| Mon retour de
Paris... Recit du voyage d'une fan a Paris et Bruxelles pour voir les concerts de Lara... © Par Ginette Dumont,
Montreal, [email protected]
Bonjour à tous Je suis entrée à la maison mercredi soir, mais je n'ai pas eu le temps de venir vous écrire avant aujourd'hui. Ce fut un court séjour d'une durée de six jours, mais j'ai vécu de beaux moments remplis d'émotions. C'est comme un rêve, je ne le réalise pas encore. Ma tête est remplie d'images et il m'est difficile de vous décrire ces moments magiques. J'aimerais dédier ce récit à tous ceux qui auraient aimé être de ce voyage avec moi. Je me compte chanceuse d'avoir pu le faire et c'est pourquoi je veux le partager avec vous. Je vous préviens que je l'écris comme je le pense avec quelques réflexions et sans correction. Bonne lecture à tous Jeudi, le 13 décembre. J'étais très angoissée juste à l'idée de prendre l'avion, je ne dormais plus depuis quelques jours et j'étais incapable de rester en place. Même que je me demandais si j'avais pris la bonne décision. Première destination, Chicago, je devais aller rejoindre Pam. Un petit deux heures en avion, mais j'étais très heureuse de faire une escale. Pas de dépaysement pour le moment, car j'ai l'habitude de côtoyer mes amis américains. Nous avons quitté ensemble avec la compagnie United Airlines. Oui, vous avez bien lu ça vous rappelle le 11 septembre, n'est-ce pas? Moi aussi!! Nous sommes montées à bord 30 minutes avant le décollage. Ces 30 minutes ont été pénibles pour moi, je me demandais si j'étais pour revenir à la maison et revoir tous ceux que j'aime. De plus, j'ai vu entrer des policiers et ils sont ressortis avec trois passagers, deux hommes et une femme. Pourquoi, je ne sais pas disons que je ne voulais pas le savoir. Je ne me souviens plus du décollage, car j'étais dans un autre monde. Je n'avais que les images du 11 septembre en tête et je me voyais à la place de ces gens. Comme ils ont du souffrir, ils sont sans aucun doute morts de peur. Je n'ai pas dormi pendant le trajet de sept heures, j'étais à l'écoute de tout et de rien, j'avais de la difficulté à me concentrer. Mais bon, je ne pouvais pas sauter en bas, je n'avais donc plus le choix de rester parmi les passagers J'ai essayé de me distraire en écoutant ma musique, en discutant avec Pam. Discuter avec Pam? Disons que mon anglais est tellement nul, j'arrive à comprendre, mais c'est une autre histoire lorsque vient le temps de m'exprimer. C'est très frustrant de ne pas être en mesure de tout raconter, de tout dire ce que j'avais à lui exprimer, mais bon, je crois que je me suis bien débrouillée. J'ai compensé par mon sens de l'humour et je crois que cela a bien fonctionné. Conrad, au secours, help! Si tu savais combien j'aurais aimé que tu nous accompagnes pour ce voyage. J'avais aussi un magnifique spectacle, je n'ai jamais vu autant d'étoiles de ma vie, WOW!! Il y en avait des millions dans ce ciel noir. J'ai eu droit à un deuxième spectacle lorsque nous avons changé d'altitude et que nous avons survolé Paris. Il faisait encore noir à 8h00 du matin et tout était éclairé. Vendredi, le 14 décembre. Enfin, nous sommes sorties de l'avion et moi, j'avais les jambes molles je me suis dit que j'étais sauve pour le moment, ouf! Bien là, je suis un peu mêlée avec le décalage horaire. J'ai quitté Montréal le jeudi matin, je n'ai pas dormi et me voilà à l'autre bout du monde et il est presque vendredi midi. Mon premier choc, il faisait très froid et tout le monde fumait, autour de nous, burk!! Puisqu'il fallait attendre notre train qui nous amenait à Bruxelles, nous nous sommes arrêtées dans un petit resto de la gare, question de faire passer le temps et de nous reposer un peu. Je voyais tous ces gens qui fumaient comme des cheminées et personne n'avait le sourire, pourquoi? Je me suis dite : « Attendez, vous n'avez rien vu avec Gigi, je vais vous faire rire, moi » J'ai réussi!! Il est midi et nous voilà à Bruxelles, youppi!! Encore un choc pour moi, je ne savais pas qu'il y avait des trams qui y circulaient. Il faisait encore très froid et j'avais tout à découvrir. C'était le premier concert de Lara et c'était aussi pour moi un jour de belles rencontres qui s'annonçaient. Mon amie Nicole, de Tubize, est venue à notre chambre d'hôtel, je pouvais enfin la voir en personne après ces trois ans d'attente. J'aurais tellement voulu prolonger ce moment, mais ce n'est que partie remise, promis Nicole! J'ai revu Isabelle(coucou Isabelle) et encore merci pour les billets de Forest National. J'ai aussi fait connaissance avec d'autres fans d'internet, Carole et Marcel de la Grande-Bretagne. C'est maintenant direction Forest National. Mon Dieu, il y avait du monde dehors!! Je devais me procurer mes passes qui me permettraient d'aller faire la surprise à Lara à sa loge. Comme il y avait une brèche dans la clôture, alors je me suis faufilée vers les portes d'entrée. Je croyais rêver, j'entendais « Gigi, Gigi ». Je me retourne et je reconnais une petite Québécoise, Audrey. Je suis allée lui faire la bise. J'entends encore mon nom, mais là, qui vois-je? Ma petite Nath de Bruxelles. Elle était toute gelée la pauvre, elle était là depuis 8h00 du matin. Je lui ai remis ses petits cadeaux et elle a enfin pris dans ses bras sa maman du Québec. Je crois bien que Nath avait beaucoup d'amis, car plusieurs criaient mon nom. J'étais devenue une vedette dans l'espace de quelques minutes. Ils étaient tous surpris de voir une Québécoise parmi eux. Nath, si tu viens lire ce message, je te fais de gros bisous. Les portes ouvrent et c'est la course folle vers l'intérieur. J'ai enfin récupéré mes passes et nous sommes allées nous asseoir dans une section réservée à la famille de Lara et ses amis. J'ai discuté quelques minutes avec le papa de Lara et devinez qui est venu s'asseoir devant nous pour le spectacle? Le beau Sébastien et M. Camus. Ils ont choisi la