"What It Is To Burn"


Finch nous arrive tout droit de Temecula, Californie…Encore une bande de petits jeunes qui jouaient dans leur garage et qui à force de perséverer ont finalement réussi à impressionner le label du coin, en locurence ici Drive Thru records. En octobre 2001 sort un premier Ep, "The falling into Place ep", et hop, 3 mois et 6000 exemplaires vendus plus tard, le succès est inévitable…Entre temps, le groupe est rentré en studio pour préparer un véritable album, produit par Mark trombino (Jimmy Eat World, Blink 182). …

La première écoute de " What It Is To Burn " est frappante. Production à la limite de la perfection, un son qui colle à merveille au style "New Beginnings" et "Letters To You" ont vite fait de nous convaincre, malgré son très jeune âge (19 ans en moyenne si je ne m'abuse), Finch a beaucoup de talent ! Entre GlassJaw et Deftones, mélangeant subtilement influences hardcore, metal et punk californien, le groupe séduit ...

L'album s'écoute donc très facilement, le chanteur y étant pour beaucoup, nous baladant entre vocalises emo, gueulantes plus hardcore, un chant au final très mélodique. Petit bémol, derrière la batterie semble parfois trop parfaite, bizarre … Les guitares elles sont toujours aérées, élancée, joyeuses ! Petite surprise, Daryl Palumbo (GlassJaw) vient pousser la chansonnette sur "Grey Matter". On le retrouvera aussi sur le chaotique "Project Mayhem"… Ces coopérations entre les deux groupes s'avèrent plutôt concluantes… On en redemande !

" Perfection Through Silence ", est une petite merveille, et l'aurait peut-être même été encore plus sans une batterie bizarre... Titre clin d'oeil au premier GlassJaw, qui sait, en tout cas on y retrouve aussi une certaine sincérité qui est vraiment agréable… On retiendra aussi les excellents "Awake", "Untitled" ou encore "What It Is To Burn", qui donnent à cet album une couleur personnelle forte…

" What It Is To Burn " est donc un album à écouter. Par ces temps de saturation sonore, Finch s'avère très rafraîchissant, et ira très bien dans vos rayons à coté du nouveaux GlassJaw, par exemple. Mais attention, même si l'on cite souvent ce dernier, ne vous méprenez pas : Finch a bien son propre caractère, ouvert, émotif et motivateur.
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