Par Eddy Przybylski
© Dernière Heure, 11 juillet 2000
Lara fabian mise aussi sur le feu
et les shows de la lumière
Une idée par chanson : dimanche
soir, elle a offert à Forest-national un spectacle étourdissant.
Samedi soir au Heysel, pour un spectacle énorme en
moyens et en qualité le public avait dû mal de séclater
au concert de Hallyday. Dimanche soir, à Forest-National,
pour Lara Fabian, cétait le franc délire.
Quel spectacle ! Il y a certes mille points communs entre
celui de johny et de lara. Décidément on ne va plus
voir un chanteur pour lécouter. Il y a des
artifices autour. Des jeux de lumière toujours plus
beaux, toujours plus surprenants. Chez Lara, aussi, la
première chanson se termine dans léclat des feux
de Bengale. Plus tard dans le show, ce sont des colonnes
qui senflamment et donnent à la scène limpression
dun décor dempire romain. Beau au-delà de
tout !.
Par ailleurs, musicalement, le groupe de Lara Fabian
assure remarquablement dans tous les registres. Léclat
soudain des guitares électriques pour la reprise finale
de Je suis malade traduit toute la force de la chanson.
Mais cest la force commune de Johny et de Fabian au
contraire dautre mégaproducteurs du moment, leurs
spectacles nest pas absolument un son et lumière
avec un artiste au milieu.
Lara Fabian supporte remarquablement le poids du
spectacle. En bougeant en dansant en parlant aux gens en
sintégrant à de petits ballets amusants. Tantôt
avec deux choristes. Tantôt avec ses musiciens. Il y a même
une petite saynète vaguement West side story. Ici, elle
chante avec une choriste. Plus loin, cest son
percussionniste qui prend le micro et part
remarquablement en duo. Bref une idée par chanson !
Cest du travail !
« A la maison ». Rien que ce début ! Noir complet. A
capella, sans lappui du moindre instrument, Lara
fabian commence à chanter JE T AIME. A ce moment-là
elle appariât dans un triangle de lumière. Et des lumières,
il y en a partout y compris autour de son visage qui
reste du coup dans lombre. On aperçoit son éclatante
chemise orange quelle porte sur un pantalon noir.
Puis, ce sont les feux de Bengale, la fin de la chanson
et Lara, avec son énergie inépuisable qui sadresse
au plus VOUS SAVEZ OU ON EST ICI ? ON EST A LA MAISON !
La différence arrive en troisième position dans le répertoire.
Le public la connaît par cur et chante.
Ce qui est formidable cest que la chanteuse de
Ruisbroek nest au sommet que depuis trois ans et au
cours de son show, on saperçoit en anglais et
surtout en français ces chansons sont déjà sur toutes
les lèvres.
Comme Johny, elle a ses invités surprises . Avec Lorca
elle chante évidemment que Berger avait écrit pour
Galle. Version assez Disney.
Pour un couplet dHumana, lara offre le micro à lun
de ses choristes. Puis , cest ladagio dans
une version plus scénique et plus forte que celle du
disque.
On a souvent reproché à Fabian den faire trop, de
monter tellement que le cri concurrençait le chant.
Depuis quelle travaille avec les Américains cest
fini. Elle a gagné le sens de la nuance. Ce qui enrichit
sa prestation. Elle transforme je tappartiens en un
numéro sorti tout droit dun cabaret new-yorkais.
Avec une intimité incroyable.
Hommage à Johny, elle reprend que je taime
hautement personnalisé. Avec la complicité du public
qui chantera encore avec elle Tout Je suis malade I will
love again remerciements fort . Puis qui lui chantera
sans elle, un air de à propos : « Elle est des nôtres
».
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