Lara Fabian : Une chanteuse en or


Article de Nathalie Crespeau
© Télé Club Plus (France) - Janvier 1999 N° 77


C'était la dernière date de sa longue tournée d'hiver, et pour l'occasion, le Zénith de Paris était plein à craquer. Dans la salle, un public en liesse a accompagné Lara Fabian tout au long d'un superbe show. Pour ceux qui la trouvaient peut-être un peu tiède, c'était l'occasion de vivre un grand moment qui justifie pleinement le Club d'Or que vous lui avez attribué, devant Céline Dion.

Drôlement jolie Lara dans sa redingote noire. Large sourire, nez mutin et parfois cette moue provocatrice à la Céline Dion quand elle pointe le doigt vers le public. Mais c'est la seule comparaison que je ferai entre Lara et Céline. La voix et le répertoire n'ont rien de semblable. L'ambiance non plus. C'est une femme plus ronde, plus féminine, plus sexy que Céline qui a enflammé le Zénith ce soir de décembre.

Vous voulez un ave ? Après l'avoir vue au Palais des Sports, l'hiver dernier, je n'avais pas très envie d'assister à cette dernière au Zénith. C'est Andrea, notre rédactrice en chef, qui a insisté pour que je fasse un papier. Et elle a bien fait. Car autant le concert de l'année dernière m'avait paru long, autant celui-ci était réussi. Sans doute l'un des meilleurs de l'année, en comptant Stomy, Pagny, Withney et les Backstreet.

Alors quoi ? Soie elle n'était pas en forme, soit j'étais de mauvaise humeur (ça arrive à tout le monde !). Toujours est-il que 354 jours après, c'est Lara qui a gangé... Non seulement je me range à votre avis d'électeurs des Clubs d'Or de l'année, mais je révise totalement mon jugement sur l'artiste. D'une année à l'autre, le spectacle était construit de la même manière. Même fond étoilé, même éclairage, même équipe de musiciens et de choristes. Mais le public avait changé ! Cette fois-ci, les spectateurs étaient debout, chantant à tue-tête, hurlant leur joie, tapant du pied...

Et Lara éclatait de rire, obligeant les musiciens à reprendre une ouverture le temps de reprendre son souffle et un semblant de sérieux. Nous avons également fait connaissance avec le rire de Charles, le pianiste, à cause duquel toute l'assistance, Lara en tête, se tenait les côtes tant il est communicatif.

Mais avant tout, il y a eu la performance vocale, les octaves avec lesquelles Lara jongle, les caresses prodiguées à sa troupe et au public, les petites histoires rigolotes qu'elle raconte...

Et même si parfois le public se laissait aller à quelques indiscrétions, lançant le nom de Patrick (Fiori, présent dans la salle) quand elle parlait d'amour, on oubliait vite le côté potins de la vie de Lara pour ne se concentrer que sur la prestation. Car ce soir-là, c'était mille fois plus fort que ces disques, dix mille fois plus efficace qu'à la télé...

Il y avait de l'humour, de la tendresse avec "Evidemment", chanté en duo avec Rick Allison (son producteur, son mentor et son ancien amour), du punch avec le medley très rock des Beatles et Rolling Stones. Et puis un petit cadeau aussi, avec "Adagio", premier extrait de son futur album américain, dont la sortie est prévue entre le printemps et l'été prochain.

Car Lara est attendue aux USA, avec impatience. Ce qui veut dire que pour l'année à venir, nous allons devoir la partager avec nos copaines américains. En espérant qu'elle trouve malgré tout le temps de revenir nous voir et nous dire "Je t'aime !".


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Transcript par : Hezia Abel

 

 

 

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