meilleure place, car ce n'est pas nous qui étions pour les déranger pendant le spectacle. Ça y est la musique commence et la foule est complètement déchaînée. Je n'ai pas assez de yeux et d'oreilles pour tout voir et tout entendre. Voilà notre Lara qui arrive et moi, je ne la vois plus puisque j'ai les yeux remplis d'eau, un vrai déluge. Je crois que je rêve encore, alors je me pince et je réalise que je suis bien là. Il faut dire qu'il y avait plus de cinq ans que je n'avais pas assisté à un spectacle de Lara. Nous avons eu droit à de grandes surprises tout au long du spectacle. Elle ouvre le spectacle en s'accompagnant au piano avec une magnifique interprétation d'IMMORTELLE. Elle était vraiment belle à voir assise à son piano. Pour le reste de ce concert, bien je ne vais rien ajouter de plus puisque Hézia et d'autres fans l'ont très bien raconté. Il ne faut pas dévoiler les surprises, car plusieurs verront des spectacles seulement au printemps et ce serait vraiment injuste pour eux. La seule chose que je reproche à son spectacle, c'est que la musique est beaucoup trop forte. Il était temps de trouver mon chemin en direction de sa loge. Après discussion avec la sécurité et vérification, nous avons été dirigées vers les loges. Rick a été le premier surpris de me voir et Lise est venue à ma rencontre. Elle me confirma que le secret avait bel et bien été gardé et que la surprise serait grande pour Lara. Elle ne s'est pas trompée Lara est entrée dans la petite salle et elle a débuté la conversation avec des invités. Elle s'est tourné la tête en ma direction et elle a cru alluciner. Elle a reculé d'un pied et elle est resté figer avec les mains sur la bouche et elle ne cessait de dire « non, non, c'est pas vrai, ça se peut pas, il faut que j'aille chercher Ricky ». Il faut dire que sa réaction m'a aussi figée! Elle est revenue me voir et nous nous sommes retrouvées dans les bras l'une de l'autre. Elle n'en revenait pas encore et elle m'a dit qu'elle était heureuse de me voir à Bruxelles. Comme de raison, elle a demandé des nouvelles de Gilles. Je lui ai remis un sac cadeau rempli de cartes de souhaits. Je lui ai mentionné que ce cadeau lui était offert par des fans du monde entier. Nous avons immortalisé ce moment, je lui ai fait de gros bisous et je lui ai dit qu'elle était attendu par ses fans du Québec. J'ai aussi eu le bonheur de discuter avec Kim. Lors de notre discussion en novembre dernier, je lui avais promis d'aller la voir à Bruxelles et elle était heureuse de retrouver une Québécoise parmi les invités. Nous avons été reconduites vers la sortie par la sécurité et nous avons retrouvé nos amis à l'extérieur. Je ne marchais pas, je flottais!! Oui, j'étais heureuse de lui avoir fait la surprise, mais je l'étais encore plus par le fait que je lui avais remis ses cartes de souhaits parmi lesquelles il devait y avoir des messages d'amour pour la réconforter. À la sortie, j'ai été reconnue par Miléna (Italie) et elle m'a conduite dans le stationnement où il y avait des fans qui attendaient Lara à la sortie. Je remercie encore Isabelle qui est venue nous reconduire à notre hôtel En ce qui me concerne, j'étais morte de fatigue et j'étais vraiment due pour une bonne nuit de sommeil. Pam a écrit un petit mot à Conrad, question de le tenir au courant de tout ce qui se passait. Samedi, 15 décembre Après une douche et un bon petit déjeuner, nous sommes parties à l'aventure, car moi, je voulais absolument voir LA GRANDE PLACE à Bruxelles. Nous avons pris le tram et nous avons aussi beaucoup marché au grand froid. Nous n'étions pas les seules touristes à Bruxelles et il y avait beaucoup de policiers qui envahissaient les rues puisqu'il y avait manifestation contre la mondialisation. Bien là, vous n'allez pas croire la suite Nous avions repéré LA GRANDE PLACE et soudain, j'entends « Gigi ». J'arrête sur place et je me dis qu'il y a sûrement d'autres Gigi à Bruxelles. Alors je me tourne et qui vois-je? Hézia, oui oui!! Je me suis faite kidnapper par Hézia. Après s'être retrouvées dans les bras l'une de l'autre, elle m'a tiré par le bras dans la petite taverne dans laquelle elle était assise et j'ai aussi retrouvé Anou qui ne comprenait plus rien, hihi! J'ai oublié le nom de la taverne, non, je ne l'ai pas oublié puisque je n'ai même pas eu le temps de lire l'affiche. Je vous jure que ça parlait beaucoup et qu'il y avait des éclats de rire qui se faisaient entendre. Le serveur était désespéré, car à chaque fois qu'il venait pour prendre notre commande, bien il devait s'en retourné bredouille. Nous, nous n'avions jamais le temps de lire le menu et de choisir notre repas. Nous avions trop de choses à nous raconter. Après avoir discuté et mangé, nous nous sommes dirigées tous ensemble vers la GRANDE PLACE. Elle n'est pas si grande que ça. Je l'avais toujours vue par l'entremise de la télévision et j'ai réalisé que c'était très différent. Nous sommes entrées dans une boutique de chocolat, la préféré de Lara, bien sûr. Il y avait aussi une crèche de Noël géante et qui devait être magnifique à voir le soir avec toutes ces petites lumières. Nous avons fait le tour et encore une fois immortalisé notre rencontre. En ce qui nous concerne, nous devions récupérer nos bagages à l'hôtel et prendre notre train qui nous amènerait à Paris. Alors, nous nous sommes données rendez-vous au Zénith le 17. Nous nous sommes installées confortablement dans le train et Pam m'a passé son ordinateur pour que je puisse vous donner de mes nouvelles, mais j'ai perdu patience. Je crois bien que j'étais trop fatiguée, alors j'ai choisi d'écouter ma musique de Noël (l'album de Roch Voisine) qui me manquait beaucoup. La fatigue a pris le dessus et je me suis assoupie quelques minutes. Nous étions presque qu'arrivées et j'essayais de ramasser mes bagages. J'en avais trop selon les dires de Pam, elle m'avait pourtant prévenue, mais moi, j'ai l'habitude