Impact de la première phase du projet


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En résumé, les activités du projet ont atteint les résultats suivants :

Objet

Kinshasa

Lubumbashi

Total

Périmètres appuyés

25

18

43

Nombre de maraîchers actifs sur les périmètres encadrés

Env. 2500

Env. 1000

Env 3500

Micro-aménagements réalisés

5

4

9

Ha directement affectés par les micro-aménagements

env. 200 ha

25 ha

Env 225 ha

Micro-réalisations

24

24

48

Micro-caisses établies

24

18

42

% de remboursement atteint

76%

88% du capital

 

Bénéficiaires directs des micro-crédits (mi-2003)

Env 1000

Env. 780

Env 1780

Ecoles au champ établies

25

20

45

Nombre de bénéficiaires directs de l’ECP

400 + 250 (a)

Env 300

700 + 250  /a

Animateurs de l’ECP formés (formateurs/animateurs)

60

40

100

A titre indicatif

Superficie totale des périmètres en cultures maraîchères

Env. 1000 ha

887 ha

Env. 1887 ha

Nombre total de maraîchers professionnels sur l’ensemble des périmètres

Env. 12.500

Env 4.000

Env 16500

/a : ECP établies par les formateurs formés par le projet HUP mais dont les activités n’ont pas été directement suivies par le projet.

Sécurisation de l’accès aux ressources. L’objectif du projet était de sécuriser l’accès aux ressources naturelles (terre, eau, etc.) de qualité par le développement d’approches et de méthodologies pour assurer l’accès continu des producteurs/groupements à ces ressources, comme base de la production horticole durable en zone urbaine et périurbaine. Ainsi, au niveau des bénéficiaires de la phase pilote du HUP: (i) les sites de production horticoles et périurbains sont répertoriés au niveau des plans d’aménagement municipaux ; (ii) les groupes cibles sont identifiés, reconnus et ont effectué leur diagnostic participatif ; (iii) l’accès des associations à l’exploitation des terres horticoles est partiellement sécurisé ; la mission tient à souligner le rôle central joué par les CMC promues par le projet HUP dans le processus de sécurisation des terres horticoles ; (iv) les ressources de base (sites de production, eau d’irrigation) sont potentialisées notamment par la réalisation de micro-aménagements et leur gestion par les associations de producteurs ; et (v) certaines infrastructures de base pour la commercialisation ont été améliorées (i.e. 7 marchés de quartier).

Sécuriser une production horticole durable de qualité. Le projet HUP a développé et mis en œuvre des référentiels techniques de Production et de Protection Intégrées (PPI) en vue d’intensifier, de diversifier et d’étaler la production horticole de qualité : (i) les bases techniques PPI requises pour l’intensification et la diversification des productions horticoles de qualité sont graduellement établies, diffusées et adoptées par les ‘Ecoles au Champ des paysans’ (ECP) ; (ii) les animateurs, les  services techniques et les producteurs ont été formés à l’approche de l’ECP et aux pratiques PPI ; (iii) les options techniques PPI ont été élargies et partiellement capitalisées ; et (iv)des microréalisations ont été mises en oeuvre par des groupements de producteurs du périmètre en vue de l’intensification et de la diversification des productions horticoles de qualité et de leur valorisation.

Les microréalisations, financées sur la base de crédits, ont été utilisées principalement comme outils de promotion de la production déjà pratiquée et maîtrisée par les maraîchers, notamment pour l’extension des surfaces cultivées, mais également pour permettre l’intensification, la diversification et l’étalement de la production maraîchère. Pour ce qui concerne les innovations techniques appuyées par les microréalisations, les producteurs ont montré une certaine prudence, liée au fait que ces opérations étaient effectuées à crédit : les options choisies par les producteurs tendaient à réduire le risque tant technique que commercial. Cependant, la diversification des légumes ‘exotiques’ (choux, oignons, céleri, etc.) et plus spécialement des légumes fruits (tomate) ont fait l’objet d’adoptions importantes, bien que les choix techniques[1] ne soient pas toujours adaptés. Pour l’adoption d’itinéraires techniques relativement inconnus, l’approche des microréalisations à crédit semble peu appropriée.

Le (très) faible pouvoir d’achat général des consommateurs, couplé à l’obligation de rembourser les fonds utilisés pour des activités, dont l’issue est peu certaine, n’incitent pas à ce genre d’expérimentation. De plus, la recherche dans le domaine de l’horticulture ayant toujours été négligée dans le pays, les options techniques proposées (notamment les variétés) n’avaient pas encore été testées de manière suffisante dans les conditions agro-écologiques locales pour limiter la prise de risque, en tout cas du point de vue des producteurs. A ce titre, les Centres d’Appui Techniques (CAT) appuyés par le projet en vue de pallier cette lacune, jouent un rôle important  tant pour l’identification de technologies potentielles que pour la formation des animateurs. Cette approche mérite d’être systématisée et développée davantage en vue d’élargir le pool des options potentielles disponibles.

