LARA
FABIAN, Elle danse avec l'amour Mireille Touboul
© Télé 7 Jours (France)- 20
juin 1998
La chanteuse ne veut pas encore songer au mariage. Si
Walter lui paraît à l'image de ses désirs secrets,
elle préfère attendre avant de se prononcer sur le
devenir de leur belle histoire. Télé 7 Jours est témoin
de son bonheur.
Le temps de la voir s'éloigner dans les rues de
Manhattan, on l'aperçoit sortant d'un studio d'enregistrement
de Los Angeles, puis survolant Montréal pour revenir à
Paris.
"Ma vie est une valise. A force de boucler des
bagages depuis huit mois, regardez mes ongles cassés!,
lance-t-elle avec un sourire radieux, qui dément son
amertume. Toute féminité dehors, le décolleté
audacieux et les petites étoiles dans son regard
laissent à penser que Cupidon n'est pas étranger à l'affaire.
L'heureux élu : un responsable de Sony Music, habitant
San Francisco. À 50 minutes en avion de Los Angeles, où
elle enregistre un album en anglais pour se lancer dans
une carrière internationale.
"Oui, je suis amoureuse ! Mais pourquoi toutes ces
rumeurs de mariage ?. Walter et moi, c'est un amour tout
neuf, notre relation est trop récente pour songer à
nous marier. Ni l'un ni l'autre n'avons le désir de
parler aujourd'hui de cette histoire. C'est la nôtre et
c'est désagréable de s'apercevoir que les autres ont l'air
très au courant. On a tous droit à un jardin secret.
Imaginez que cette harmonie ne dure pas, que les expériences
heureuses ou malheureuses se succèdent. Mon coeur a le
droit de battre et de se tromper, cela arrive à n'importe
quelle femme mais, moi, on me taxera vite de mangeuse d'hommes.
Je rejoindrai le mythe de celle qui ont un fiancé par
mois. Le jour où je déciderai de m'engager, je l'annoncerai
de la bonne manière, avec intelligence et élégance".
Celui qui la mènera devant monsieur le maire devra être
à la hauteur, en regard des hommes qui, dans le coeur de
Lara, se sont succédé ou règnent encore.
"Pierre, mon père, est mon premier exemple. Il est
le plus beau, le meilleur, il sait traiter une femme.
Physiquement, il a un petit quelque chose de Roger Moore
et, moralement, j'ai toutes les raisons de l'aimer. C'est
à lui que je dois ma vocation. Il chantait de la country,
il m'a fait découvrir la musique. Notre complicité est
naturelle ".
A l'adolescence, Lara a connu quelques émois dont elle
parlait plus volontiers avec sa mère, complicité féminine
oblige, et, à 17 ans, un premier amour.
"Cette fois, les confidences étaient pour mon
journal intime, que je continue à tenir
consciencieusement. Mes notes alors étaient poétiques.
A cet âge, on croit à l'amour éternel. Mais chaque
histoire est une escale, elle apporte la part d'expérience
qui amène une femme à devenir complète. Ainsi, lorsque
l'homme de sa vie passe, elle ne le rate pas, elle est à
même de comprendre la profondeur de ses sentiments
".
Lara est certaine que cet homme, elle saura le reconnaître.
"Avec lui, je serai adorable. Ma séduction passe d'abord
par l'amabilité, et mon charme par la douceur. Je
supporterai tout de "lui" sauf l'agressivité,
en paroles ou en gestes. Et s'il est vrai que Ricky à préféré
sacrifier notre amour à mon ambition, celle-ci ne tuera
jamais le couple que je rêve de former. Mais aucun
compromis ne me forcera à être autre chose que moi-même.
Il lui faudra m'accepter avec ma carrière ".
La tendresse qu'elle éprouvait avec Ricky est à la
source de son insipiration. De la passion à la rupture,
Lara traduit en chansons près de sept ans d'existence
commune, entre galas et galère. Un dérivatif à ses
joies comme à ses peines, avec des mots simples dont la
sincérité a touché le public.
Lara sait désormais qui elle est, après avoir décidé
toute petite, ce qu'elle deviendrait : une star
internationale.
"On va dire que je fais preuve d'une ambition démesurée.
Mais est-ce un défaut? Qu'y a-t-il de dégradant à se
battre pour se réaliser et concrétiser un rêve d'enfant
? L'ambition peut être une arme dangereuse seulement si
l'honnêteté disparaît du mode d'emploi".
Sa célébrité récente ne l'impressionne qu'à moitié,
il y a si longtemps qu'elle travaille à cet effet. Dès
l'âge de 8 ans, une vie partagée entre ses études, des
cours de musique, de chant et de danse. "J'en ai 28
et ces dix dernières années m'ont doucement menée à
un succès légitimement gagné, après des difficultés
qui m'ont permis d'évoluer, d'apprendre à me connaître.
Je n'ai pas la grosse tête et je ne vais pas "pêter
les plombs".
Les stars dont elle rêvait petite fille, et qu'elle
cotoie aujourd'hui lui procurent un sentiement de fierté.
"Johnny m'a invitée à le rejoindre pour chanter en
duo, les 4,5 et 6 septembre au Stade de France. Cela fait
parties des choses qu'on n'imagine pas, comme de
sympathiser avec les Bee Gees, de travailler à la
musique du film de Stallone. Petite, Barbra Streisand était
mon idole. Lorsque je l'ai rencontrée, j'ai vécu cela
comme un film. Elle m'a dit : "n'écoutez jamais
autre chose que votre instinct et votre coeur". Lara
fait en sorte de rester elle-même, d'adopter le ton qui
lui convient pour dire toujours ce qu'elle pense. Elle
refuse de se plier aux diktats de la mode, à ceux de son
entourage qui l'obligerait presque, avec le succès, à
changer de look . "J'ai un style et je m'y tiens, je
connais les défauts de ma silhouette, ce qu'il est préférable
de voiler et ce qui peut l'avantager. Je porte de longs
manteaux, des robes jusqu'aux chevilles, et des décolletés.
Mon maquillage est naturel".
Executive dans des ensembles Armani, plus excentrique en
Dolce & Gabbana, romantique en Lolita Lempicka, Lara
s'habille selon ses humeurs, qu'elle confie toujours à
son journal intime et dont les notes concernant ces
derniers mois la font sourire. Le bonheur est entré dans
sa vie et ce n'est plus pour elle seulement qu'elle s'entoure,
le jour, des effluves vanille et figue de Premier Figuier
de l'Artisan Parfumeur ou, le soir, d'Occitane, une eau
de Cologne à la mandarine.
"Pour dormir, c'est tout ce que je porte". Des
jours, des nuits où Walter n'est pas toujours présent,
lorsque Lara quitte les Etats-Unis pour ses concerts en
Europe où sa tournée en France (novembre et décembre
prochain) : "j'ai horreur de la séparation. Quand j'aime,
j'ai mal à la peau. Attention, je ne dis pas que je suis
mal dans ma peau. C'est différent, c'est comme une brûlure.
Le manque m'est insupportable. Mais les retrouvailles
sont si douces...
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