d'amener ma garde-robe en voyage. Je fut prise d'un fou rire et je n'arrivais plus à rester debout. Il y avait un type d'assis juste en arrière de moi et qui avait de la difficulté à retenir ses éclats de rire aussi. Je crois que j'avais un rire communicatif, hihi!! Il a eu pitié de moi et il m'a aidé à sortir mes bagages du train. Il a fallu affronter les chiens renifleurs qui nous attendaient à la douane française. J'espérais seulement ne pas tomber sur un chien qui adorait le chocolat, car je crois bien qu'il aurait déchiqueté ma valise en mille morceaux. Mon aventure n'était pas encore terminée puisque nous devions prendre un autre train ou un métro, je ne m'en souviens plus. Misère, l'escalier mobile ne fonctionne pas, zut! Je dois tout monter à bout de bras et je riais comme une folle. Comme ça devenait lourd à la fin!! Il faut maintenant trouver un taxi pour nous rendre à notre hôtel. Nous en avions trouvé un et je pense qu'il se prenait pour un cowboy. Je suis assise dans ce taxi qui nous amène à notre hôtel sur l'avenue de Clichy. J'ai le temps de regarder à gauche et à droite tout en étant bien attachée avec ma ceinture. Par chance, car je crois bien que je serais sortie du véhicule à plusieurs reprises. C'était loin d'être un chauffeur du dimanche. Il roulait à toute allure dans les rues étroites et il savait déjouer le moindre petit obstacle. Nous nous sommes retrouvées à notre hôtel en moins de quinze minutes. Juste le temps de déposer les bagages dans notre chambre si petite que nous voilà reparties question de se dégourdir les jambes. Nous sommes parties en direction des Champs Élysés. J'en avais tellement entendu parler que je pouvais enfin y marcher. En étant bien assise dans le bus, j'ai le temps de contempler ce qui se passe autour de moi. J'en reviens pas des toilettes publiques installées ici et là sur les trottoirs, est-ce que je rêve, quoi!! Je vois aussi des espèces de petits réservoirs à essence SHELL pour les voitures. Tu stationnes ta voiture près du trottoir, tu faits le plein et hop, le tour est joué!!! Je me sens un peu dépaysée, là!! Il y a aussi toutes ces motos qui circulent à toute vitesse et qui se faufilent à travers les voitures qui circulent déjà assez vite. Ça devient hallucinant!! Moi qui ai l'habitude de vivre dans une grande ville, bien je me sens dans un autre monde. Par contre, en ce qui concerne l'architecture, là je me reconnais. C'est comme si je me baladais dans le Vieux-Montréal, mais en plus grand. Je ne dois pas oublier que je suis dans le pays de mes ancêtres, que je suis présentement sur le sol de mes aïeux. L'histoire de mon pays a débuté ici. Je remarque aussi à plusieurs intersections, des petites boutiques de fleurs qui vendent des sapins de Noël. Même les sapins sont différents des nôtres. Ils sont très petits et très peu fournis en branches. De plus, ils ne dégagent pas d'odeurs ou très peu. Seuls ces sapins évoquent en moi que ce sera Noël dans quelques jours. L'autobus nous a déposés tout près de l'Arche de Triomphe et comme c'était impressionnant. Je l'ai immédiatement reconnu pour l'avoir vu souvent à la télé et sur des cartes postales. J'ai vraiment été impressionnée que je tournais sur place pour tout voir en même temps, je suis très émue, moi, WOW!! Encore une fois, nous avons fait un petit vidéo pour Conrad. Il y avait du monde!! Nous avons déambulé sous les nombreux éclairages et nous avons admiré les vitrines toutes illuminées, ça ressemblait plus à Noël que dans les autres rues. Première introduction chez Virgine, houra!! C'est grandiose comme magasin de musique, il doit bien y en avoir pour tous les goûts. Nous sommes à la recherche de tout ce qui concerne Lara. Zut, rien de spécial, le single Immortelle n'est pas encore arrivé. Alors je mets la main sur les albums de Florent Pagny (les duos) et sur la compilation des (Enfoirés). Nous sommes allées à gauche à droite, de haut en bas et nous revoilà dehors. Nous avons marché encore et encore et la faim se faisait entendre, j'avais des gargouilles dans mon ventre. Nous avons choisi d'aller manger chez Hippopotamus, je crois que je viens de rebaptiser le nom du resto, hihi!! C'était délicieux et nous avons levé nos verres à l'intention de Conrad, Alan et Candy, comme il me l'avait demandé. Chose promise, chose faite!! Il fallait maintenant faire descendre ce somptueux souper, donc nous avons continué notre marche jusqu'à la grande roue qui indique la fin des Champs Élysés. Il était difficile de traverser aux intersections, car les voitures et les motos arrivaient de partout. Même que les gens nous bousculaient sur leur passage et ils ne s'excusaient même pas. C'est comme s'ils venaient de marcher sur de la merde de chien laissée sur le trottoir (il y en a beaucoup de la merde de chien, burk). J'ai pris conscience qu'il était aussi dangereux de circuler dans les rues de Paris que de prendre l'avion. Nous avons pris le métro pour retourner à notre hôtel, il était déjà passé minuit. Pam se débrouille très bien à Paris, elle fait un excellent guide, merci Pam! J'étais due pour une bonne nuit de sommeil. Je ne me souviens plus si Pam a pris le temps de poster le vidéo pour Conrad. Je suis tombée endormie très rapidement. Dimanche, le 16 décembre Nous sommes dimanche le 16 décembre et une autre longue journée s'offrait à nous. Pam allait visiter une amie avec qui elle avait déjà travaillé à Paris il y a quelques années. J'étais aussi invitée, nous avons donc pris le train encore une fois. Je ne me souviens plus du nom de la ville, ça y est, ma mémoire fait encore défaut. Elle habite un joli petit village. Tout ce dont je me souviens c'est que la ville est située sur les terrains de Versailles. Nous voilà arrivées à la maison de Françoise. Il y avait une petite demoiselle de dix huit mois du nom d'Hélène qui nous a immédiatement séduites. Ça n'a pas été long qu'elle s'est éprise de Gigi. Ce