Si vous suivez un peu l'actualité musicale, alors vous avez sans aucun doute déjà entendu parler de Finch. Ce quintet originaire de Temecula, Californie était présent sur des compils et sur le fameux Vans Warped Tour. On avait aussi pu les entendre sur leur premier EP intitulé Falling Into Place. Ils sortent à présent leur premier album What It Is To Burn.
On atteind ici un nouveau niveau de mélange grâce à ce groupe. Finch emprunte donc à différents genres et à différents groupes pour se retrouver à la tête d'un style et d'une musique unique. Produit par Mark Trombino, qui est de plus cité par le quintet comme étant le sixième membre du groupe, What It Is To Burn peut se narguer de puiser autant chez les groupes à tendance pop-punk, ceux de Drive-Thru Records en tête, que chez Glassjaw ou les Deftones avec dès lors des sonorités plus orientées metal. Voilà pour ce qui est des composantes musicales du groupe. Concernant le leader Nate Barcalow, on navigue entre les passages très mélodieux et les cris gutturaux, l'un prenant alternativement le pas sur l'autre. Il est maintenant temps de parler des chansons.
Il est certain qu'avec les multiples influences que le groupe compte la musique va s'en ressentir. Et c'est vrai que l'on a du mal à ressortir une sonorité propre à toutes les chansons. Certaines sont orientées pop-punk et c'est le cas de Letters To You et Perfection Through Silence, titres issus du EP Falling Into Place mais qui prennent ici une tout autre dimension avec la production qui va bien, mais aussi Post Script et Stay With Me qui épousent le même chemin. La voix du chanteur est merveilleuse et les riffs taillés sur mesure font une bonne job. Untitled fait monter l'intensité un cran au-dessus grâce aux effets de voix, mais aussi grâce à un rythme croissant et à une fin de chanson tonitruante. C'est par contre le début de Three Simple Words qui enchante et qui lance un titre là encore très fort. Et puis il y a entre autres Project Mayhem, avec l'aide de Daryl Palumbo au chant. Le leader de Glassjaw place des couplets terribles, même si ceux du frontman de Finch sont eux aussi très bon. Ender nous place dans une ambiance musicale exploitée par les Deftones dans leur chanson Be Quiet And Drive (Far Away), version acoustique. Mais en bonus, on a droit à une version de What It Is To Burn qui laisse sans voix après un début excessivement calme bien trompeur. Pour un premier album ça constitue une très agréable surprise que le groupe pourra, on l'espère, confirmer par la suite.
Voila donc un excellent premier album, mêlant de multiples influences. De nombreux groupes devraient prendre des notes plutôt que se limiter à une musique trop souvent pareille. Finch mélange ainsi plusieurs sonorités pour en créer une seule : celle de Finch! Ce n'est pas ce What It Is To Burn qui vous décevra pour peu que vous avez une quelconque attirance pour les mélanges de ce genre. Amoureux de la musique rock en général, voici votre album.
Source: QueRock