Lara Fabian et Celine Dion: Duel des dames
Pour faire concurrence au Père Noël, Céline et Lara se sont juré d'emballer les foules avant l'heure, mais surtout de diviser les coeurs. Premier round pour Dame Dion avec "All The Way - A Decade Of Songs". Second pour Miss Fabian et son album éponyme. Stratégie ou coïncidence ? A vous de juger sur TF1 (samedi 20 novembre à 20 h. 55 pour Céline, Vendredi 26 novembre à 20 h. 50 pour Lara). Tendez l'oreille : dans la planète son, y a comme de l'écho dans l'air. Pour peu, on croirait que l'agenda des disquaires s'est soudain mis à bégayer. Même TF1 en est tout tourneboulé, la chaîne se fendant de deux spéciales en sept jours ! Et il y a de quoi... Voyez plutôt ! A quinze jours de différence, Céline Dion et sa soeur de chant -. Pour ne pas dire sa réplique en devenir - Lara Fabian sortent leur plus belle voix en "angliche", histoire d'incendier les hits planétaires. Une première pour la fille à la silhouette aux allures de bouteille de Chianti qui ne chantait jusqu'ici que dans la langue de Molière. Orchestré par la même maison de disques, Sony, ces assauts en stéréo n'ont, sans doute, rien d'anodin ni de hasardeux. En effet, on peine à imaginer les grands stratèges du lancer du tube rêver, juste pour le fun ou en toute naïveté, d'autoconcurrence, voire de cannibalisme, au sein de la même écurie ! Allons bon, les millions sont trop précieux pour qu'on les perde en guéguerre intestine, non ? Mais alors, que cache ce coup double de novembre, ce pseudo-duel de dames sur l'échiquier international ? PASSAGE DE TEMOIN D'aucuns vous diront que la question est mal posée, puisque Céline n'est pas Lara et inversement. On en convient. Quoique... Côté timbre et puissance de l'organe, les ressemblances sont plus que frappantes. Mêmes les coupes de cheveux ont, ces temps, furieusement tendance à jouer la carte du mimétisme. Certes, plus retors, d'autres esprits ne pourront s'empêcher de penser que cet apparent doublon revêt des allures de passage à témoin. Céline Dion ayant choisi de mettre sa carrière en veilleuse le temps de nous faire un bébé, il fallait au plus vite trouver une remplaçante, un alter ego digne de son renom. Je vous le demande, à qui songe-t-on à ce moment-là ? Hum ? Plus concrètement : on emprunte Lara à Universal (sa maison de disques lorsqu'elle donne de la voix en français), on lui fournit le gratin des bidouilleurs de sons (dont Walter Afanassief, producteur de Mariah Carey qui est aussi à l'origine des albums de Barbra Streisand, rien ce ça!), on usine le tout finement, on calibre au mieux et on se frotte les mains, car ce nouveau "Lara Fabian" (dont la sortie est prévue pour le 30 novembre) rime avec carton assuré. Mieux encore : au final, l'enfant ressemblerait plus à du Streisand qu'à du Dion et, vas-y que je t'embrouille, l'honneur est sauf., On applaudit bien fort, tout en savourant Adagio (en italien et en anglais), premier single de notre Jojo Hallyday en jupon. COUP DOUBLE ! De son coté, l'indéboulonnable Céline n'a pas attendu pour remettre la compresse et emballer ses adieux momentannés dans un papier de fête. Trop boulimique et généreuse pour se contenter d'un simple best of, la femme liane a tenu a étoffer ses airs anciens de sept partitions inédites. Au rand des nouvelles chansons de "All the way - A decade of Songs", on découvre "Live", une relecture à l'anglaise du "Vivre" de Notre-Dame de Paris (tiens, tien...), ainsi que "That's the Way it is", single qui tourne déjà dans les radios, portant la griffe de Max Martin, producteur des Backstreet Boys. Mais la cerise sur le gâteau, elle, est à chercher ailleurs. Les duos virtuels étant de mode, la star québécoise s'en est payé un avec The Voice, le regretté Frank Sinatra ! Nom de ce chant posthume : "All the Way". On en frissonne... Enfin - pas folle la guêpe - afin de réattiser encore et toujours la flamme, la fausse "vacancière", qui entend bien ne pas se faire oublier et encore moins se faire doubler, nous promet un livre de confidences ("S'il suffisait d'aimer") pour l'automne prochain, plus une compilation de ses airs français pour fin 2000 avec, comme cadeau bonus, trois créations. Quand on vous disait que cete fille-là était un "Dion" de Dieu... LE JEU DES RESSEMBLANCES Leurs prénoms on une histoire. Lara le doit à l'infirmière romantique du Docteur Jivago; Céline au tube d'Hugues Aufray que sa mère chantait alors qu'elle était enceinte. Leur talent précoce : A 2 ans, Lara - c'est elle qui le dit - chantait déjà Mamie Blue et à 5 ans, elle connaissait tout le répertoire de Nana Mouskouri et d'Olivia Newton-John. Céline, elle, donne de la voix dès 5 ans. L'Eurovision leur fait de l'oeil la même année (1988). Dion décroche la timbale pour la Suisse et Fabian, qui chante sous les couleurs du Luxembourg, finit à la quatrième place. Cupidon les pousse dans les bras de leur manager Pygmalion. Mais si Céline épouse René Angelil, Lara se séparera de Rick Allison après sept ans de vie commune. Elles ont un faible pour Notre-Dame de
Paris. Céline en revisite un air (Vivre) et Lara, elle,
conte fleurette à Phoebus (Patrick Fiori).
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Transcript par : Hezia Abel
Copyright © 1999, Purelara