n'est pas de ma faute , je crois que j'ai un dont avec les enfants, je les adore!! Je devais revenir pour 18h, car j'étais attendue par une amie de mon fils. Vanessa était chez nous pendant la tempête de verglas il y a quatre ans. Elle tenait absolument à me recevoir à souper ainsi que ses parents en guise de remerciement lors de son séjour à Montréal. Je suis entrée vers minuit et Pam était restée à l'hôtel question de récupérer un peu. Lundi le 17 décembre. C'est un autre grand jour puisque nous avons débuté avec une autre belle rencontre. Des fans américains en provenance de la Caroline du Nord étaient venus célébrer leur 35ième anniversaire de mariage à Paris et ils venaient voir Lara en spectacle pour une première fois. Nous sommes allées rejoindre Alex et son épouse à leur hôtel et nous sommes tous repartis en direction des Champs Élysés encore une fois. Nous avons aussi fait connaissance avec David, il arrivait directement de la Californie. Nous les avons laissés quelque part sur les champs et nous nous sommes donnés rendez-vous au Zénith le soir même. Pam et moi sommes allées réserver nos places pour faire un tour de ville. Entre temps, nous sommes allées dans un parc adjacent au musée du Louvre question de tourner un autre petit vidéo pour Conrad. Bon sens que nous avons eu du plaisir dans le parc. J'avais de la difficulté à parler car il faisait trop froid. Même la fontaine était toute gelée et il y avait des pigeons qui patinaient comme des pingouins. Oui Hézia, ça se peut, car je les ai vus de mes yeux, oui, oui!!! Par la suite nous sommes allées au musée et j'ai fait des achats pour ma maman. Puisqu'elle adore Monet, bien j'en ai profité pour lui faire son cadeau de Noël. Nous sommes revenues en face du parc car il était temps de partir à la découverte de Paris en autocar. Le trajet a duré plus de 2h30 et cela nous a permis de voir tous les principaux attraits touristiques. Pam devait être fatiguée puisqu'elle a dormi un peu pendant la visite. Pas moi, oui j'étais fatiguée, mais je ne voulais rien manquer, j'avais les yeux grands ouverts. Il était temps de rentrer à l'hôtel puisque le spectacle du Zénith débutait dans moins d'une heure et demie. C'est encore la course folle vers le métro, ouf, ça devient essoufflant!! J'étais tout énervée puisque je savais que j'étais pour rencontrer mes amis encore une fois. En parlant du métro, bien il a fallu nous débrouiller puisqu'il y aurait eu une attaque envers un conducteur et ils ont décidé de faire la grève. La ligne numéro 13, celle que nous devons utiliser pour nous déplacer est la ligne touchée par les moyens de pression, grrrrrr!! Pas de chance! Nous sommes entrées à notre hôtel en toute vitesse question de se faire une beauté, ça devient de plus en plus long avec l'âge! J'ai tout placé mes cadeaux dans un sac à dos et j'ai bien camouflé ma caméra. Pas pour prendre des photos de Lara, mais pour avoir des souvenirs de mes amis(es). Je suis très prévenante, car je sais qu'il y a de nombreux pickpockets dans les rues et dans le métro de Paris. Donc, je porte toujours mon argent et mes papiers importants dans un petit sac de voyage à ma ceinture..Nous voilà dans un wagon de métro, mais j'ai senti qu'il se passait quelque chose dans mon dos. J'étais debout juste en face de Pam et je me tenais par la main droite. Donc, je n'ai pas perdu de temps, j'ai levé ma main gauche et je l'ai repoussé par l'épaule en lui signifiant avec mon accent québécois:"tu ne touches pas à mon sac, ok." Bon sens, il a eu peur! C'était mieux pour sa santé, hihi! Il a baissé les yeux pendant que moi, je le dévisageais. Il a fait signe à son complice et ils ont changé de wagon de métro. Gigi ne s'en laisse pas imposer et gare à celui qui voudrait s'en prendre à moi. J'ai été élevée avec six frères, donc je sais bien me défendre, moi! Il faut dire que je me suis déjà fait dérobée dans le métro de Montréal, donc je les sens venir ces voyoux. Cette aventure m'a quand même mise sur un stress dont j'aurais pu m'éviter. Il me semble que le temps ne passait pas assez vite, j'avais peur d'arriver en retard au spectacle. Par chance que nous avions des places réservées, ce n'était pas comme à Bruxelles. Enfin sorties du métro pour se retrouver en plein champ dans un coin perdu. J'ai demandé des informations pour le Zénith et on m'a signifié que nous étions dans la bonne direction. Comme pour tous les autres qui entraient, j'ai subi une fouille de mon sac à dos et de mon manteau et personne n'a remarqué ma caméra. Nous sommes enfin entrées, mais un mur de fumée nous frappait en pleine figure. Il était difficile de respirer et de voir devant nous tellement la fumé était intense. Je ne comprends pas que ces fans sont là pour Lara, qu'ils sont supposés l'aimer, mais ils sont en train de remplir la salle de fumée. Ils sont vraiment indisciplinés, ces Français! Je me suis rendue au kiosque pour acheter des souvenirs de concert, ça vient de me couter une petite fortune tous ces trucs, mais bon je n'étais pas capable de faire un choix. J'en ai aussi pris en double pour faire des petits cadeaux. Pam m'a ramené une surprise, elle était accompagnée d'Alex (le critiqueur). C'était notre première rencontre et moi, je m'étais promise de lui frotter les oreilles dès que je le verrais. Vous savez bien que j'ai tenu ma promesse. Il s'est laissé faire en me disant qu'il adorait ça!! Il a des défauts comme tout le monde, mais il est charmant comme tout. Ça y est, il était temps de regagner nos places à l'intérieur. Des gentilles dames étaient là pour nous indiquer nos places assignées. J'ai retrouvé Françoise et son conjoint qui sont venus pour la première fois à un concert de Lara. Il y avait foule, c'était plein à craquer et il y avait une très bonne ambiance. Les fans acclamaient Lara en criant son nom et par des sifflements. C'était beaucoup plus fort qu'à Bruxelles. Je ne sais pas si Lara