Sécuriser l’appropriation du développement horticole durable du secteur par les partenaires. Le projet visait à professionnaliser les producteurs/associations et consolider les ancrages institutionnels de l’HUP au niveau local/municipal et national pour un développement durable du secteur. Au niveau des bénéficiaires le projet a atteint les résultats suivants ; (i) les producteurs et leurs associations sont graduellement structurés et professionnalisés ; (ii) le micro-crédit horticole autogéré par les associations a été promu pour garantir l’accès des producteurs aux intrants de qualité (caisses de proximité autogérées) ; (iii) la concertation  entre partenaires de l’HUP est assurée/renforcée au niveau municipal ; (iv) les partenariats régionaux et internationaux ont été partiellement consolidés, notamment par l’échange d’informations/expériences et de matériel végétal (par ex. RADHORT[2], CORAF[3], etc.). Signalons que le projet HUP a largement bénéficié (et adapté) des acquis techniques et en matériel PPI, mis au point durant la dernière décennie au niveau du RADHORT.

Les outils de travail et de formation ont été mis au point et affinés par le projet : ainsi, le matériel didactique est prêt et le concept de l’ECP a été adapté aux réalités du terrain du secteur horticole pour être mis en œuvre et adopté dans un contexte élargi. Pour ce qui concerne l’organisation à la gestion interne des associations, des progrès significatifs ont également été notés : là aussi, l’expérience vécue permet d’entrevoir une extension des approches. Signalons cependant qu’un réseau national des acteurs/partenaires des initiatives pour le développement de la filière HUP pourrait contribuer à l’échange interurbain d’expériences et de méthodologies/approches : a ce titre, un site web HUP-RDC pourrait être développé et l’accès aux moyens de communication électroniques renforcés (au niveau des BMH) pour un meilleur accès des partenaires à l’information.    

Coordination, gestion et suivi-évaluation du projet. D’une manière générale, la Mission considère que l’équipe de direction du projet a accompli son mandat de manière très satisfaisante et professionnelle. La programmation des activités, les visites régulière sur le terrain et les rapports d’activités sont organisés de manière claire et efficace. Il convient de noter l’excellente qualité du personnel tant national qu’international ayant œuvré au succès du projet, tant à Kinshasa qu’à Lubumbashi. Dans les conditions d’opération spécifiques du projet, la mission considère que la gestion du projet fut  efficace et efficiente. Outre la qualité de l’expertise technique, l’atmosphère de collaboration au sein des équipes a permis leur stabilité et la continuité des activités entreprises.

Le suivi-évaluation des activités et la capitalisation des résultats techniques du projet constitue un élément négligé lors de la conception du projet, tant au niveau de la conception que des moyens humains ‘disponiblisés’. Cette composante du projet HUP avait été qualifiée comme point faible du projet, à l’occasion de la réunion tripartite de 2002. La mission a pu constater que l’évaluation des impacts effectuée auprès des bénéficiaires directs au cours de la dernière année permet une analyse globale des effets technico-financiers des opérations du projet et l’appréciation qualitative de la plus-value et de l’impact des opérations au niveau des groupes ciblés directement.

Par ailleurs, considérant les actions de terrain comme prioritaires (parfois à juste titre), le rôle essentiel du suivi comme outil de gestion du projet n’a pas pu être mis en place. Enfin, le système de suivi de l’ensemble du secteur horticole (prévu au résultat 4.3) n’a pas pu être réalisé faute de moyens humains et matériels, tant pour la conception du système que pour sa mise en œuvre. Enfin la mission relève la pertinence des appuis du service technique horticole de la FAO : les avis judicieux et recommandations faites au cours de ces missions ont été, dans la plupart des cas, transformés en réalités sur le terrain par l’équipe du projet.


[1] Notamment les variétés cultivées dont les listes recommandées mériteraient d’être clarifiés et étoffés en fonction des zones agro-écologiques, saisons, contraintes prioritaires et demande du marché. Voir à ce sujet également le travail préliminaire de la mission d’évaluation. F

[2] Réseau Africain pour le Développement de l’Horticulture: ce réseau d’échange et de coopération entre dix pays de l’Afrique sahélienne, issu d’un projet d’appui (RAF/244/BEL), est actuellement en phase transitoire de mise en œuvre de son institutionnalisation autonome, en application de l'Acte Constitutif signé par les partenaires en 2002. F

[3] Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles. F
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