a, je dois le reconna�tre.

-Vous allez me vendre avec les esclaves?

-Exactement. Except� que votre prix sera le double ou m�me le triple de leur valeur. Soyez flatt�e, on va se battre pour vous avoir.

-Vous aviez planifi� ceci depuis le d�but? Vous �tes un �tre ignoble! Pourquoi? Il n�y a pas seulement l�argent en jeu, n�est-ce pas?

-Non. Vous avez �t� t�moin d�un crime tr�s odieux.

-C��tait vous. Vous avez tu� cette femme la nuit o� je me suis fait pourchasser par les policiers!

-Et oui.

-Mais je l�ignorais.

-Je n�allais pas risquer que vous vous souveniez d�un d�tail insignifiant qui pourrait m�incriminer. Je ne peux pas vous laisser partir comme �a.

-Que va-t-il m�arriver?

-Dieu seul le sait. Je vais vous vendre � un homme qui fera tout ce qui voudra de vous. 

-Vous n��tes qu�une ordure.

-Faites quand m�me attention � ce que vous dites. Je ne crois pas que cela d�rangerait � l�acheteur si vous aviez quelques marques de brutalit� sur votre corps lorsqu�il vous ach�tera.

-Ne vous retenez pas!

Il vient pour sortir.

-Vous ne me frapperez pas parce que vous n��tes qu�un froussard! Vous �tes trop faible pour frapper qui que ce soit. La seule force que vous poss�diez est que vous savez manier des armes meurtri�res!

Il se tourne, marche vers elle et puis la frappe violemment au niveau de l�estomac. Sa respiration est bloqu�e pendant un court instant.

-Surveillez-la bien, dit-il � l�homme en sortant.

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Justin, Robitaille et Tremblay sont assis sur des barils dans un coin tranquille sur le pont sup�rieur.

-Qu�est-ce qu�on fait ici exactement? demande Robitaille.

-Oui. Et o� est mademoiselle Justine? rajoute Tremblay.

-C�est pour r�pondre � cette question que j�ai besoin de votre aide. Justine, enfin, Cassandre ne s�est pas retrouv�e sur ce navire par pur hasard. Elle se sauvait de quelque chose la nuit o� elle s�est r�fugi�e dans le baril � poissons. Les forces de l�ordre la poursuivaient, car les officiers croyaient qu�elle venait d�assassiner quelqu�un. Je ne suis pas un marin. Je suis un d�tective charg� de veiller sur elle. Je peux vous assurer qu�elle n�a rien fait de mal. Elle en serait incapable.

-Pourquoi nous dire tout �a maintenant? l�interroge Tremblay.

-Parce qu�il y a de sales affaires qui se font sur ce navire et je crois bien que Justine y a �t� entra�n�e contre son gr�. J�ai besoin de votre aide pour la retrouver.

-On a qu�� demander l�aide du Capitaine, sugg�re Robitaille.

-Non. Il est dans le coup, r�pond Justin.

-J�appuie son hypoth�se. Le patron n�est pas honn�te. Il nous cache quelque chose, dit Tremblay.

-N�y aurait-il pas un endroit o� on pourrait cacher quelqu�un sans que personne ne s�en aper�oive sur ce navire. Un endroit que personne n�a le droit d�aller ou n�a aucun int�r�t � y aller?

-� part les quartiers du Capitaine, je ne vois pas, constate Tremblay.

-C�est ce que je craignais. Il va falloir y aller, annonce Justin.

-Sans vouloir te d�courager, Justin, les quartiers du Capitaine sont toujours gard�s lorsqu�il n�y est pas, l�informe Robitaille.

-C�est pour cette raison que nous lui rendrons visite  lorsqu�il y sera, d�clare Justin.

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Justin frappe � la porte de la cabine du Capitaine. Celui-ci lui ouvre et le fait entrer. Il s�assoit dans son si�ge en feutre, appuie ses pieds sur la table et puis se verse un verre de vin.

-Vous en voulez ? lui offre-t-il.

-Volontiers, dit poliment Justin.

Au moment o� il lui verse son verre, Justin fait signe � Tremblay d�entrer. Ce dernier entre silencieusement et puis va fouiller les autres pi�ces. Le Capitaine lui donne son verre. Il en prend une gorg�e.

-C�est la derni�re bouteille de vin. Je la r�servais pour une occasion sp�ciale.

Justin se contente de sourire.

-Que me vaut cette visite, mon brave ami? demande le Capitaine en se rassoyant.

-Je venais m�informer de la sant� de mademoiselle Cassandre. Tremblay m�a dit que vous aviez d�clar� qu�elle �tait fi�vreuse.

-Oui. En effet.

-J�ai pu apprendre quelques potions en �tant en sa compagnie lorsqu�elle gu�rissait les marins. Pourrais-je la voir? Peut-�tre que je pourrais la soigner.

-Mais il ne d�pend pas de moi, tr�s cher. Si la Demoiselle veut de l�aide. Elle nous le laissera savoir. C�est elle l�experte. Elle m�a dit de ne point la d�ranger jusqu�au d�barquement.

Justin aper�oit Tremblay � quatre pattes sur le sol qui lui fait un signe n�gatif de la t�te.  Justin d�tourne le regard imm�diatement et puis fait semblant de voir quelque chose derri�re le capitaine.

-Un rat! s�exclame-t-il.

Le Capitaine d�tourne le regard vers le suppos� rat. Tremblay sort imm�diatement, ni vu ni connu, de la cabine. Le Capitaine d�visage Justin.

-Cela me surprendrait gu�re que vous ayez vu un rat. On en a pas vu de tout le voyage. Chose assez surprenante d�ailleurs, car habituellement ils embarquent avec les esclaves sans qu�on ne s�en aper�oive et puis on doit  combattre les invasions dans nos r�serves de nourriture pendant tout le reste de la travers�e.

-Ce doit �tre mon erreur, avoue Justin.

Sa  vision commence � se troubler. Il se frotte les yeux. Rien � faire. Il voit encore moins bien.

-Est-ce que �a va? demande le Capitaine, inquiet.

-Oui�.Je�.C�est juste un l�ger�

Au m�me moment, il tombe, chaos, sur le sol.

-Bonne nuit! souhaite le Capitaine, un sourire machiav�lique d�corant son visage.

� SUIVRE.

CONCLUSION LA SEMAINE PROCHAINE
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