entendait ces cris de sa loge, mais cela promettait pour la soirée à venir. Je me suis retournée et je ne voyais aucune place de libre, c'était remplis, je crois bien que tout était vendu, tant mieux pour Lara et monsieur Camus. Ça y est, Lara a fait son entrée sur scène et elle s'est fait acclamée d'une façon spectaculaire. Je n'avais jamais entendu ça de ma vie! J'ai bondis de mon siège comme tout le monde et j'ai fait comme eux. J'avais encore les yeux pleins d'eau, mais je réalisais plus qu'à Bruxelles que j'étais là pour un spectacle de Lara. Plein de choses me trottaient dans la tête, je pensais à vous tous qui auraient aimé être là comme moi. Alors je me suis dit que ce premier concert au Zénith était pour vous les absents. Comme à Bruxelles, Lara est a débuté son concert en s'accompagnant au piano pour la chanson IMMORTELLE. je ne peux pas tout vous raconter, car j'en ai perdu des bouts. Pas que je me suis endormie, au contraire, mais disons que j'avais trop d'émotions en même temps. J'étais là, mais je ne réalisais pas trop ce qui se passait encore une fois. Il me semble que quelque chose n'allait pas pour Lara, elle buvait plus d'eau que d'habitude et elle toussait. Elle faisait chanter les fans plus longtemps et elle poussait sa voix moins haute. La foule ne demandait pas mieux que de chanter avec et pour elle. Le spectacle s'est très bien passé, mais c'est à la fin qu'elle nous a avoué être malade et qu'elle faisait beaucoup de fièvre. Tout comme ceux présents, j'ai été touché par les propos de Lara qui s'excusait d'avoir chanter comme un pied. Elle est si perfectionniste et en même temps si fragile notre Lara. Rien ne laissait paraître une Lara mal en point. Elle tenait à chanter pour nous même en étant malade. Y faut-tu l'avoir la passion de son métier!! C'était terminé pour ce soir et l'inquiétude commençait à se faire sentir pour le spectacle du lendemain. Mais bon, Lara est humaine, elle n'est pas un robot. Le spectacle était terminé, mais il y avait encore beaucoup d'émotions qui m'attendaient. Je devais revoir ma Marlou ainsi que ma petite Manue. Il y avait aussi le petit frère d'Anou, Alex. Nous voici enfin tous réunis, ma Marlou, Manue, Anou, Hézia, Carine, Alex, Isaac, David, Alex le critiqueur, est-ce que j'en oublie? Je ne sais plus. Nous aurions dû être plus nombreux, mais certaines ont préféré courir après Lara plutôt que de se retrouver entre amis. Dommage pour eux! Nous avons pris la direction d'un petit resto en face du Zénith, question de manger une bouché et de se retrouver dans un endroit plus paisible. Nous sommes entrés dans un petit resto où flânaient quelques personnes. Un chanteur, j'imagine que c'était un ami à eux, a débuté une chanson dont je ne me souviens pas du titre, mais c'était un air connue de tous. Alors, nous n'avons pas perdu de temps, nous avons tous entamé la chanson. Ce n'était pas un problème pour nous puisque nous de venions de réchauffer notre voix au concert. Puisque nous les avons impressionné, alors nous avons eu droit à des applaudissements de leur part. Par la suite j'ai fait ma distribution de cadeaux et tout le monde étaient heureux. Hézia s'est bien moquée de moi lorsque je lui ai raconté que j'avais vu des pigeons patiner comme des pingouins sur la glace. Mais moi, je les ai vu de mes yeux! Il était temps de retourner à notre hôtel car il se faisait tard. À peine rentrées, nous avons contacté Conrad au téléphone question de lui faire un petit résumé de notre soirée qui venait de prendre fin. Nous étions fatiguées, mais notre cadran biologique nous indiquait qu'il était encore trop tôt pour aller au lit. Il nous était impossible de nous endormir avant 03h00 du matin, mais il nous était aussi difficile de nous lever le matin...dur dur les vacances! Mardi le 18 décembre. Encore une magnifique journée s'offrait à nous, le soleil était là, mais le froid y était aussi. L'important était de ne pas avoir de pluie. Encore une fois, nous nous sommes dirigées dans le petit resto de notre hôtel, question de faire le plein pour la journée. Il y avait toujours cette même cassette de musique de Noël qui défilait. Ça devenait ennuyant à la longue, mais bon, c'était mieux que rien, car c'était le seul moment de la journée qui nous rappelait que ce serait bientôt Noël. Bien là, j'étais toute énervée, car nous allons en direction de la tour Eiffel, la plus grande dame de Paris. Je ne pouvais pas revenir à Montréal sans l'avoir pris dans mes bras, car j'avais promis à Gilles que je me ferais prendre en photo juste à ses pieds. Une longue promenade en métro me fait découvrir un autre coin de Paris. Le métro a quelque chose de particulier, il n'est pas seulement souterrain, il y a des lignes qui circulent à l'extérieur. Ça nous permet d'observer le paysage. Je me sens encore un peu dépaysée à la vue du décors et de l'architecture. J'observe aussi tous les passagers qui entrent et qui sortent des wagons. Je ne sais pas, je ne comprends toujours pas pourquoi tout le monde est si sérieux ou triste?? Hé, nous sommes à quelques jours des fêtes de Noël et du Nouvel An et personne ne semble s'en réjouir! Je ne ressens pas cette même frénésie qui nous habite au Québec pour cette période de l'année. Mon Dieu, je rêve! Il y a deux hommes qui sont entrés dans notre wagon et ils sont accompagnés d'une guitare et ils ont chanté en espagnol. Une ritournelle pour une poignée de francs et les voilà repartis. Pam m'a fait signe de bien regarder et que vois-je? La tour Eiffel, houra! Il était temps pour nous de sortir de ce métro et de marcher en sa direction. WOW, comme elle est grande! Je ne suis pas la seule qui veut la voir, qui veut l'observer de près puisque nous sommes plusieurs à marcher en sa direction. J'arrive, j'arrive!! Mes yeux ne sont pas assez grands pour tout voir, je veux prendre une photo, mais je ne sais pas sous quel angle. Tant pis, il va en manquer une