Lara Fabian : "Avoir le meme amour pendant 30 ans, c'est ca mon rêve"

Propos recueillis par Stéphanie Lohr
© Ici Paris 25 novembre au 1er décembre 1998

En cette fin d’année, Lara Fabian est sur tous les fronts : le Palais des Sports les 27, 28 et 29 novembre, le Zénith le 18 décembre (pour terminer une tournée de vingt-sept villes) et, le 1er décembre, un spécial Fréquenstar que lui consacre Laurent Boyer à 20 heures 50 sur M6. Autant de bonnes raisons pour jouer cartes sur table avec elle...  

Pour Fréquenstar, vous êtes retournée en Belgique, le pays de votre enfance. Comment avez-vous vécu ce retour aux sources ?  

Un vrai bonheur ! Je suis même allée dans le bar où j’avais fait mes débuts de chanteuse. Et je me suis dit : " que de chemin parcouru " ! Bref, tout cela a fait ressurgir en moi des sentiments très forts.  

Vous avez également visité votre école, quel genre d’élève étiez-vous ?  

Une très bonne éleve et plutôt du genre leader. En tous cas, je n’ai que de bons souvenirs.  

Seriez-vous nostalgique au point d’avoir envie de redevenir une petite fille ?  

Impossible puisque je suis toujours une petite fille !  

Votre tournée vous emmène jusqu'à Monaco : savez-vous si la famille Grimaldi assistera à votre concert ?  

Je n’en ai aucune idée.  

Les princesses Stéphanie et Caroline de Monaco vous faisaient rêver étant enfant ?  

On a trop banalisé leur vie au point que pour moi, on a cassé le mythe des princesses.  

N’avez-vous jamais rêvé d’épouser un prince pour devenir une princesse ?  

La seule fois où j’ai rêvé d’être une princesse, c’était pour me mettre dans la peau de Cendrillon quand les oiseaux lui font sa robe de bal. Pour le reste, je n’ai toujours eu qu’un seul rêve : la musique !  

Et le prince Albert, est-ce votre type d’homme ?  

L’attirance pour un homme ne se résume pas à une photo dans un magazine. D’autant que je recherche surtout le naturel, la franchise, l’intégrité. Alors j’ai besoin de voir un homme pour savoir ce que je ressens.  

Petite fille, quel était votre idéal féminin ?  

Sophie Marceau ! On a pratiquement le même âge. Je la trouve belle, saine, intelligente, forte et naturelle. Et puis, d’une autre génération, il y a Sophia Loren. J’admire sa vie : le même homme depuis trente ans, une carrière fantastique, des enfants. Je sais qu’un jour je ferai et je serai comme elle.  

Votre prochain single, " La différence ", est une chanson qui traite de l’homosexualité. Qu’est-ce qui vous a incité à en parler et, surtout, à prendre position ?  

Tout simplement l’envie de rendre hommage à l’un de mes meilleurs amis. Un soir, il m’a confié souffrir du comportement de sa famille qui n’acceptait pas sa différence. Je lui ai répondu : quelle différence ? Voilà comment est née cette chanson.  

On murmure que Patrick Fiori chantera avec vous sur la scène du Palais des Sports... Info ou intox ?  

C’est une fausse information que je démens formellement.  

Démentez-vous également qu’il y ait, comment dire... quelque chose entre vous deux ?  

C’est une belle histoire, vraie et sincère. Je n’ai vraiment rien à cacher. Mais plutôt que de la raconter, je préfère la vivre....  

Peut-on juste savoir ce qui vous a attiré en lui ?  

Quand je vous disais que je recherchais le naturel, la franchise et l’intégrité, c’est bien évidemment à lui que je pensais. Patrick n’a pas peur d’être un homme tout en disant aux femmes ce qu’elles rêvent d’entendre. C’est un vrai mec, un super beau mec qui a le courage de ne pas jouer les machos ou les intellos branchés. Il a cette force, cette honnêteté. En tous cas, c’est la première fois qu’un homme me parle comme lui me parle. Et c’est la première fois que j’entends ces mots-là.  

Etes-vous déjà à faire des projets ensemble ?  

Je suis une éternelle possessive. Le soleil est toujours devant moi. Je suis également très fataliste. Tout est écrit. Mes parents sont ensemble depuis trente-trois ans. Et pourtant, ma mère me dit souvent : " Ton père, c’est l’amour de ma vie mais je ne sais pas si dans un an nous serons toujours ensemble. " Rien n’est acquis. Moi, chaque matin, je me lève en me disant : " Que faire pour que cette histoire existe encore aujourd’hui " ?  

Vous dites que vous ne pouvez pas vous voir en peinture et que votre image à la télé vous donne de l’urticaire....  

Attention, même si j’ai l’impression d’être faite comme une bouteille de Chianti, je m’accepte. D’autant qu’une belle nana, ce n’est pas seulement le physique. Le charme compte aussi énormément. A côté de ça, il est vrai que je déteste me voir à la télé. Comme quelqu’un qui déteste sa voix sur un répondeur. En fait, à la télé, j’ai l’impression d’être une étrangère. Moi qui suis tellement exubérante, je ne me reconnais pas.  

Le 9 janvier 1999, vous aurez vingt-neuf ans : quel serait votre voeu le plus cher et le plus beau cadeau que l’on puisse vous faire ?  

Je veux la paix, la sérénité, la réussite de mon prochain album en anglais, la santé et l’amour ! Pour mon anniversaire, j’aimerais simplement réunir tous les gens que j’aime dans un restaurant que j’adore, près de Genève. J’espère que le message est passé...


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Transcript par : Hezia Abel

 

 

 

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