partie. L'important est que j'ai ma photo! Nous étions en ligne comme tout le monde pour prendre place et nous devions passer encore une fois à une fouille systématique de nos sacs.. Que voulez-vous, c'est la psychose des attentats qui reigne partout. Nous étions tous entassés comme des sardines pour ne rien manquer. Houuuu, par chance que je n'ai pas le vertige! Que c'est haut! Dommage que le ciel soit si gris, mais bon il ne pleut toujours pas, c'est déjà ça de pris. Il faisait très froid en bas et vous pouvez vous imaginez en haut? C'était insupportable, le vent soufflait fort, j'avais les yeux qui pleuraient de froid et j'avais de la difficulté à m'exprimer puisque j'avais la bouche gelée. Deux jeunes filles nous ont demandé de les prendre en photo et en retour, nous leurs avons demandé d'en faire autant pour nous. J'ai eu une pensé toute spéciale pour mon papa à qui j'avais promis de la prendre dans mes bras pour lui. J'étais allée lui rendre visite à deux jours de mon départ puisqu'il était très malade. Il a pleuré lorsque je lui ai annoncé mon départ. Je ne savais pas trop pourquoi. Je lui ai demandé s'il avait peur que je ne revienne plus, mais il ne m'a pas répondu. Dans ma tête, je venais de lui faire mes adieux, car je le savais très malade. J'essayais d'emplir ma tête de souvenirs, j'observais au loin tout ce qui s'offrait à moi. J'aimerais avoir un petit ordinateur dans ma tête pour ne rien oublier, mais ce n'est pas le cas, dommage! Il était temps de revenir sur terre...je me suis dite que j'étais pour y revenir un jour, promesse de Gigi. Un dernier coup d'oeil avant de partir, question de bien l'observer. Le temps passait et j'avais une petite fringale. J'ai sorti un croissant de mon sac, j'ai pris deux bouchées et je me suis vite rendue compte que je n'étais pas la seule à avoir faim. Un attroupement de pigeons est arrivé à mes pieds et je me suis sentie attaquée, zut! J'étais incapable d'avancer. La peur s'est emparée de moi et je ne voulais surtout pas me faire chier dessus et me faire picorer. Au diable ma faim et mon croissant, je l'ai lancé aussi loin que je pouvais pour me débarrasser d'eux. Il n'y avait pas que les pigeons qui étaient envahissants, il y avait tout plein de vendeurs de "machin trucs" qui nous harcelaient de partout. J'avais hâte de reprendre le métro pour me défaire d'eux. Nous étions sur le chemin du retour et nous nous sommes rendues dans un autre coin de la ville. Je ne sais pas trop où, mais je me fiais aux directives de mon excellent guide, Pam! Nous voici à la destination tant convoitée. En entrant dans le petit magasin, j'ai dis bonjour au type et je lui ai demandé ce qu'il y avait de spécial sur Lara Fabian. Bon sens, il m'a sorti des petits trésors!! Et moi, j'ai dû mettre la main dans mon porte-monnaie. Au diable les dépenses, ce n'est pas à tous les jours que je me retrouve à Paris. C'est bientôt Noël et comme je n'ai pas de cheminée, bien je sais que le bon Père-Noël ne passera pas. Alors j'ai décidé de me faire plaisir et de m'offrir des petits présents à mon goût. Je me suis retrouvée avec des coffrets promo, des plans média et devinez quoi? Le single LAISSE-MOI RÊVER interprété par nul autre que Lara sur le thème principal du film LA NEIGE ET LE FEU. Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas une copie puisqu'il y a une photo incrustée sur le CD, WOW!! Il y en avait seulement une copie et j'ai mis la main dessus. Tout ça, plus mes achats d'objets promo en vente au concerts, je transportais une petite fortune dans mes bagages. J'ai quitté cette caverne d'Alibaba avec mes trésors en main et il fallait maintenant retourner à notre hôtel avant de repartir à notre dernier concert. Nous nous sommes croisées les doigts pour ne pas que le concert de ce soir soit annulé. Mais avant tout, nous pensions au bien-être de Lara. Elle travaille tellement fort et ça aurait été bien dommage qu'elle ne puisse pas monter sur les planches. Nous connaissions maintenant mieux les lieux pour le Zénith et il nous était moins stressant de faire le trajet encore une fois. Nous sommes arrivées assez tôt et nous avons revu des connaissances avec qui nous avons discuté avant de prendre nos places. L'ambiance était aussi forte que la veille et il n'avait encore aucune place de libre. Lara a fait son entrée et elle nous paraissait en grande forme. Il y a eu quelques petits changements au programme question de protéger sa voix.. Elle connait ses possibilités et elle sait ce qui est bon pour elle ou pas. Elle a terminé par un hommage à Gilbert Bécaud qui était décédé dans la journée. "Et Maintenant" Comme les autres soirs, je suis encore très émue par ce que j'ai vu et entendu. Je me console en me disant que je vais la revoir en avril au Quebec, mais je sais que l'ambiance ne sera pas la même. Cela ne signifie pas que nous l'aimons moins, bien au contraire, mais disons que nous sommes plus respectueux. Notre façon de démontrer notre amour et notre attachement est très différente. Nous sommes plus calmes, nous savons écouter, nous savons apprécier, mais nous préférons entendre chanter l'artiste qui est sur scène et non pas la nana d'à côté, d'en arrière, d'en avant. L'artiste qui est sur scène a du talent, mais ce n'est pas le cas de toutes ces personnes qui sont présentes au concert. J'étais un peu triste ce soir, car je savais que je devais quitter tôt le lendemain matin et cela signifiait aussi que je devais laisser mes amis. Je vais en revoir quelques uns en avril, mais tous. Il y a ma Marlou, Manue avec qui, je n'ai pas assez eu de temps, c'est bien dommage. Il y a ma petite Nath de Bruxelles qui était aussi à Paris, mais qui ne m'a pas retrouvé après les concerts. Que dire de l'absence de ma petite soeur de coeur Nanou. Je lui ai parlé au téléphone après les concerts, marci ma Marlou. C'est grâce à toi si j'ai pu le faire. Disons que j'ai essayé de lui parler, mais la gang était de connivence pour être détestable les deux soirs. Mais oui, vous le savez que ce n'est pas toujours drôle une gang de filles ensemble, ça papote tout le temps, hihi! J'étais justement au téléphone avec Nanou lorsqu'une grande surprise m'attendait. Qui vois-je à côté de Marlou? C'était mon grand Sébounet!! Je croyais ne plus jamais le revoir puisqu'il était introuvable celui-là! Yahouuuuuuuuuuuu!! Ça n'a pas pris de temps que sa Gigi lui a sauté au coup. C'est un beau cadeau de Manue et Marlou, merci les filles! Je n'ai pas juste retrouvé Seb puisqu'il était accompagné d'une jolie demoiselle. Elle savait combien j'étais heureuse de retrouver mon grand Sébounet, alors elle m'a cédé sa place pour quelques minutes. Je serais plus juste de dire que j'ai pris TOUTE la place, hihi! C'était pas de ma faute, j'étais trop heureuse de le revoir. Nous sommes tous partis en direction du même resto de la veille. Puisque le propriétaire savait que nous étions des fans de Lara, bien il a fait jouer la chanson IWLA juste pour nous. Il a remarqué encore une fois que nos voix étaient bien réchauffées. Il était maintenant temps pour moi et Pam de faire nos adieux, pas le temps de manger avec eux, snif! Je n'aime pas les adieux, mais bon, il fait savoir faire avec. Petite consolation, Seb est reparti avec nous, ça signifiait que je pouvais le voir encore quelques minutes de plus. Je ne demandais pas mieux, moi! Nous sommes de retour à notre chambre et il faut terminer les derniers préparatifs de notre départ. Pas le temps de faire tout ça demain matin, car nous devons sortir du lit à 06h30, s'habiller et aller prendre notre petit déjeuner, car un mini bus viendra nous cueillir à 08h00. Mercredi, le 19 décembre. Je n'ai pas trop mangé, je ne sais pas si c'était le fait que je devais reprendre l'avion et tout laisser derrière moi. J'avais oublié pendant quelques jours que je devais revenir à la maison par le même moyen de transport, zut! Toujours la même musique de Noël jouait dans le resto et elle commençait à me tomber sur les nerfs. Je crois bien que je vais leur écrire un mot pour leur faire part de quelques bonnes suggestions de musique, ce n'est pourtant pas le choix qui manque. Nous sommes allées chercher nos bagages et nous sommes parties en direction de l'aéroport Charles de Gaulle. Tout le long du trajet, je regarde à gauche et à droite question de voir le plus de décors possible. Il faut bien puisque je sais que je ne reviendrai pas d'ici peu. Encore une fois, il faut franchir les douanes et tout le tralala. Je regarde l'avion, cet immense mastodonte et j'ai mal au ventre. Je regarde tous ces gens qui attendent aussi et je me demande si nous sommes tous dans la même situation? Je n'ai pas vraiment le choix, je dois revenir. Donc, je me dirige tout comme Pam vers les portes et nous sommes accueillies encore une fois par le personnel d'United Airlines. L'agent de bord qui s'occupait de nous était un Portugais et il a été charmant avec nous. Il a apprécié mes cours de français. Je ne sais pas ce que Pam lui a raconté, mais j'ai été invitée dans la cabine par le pilote pour quelques minutes juste avant notre départ . Il m'a expliqué quelques manoeuvres et il a allumé tout le tableau de bord, j'ai vraiment été impressionnée. Je lui ai demandé combien de fois il faisait le trajet Paris-Chicago dans une année et il m'a répondu que lui, il le faisait 45 fois. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter, que tout se passerait bien et que j'arriverais à destination sans problème. J'étais un peu rassurée par sa réponse. Le temps m'est apparu moins long pour mon retour, même que j'ai réussi à fermer l'il pour quelques minutes. Nous sommes arrivées à Chicago après plus de sept heures de vol, comme c'est loin! Je sentais la fatigue m'envahir, mais je devais tenir le coup puisque j'étais près de la maison maintenant et que j'étais attendue. Je devais attendre encore quelques heures avant de prendre l'avion Chicago-Montréal et Pam a eu la gentillesse de rester un long moment avec moi. Je me sentais plus en sécurité en sa compagnie. Le temps passait rapidement et il était temps pour nous de repartir chacune de notre côté. Dommage, car nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble, elle est repartie chez elle vers 15h30. Nous aurons la chance de renouveler l'expérience dans un temps pas trop lointain, j'en suis certaine! Voilà que je me retrouve seule dans cet immense aéroport, mais je ne suis pas dépaysée. Je vois des personnes souriantes, enfin!! Je commence aussi à me faire une bonne oreille à l'anglais que j'entends partout autour de moi. Je me suis baladée un peu ici et là dans des petites boutiques et je n'ai pu m'empêcher d'arrêter dans un petit endroit où il faisait des brioches à la cannelle. J'adore l'odeur de cannelle et je la sens de loin. Au diable le diabète, j'ai choisi une brioche bien recouverte de glaçage et de cannelle avec un succulent café. Hélas , j'étais au prise avec des remords, mais c'était tellement bon. Je me suis dirigée vers les douanes pour être certaine de ne pas rater mon avion. Comme tout s'est bien passé et qu'il me restait encore du temps, j'ai décidé de m'asseoir sur un banc juste en face question d'observer le travail des douaniers. Je vous jure qu'il y avait des douaniers qui faisaient leur travail avec beaucoup d'ardeur. Certaines personnes ont eu droit à des fouilles beaucoup plus compliquées que d'autres. Les jeunes enfants étaient très apeurés à l'idée de franchir cet endroit. Je les comprends, car c'est très impressionnant pour nous les adultes. Il y avait des soldats avec des armes puissantes et des gros chiens renifleurs. Je regarde ma montre et je réalise que l'embarquation des passagers se fera dans quelques minutes. Alors vite en direction des portes assignées. Il y a encore beaucoup de monde et je crois bien que l'avion sera bien remplie pour le décollage. Encore le même protocole avant de franchir les portes de l'avion. Je connais maintenant leurs questions par cur. Encore la peur qui vient m'envahir, je crois bien que je ne vais jamais m'y faire. Je prends places près du hublot encore une fois, mais il fait déjà noir. Une gentille dame vient prendre place à côté de moi et elle parle français, youppi!! Elle me dit qu'elle faisait le trajet assez souvent et que c'était devenu une habitude. Comme c'est agréable de voyager en classe affaire. Tout le personnel est au petit soin avec nous. C'est le décollage et vive le champagne!! Le décor est magnifique, je vois Chicago sous des millions de lumières pour quelques minutes seulement, mais ça en vaut la peine. Tout se déroulait bien tout au long du trajet et un petit repas nous est servi. Mais moi, je n'avais pas faim, je crois bien que la fatigue avait pris le dessus et que j'avais juste hâte d'arriver à la maison. Peut-être bien que ma collation un peu trop sucrée m'avait coupé l'appétit. J'avais l'oreille gauche qui me faisait mal. J'avais eu une petite douleur lorsque j'étais dans l'autre avion, mais ça s'était passé. Mais là, ça s'intensifiait et ça me gênait beaucoup. Je mâchais de la gomme, mais il n'y avait rien à faire. Le pilote nous avait indiqué que l'avion était pour changer d'altitude encore une fois et que l'atterrissage se ferait dans quelques minutes. Mais là, rien n'allait plus, j'avais de plus en plus mal, je collais mon oreille sur l'oreiller et je grimaçais de douleur. L'agent de bord est venue me voir et elle m'indiquait quelques conseils d'usage afin de régler ce problème. Bon sens que ça faisait mal!! Une sensation bizarre à mon oreille et elle se débloquait enfin! Je regardais par le hublot pour observer Montréal, mais rien à faire, il neigeait trop fort. Zut, je manque le meilleur, à peine quelques lumières sont visibles, pas plus. L'avion s'est arrêtée et me voilà saine et sauve, ouf, quel soulagement! Je récupéré mes bagages et je me suis dirigée vers la sortie où m'attendaient Gilles et Julie. J'ai vu deux visages heureux de mon retour. Nous étions sur le chemin du retour et moi, je voulais tout leur raconter. J'avais la tête remplie de souvenirs et d'anecdotes et je ne voulais rien oublier. C'est d'ailleurs dans la voiture que m'est venue l'idée d'écrire mon récit de voyage. Je me suis dit que si jamais je recevais un coup sur la tête ou que je perdais la mémoire en vieillissant, bien j'oublierais tout. Il ne faut pas oublier que les paroles s'envolent et que les écrits restent! C'est aussi sur le chemin du retour que j'avais appris que mon père était hospitalisé depuis lundi et qu'il n'allait pas bien. En entrant à la maison, j'ai téléphoné à ma mère pour lui dire que j'étais de retour et en même temps pour prendre des nouvelles de mon père. Ce n'était pas très réjouissant, si vous saviez comme j'aurais préférée entendre autre chose. Le lendemain, elle s'est empressée de lui dire que j'étais de retour. Il lui a demandé si j'avais fait un beau voyage. Dès qu'il a su que j'étais rentrée, bien son état a empiré C'est à ce moment que j'ai compris pourquoi il a pleuré à l'annonce de mon départ. Il se sentait partir, il savait sa fin arriver et il devait avoir peur de ne pas tenir le coup jusqu'à mon arrivée. Vous connaissez la suite Cher papa, je t'ai beaucoup aimé et je t'aimerai toujours! Je peux vous affirmer que j'ai adoré mon voyage, que même s'il m'est arrivée de me sentir dépaysée , ce qui est normal, bien je le referais demain matin. Par contre je passerais beaucoup plus de temps pour apprécier et découvrir les gens et leurs petits coins de paradis. Le mode de vie des Européens est très différent de nous malgré le fait qu'ils sont nos petits cousins. Par contre, il ne faudra jamais oublier que ce sont nos différences qui font la beauté du monde. À quoi servirait de voyager si ce n'était que pour se retrouver à des milliers de kilomètres et d'être dans un endroit semblable à notre chez-nous. Les voyages sont faits pour découvrir plein de choses palpitantes et pour se créer des souvenirs. Ils nous permettent aussi de faire connaissance avec des gens attachants qui ont des choses intéressantes à nous raconter et à nous faire découvrir. Bien moi, je peux vous confirmer que des souvenirs, j'en ai plein la tête et que je ne suis pas prête d'oublier ces grands moments de bonheur. Je voudrais dire un MERCI tout spécial à ma chère amie Pam. Merci est un bien petit mot pour lui exprimer toute ma reconnaissance. Sans elle, je n'aurais pas eu cette chance de traverser cet océan et de vivre tous ces grands moments. Merci à tous ceux qui se sont donnés la peine de passer du temps avec moi. Pam, Nicole, Isabelle, Marcel, Carole, Françoise, son conjoint et leur charmante petite Hélène, ma petite Nath de Bruxelles, Vanessa et ses parents, ma Marlou et Manue, ma Nanou qui a essayé de me parler au téléphone, Carine, Hézia, Anou, Alex son petit frère, Isaac, Alex le critiqueur, Seb, David, Alex ainsi que son épouse, des fans américains et plusieurs que j'ai croisés très rapidement. Conrad, tu n'étais pas avec nous en personne, mais je sais que ton cur y était. J'espère que tu as apprécié nos petits compte-rendus et nos vidéos amateurs, hihi! Je remercie aussi tous les fans qui m'ont fait parvenir des cartes de souhaits pour Lara. Elle m'a fait son plus beau sourire en sachant que ça venait de ses fans. Je garde Lara pour le dessert! Ma Lara, tu as apprécié ma surprise, n'est-ce pas? Cette surprise n'aurait pas été possible sans tes complices de toujours, Lise et Marie. MERCI à vous deux!! Tu m'as fait vivre des secondes, des minutes et des heures de bonheur, des instants magiques. Il m'est très difficile de les décrire, ils se vivent! J'espère que ce récit vous a plu merci Gigi |
Ginette aka. "Gigi" [email protected]
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